Pourquoi nous avons tous besoin de la psychologie de premiers secours
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0:03 - 0:06J'ai grandi avec mon vrai jumeau
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0:06 - 0:09qui était un frère très affectueux.
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0:09 - 0:14Avoir un jumeau, ça vous rend expert
-
0:14 - 0:17en détection de toute forme de favoritisme
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0:17 - 0:20Si son cookie était un peu plus gros,
j'allais poser des questions. -
0:23 - 0:27Et bien evidemment
j'étais loin de mourir de faim. -
0:27 - 0:28(Rires)
-
0:28 - 0:34Quand je suis devenu psychologue, j'ai
découvert un autre type de favoritisme : -
0:35 - 0:39c'est à quel point nous préférons
notre corps à notre esprit. -
0:40 - 0:46J'ai passé neuf ans à l'université
pour obtenir mon doctorat de psychologie -
0:46 - 0:50mais bon nombre de gens qui regardent
ma carte de visite me disent : -
0:50 - 0:55® Oh, vous êtes psychologue.
Donc pas un vrai docteur, » -
0:55 - 0:58comme s'il fallait que ce soit
ce que ma carte indique. -
0:59 - 1:00(Rires)
-
1:03 - 1:09Ce favoritisme du corps sur l'esprit,
je la vois partout. -
1:09 - 1:11Dernièrement, j'étais chez un ami,
-
1:11 - 1:14et son fils de 5 ans se préparait
à aller au lit. -
1:14 - 1:18Il se brossait les dents
sur un tabouret, près du lavabo, -
1:18 - 1:21quand il a glissé et s'est égratigné
la jambe sur le tabouret en tombant -
1:21 - 1:25Il a pleuré un peu, mais il s'est relevé,
-
1:25 - 1:29il est remonté sur le tabouret et
il a attrapé la boite de pansements -
1:29 - 1:31pour couvrir sa blessure.
-
1:31 - 1:35Ce gosse savait à peine faire ses lacets,
-
1:35 - 1:39mais savait déjà qu'il fallait recouvrir
une plaie pour ne pas qu'elle s'infecte, -
1:39 - 1:43et qu'il fallait prendre soin de ses dents
en les brossant deux fois par jour. -
1:44 - 1:46Nous savons comment rester
en bonne santé physique -
1:46 - 1:49et comment prendre soin de nos dents,
n'est-ce pas ? -
1:49 - 1:52Nous savons le faire depuis que nous
avons cinq ans. -
1:52 - 1:57Mais que savons-nous faire
pour notre santé mentale ? -
1:57 - 1:59En fait : rien.
-
2:00 - 2:03Que savent nos enfants
de l'hygiène émotionnelle ? -
2:04 - 2:05Rien.
-
2:07 - 2:11Pourquoi nous soucions-nous
plus de nos dents -
2:11 - 2:13que de notre esprit ?
-
2:14 - 2:19Pourquoi notre santé physique nous
est-elle plus importante -
2:19 - 2:21que notre santé psychologique ?
-
2:21 - 2:27Nous souffrons de blessures psychologique
bien plus souvent que physiques -
2:27 - 2:31des blessures comme l'échec,
le rejet ou la solitude -
2:31 - 2:33Et elles peuvent empirer
si on les ignore -
2:34 - 2:36elles peuvent avoir un effet
dramatique sur nos vies. -
2:37 - 2:41Malgré les techniques
scientifiquement prouvées -
2:41 - 2:45que nous pourrions utiliser
pour traiter ces blessures, -
2:45 - 2:47nous ne les soignons pas.
-
2:47 - 2:50Ça ne nous vient même pas à l'esprit.
-
2:51 - 2:54« Oh, tu déprimes ? Allez,
tout ça c'est dans ta tête. » -
2:55 - 2:58Vous imaginez dire ça à quelqu'un
qui s'est cassé la jambe : -
2:58 - 3:01« Oh allez, marche un peu,
tout ça c'est dans ta jambe. » -
3:01 - 3:03(Rires)
-
3:03 - 3:09Il est temps de s'occuper de
nos santés physiques ET psychologiques, -
3:09 - 3:11de les mettre
sur un pied d'égalité, -
3:11 - 3:14de les voir plus comme des jumelles.
