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L'éducation « à la française » : Pamela Druckerman à TEDxParis

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    Il y a des Américains
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    qui rêvent toute leur vie
    de vivre à Paris.
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    Moi, je n’étais pas parmi eux.
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    J’ai grandi à Miami
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    et j’étais toujours fascinée
    par l’Amérique latine.
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    Mais en 2002,
    j’étais journaliste en Argentine
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    et dans un bar à Buenos Aires,
    j’ai rencontré un journaliste anglais
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    qui [venait] d’acheter un
    tout petit appartement à Paris.
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    Six mois plus tard,
    j’étais licenciée par mon journal,
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    parmi deux cents autres,
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    et toute la presse américaine
    était en train de faire de même.
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    Donc, je me suis bientôt retrouvée à Paris
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    comme journaliste « freelance »
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    et vivant dans 35 m2 avec un homme
    anglais que je connaissais à peine.
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    Au début, je [n’]ai pas trouvé
    ma place à Paris.
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    Aux États-Unis,
    on peut tout customiser.
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    Je voudrais, s’il vous plaît,
    le poulet mais sans crème
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    et la salade mais avec la sauce à côté,
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    et puis un café mais au lait écrémé.
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    A Paris, on [ne peut] rien customiser,
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    il y avait un seul type de lait
    pour le café.
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    Mais je restais avec mon Anglais
    et à Paris.
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    On s’est marié et on a eu un enfant,
    et puis deux autres.
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    Et c’était franchement à partir de là
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    que j’ai commencé à apprécier
    la culture française
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    par rapport comment
    vous élevez vos enfants.
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    Okay, je sais que vous pensez
    que vous êtes gagné en France
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    par le fléau de l'enfant-roi.
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    Mais avec tout mon respect,
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    vous [ne] savez pas du tout
    {ce] que c’est, l’enfant-roi.
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    Aux États-Unis, tous les efforts
    des parents sont destinés à protéger,
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    mais surtout, à stimuler les enfants.
  • 2:00 - 2:03
    Cette tendance américaine
    n’est pas [nouvelle].
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    Dans les années 60,
  • 2:05 - 2:08
    le psychologue Jean-Pierre Geay
    a fait une tournée aux États-Unis.
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    Et en chaque ville il [avait] posé
    ce qu’il appelait
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    « la question américaine » :
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    (Angl) « How can we speed up the stages
    of our children’s development? »
