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Ce que votre haleine peut révéler de votre santé

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    J'ai tendance à envisager le pire,
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    et cette habitude me joue
    parfois des tours.
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    Par exemple, si une douleur,
    que je n'avais jamais sentie auparavant,
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    surgit de nulle part dans mon corps
    et que je ne peux en trouver la cause,
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    mon esprit va transformer cette tension
    dans le dos en une maladie cardiaque
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    ou cette douleur au mollet en
    une phlébite profonde.
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    Jusqu'ici, on ne m'a jamais diagnostiqué
    une maladie mortelle ou incurable.
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    Des fois, j'ai mal sans raison apparente.
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    Mais tout le monde
    n'a pas autant de chance.
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    Chaque année, plus de 50 millions
    de personnes meurent dans le monde.
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    Et dans les pays à hauts revenus
    comme le nôtre,
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    une majorité de ces décès est causée
    par des maladies à progression lente :
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    maladies cardiaques et pulmonaires
    chroniques, le cancer, Alzheimer,
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    le diabète,
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    pour en citer quelques-uns.
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    L'humanité a fait d'énormes progrès en
    matière de diagnostic et de traitements.
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    Mais nous sommes arrivés à un point
    où toute avancée dans la santé
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    ne peut plus juste se faire en
    développant de nouveaux traitements.
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    C'est une évidence quand on
    se penche sur un aspect
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    que beaucoup de ces maladies
    ont en commun :
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    les chances d'un traitement réussi
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    dépendent fortement de la date de début
    du traitement.
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    Mais on détecte généralement une maladie
    lorsque les symptômes sont là.
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    Le problème est que de
    nombreuses maladies peuvent rester
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    asymptomatiques, et donc
    indétectables, pour un long moment.
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    Voilà pourquoi il est nécessaire
    de pouvoir détecter
  • 1:32 - 1:34
    les maladies à un stade précoce,
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    bien avant que tout symptôme n'apparaisse.
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    En médecine, on appelle ça le dépistage.
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    Et d'après la définition de l'OMS,
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    le dépistage est
    « l'identification présomptive
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    d'une maladie non diagnostiquée
    chez une personne d'apparence saine,
  • 1:51 - 1:55
    par des tests pouvant être réalisés
    rapidement et facilement ».
  • 1:55 - 1:58
    C'est une longue définition,
    donc je répète :
  • 1:58 - 2:02
    identification d'une
    maladie non diagnostiquée
  • 2:02 - 2:04
    chez une personne d'apparence saine
  • 2:04 - 2:08
    par des tests pouvant être réalisés
    rapidement et facilement.
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    Je voudrais souligner les termes
    « rapidement » et « facilement »
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    car beaucoup de méthodes
    de dépistages actuelles
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    sont exactement le contraire.
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    Ceux qui ont déjà fait une coloscopie
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    dans le cadre d'un dépistage
    du cancer colorectal
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    savent de quoi je parle.
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    Il existe une variété d'outils médicaux
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    pour procéder à des dépistages.
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    Cela va des technologiques d'imagerie,
    comme la radiographie
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    ou l'imagerie par résonance magnétique,
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    à l'analyse de sang ou de tissu.
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    Nous avons tous fait ce genre de tests.
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    Mais il y a un outil qui a longtemps
    été négligé :
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    un outil facilement accessible,
  • 2:48 - 2:50
    inépuisable,
  • 2:50 - 2:54
    et incroyablement prometteur
    pour l'analyse médicale.
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    Il s'agit de notre haleine.
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    L'haleine humaine est essentiellement
    composée de 5 éléments :
  • 3:03 - 3:09
    nitrogène, oxygène, dioxyde
    de carbone, eau et argon.
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    Mais il y a en plus une centaine
    d'autres éléments
  • 3:13 - 3:15
    présents en très petite quantité.
