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L'ancienne céréale qui pourrait aider l'Afrique à prospérer

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    Je suis né et j’ai grandi
    à Dakar, au Sénégal,
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    et par une combinaison de hasards
    et de justice cosmique,
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    je suis devenu chef aux États-Unis.
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    (Rires)
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    En arrivant à New York,
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    j’ai commencé à travailler
    dans différents types de restaurants,
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    du bistrot français au resto italien,
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    ethnique,
    américain moderne.
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    À l’époque,
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    New York était déjà reconnue
    comme une capitale alimentaire mondiale.
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    Toutefois...
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    à l’exception de quelques
    restaurants familiaux éthiopiens
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    ou d’Afrique de l’Ouest,
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    il n’y avait pas vraiment
    de cuisine africaine à New York.
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    Tôt dans ma vie,
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    j’ai été influencé par
    le premier président du Sénégal,
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    Léopold Sédar Senghor.
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    Surnommé « le président poète »,
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    il parlait d’un nouvel humanisme,
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    une civilisation universelle
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    où toutes les cultures
    se réuniraient autour d’une table,
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    égaux,
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    chacun apportant sa belle contribution.
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    Il l’a appelé « le rendez-vous
    de donner et de recevoir ».
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    Ce concept a résonné en moi,
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    et il a guidé mon parcours professionnel.
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    Après des années à travailler
    dans des restaurants,
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    j’espérais que mon travail
    aurait un impact plus profond,
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    qui irait au-delà
    du dernier repas que j’avais servi.
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    Je voulais redonner et à New York,
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    la ville qui m’a donné
    l’occasion de suivre ma vocation,
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    et à mes origines
    et à mes ancêtres au Sénégal.
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    Je voulais contribuer
    à cette civilisation universelle
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    que Senghor avait décrite.
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    Mais je ne savais pas comment
    avoir un impact mesurable
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    en tant que cuisinier et écrivain.
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    Pendant que j’écrivais
    mon premier livre de recettes,
  • 1:55 - 2:00
    je me suis rendu dans différentes régions
    du Sénégal pour mes recherches.
  • 2:01 - 2:02
    Pendant un de ces voyages,
  • 2:03 - 2:06
    dans une lointaine région du Sud-Est
    appelée Kédougou,
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    j’ai redécouvert
    une céréale ancienne appelée fonio,
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    qui avait presque disparu
    de l’alimentation urbaine sénégalaise.
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    Il s’avère que le fonio avait été cultivé
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    pendant plus de 5 000 ans,
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    et c'est probablement la plus ancienne
    céréale cultivée en Afrique.
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    Autrefois connu
    de la plus grande partie du continent,
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    le Fonio était cultivé
    jusqu'en Égypte ancienne,
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    où les archéologues ont trouvé des graines
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    à l’intérieur des tombes
    près des pyramides.
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    Aujourd’hui, il est surtout cultivé
    dans la partie occidentale du Sahel,
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    du Sénégal au Mali,
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    Burkina Faso,
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    Togo, Nigeria.
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    Le Sahel est cette zone semi-aride
    au sud du Sahara,
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    qui s’étend de l’Atlantique à l’Ouest,
    jusqu'à la mer Rouge à l’Est.
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    Je me suis de plus en plus
    intéressé à cette céréale,
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    que les Égyptiens prenaient la peine
    d'emmener dans l’au-delà.
  • 3:15 - 3:17
    En continuant mes recherches,
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    j’ai découvert qu'en fait,
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    partout où il était cultivé,
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    le fonio était toujours rattaché
    à un mythe ou à une superstition.
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    Les Dogon,
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    une autre grande culture au Mali,
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    l'appelaient « Po »,
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    ou « la graine de l’univers ».
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    Dans la mythologie
    de cette culture ancienne,
  • 3:39 - 3:43
    l’univers entier a germé
    d’une graine de fonio.
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    En dehors de ses prétendues
    propriétés mystiques,
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    le fonio est un céréale miraculeuse
    sous bien des aspects.