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    Traduction: « Comment [peut-on] accélérer
  • 2:19 - 2:22
    les étapes de développement
    de nos enfants ? »
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    Depuis 30 ans, avec l'écart croissant
    entre riches et pauvres aux États-Unis,
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    cette tendance à dire
    « le plus tôt le mieux »,
  • 2:31 - 2:33
    (Angl) « The sooner, the better »,
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    a encore accéléré aux États-Unis.
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    Nous sommes tous dans une grande course
    qui commence au berceau.
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    Maintenant il y a des enfants américains
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    qui ont souvent une activité
    extrascolaire chaque jour de la semaine.
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    Pour faciliter tout ça,
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    les mamans américaines
    deviennent des mamans « taxi »,
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    et toute la famille s’organise autour
    d’un grand tableau blanc
  • 2:59 - 3:04
    au code couleur
    comme dans une entreprise.
  • 3:04 - 3:06
    Un sociologue a appelé ce phénomène
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    « la famille frénétique ».
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    On peut imaginer l’impact
    sur les parents américains.
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    La satisfaction des couples
    a baissé en vingt ans.
  • 3:21 - 3:25
    Maintenant les non-parents
    sont plus heureux que les parents
  • 3:25 - 3:31
    et les parents deviennent moins heureux
    avec chaque nouvelle naissance.
  • 3:31 - 3:33
    Une étude à Los Angeles a conclu
  • 3:33 - 3:37
    que les parents [ne] sont plus
    des figures d’autorité,
  • 3:37 - 3:41
    ils sont devenus valets
    pour leurs enfants.
  • 3:41 - 3:43
    [Une] personne qui a participé
    [à] cette étude,
  • 3:43 - 3:48
    qui a mené l’étude même,
    a décrit l’expérience comme
  • 3:48 - 3:53
    « la meilleure contraception
    jamais inventée. » (Rires)
  • 3:53 - 3:54
    Mais pourtant, et pourtant,
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    on continue aux États-Unis
    cette éducation intensive
  • 3:58 - 4:02
    parce qu'on a peur que,
    si on ne le fait pas,
  • 4:02 - 4:05
    on va pénaliser nos enfants
    par rapport [aux] autres,
  • 4:05 - 4:09
    et on va perdre cette grande course.
  • 4:09 - 4:13
    Moi-même, j’aurais élevé mes enfants
    dans le style américain
  • 4:13 - 4:17
    si je ne les avais pas eus en France.
  • 4:17 - 4:20
    Mais le fait d’être entourée
    par des parents français
  • 4:20 - 4:25
    d’avoir scolarisé mes enfants en France,
    ça m'a fait découvrir
  • 4:25 - 4:30
    un style d’éducation
    tout à fait particulier.
  • 4:30 - 4:31
    Ça m'a tellement intéressée
  • 4:31 - 4:38
    que j’ai mené pendant trois ans
    [une] enquête sur ce sujet.
  • 4:38 - 4:40
    Okay, bien sûr que je généralise.
  • 4:40 - 4:41
    Ce [n’]est pas
  • 4:41 - 4:44
    que tous les parents français
    font la même chose.
  • 4:44 - 4:46
    Mais il y a certains principes de base
  • 4:46 - 4:52
    issu d'[une] sagesse
    populaire française générale.
  • 4:52 - 4:58
    Petit à petit, j’ai rencontré,
    j’ai écouté certaines expressions,
  • 4:58 - 5:04
    parmi eux il y en a huit qui sont
    mes préférées que je vous présente.
  • 5:04 - 5:06
    1. « Bonjour »
  • 5:06 - 5:09
    Aux États-Unis,
    un enfant qui rentre chez moi
  • 5:09 - 5:13
    n’est pas du tout obligé [de] me dire :
    « Bonjour », à me saluer.
  • 5:13 - 5:18
    A Paris, « Bonjour » est [une] espèce
    d’obsession pour les parents.
  • 5:18 - 5:19
    (Rires)
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    J’ai une copine qui m’a dit