-
3:15 - 3:19D'ailleurs, mon frère est aussi
psychologue. -
3:19 - 3:22Lui non plus n'est donc pas
un vrai docteur. -
3:22 - 3:23(Rires)
-
3:24 - 3:26On n'a pas fait nos études ensemble.
-
3:26 - 3:30La chose la plus difficile
que j'ai faite dans ma vie -
3:30 - 3:33a été de traverser l'Atlantique
et de m'installer à New York -
3:33 - 3:35pour y passer mon doctorat de psychologie.
-
3:36 - 3:39C'est la première fois
qu'on a été séparés, -
3:39 - 3:42et la séparation a été brutale
pour nous deux. -
3:42 - 3:45Mais si lui, il restait
avec la famille et les amis, -
3:45 - 3:48moi j'étais seul, dans un nouveau pays.
-
3:48 - 3:50On se manquait terriblement,
-
3:50 - 3:53mais comme les appels internationaux
étaient très chers à l'époque, -
3:53 - 3:58on ne pouvait se permettre
que 5mn par semaine. -
3:58 - 4:00Au moment de notre anniversaire,
-
4:00 - 4:02c'était le premier
qu'on ne passait pas ensemble. -
4:02 - 4:06On a décidé de faire une folie,
cette semaine on parlerait 10 minutes. -
4:08 - 4:11Toute la matinée, j'ai fait les cent pas
dans ma chambre, -
4:11 - 4:17j'ai attendu et attendu, mais
le téléphone n'a pas sonné. -
4:17 - 4:20Avec le décalage horaire,
je me suis dit : -
4:20 - 4:23« Ok il est sorti avec des amis,
il appellera plus tard. » -
4:23 - 4:25On n'avait pas de portables,
à l'époque. -
4:25 - 4:26Mais il n'a pas appelé.
-
4:27 - 4:31J'ai réalisé qu'après 10 mois
à l'étranger, -
4:31 - 4:35je ne lui manquais plus
comme il me manquait -
4:36 - 4:38Je savais qu'il allait appeler
dans la matinée -
4:38 - 4:43mais cette nuit là fut une
des plus longues et tristes de ma vie. -
4:45 - 4:48Quand je me suis réveillé,
le lendemain matin, -
4:48 - 4:52j'ai vu que j'avais
décroché le combiné -
4:52 - 4:54la veille, quand j'étais
passé à côté. -
4:55 - 4:57Je me suis jeté hors du lit
-
4:57 - 5:00et j'ai raccroché le téléphone,
qui a sonné une seconde après. -
5:00 - 5:03C'était mon frère,
qu'est-ce qu'il était furieux ! -
5:03 - 5:04(Rires)
-
5:05 - 5:08Ce fut la nuit la plus longue
et triste de sa vie à lui aussi. -
5:08 - 5:12J'ai essayé de lui expliquer
ce qui s'était passé, mais il a répondu : -
5:12 - 5:15« Je comprends pas.
Tu as vu que je n'appelais pas -
5:15 - 5:17alors pourquoi est-ce que
tu ne m'as pas appelé, toi ? » -
5:18 - 5:22Il avait raison.
Pourquoi ne l'avais-je pas appelé ? -
5:23 - 5:26Je n'ai pas su quoi répondre à l'époque
mais aujourd'hui je le sais -
5:27 - 5:31et la réponse est simple :
la solitude. -
5:32 - 5:36La solitude crée une profonde
blessure psychologique, -
5:36 - 5:40qui déforme nos perceptions, et qui
brouille nos pensées. -
5:40 - 5:45Elle nous fait croire à tort qu'on
ne se soucie pas de nous -
5:46 - 5:48Elle nous empêche de joindre les autres,
-
5:48 - 5:52elle nous fait nous demander : "pourquoi
s'exposer au rejet et à la souffrance -
5:52 - 5:55alors que notre cœur nous fait
déjà bien trop souffrir ?" -
5:57 - 5:59J'étais en proie à la vraie solitude,
à l'époque, -
5:59 - 6:03mais, étant entouré par des gens
toute la journée, je n'ai pas compris. -
6:04 - 6:08Mais la solitude n'est définie
que subjectivement. -
6:08 - 6:11Elle n'existe que si on se sent
-
6:11 - 6:15émotionnellement ou socialement
déconnecté de notre entourage. -
6:15 - 6:17Et je me sentais déconnecté.