  • 3:52 - 3:53
    Il est nutritif,
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    particulièrement riche
    en méthionine et en cystéine,
  • 3:57 - 4:01
    deux acides aminés qui manquent
    dans la plupart des céréales,
  • 4:01 - 4:04
    l’orge, le riz ou le blé
    pour ne nommer qu'eux.
  • 4:06 - 4:07
    En plus,
  • 4:07 - 4:10
    la culture du fonio
    est géniale pour l’environnement.
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    Il tolère les terres pauvres
  • 4:13 - 4:15
    et a besoin de très peu d’eau,
  • 4:15 - 4:17
    survivant là où rien d’autre
    ne peut pousser.
  • 4:20 - 4:21
    En tant que chef,
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    ce qui m’a d’abord marqué était
    son goût délicat et sa polyvalence.
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    Similaire au couscous,
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    le fonio a un goût délicieux
    de noisettes et de terre.
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    Il peut être transformé en salade,
  • 4:38 - 4:40
    servi comme nouilles,
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    utilisé dans la pâtisserie,
  • 4:42 - 4:46
    ou simplement comme substitut
    pour toute autre céréale
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    dans vos recettes préférées.
  • 4:48 - 4:52
    Je suis heureux de partager
    mon sushi au fonio
  • 4:52 - 4:54
    et mon sushi à la patate douce
  • 4:54 - 4:56
    avec certains d’entre vous en ce moment.
  • 4:56 - 4:58
    Public : Oh !
  • 4:58 - 5:01
    (Applaudissements)
  • 5:01 - 5:02
    Et Okra.
  • 5:07 - 5:10
    (Murmures)
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    À Kédougou,
  • 5:13 - 5:15
    il est aussi surnommé « ñamu buur »,
  • 5:17 - 5:19
    ce qui signifie
    « nourriture pour la royauté »,
  • 5:19 - 5:21
    et il est servi pour
    les invités d’honneur.
  • 5:22 - 5:25
    Situé à la frontière
    avec la Guinée et le Mali,
  • 5:27 - 5:30
    Kédougou marque d’abord les visiteurs
    par ses superbes panoramas
  • 5:30 - 5:32
    et vues des montagnes du Fouta Djallon.
  • 5:33 - 5:38
    Malheureusement, c’est aussi l’une des
    plus pauvres régions du Sénégal.
  • 5:40 - 5:44
    En raison de la désertification
    et du manque de perspectives d’emploi,
  • 5:44 - 5:47
    une grande partie de la jeunesse
    du Kédougou est partie.
  • 5:48 - 5:51
    Ils ont choisi la voie mortelle
    de la migration,
  • 5:51 - 5:54
    à la recherche de
    « meilleures » opportunités.
  • 5:55 - 5:56
    Souvent,
  • 5:57 - 6:00
    ils risquent leur vie
    en essayant d’atteindre l’Europe.
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    Certains partent en traversant le Sahara.
  • 6:05 - 6:07
    D’autres se retrouvent
    sur des canots en bois inadaptés,
  • 6:08 - 6:10
    dans une tentative désespérée
    d'atteindre l’Espagne.
  • 6:12 - 6:15
    Selon un récent article
    dans « The Guardian »,
  • 6:15 - 6:23
    en 2020, plus de 60 millions de personnes
    d’Afrique subsaharienne auront migré,
  • 6:23 - 6:25
    en raison de la désertification.
  • 6:25 - 6:29
    C’est la plus grande vague de migration
    au niveau mondial
  • 6:29 - 6:31
    depuis la Deuxième Guerre mondiale
  • 6:31 - 6:33
    et elle ne fait qu'augmenter.
  • 6:34 - 6:36
    Jusqu’à présent, cette année,
  • 6:36 - 6:40
    plus de 2 100 migrants
    ont perdu la vie
  • 6:40 - 6:42
    sur leur chemin vers l’Europe.
  • 6:43 - 6:46
    C’est la réalité de Kédougou
  • 6:46 - 6:49
    et de la majeure partie
    du Sahel aujourd’hui.
  • 6:50 - 6:51
    Avenir effrayant,
  • 6:51 - 6:53
    nourriture rare
  • 6:53 - 6:56
    et aucune opportunité
    pour changer leur situation.