    quand il y a des invités chez elle,
  • 5:23 - 5:27
    sa fille doit venir dire
    « Bonjour », et sinon,
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    elle reste dans sa chambre
    [toute la soirée].
  • 5:29 - 5:30
    Dire « Bonjour »,
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    c’est [une] façon de montrer
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    que l’enfant est bien élevé,
  • 5:33 - 5:36
    bien sûr, c’est le code social,
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    mais c’est aussi pour lui faire apprendre
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    qu’il [n’]est pas tout seul au monde,
  • 5:41 - 5:45
    c’est un premier pas vers l’empathie.
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    2. « Attend[s] » (Rires)
  • 5:49 - 5:52
    [Au] supermarché, à l’école,
    [à] la maison,
  • 5:52 - 5:56
    j’ai beaucoup entendu
    ce mot « attend[s] », et c’est vrai
  • 5:56 - 5:59
    que les enfants français
    attendent beaucoup.
  • 5:59 - 5:59
    (Rires)
  • 5:59 - 6:04
    Ils attendent leur tour,
    leur repas pour manger.
  • 6:04 - 6:07
    Ils [ne] sont pas censés
    interrompre les adultes,
  • 6:07 - 6:10
    ils doivent attendre
    leur tour pour parler.
  • 6:10 - 6:14
    Moi, je vais imaginer que mes enfants
    sont né patients ou pas
  • 6:14 - 6:17
    comme si c’était un trait de personnalité,
  • 6:17 - 6:20
    mais les parents français
    ont considéré la patience
  • 6:20 - 6:25
    comme [une] espèce de muscle
    que devient plus fort avec la pratique.
  • 6:25 - 6:27
    (Rires)
  • 6:27 - 6:30
    3. « Sage »
  • 6:30 - 6:34
    En anglais,
    on dit « Be good » (« Sois bon »),
  • 6:34 - 6:37
    en français, vous dites « Sois sage »,
    (Anglais) « Be wise ».
  • 6:37 - 6:40
    « Bon » implique un comportement bon,
  • 6:40 - 6:44
    mais ça peut être le comportement
    d’un animal sauvage.
  • 6:44 - 6:49
    « Sage » implique que l’enfant a une
    certaine compréhension de la situation
  • 6:49 - 6:54
    et que nous lui [faisons] confiance.
  • 6:54 - 7:01
    Françoise Dolto, qui est presque inconnue
    aux États-Unis, aux anglophones,
  • 7:01 - 7:05
    a dit que même les bébés sont rationnels.
  • 7:05 - 7:07
    Et moi, j’ai vu en France
    des mamans françaises
  • 7:07 - 7:11
    qui [apprenaient à] leurs tout-petits
    comment se comporter à la table
  • 7:11 - 7:14
    et se comporter en société.
  • 7:14 - 7:19
    Et à mon grand étonnement,
    les petits enfants [les écoutaient].
  • 7:21 - 7:24
    4. « Il faut goûter »
  • 7:24 - 7:28
    Je ne sais pas si vous avez vu
    un menu dans une crèche française,
  • 7:28 - 7:30
    c’est comme un menu
    comme dans une brasserie.
  • 7:30 - 7:34
    Il y a quatre plats, y compris
    un fromage différent chaque jour
  • 7:34 - 7:39
    et moi, j’ai assisté à ce repas pour
    [ma] recherche et je peux confirmer
  • 7:39 - 7:42
    que les petits Français mangent
    [de la] purée d’endive
  • 7:42 - 7:44
    et du [bleu],
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    et puis discutent entre eux ces saveurs.
  • 7:47 - 7:48
    (Rires)
  • 7:48 - 7:53
    Bien sûr qu’il y a des enfants français
    qui sont difficiles
  • 7:53 - 7:56
    mais vous êtes très loin
    de notre monde de nuggets
  • 7:56 - 8:00
    et de pizza, exclusivement
    pour les enfants.
  • 8:00 - 8:04
    A la maison, les parents appliquent
    quelques principes de bon sens.
  • 8:04 - 8:07
    D’abord, aucun grignotage
    entre les repas,
  • 8:07 - 8:11
    donc, l’enfant arrive à table
    en ayant faim.
  • 8:11 - 8:16
    [Deuxièmement], les parents servent
    les légumes d’abord,
  • 8:16 - 8:21
    donc, l’enfant qui a faim
    rencontre des carottes râpées.
  • 8:21 - 8:24
    [Troisièmement], tout simple,
    mais pour moi magique,
  • 8:24 - 8:28
    il faut le goûter parce que c’est
    en essayant de nouveaux aliments
  • 8:28 - 8:33
    qu'on apprend à les aimer,