-
6:17 - 6:22Il y a beaucoup d'études sur la solitude,
et c'est horrifiant. -
6:24 - 6:28La solitude ne se contente pas
de rendre malheureux, elle est mortelle. -
6:28 - 6:29Je ne plaisante pas.
-
6:29 - 6:33La solitude chronique augmente
les risques de décès prématuré -
6:33 - 6:35de 14%.
-
6:37 - 6:41La solitude augmente la pression sanguine
et le cholestérol. -
6:41 - 6:44Elle arrête même
le système immunitaire, -
6:44 - 6:49nous rendant vulnérable à toutes sortes
de maladies et infections. -
6:49 - 6:52En fait, les scientifiques
ont prouvé qu'en tout, -
6:52 - 6:56la solitude chronique
est aussi nocive -
6:56 - 7:00pour votre santé à long terme
et notre longévité que la cigarette. -
7:01 - 7:02Les paquets de cigarettes ont
des mises en garde : -
7:02 - 7:05« Ceci peut vous tuer »
-
7:05 - 7:07Mais la solitude n'en a pas.
-
7:08 - 7:12C'est pourquoi il faut que nous laissions
la priorité à notre santé psychologique, -
7:12 - 7:15que nous ayons une hygiène émotionnelle.
-
7:15 - 7:18Parce qu'on ne peut pas soigner une
blessure psychologique -
7:18 - 7:20si on ne sait même pas qu'on est blessé.
-
7:22 - 7:25La solitude n'est pas la seule
blessure psychologique -
7:25 - 7:28qui déforme nos perceptions
et qui nous trompe. -
7:29 - 7:31L'échec le fait aussi.
-
7:32 - 7:34Une fois, j'ai visité une garderie,
-
7:34 - 7:38où j'ai vu trois bambins jouer
avec des jouets en plastique identiques. -
7:39 - 7:43Il fallait faire glisser le bouton rouge
et un joli toutou sortait de la boite. -
7:44 - 7:48Une petite fille a essayé de tirer
le bouton violet, puis d'appuyer dessus, -
7:48 - 7:53et elle s'est assise en regardant la boite
avec les lèvres qui tremblaient. -
7:53 - 7:56Le petit garçon à côté d'elle
a vu ce qui était arrivé, -
7:56 - 8:00s'est tourné vers sa boîte et il a
fondu en larmes sans même la toucher. -
8:01 - 8:04Pendant ce temps, une autre petite
essayait tout ce qu'elle pouvait -
8:04 - 8:07jusqu'à ce qu'elle fasse
glisser le bouton rouge. -
8:07 - 8:10Le mignon toutou est sorti,
et elle gazouillait de plaisir. -
8:11 - 8:14Donc trois bambins, avec des jouets
identiques -
8:14 - 8:17mais une réaction à l'échec
très différente. -
8:18 - 8:22Les deux premiers étaient capables
de faire glisser un bouton rouge. -
8:22 - 8:26La seule chose qui les a empêché
de réussir, -
8:26 - 8:30c'est que leur esprit leur a fait croire
qu'ils ne pouvaient pas réussir. -
8:30 - 8:34Les adultes aussi se font avoir
comme ça, tout le temps. -
8:34 - 8:40En fait, nous avons un ensemble par défaut
de sentiments et croyances, qui fait feu -
8:40 - 8:43à chaque fois que nous nous heurtons
à la frustration et aux incidents. -
8:43 - 8:46Savez-vous comment
votre esprit réagit à l'échec ? -
8:47 - 8:48Il faut que vous le sachiez.