  • 6:58 - 7:01
    Si la vie dans votre village
    n’était pas si précaire,
  • 7:02 - 7:06
    s’il y avait un moyen d'avoir
    assez de nourriture pour vivre,
  • 7:06 - 7:08
    ou avoir un travail rémunéré,
  • 7:09 - 7:15
    si vous et vos sœurs ne deviez pas passer
    30% de votre temps éveillé
  • 7:15 - 7:17
    à aller puiser de l’eau,
  • 7:18 - 7:22
    si les conditions étaient juste
    un peu plus hospitalières...
  • 7:24 - 7:27
    Et si la solution se trouvait déjà ici,
    dans notre sol ?
  • 7:28 - 7:31
    Et si la diffusion du fonio
    au reste du monde
  • 7:31 - 7:32
    était la solution ?
  • 7:34 - 7:37
    Les anciennes céréales sont
    de plus en plus populaires
  • 7:37 - 7:41
    et les ventes d’articles sans gluten
    sont en croissance aux États-Unis -
  • 7:41 - 7:45
    +16,4% depuis 2013,
  • 7:45 - 7:49
    ce qui en fait une industrie
    de 23,3 milliards de dollars.
  • 7:51 - 7:54
    Comment est-ce que le fonio peut
    rentrer dans ce marché ?
  • 7:56 - 7:59
    Il y a beaucoup de défis pour transformer
    le fonio en nourriture.
  • 7:59 - 8:03
    Le processus traditionnel est
    laborieux et chronophage,
  • 8:03 - 8:05
    surtout quand on le compare
    avec d’autres céréales.
  • 8:09 - 8:13
    Eh bien, heureusement,
    la technologie a évolué.
  • 8:14 - 8:16
    Et il y a maintenant des machines
  • 8:16 - 8:19
    qui peuvent traiter le fonio
    d’une manière plus efficace.
  • 8:20 - 8:22
    Et en fait,
  • 8:22 - 8:24
    il y a quelques années,
  • 8:24 - 8:25
    Sanoussi Diakité,
  • 8:25 - 8:27
    un ingénieur sénégalais,
  • 8:27 - 8:29
    a remporté un prix Rolex
  • 8:29 - 8:32
    pour l'invention du premier
    processeur mécanisé de fonio.
  • 8:34 - 8:37
    Aujourd’hui, de telles machines
    rendent la vie beaucoup plus facile
  • 8:37 - 8:41
    aux producteurs
    dans toute la région du Sahel.
  • 8:43 - 8:47
    Un autre défi est la mentalité coloniale
    selon laquelle
  • 8:47 - 8:50
    ce qui vient de l’Occident est meilleur.
  • 8:51 - 8:54
    Cette tendance à dévaloriser
    nos propres produits
  • 8:54 - 8:57
    et à voir des vivres comme le fonio
    simplement comme
  • 8:57 - 8:59
    « de la nourriture de paysans »
  • 8:59 - 9:00
    donc un sous-produit,
  • 9:01 - 9:02
    explique pourquoi,
  • 9:02 - 9:06
    même si nous ne produisons pas
    traditionnellement de blé au Sénégal,
  • 9:06 - 9:10
    on trouve plus facilement des baguettes
    ou des croissants dans les rues de Dakar,
  • 9:10 - 9:12
    que de trouver des produits
    à base de fonio.
  • 9:15 - 9:21
    Ce même état d’esprit a popularisé
    les restes de riz,
  • 9:21 - 9:24
    débris connus sous le nom
    de « riz cassé ».
  • 9:25 - 9:29
    Il a été importé au Sénégal d’Indochine
  • 9:29 - 9:31
    et introduit par les Français.
  • 9:34 - 9:38
    Très vite, le riz cassé est devenu
    un ingrédient clé de notre plat national,
  • 9:38 - 9:40
    le thiéboudienne,
  • 9:40 - 9:44
    remplaçant notre riz africain
    traditionnel, plus nutritif,
  • 9:45 - 9:46
    Oryza glaberrima.