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    Ce sont les composés organiques volatils,
  • 3:18 - 3:20
    et on en libère des centaines,
    voire des milliers,
  • 3:20 - 3:22
    à chacune de nos expirations.
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    L'analyse de ces composés organiques
    volatils dans notre haleine
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    est appelée l'analyse de l'haleine.
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    Je pense que vous êtes nombreux à
    avoir déjà fait une analyse de l'haleine.
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    Imaginez : vous conduisez pour rentrer
    chez vous, tard la nuit,
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    quand soudainement,
    un policier sympathique
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    vous demande, gentiment mais fermement,
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    de vous arrêter et de souffler dans un
    appareil comme celui-ci.
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    Ça, c'est un éthylotest.
  • 3:51 - 3:54
    On l'utilise pour mesurer
    le taux d'éthanol dans votre haleine
  • 3:54 - 3:58
    et pour savoir s'il est sage
    de conduire dans votre état.
  • 3:59 - 4:00
    Je dirais que j'ai bien conduit
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    mais je vais vérifier.
  • 4:03 - 4:05
    (Bip sonore)
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    0.0, donc rien d'inquiétant, tout va bien.
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    (Rires)
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    Maintenant, imaginez un appareil
    comme celui-ci
  • 4:17 - 4:20
    qui mesure non seulement
    votre taux d'alcoolémie
  • 4:20 - 4:24
    mais qui détecte aussi les maladies comme
    celles que j'ai mentionnées,
  • 4:24 - 4:26
    voire bien plus.
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    L'idée de mettre en corrélation
    l'odeur de l'haleine d'une personne
  • 4:31 - 4:33
    avec un état de santé en particulier
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    remonte en vérité à la Grèce Antique.
  • 4:36 - 4:41
    Mais récemment, les recherches sur
    l'analyse de l'haleine ont explosé
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    et ce qui était alors un rêve
    est aujourd'hui une réalité.
  • 4:45 - 4:48
    Je ressors la liste que
    je vous ai montrée tout à l'heure.
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    Pour la plupart des maladies énoncées ici,
  • 4:52 - 4:55
    il a été scientifiquement prouvé que
  • 4:55 - 4:58
    la maladie pouvait être
    détectée par une analyse de l'haleine.
  • 5:00 - 5:02
    Mais comment ça marche exactement ?
  • 5:02 - 5:05
    L'élément essentiel est le capteur
  • 5:05 - 5:08
    qui détecte les composés organiques
    volatils dans l'air expiré.
  • 5:09 - 5:12
    En gros : quand le capteur est exposé
    à un échantillon d'air,
  • 5:12 - 5:15
    celui-ci produit une signature complexe
  • 5:15 - 5:19
    qui résulte du mélange de composés
    organiques volatils que nous expirons.
  • 5:20 - 5:24
    Cette signature est l'empreinte
    digitale de votre métabolisme,
  • 5:24 - 5:26
    de votre microbiome
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    et du processus biochimique
    qui se produit dans votre corps.
  • 5:30 - 5:32
    Si vous tombez malade,
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    votre organisme va changer,
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    tout comme la composition de l'air
    que vous expirez.
  • 5:37 - 5:43
    Et il ne manquera plus qu'à mettre en
    corrélation une certaine signature
  • 5:43 - 5:46
    avec la présence ou l'absence
    de certaines pathologies.
  • 5:48 - 5:51
    Cette technologie promet plusieurs
    avantages indéniables.
  • 5:52 - 5:55
    La première est que le capteur
    peut être miniaturisé
  • 5:55 - 5:58
    et intégré dans de petits
    appareils portatifs
  • 5:58 - 6:00
    comme l'éthylotest.
  • 6:00 - 6:03
    Le test pourrait alors être utilisé
    dans des cadres différents,
  • 6:03 - 6:05
    à la maison, même,
  • 6:05 - 6:07
    et donc, une visite chez le médecin
  • 6:07 - 6:10
    ne serait pas nécessaire pour
    faire le test à chaque fois.