-
8:48 - 8:52Si votre cerveau veut vous convaincre que
vous êtes incapable de faire quelque chose -
8:52 - 8:54et si vous le croyez,
-
8:54 - 8:57alors vous allez vous sentir sans défense,
comme ces deux bambins, -
8:57 - 9:01et vous arrêterez trop vite d'essayer
ou vous n'essayerez même pas. -
9:01 - 9:04Et alors, vous serez encore
plus convaincus de ne pas pouvoir réussir. -
9:04 - 9:09Et c'est pour ça que tant de gens sont
en dessous de leur vrai potentiel. -
9:09 - 9:12Parce-que sur leur chemin, quelque-part,
parfois un seul échec, -
9:12 - 9:16les a convaincu qu'ils ne pouvaient
pas réussir, et ils y ont cru. -
9:17 - 9:21Quand on est convaincu de quelque-chose,
c'est très difficile de changer d'avis. -
9:22 - 9:25J'ai appris cette leçon "à la dure"
quand j'étais adolescent, avec mon frère. -
9:26 - 9:29Une nuit, on était en voiture avec
des amis, sur une route mal éclairée, -
9:29 - 9:31quand une voiture de police
nous a arrêté. -
9:31 - 9:35Il y avait eu un cambriolage pas loin,
ils cherchaient des suspects. -
9:35 - 9:39L'officier s'est approché de la voiture,
il a éclairé le conducteur avec sa torche, -
9:39 - 9:42puis il a éclairé mon frère, sur
le siège passager, devant, et enfin moi. -
9:42 - 9:45Et il m'a demandé,
les yeux grand-ouverts : -
9:45 - 9:47« Où est-ce que j'ai déjà vu ta tête ? »
-
9:47 - 9:49(Rires)
-
9:50 - 9:54Et j'ai répondu :
« Sur le siège passager, devant. » -
9:54 - 9:55(Rires)
-
9:56 - 9:59Mais ça n'a eu aucun sens pour lui,
à l'évidence. -
9:59 - 10:00Donc il a pensé que je m'étais drogué.
-
10:00 - 10:01(Rires)
-
10:02 - 10:05Donc il m'extirpe de la voiture,
me fouille, -
10:05 - 10:07m'escorte jusqu'à la voiture de police,
-
10:07 - 10:10et seulement après s'être assuré
que je n'avais pas de casier, -
10:10 - 10:14il m'a laissé lui montrer que j'avais bien
un frère jumeau sur le siège passager. -
10:14 - 10:18Mais même pendant qu'on s'éloignait,
on pouvait voir par son expression -
10:18 - 10:21qu'il était convaincu
que je l'avais roulé. -
10:23 - 10:27On a du mal à changer d'avis
quand on est convaincu. -
10:27 - 10:32Donc il est très naturel d'être démoralisé
et de se sentir vaincu après un échec. -
10:32 - 10:36Mais on ne peut pas se permettre de
se convaincre qu'on ne peut pas réussir. -
10:36 - 10:39Il faut se battre contre
les sentiments d'impuissance. -
10:39 - 10:42Il faut reprendre le contrôle
de la situation. -
10:42 - 10:46Et il faut briser ce genre de cycles
négatifs avant qu'ils ne commencent. -
10:48 - 10:50Nos pensées et nos sentiments,
-
10:50 - 10:54ce ne sont pas les amis
dignes de confiance qu'on croyait. -
10:54 - 10:57Ce sont plutôt des amis
à l'humeur changeante, -
10:57 - 11:01qui peuvent être de bon soutien une minute
et vraiment désagréable la suivante. -
11:01 - 11:04Une fois, j'ai travaillé avec
cette dame qui, -
11:04 - 11:08après 20 ans de mariage et un mauvais
-très mauvais- divorce, -
11:08 - 11:11était enfin prête pour son premier
rendez-vous galant. -
11:11 - 11:15Elle avait rencontré le gars en ligne, et
il avait l'air sympa, d'avoir bien réussi, -
11:15 - 11:18et le plus important, elle avait l'air
de vraiment lui plaire. -
11:18 - 11:21Donc elle était très excitée,
elle a acheté une nouvelle robe, -
11:21 - 11:25et ils se sont retrouvés dans un bar chic
de New-York pour boire un verre. -
11:26 - 11:29Au bout de dix minutes,
le gars s'est levé, et il a dit : -
11:29 - 11:31« Je ne suis pas intéressé. »
Et il est sorti. -
11:33 - 11:37Le rejet est extrêmement douloureux.
-
11:38 - 11:42La dame avait si mal qu'elle ne pouvait
pas bouger. Elle n'a pu qu'appeler un ami. -
11:42 - 11:47Voici ce que l'ami a répondu :
« Bah, tu t'attends à quoi ? -
11:47 - 11:50T'as de grosses fesses,
t'as rien d'intéressant à dire, -
11:50 - 11:53pourquoi est-ce qu'un bel homme,
un homme qui réussi comme lui, -
11:53 - 11:55aurait envie de sortir
avec une perdante comme toi ? » -
11:56 - 12:00Choquant, non, qu'un ami
puisse être aussi cruel ? -
12:00 - 12:03Mais ça serait beaucoup moins choquant
-
12:03 - 12:06si je vous disait que
ce n'est pas l'ami qui lui a dit ça. -
12:06 - 12:08C'est ce que la dame
s'est dit à elle-même. -
12:09 - 12:13Et c'est quelque-chose que nous faisons
tous, surtout après avoir été rejeté. -
12:13 - 12:17On commence tous à penser
à tous nos défauts, à toutes nos lacunes, -
12:17 - 12:19à ce qu'on veut être,
à ce qu'on ne veut plus être, -
12:19 - 12:20on s'insulte.