  • 9:48 - 9:52
    Ironiquement, ce même riz africain,
    méprisé chez soi,
  • 9:52 - 9:53
    a été apprécié à l’étranger.
  • 9:53 - 9:57
    En effet, pendant
    le commerce des esclaves,
  • 9:57 - 10:01
    ce riz est devenu
    une céréale majeure dans les Amériques,
  • 10:02 - 10:04
    particulièrement dans les Carolines,
  • 10:04 - 10:07
    où il a été surnommé « Carolina Gold »
    [L'Or des Carolines].
  • 10:09 - 10:10
    Mais revenons au fonio.
  • 10:12 - 10:15
    Comment pouvons-nous évoluer
    son statut actuel,
  • 10:15 - 10:16
    « nourriture de paysans »,
  • 10:16 - 10:18
    vers un grain de classe mondiale ?
  • 10:21 - 10:22
    L’année dernière,
  • 10:22 - 10:25
    un partenaire d’affaires et moi
    avons conclu un accord
  • 10:25 - 10:26
    avec Whole Foods Market,
  • 10:27 - 10:30
    la plus grande chaîne de magasins
    d’aliments bios des États-Unis,
  • 10:30 - 10:31
    pour y vendre du fonio.
  • 10:32 - 10:37
    Et nous avons rencontré un grand
    importateur d’ingrédients américain
  • 10:37 - 10:40
    assez intéressé
    pour envoyer une équipe de cadres
  • 10:40 - 10:42
    en Afrique de l’Ouest avec nous
  • 10:42 - 10:45
    pour vérifier la faisabilité
    de la chaîne d’approvisionnement.
  • 10:46 - 10:51
    Nous nous sommes retrouvés en train
    d’observer les opérations manuelles
  • 10:51 - 10:54
    dans des endroits éloignés,
  • 10:54 - 10:56
    avec peu de contrôles sur la qualité.
  • 10:57 - 11:00
    Nous avons donc commencé à nous concentrer
    sur les problèmes de traitement.
  • 11:01 - 11:03
    Nous avons élaboré une vision
  • 11:03 - 11:07
    avec une chaîne d’approvisionnement
    rentable et durable pour le fonio
  • 11:07 - 11:10
    et nous avons pris contact
    avec des organisations
  • 11:10 - 11:12
    qui pouvaient nous aider à l’atteindre.
  • 11:13 - 11:16
    En partant du marché,
    voici à quoi cela peut ressembler.
  • 11:18 - 11:23
    Imaginez que le fonio soit consommé
    partout dans le monde,
  • 11:24 - 11:27
    comme d’autres céréales classiques.
  • 11:29 - 11:32
    Le fonio promu au même niveau
    que les céréales,
  • 11:32 - 11:33
    pains,
  • 11:34 - 11:35
    barres nutritives,
  • 11:36 - 11:38
    biscuits, pâtes,
  • 11:38 - 11:39
    collations.
  • 11:39 - 11:40
    Pourquoi pas ?
  • 11:41 - 11:43
    C’est plus facile à dire que « quinoa ».
  • 11:43 - 11:45
    (Rires)
  • 11:46 - 11:51
    (Applaudissements)
  • 11:52 - 11:54
    Pour y arriver,
  • 11:54 - 11:56
    le fonio doit être facilement disponible
  • 11:56 - 11:59
    à une qualité constante
    pour être commercialisable,
  • 11:59 - 12:02
    par l'industrie alimentaire
    et les chaînes de restaurants.
  • 12:03 - 12:05
    C’est la partie qui nous manque.
  • 12:05 - 12:08
    Pour rendre le fonio disponible
    à une qualité constante
  • 12:08 - 12:10
    pour un usage commercial,
  • 12:10 - 12:13
    vous avez besoin d’un moulin à fonio
    à l’échelle commerciale,
  • 12:13 - 12:17
    qui adhère aux normes
    internationales de qualité.
  • 12:17 - 12:21
    Actuellement, ce type de moulin
    n'existe nulle part
  • 12:21 - 12:23
    donc dans notre vision,
  • 12:23 - 12:27
    il y a un moulin à fonio
    appartenant et exploité par les Africains
  • 12:27 - 12:30
    qui traite efficacement
  • 12:30 - 12:35
    et en conformité avec les exigences
    des multinationales de l'alimentaire.