  • 6:11 - 6:14
    Deuxièmement, l'analyse de l'haleine
    n'est pas invasive
  • 6:14 - 6:18
    et est aussi simple que de souffler
    dans un éthylotest.
  • 6:19 - 6:24
    Une telle facilité d'utilisation réduirait
    le fardeau du patient
  • 6:24 - 6:27
    et serait un avantage pour encourager
    l'adoption de cette technologie.
  • 6:28 - 6:32
    Et troisièmement, cette technologie
    est tellement flexible
  • 6:32 - 6:34
    que le même appareil pourrait être utilisé
  • 6:34 - 6:38
    pour détecter un large éventail
    de pathologies.
  • 6:38 - 6:43
    L'analyse de l'haleine pourrait aider à
    dépister plusieurs maladies à la fois.
  • 6:44 - 6:48
    Aujourd'hui, chaque maladie requiert
    généralement un outil différent
  • 6:48 - 6:49
    pour procéder à un dépistage.
  • 6:50 - 6:53
    Ça veut dire que vous ne pouvez
    trouver que ce que vous cherchez
  • 6:55 - 6:58
    Avec toutes ces caractéristiques,
    l'analyse de l'haleine est prédestinée
  • 6:59 - 7:02
    à combler ce qu'il manque
    à beaucoup de tests de dépistage.
  • 7:03 - 7:04
    Et plus important encore,
  • 7:04 - 7:08
    toutes ces caractéristiques devraient
    nous fournir, à terme,
  • 7:08 - 7:10
    une plate-forme pour l'analyse médicale
  • 7:10 - 7:14
    pouvant fonctionner à un faible coût.
  • 7:16 - 7:19
    Les outils médicaux existants engendrent,
  • 7:19 - 7:21
    au contraire, un coût
    souvent assez élevé par test.
  • 7:22 - 7:24
    Donc pour maintenir les coûts au plus bas,
  • 7:24 - 7:27
    le nombre de tests doit être réduit,
  • 7:28 - 7:31
    ce qui signifie que a) les tests peuvent
    être seulement faits
  • 7:31 - 7:36
    sur un nombre restreint de la population,
    par exemple, celle à haut risque ;
  • 7:36 - 7:41
    et que b) le nombre de tests par personne
    doit être maintenu au minimum.
  • 7:41 - 7:43
    Mais ne serait-il pas plus avantageux
  • 7:43 - 7:46
    de faire faire le test à un plus
    grand nombre de personnes,
  • 7:46 - 7:51
    et ce plus souvent, sur une période
    plus longue pour chaque individu ?
  • 7:52 - 7:56
    Le dernier paramètre nous donnerait accès
    à quelque chose de précieux
  • 7:56 - 7:58
    appelé les données longitudinales.
  • 7:59 - 8:01
    Les données longitudinales sont
    un ensemble de données
  • 8:01 - 8:06
    qui suivent le même patient
    sur plusieurs mois ou années.
  • 8:07 - 8:12
    Aujourd'hui, les décisions sont souvent
    fondées sur un ensemble de données limité
  • 8:12 - 8:16
    où un seul coup d’œil est accordé
    aux antécédents du patient
  • 8:16 - 8:18
    pour prendre des décisions.
  • 8:18 - 8:21
    Dans ce genre de situation,
  • 8:21 - 8:23
    les anomalies sont généralement détectées
  • 8:23 - 8:26
    en comparant l'état de santé d'un patient
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    à l'état de santé moyen
    d'une population de référence.
  • 8:30 - 8:34
    Les données longitudinales
    ouvriraient une nouvelle dimension
  • 8:34 - 8:37
    et permettraient aux anomalies
    d'être détectées
  • 8:37 - 8:40
    grâce aux antécédents
    du patient en question.
  • 8:41 - 8:44
    Ça ouvrira la voie au
    traitement individualisé.