-
12:20 - 12:23Peut-être pas aussi méchamment,
mais c'est ce qu'on fait tous. -
12:23 - 12:28C'est intéressant qu'on le fasse parce que
notre amour-propre nous fait déjà mal. -
12:28 - 12:31Pourquoi est-ce qu'on voudrait
l’endommager encore plus ? -
12:31 - 12:34On n'aggraverait pas exprès
une blessure physique. -
12:34 - 12:37On ne dirait pas, après
s'être coupé le bras : « Ah, je sais ! -
12:37 - 12:41Je vais prendre un couteau, voir jusqu'où
je peux aller avec cette coupure. » -
12:41 - 12:44Mais c'est ce qu'on fait toujours avec
les blessures psychologiques. -
12:44 - 12:47Pourquoi ? A cause d'une mauvaise
hygiène émotionnelle. -
12:47 - 12:51Parce qu'on ne fait pas passer
notre santé psychologique avant tout. -
12:51 - 12:55On sait grâce à des dizaines d'études que
quand notre amour-propre est au plus bas, -
12:55 - 12:58on est plus vulnérable
au stress et à l'anxiété, -
12:58 - 13:03les échecs et les rejets font plus de mal,
et il faut plus longtemps pour en guérir. -
13:03 - 13:07Donc quand vous êtes rejetés,
la première chose à faire, -
13:07 - 13:12c'est de ranimer votre amour-propre,
pas de le réduire en purée. -
13:13 - 13:15Quand vous souffrez émotionnellement,
-
13:15 - 13:21traitez-vous avec la même compassion
que vous attendriez d'un vrai, bon ami. -
13:23 - 13:28Il faut prendre nos mauvaises habitudes
psychologique, et les changer. -
13:28 - 13:32L'une des plus mauvaises
et des plus communes, c'est la rumination. -
13:32 - 13:35Ruminer signifie cogiter.
-
13:35 - 13:40C'est quand votre patron vous crie dessus,
ou que votre professeur se moque de vous, -
13:40 - 13:42ou quand vous vous disputez avec un ami,
-
13:42 - 13:45et que vous ne pouvez plus arrêter
de repasser la scène dans votre tête, -
13:45 - 13:48pendant des jours,
des fois des semaines à la suite. -
13:48 - 13:54Ruminer comme ça, pour des évènements
pénibles, peut vite devenir une habitude, -
13:54 - 13:56une habitude qui coûte très cher.
-
13:56 - 14:00Parce qu'en étant aussi souvent concentré
sur des pensées pénibles, négatives, -
14:00 - 14:03vous vous exposez à un risque réel
-
14:03 - 14:06de faire une dépression,
de devenir alcoolique, -
14:06 - 14:11d'avoir des troubles de l'alimentation,
et même des maladies cardiovasculaires. -
14:11 - 14:16Le problème c'est que le besoin de ruminer
peut se faire très fort et important, -
14:16 - 14:18donc c'est une habitude
difficile à arrêter. -
14:19 - 14:22Je le sais très bien,
parce qu'il y a un peu plus d'un an, -
14:22 - 14:24j'ai pris cette habitude moi-même.
-
14:25 - 14:31On avait diagnostiqué à mon frère
un lymphome non-hodgkinien de phase 3. -
14:31 - 14:34Son cancer était très aggressif.
-
14:34 - 14:37Il avait des tumeurs visibles
sur tout son corps. -
14:37 - 14:41Et il a du se lancer dans
une chimiothérapie qui a été très dure. -
14:41 - 14:46Et je ne pouvais pas arrêter de penser
à tout ce qu'il subissait. -
14:46 - 14:50Je ne pouvais pas arrêter de me dire
qu'il souffrait. -
14:50 - 14:54même s'il ne s'est jamais plaint,
pas une seule fois. -
14:54 - 14:57Il avait cette attitude
incroyablement positive. -
14:57 - 15:00Sa santé psychologique
était impressionnante. -
15:00 - 15:05J'étais en bonne santé physique, mais
psychologiquement, je n'étais plus rien. -
15:05 - 15:07Mais j'ai su quoi faire.