    même pour les grands.
  • 8:33 - 8:35
    5. « Équilibre »
  • 8:35 - 8:38
    Aux États-Unis, je connais des parents
    d'enfants de six ans
  • 8:38 - 8:43
    qui [n’]ont jamais passé
    [une] nuit séparés de leurs enfants.
  • 8:43 - 8:44
    En France, je connais des parents
  • 8:44 - 8:47
    qui passent un week-end
    par mois tous seuls.
  • 8:47 - 8:51
    Ici, le couple est vu comme
    [le] fondement de la famille.
  • 8:51 - 8:54
    Un magazine a dit que si votre libido
  • 8:54 - 8:57
    n’est pas revenue quatre à six mois
    après l'accouchement,
  • 8:57 - 9:02
    il faut que vous cherchiez
    de l’aide professionnelle.
  • 9:02 - 9:07
    Je sais que les mamans,
    surtout françaises, sont très occupées.
  • 9:07 - 9:10
    Elles essayent de concilier
    leur vie de femme
  • 9:10 - 9:15
    de maman, de boulot, de copains.
  • 9:15 - 9:18
    Mais elles [ne] valorisent pas
    ce que on a aux États-Unis,
  • 9:18 - 9:21
    cette maternité totale.
  • 9:21 - 9:25
    Ici en France,
    l’idéal c’est celui d’équilibre.
  • 9:25 - 9:29
    Aucune partie de la vie n’est pas censée
    prendre [le] dessus [sur les] autres.
  • 9:29 - 9:31
    6. « Autonomie »
  • 9:31 - 9:36
    Donc, comme nous,
    vous dites aux enfants : « Bravo »,
  • 9:36 - 9:38
    mais un peu moins.
  • 9:38 - 9:41
    Vous comprenez
    que la confiance en soi vient
  • 9:41 - 9:43
    quand les enfants arrivent à faire
  • 9:43 - 9:47
    des choses bien tous seuls
    et pour eux-mêmes.
  • 9:47 - 9:50
    En France,
    les enfants ont des responsabilités
  • 9:50 - 9:53
    [à] un âge plus précoce que chez nous,
  • 9:53 - 9:57
    qu’il s’agisse de remplir
    le lave-vaisselle ou d'aider à cuisiner.
  • 9:57 - 10:02
    Ici, l’idéal est celui
    d’un cadre de limites fermes,
  • 10:02 - 10:08
    mais à l’intérieur, de liberté maximum.
  • 10:08 - 10:09
    7. « C’est moi qui décide »
  • 10:09 - 10:13
    Je dis ça en français normalement
    parce que c’est plus fort.
  • 10:13 - 10:16
    J’ai une voisine qui a passé
    tout un après-midi
  • 10:16 - 10:21
    à m’apprendre à dire « non »
    de façon convaincante à mon fils.
  • 10:21 - 10:23
    « Non, non. »
  • 10:23 - 10:26
    Il [est] sorti du bac à sable
    [tous les] cinq minutes
  • 10:26 - 10:32
    et j’ai couru après lui,
    je criais, il pleurait.
  • 10:32 - 10:34
    Comme beaucoup de parents américains
  • 10:34 - 10:37
    j’[avais] peur de dire « non »
    à mon enfant.
  • 10:37 - 10:40
    Je pensais que
    ça [pouvait le] traumatiser.
  • 10:40 - 10:42
    Ma voisine m’a dit :
  • 10:42 - 10:46
    « Il faut que tu croies
    que tu as le droit de lui dire ' non '. »
  • 10:46 - 10:48
    Et en fait, après que
    j'ai dit « non »
  • 10:48 - 10:52
    de façon convaincante, avec conviction,
  • 10:52 - 10:56
    il s'est calmé, il a joué tout seul.
  • 10:56 - 11:01
    Pour la première fois, on [avait]
    une journée tranquille au soleil.
  • 11:01 - 11:03
    8. Ça, c’est ma préférée,
    « caca boudin ».
  • 11:03 - 11:06
    Ma fille est revenue
    de la crèche [un] jour
  • 11:06 - 11:09
    en disant « caca boudin ».
  • 11:09 - 11:12
    Mon mari et moi [l'avons] regardée
    [d'un air] perplexe.
  • 11:12 - 11:15
    Qu’est-ce que ça veut dire,
    « caca boudin » ?
  • 11:15 - 11:19
    On a compris que c’était
    un gros mot que pour les tout-petits,
  • 11:19 - 11:24
    on [ne] savait pas
    s'il [fallait] en rire ou l’interdire ?
  • 11:24 - 11:27
    [Enfin], on a compris
    que dire « caca boudin »,
  • 11:27 - 11:31
    c’est une bêtise,
    mais c’est une petite bêtise.
  • 11:31 - 11:36
    Et c’est exactement ça qui donne la joie.
  • 11:36 - 11:39
    Les enfants ont tellement
    de règles, de limites
  • 11:39 - 11:44
    que parfois il faut [dire]
    « caca boudin ».
  • 11:44 - 11:50
    On peut dire ensemble :
    « Caca boudin ». (Rires)
  • 11:50 - 11:54
    [Tous] ces petits mots et ces phrases
    contribuent à créer
  • 11:54 - 11:59