  • 12:36 - 12:42
    Aujourd'hui, il est très difficile
    pour les producteurs de fonio
  • 12:42 - 12:44
    de vendre et utiliser le fonio,
  • 12:44 - 12:48
    à moins qu’ils ne consacrent
    une énorme quantité de temps et d’énergie
  • 12:48 - 12:51
    en le battant, vannant et le décortiquant.
  • 12:51 - 12:53
    Dans notre vision,
  • 12:53 - 12:55
    le moulin assumera ces tâches,
  • 12:55 - 13:00
    permettant aux producteurs
    de se concentrer sur l’agriculture
  • 13:00 - 13:02
    plutôt que sur la transformation.
  • 13:02 - 13:07
    Il y a un potentiel agricole
    inexploité au Sahel,
  • 13:08 - 13:11
    et il suffit juste
    de changer les conditions du marché
  • 13:12 - 13:14
    pour activer cette capacité.
  • 13:15 - 13:20
    En soulageant les producteurs de fonio
    des opérations manuelles,
  • 13:20 - 13:22
    le moulin va leur libérer du temps
  • 13:22 - 13:26
    et supprimer le goulot de la production
    qui limite leur production.
  • 13:27 - 13:29
    Et il y a aussi d’autres avantages
  • 13:29 - 13:34
    en utilisant les terres sahéliennes
    pour l’agriculture.
  • 13:36 - 13:37
    Plus d’avantages,
  • 13:38 - 13:39
    plus d’emplois,
  • 13:40 - 13:44
    atténuation du changement climatique
    en combattant la désertification,
  • 13:45 - 13:47
    et une meilleure sécurité alimentaire.
  • 13:48 - 13:49
    Belle vision, non ?
  • 13:50 - 13:53
    Eh bien, nous travaillons pour
    que cela devienne réalité.
  • 13:53 - 13:58
    Le mois dernier, nous avons présenté
    le fonio à des clients new-yorkais
  • 13:58 - 13:59
    ainsi qu'en ligne,
  • 13:59 - 14:04
    dans un emballage qui le rend attrayant,
    aguichant et accessible.
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    (Applaudissements)
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    Nous parlons avec les opérateurs
    et investisseurs en Afrique de l’Ouest
  • 14:17 - 14:19
    sur la construction d’un moulin à fonio.
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    Et surtout,
  • 14:21 - 14:24
    nous avons fait équipe avec une ONG
    appelée SOS SAHEL
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    pour recruter, former et équiper
    les petites entreprises au Sahel
  • 14:29 - 14:31
    pour augmenter leur production de fonio.
  • 14:33 - 14:36
    Les niveaux de famine sont plus élevés
    en Afrique subsaharienne
  • 14:36 - 14:38
    que n’importe où dans le monde.
  • 14:40 - 14:43
    La population du Sahel devrait croître
  • 14:43 - 14:48
    de 135 à 340 millions de personnes.
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    Cependant, dans cette région
    sujette à la sécheresse et la famine,
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    le fonio se développe librement.
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    Cette petite céréale peut fournir
    de grandes réponses,
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    réaffirmant son nom dogon,
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    « Po », la graine de l’univers,
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    et nous rapprochant d'un pas
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    de la civilisation universelle.
  • 15:11 - 15:12
    Je vous remercie.
  • 15:12 - 15:15
    (Applaudissements)
Title:
L'ancienne céréale qui pourrait aider l'Afrique à prospérer
Speaker:
Pierre Thiam
Description:

Oubliez le quinoa, découvrez le fonio, une ancienne « céréale miracle » originaire du Sénégal qui est polyvalente, nutritive et sans gluten. Dans cette discussion passionnée, le chef Pierre Thiam partage son obsession de cette robuste plante et explique pourquoi il croit que sa culture à l'échelle industrielle pourrait transformer les sociétés en Afrique.

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Video Language:
English
Team:
closed TED
Project:
TEDTalks
Duration:
15:34

French subtitles

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