-
15:07 - 15:11Des études disent qu'une distraction,
même de deux minutes, suffit -
15:11 - 15:14à interrompre le besoin de ruminer
à ce moment précis. -
15:14 - 15:18Donc, chaque fois que j'avais une pensée
inquiétante, douloureuse, négative, -
15:18 - 15:22je me forçais à me concentrer sur autre
chose jusqu'à ce que le besoin s'en aille. -
15:22 - 15:27Et en une semaine,
toute ma vision des choses a changé -
15:27 - 15:30et je suis devenu plus positif,
et j'avais plus d'espoir. -
15:31 - 15:36Après 9 semaines de chimiothérapie,
mon frère a passé un scanner, -
15:36 - 15:39et j'étais avec lui quand il a eu
les résultats. -
15:39 - 15:41Toutes les tumeurs avaient disparu.
-
15:42 - 15:45Il avait encore trois cures
de chimiothérapie à faire, -
15:45 - 15:47mais il savait qu'il allait guérir.
-
15:47 - 15:51Cette photo a été prise
il y a deux semaines. -
15:54 - 15:57En agissant quand on est seul,
-
15:57 - 16:00en changeant nos réponses à l'échec,
-
16:00 - 16:03en protégeant notre amour-propre,
-
16:03 - 16:05en se battant contre
les pensées négatives, -
16:05 - 16:08on ne se contente pas de soigner
nos blessures psychologiques, -
16:08 - 16:11on construit une résistance émotionnelle,
et on prospère. -
16:13 - 16:17Il y a cent ans, les gens ont commencé
à avoir une hygiène personnelle, -
16:17 - 16:22et l’espérance de vie a augmenté
de plus de 50% -
16:22 - 16:24en seulement quelques décennies.
-
16:24 - 16:28Je suis persuadé que notre qualité de vie
pourrait augmenter aussi vite -
16:28 - 16:31si nous commencions tous à avoir
une hygiène émotionnelle. -
16:32 - 16:34Vous imaginez à quoi
le monde ressemblerait -
16:34 - 16:37si tout le monde était en meilleure
forme psychologique ? -
16:37 - 16:40S'il y avait moins de solitude,
et moins de dépression ? -
16:40 - 16:43Si les gens savaient comment
vaincre l'échec ? -
16:43 - 16:46S'ils étaient plus fiers d'eux,
et s'ils se sentaient plus forts ? -
16:46 - 16:49S'ils étaient plus heureux
et plus épanouis ? -
16:49 - 16:53Moi j'imagine, parce que c'est le monde
dans lequel je veux vivre, -
16:53 - 16:58et c'est le monde dans lequel mon frère
lui aussi veut vivre. -
16:59 - 17:03Et si en vous informant, vous pouvez
changer quelques simples habitudes, -
17:03 - 17:07eh bien, c'est le monde dans lequel
nous pouvons tous vivre. -
17:08 - 17:09Merci beaucoup.
-
17:10 - 17:11(Applaudissements)
- Title:
- Pourquoi nous avons tous besoin de la psychologie de premiers secours
- Speaker:
- Guy Winch
- Description:
-
Nous allons chez le médecin dès que nous nous sentons un peu fiévreux, ou que nous avons une douleur persistante. Pourquoi donc n'allons-nous pas voir un professionnel de la santé quand nous éprouvons une douleur psychologique : la culpabilité, la perte, la solitude ? Trop grand nombre d'entre nous vivent seuls avec de communes pathologies psychologiques, nous apprend Guy Winch. Mais nous n'en sommes pas obligés. Il propose une démonstration persuasive pour nous faire développer une hygiène émotionnelle : prendre soin de nos émotions, de notre esprit, avec la même application que nous mettons à prendre soin de notre corps.
- Video Language:
- English
- Team:
closed TED
- Project:
- TEDTalks
- Duration:
- 17:24
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Elisabeth Buffard approved French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Elisabeth Buffard edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Elisabeth Buffard edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Elisabeth Buffard edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Sofien Kaabar edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Sofien Kaabar edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Sofien Kaabar accepted French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid | |
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Faith Thomson edited French subtitles for Why we all need to practice emotional first aid |