    [une] autre façon d’envisager
    [le] rôle parental.
  • 11:59 - 12:04
    Plutôt que protéger les enfants
    [de la] moindre frustration,
  • 12:04 - 12:08
    vous essayez [de les y] exposer
    l’enfant un peu ;
  • 12:08 - 12:11
    vous lui [apprenez] à faire face.
  • 12:11 - 12:14
    Vous êtes des parents très impliqués
  • 12:14 - 12:17
    mais vous laissez l’enfant vivre sa vie.
  • 12:17 - 12:20
    Au moins, comme vous avez
    un enfant-roi,
  • 12:20 - 12:23
    vous le considérez comme un problème.
  • 12:23 - 12:27
    Je pense que vous avez trouvé
    un très bon équilibre
  • 12:27 - 12:32
    entre [la] vieille méthode
    et la psychologie moderne.
  • 12:32 - 12:36
    Ma preuve, c’est que
    ce que vous faites de façon intuitive
  • 12:36 - 12:40
    est confirmé par les dernières
    données scientifiques.
  • 12:40 - 12:47
    Par exemple, faire attendre un peu
    et le bébé [fait la] nuit.
  • 12:47 - 12:50
    Il est inutile d’apprendre
    à un tout-petit comment lire,
  • 12:50 - 12:55
    il a beaucoup plus besoin [d’]apprendre
    des compétences sociales
  • 12:55 - 12:57
    et juste jouer.
  • 12:57 - 13:01
    Et trop d'éloge rend l’enfant
    moins confiant.
  • 13:01 - 13:05
    Croyez-moi, il y a un avantage
    de ne pas être une société
  • 13:05 - 13:09
    qui cherche toujours
    (Angl) « the next big thing ».
  • 13:09 - 13:11
    Vous êtes pragmatiques en France
  • 13:11 - 13:15
    et vous vous en tenez à ce qui marche.
  • 13:15 - 13:18
    Mais je sais que je parle à des Parisiens
  • 13:18 - 13:22
    et que vous êtes [suspicieux]
    [face aux] compliments.
  • 13:22 - 13:25
    J’ai vu que dans l’école si [vos] enfants
  • 13:25 - 13:29
    gagnent 20 sur 20 dans un test,
    vous pensez que
  • 13:29 - 13:33
    quelque chose ne tourne pas rond
    chez l’enseignant.
  • 13:33 - 13:37
    Et je peux vous rassurer :
    vous [n’]êtes pas parfaits.
  • 13:37 - 13:39
    Vous avez le taux d'allaitement
    le plus faible
  • 13:39 - 13:42
    de toute l'Europe occidentale.
  • 13:42 - 13:46
    J’ai l’impression que vos écoles
    donnent plus de peur
  • 13:46 - 13:49
    que [de] confiance aux élèves,
    malheureusement.
  • 13:49 - 13:53
    Et moi, [personnellement], je préfère
    les livres américains
  • 13:53 - 13:57
    pour les enfants
    avec leurs « happy-ends ».
  • 13:57 - 14:01
    Je sais que vous pensez que notre
    optimisme américain est un peu naïf
  • 14:01 - 14:04
    mais c’est ce qui nous fait créer
    des entreprises
  • 14:04 - 14:08
    et gagner des prix Nobel.
  • 14:08 - 14:10
    (Applaudissements)
  • 14:10 - 14:12
    Merci.
  • 14:12 - 14:14
    Mais nous pouvons aussi
    apprendre de vous
  • 14:14 - 14:17
    et la plus grande leçon que j’ai apprise
    des parents français,
  • 14:17 - 14:22
    c’est que ce [n’]est pas que le résultat
    de l’éducation qui compte.
  • 14:22 - 14:27
    L’expérience des 18 années
    qu'on passe ensemble en famille,
  • 14:27 - 14:29
    ça compte aussi.
  • 14:29 - 14:33
    Ça fait maintenant presque 10 ans
    que j’ai déménagé à Paris
  • 14:33 - 14:38
    et je peux dire que je [ne] suis pas
    encore entièrement convertie.
  • 14:38 - 14:43
    Je trouve Paris toujours
    un peu formelle et distante,
  • 14:43 - 14:45
    et au moins, vous avez
    Starbucks maintenant,
  • 14:45 - 14:50
    je peux avoir du lait écrémé
    dans mon café.
  • 14:50 - 14:52
    Et parfois mon mari se plaint que
  • 14:52 - 14:56
    je suis devenue plus française
    que les Français.
  • 14:56 - 15:00
    Peut-être que je devrais partir de Paris
    tant que je peux.
  • 15:00 - 15:05
    Je doute que je [passerai]
    toute ma vie ici.
  • 15:05 - 15:09
    Mais grâce à la parentalité française,
  • 15:09 - 15:12
    j’ai un peu trouvé ma place ici
  • 15:12 - 15:17
    et pour ça je vous dis
    le mot magique « merci ».
  • 15:17 - 15:21
    (Applaudissements)
Title:
L'éducation « à la française » : Pamela Druckerman à TEDxParis
Description:

Autres pays, autres expressions et, en tout cas, une autre éducation. Pamela Druckerman, journaliste écrivain américaine, a parcouru le monde avant de poser définitivement ses valises à Paris, en 2004. Aujourd’hui mère de famille et écrivain reconnue, elle traite des différences culturelles dans l’éducation des enfants.

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Video Language:
French
Team:
closed TED
Project:
TEDxTalks
Duration:
15:23
  • Bonsoir,

    je vous renvoie votre traduction car elle ne respecte pas la règle de 42 caractères par lignes de sous-titres. 8 lignes sont dans ce cas.

    Il faut aussi remplacer les " par « et ».

    Merci de jeter un œil aux recommandations :
    http://www.ted.com/participate/translate/guidelines

    Bonne soirée
    Eric

  • Bonsoir Eric,
    merci beaucoup pour le "review". Mais ce serait génial de toi de m'aider avec les mots et les expressions je n'ai pas compris (les point d'interrogation). Merci. Nadine

  • Bonsoir Nadine,

    je vous renvoie encore votre traduction car il faut y remplacer les " par « et ».

    Merci de jeter un œil aux recommandations :
    http://www.ted.com/participate/translate/guidelines

    Bonne soirée
    Eric

  • Bonjour,

    je vous renvoie votre traduction car elle comporte trop d'erreurs.

    J'ai corrigé jusqu'à 4:20.

    Merci de reprendre à partir de là :
    4:20 Ça me tellement intéresser : 2 fautes sur la même ligne.

    Bonne journée
    Eric

  • Bonjour Eric,
    j'ai revisé les sous-titres. Ce n'était pas facile pour moi comme je n'ai pas le francais comme langue maternelle, c'est allemand. J'espère, maintenant c'est okay. Si tu trouves encore des fautes, corriges-les, s'il-te-plait. Bon dimanche, Nadine

  • Ligne 2:05 - Le psychologue s'appelle Jean Piaget.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Piaget

French subtitles

Revisions