  • 8:45 - 8:46
    C'est chouette, hein ?
  • 8:47 - 8:50
    Vous devez sûrement avoir
    une question du genre :
  • 8:50 - 8:55
    « Si c'est si chouette, pourquoi
    n'y a-t-on pas recours aujourd'hui ? »
  • 8:55 - 8:57
    Et la seule réponse que j'ai, c'est
  • 8:58 - 9:00
    que rien n'est aussi
    facile qu'il n'y paraît.
  • 9:01 - 9:04
    Il y a des défis techniques par exemple.
  • 9:04 - 9:08
    On a besoin de capteurs
    extrêmement fiables
  • 9:08 - 9:11
    qui puissent détecter des mélanges
    de composés organiques volatils
  • 9:11 - 9:13
    avec une reproductibilité suffisante.
  • 9:14 - 9:16
    Et il y en a un autre :
  • 9:16 - 9:21
    comment échantillonner l'haleine d'une
    personne d'une manière bien définie
  • 9:21 - 9:23
    pour que le processus
    d'échantillonnage lui-même
  • 9:23 - 9:26
    n'altère pas le résultat de l'analyse ?
  • 9:27 - 9:29
    Et il y a le besoin de données.
  • 9:30 - 9:34
    L'analyse de l'haleine a besoin
    d'être validée lors d'essais cliniques
  • 9:34 - 9:36
    et un nombre suffisant de données
    doit être collecté
  • 9:36 - 9:40
    pour comparer les conditions individuelles
    à des données de référence.
  • 9:41 - 9:44
    L'analyse de l'haleine ne peut réussir
  • 9:44 - 9:46
    que si un ensemble de données
    assez vaste peut être généré
  • 9:46 - 9:49
    et mis à disposition pour un large usage.
  • 9:51 - 9:54
    Si l'analyse de l'haleine
    tient ses promesses,
  • 9:55 - 9:57
    elle pourrait réellement nous aider
  • 9:57 - 10:00
    à transformer notre système de santé :
  • 10:00 - 10:04
    le faire passer d'un système réactif
  • 10:04 - 10:07
    où les traitements sont déclenchés
    par les symptômes de la maladie,
  • 10:07 - 10:09
    à un système proactif
  • 10:09 - 10:12
    où la détection de la maladie,
    le diagnostic et le traitement
  • 10:12 - 10:14
    peuvent avoir lieu à un stade précoce,
  • 10:14 - 10:16
    bien avant que tout symptôme n'apparaisse.
  • 10:18 - 10:21
    Ça m'amène à mon dernier point,
    un point fondamental.
  • 10:22 - 10:24
    Qu'est-ce qu'une maladie exactement ?
  • 10:25 - 10:29
    Imaginez qu'une analyse de l'haleine
    puisse être commercialisée
  • 10:29 - 10:31
    et que la détection précoce
    devienne une routine.
  • 10:32 - 10:35
    Reste un problème, qui est celui que
  • 10:35 - 10:38
    tout dépistage doit affronter
  • 10:38 - 10:40
    car, pour de nombreuses maladies,
  • 10:40 - 10:43
    il est souvent impossible de dire,
    avec une certitude suffisante,
  • 10:43 - 10:46
    si la maladie va causer
    un symptôme quelconque
  • 10:46 - 10:48
    ou mettre la vie de la personne en danger.
  • 10:49 - 10:52
    On appelle ça le surdiagnostic,
  • 10:52 - 10:53
    ce qui mène à un dilemme.
  • 10:54 - 10:56
    Si une maladie est identifiée,
  • 10:56 - 10:58
    vous pouvez décider de ne pas la traiter
  • 10:58 - 11:02
    car il y a des chances
    que vous n'en souffriez jamais.
  • 11:03 - 11:04
    À quel point souffririez-vous
  • 11:04 - 11:08
    juste en sachant que vous avez une maladie
    potentiellement mortelle ?
  • 11:08 - 11:10
    Ne regretteriez-vous pas que cette maladie
  • 11:10 - 11:12
    ait été détectée en tout premier lieu ?
  • 11:13 - 11:17
    Votre seconde option serait
    de subir un traitement précoce
  • 11:17 - 11:19
    en espérant pouvoir en guérir.
  • 11:19 - 11:22
    Mais souvent, cela ne vient pas
    sans effets secondaires.
  • 11:26 - 11:28
    Pour être plus précis :
  • 11:28 - 11:30
    le plus gros problème
    n'est pas le surdiagnostic
  • 11:30 - 11:32
    mais le surtraitement.
  • 11:32 - 11:35
    Toutes les maladies n'ont pas besoin
    d'un traitement immédiat
  • 11:35 - 11:37
    juste parce qu'un traitement existe.
  • 11:39 - 11:42
    L'adoption grandissante
    du dépistage routinier
  • 11:42 - 11:44
    soulèvera une question :
  • 11:45 - 11:49
    qu'est-ce qu'une maladie qui
    puisse justifier un traitement
  • 11:49 - 11:54
    et qu'est-ce qu'une anomalie qui
    ne devrait pas être source d'inquiétude ?
  • 11:55 - 12:00
    J'espère que le dépistage routinier
    ayant recours à l'analyse de l'haleine
  • 12:00 - 12:03
    pourra fournir assez de données
    et un aperçu assez clair
  • 12:03 - 12:08
    pour que l'on soit, un jour,
    capable de briser ce dilemme
  • 12:08 - 12:10
    et de prédire avec
    une certitude suffisante
  • 12:10 - 12:13
    si l'on doit, et quand, traiter
    à un stade précoce.
  • 12:15 - 12:20
    Notre haleine et le mélange de composés
    organiques volatils que nous expirons
  • 12:20 - 12:24
    contiennent d'innombrables informations
    sur notre état physiologique.
  • 12:25 - 12:29
    Aujourd'hui, nous en avons seulement
    effleuré les possibilités.
  • 12:30 - 12:34
    À mesure que nous collectons toujours plus
    de données et d'échantillons d'haleine
  • 12:34 - 12:39
    de tous les sexes, tous les âges,
    origines ou modes de vie,
  • 12:39 - 12:41
    le pouvoir de l'analyse de l'haleine
    devrait s'accroître.
  • 12:42 - 12:48
    Et pourrait au final devenir
    un puissant outil pour
  • 12:48 - 12:52
    non seulement détecter proactivement
    des maladies spécifiques
  • 12:52 - 12:56
    mais pour les prédire
    et, à terme, les prévenir.
  • 12:57 - 13:00
    Ça devrait suffire à nous motiver
  • 13:00 - 13:04
    à saisir chaque opportunité et chaque défi
  • 13:04 - 13:06
    que l'analyse de l'haleine va apporter,
  • 13:06 - 13:10
    même pour les gens qui ne sont pas
    aussi hypocondriaques que moi.
  • 13:11 - 13:11
    Merci.
  • 13:11 - 13:16
    (Applaudissements)
Title:
Ce que votre haleine peut révéler de votre santé
Speaker:
Julian Burschka
Description:

Pour stopper une maladie, rien de plus efficace que de la détecter et de la traiter avant que les symptômes n'apparaissent. C'est l'objectif même des techniques de dépistage médical comme la radiographie, l'IRM et les tests sanguins. Mais un autre moyen, dont le potentiel pour l'analyse médicale est négligé, existe : votre haleine. Le technologue Julian Burschka livre ici les dernières avancées en matière d'analyse de l'haleine - le dépistage des composés organiques volatils dans votre expiration - et comment celle-ci pourrait être utilisée comme formidable outil pour détecter, prédire et, à terme, prévenir les maladies.

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Video Language:
English
Team:
closed TED
Project:
TEDTalks
Duration:
13:29

French subtitles

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