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Appropriez-vous les données de votre corps !

  • 0:01 - 0:04
    Enfant, j'ai toujours aimé
  • 0:04 - 0:06
    les informations exprimées en données
  • 0:06 - 0:09
    et les histoires racontées
    avec des chiffres.
  • 0:09 - 0:11
    Je me souviens, qu'en grandissant,
    j'étais frustrée
  • 0:11 - 0:16
    par la façon dont mes parents me
    mentaient en utilisant des nombres.
  • 0:16 - 0:21
    «Talithia, si je te l'ai dit une fois,
    je te l'ai dit un millier de fois. »
  • 0:21 - 0:25
    Non, Papa, tu me l'as
    dit seulement 17 fois,
  • 0:25 - 0:28
    et deux fois, ce n'était pas ma faute. »
    (Rires)
  • 0:28 - 0:30
    C'est une des raisons
    pour lesquelles
  • 0:30 - 0:32
    j'ai fait un doctorat en statistiques.
  • 0:32 - 0:33
    J'ai toujours voulu savoir
  • 0:33 - 0:36
    ce que les gens essayaient
    de cacher avec les nombres.
  • 0:36 - 0:37
    En tant que statisticienne,
  • 0:37 - 0:41
    je veux que les gens me montrent
    les données
  • 0:41 - 0:43
    afin que je me fasse ma propre opinion.
  • 0:43 - 0:46
    Donald et moi attendions
    notre troisième enfant
  • 0:46 - 0:49
    et nous en étions autour
    de 41 semaines 1/2,
  • 0:49 - 0:52
    certains d'entre vous parleraient
    de terme dépassé
  • 0:52 - 0:54
    Nous, statisticiens, appelons ça :
  • 0:54 - 0:57
    être dans les 95 %
    d'intervalle de confiance.
  • 0:57 - 0:58
    (Rires)
  • 0:58 - 1:02
    Et à ce stade,
  • 1:02 - 1:04
    nous devions venir tous les 2 jours
  • 1:04 - 1:06
    pour une surveillance fœtale,
  • 1:06 - 1:07
    c'est la routine,
  • 1:07 - 1:12
    on vérifie que le bébé n'éprouve
    aucune sorte de stress.
  • 1:12 - 1:15
    Et vous ne voyez rarement, voire jamais,
    votre médecin traitant,
  • 1:15 - 1:18
    seulement celui qui est de garde
    à l'hôpital ce jour-là.
  • 1:18 - 1:20
    Nous arrivons donc pour un monitoring
    et après 20 minutes,
  • 1:20 - 1:23
    le médecin sort et nous dit :
  • 1:24 - 1:31
    « Votre bébé subit un stress,
    nous devons provoquer l'accouchement. »
  • 1:31 - 1:36
    Alors, ma réponse de statisticienne ?
  • 1:36 - 1:38
    Montrez moi les données !
  • 1:38 - 1:40
    Alors il commença à nous dire que
  • 1:40 - 1:43
    le tracé du rythme cardiaque du bébé
    durant 18 minutes,
  • 1:43 - 1:45
    était dans la zone normale
  • 1:45 - 1:48
    mais que pendant deux minutes il était
    dans ce qui semblait être
  • 1:48 - 1:51
    ma fréquence cardiaque et j'ai dit :
  • 1:51 - 1:54
    « Pourrait-il s'agir
    de ma fréquence cardiaque ? »
  • 1:54 - 1:56
    Je bougeais un peu,
  • 1:56 - 1:59
    c'est dur de rester immobile sur le dos,
  • 1:59 - 2:01
    pendant 20 minutes à 41 semaines.
  • 2:01 - 2:03
    Peut être que le capteur s'est déplacé.
  • 2:03 - 2:07
    Il a dit : « Nous ne voulons prendre
    aucun risque. »
  • 2:07 - 2:09
    J'ai dit : « D'accord ! »
  • 2:09 - 2:12
    « Et si j'étais à 36 semaines,
    avec les mêmes données,
  • 2:12 - 2:16
    est-ce que vous provoqueriez
    l'accouchement ? »
  • 2:16 - 2:20
    « Eh bien, non, j'attendrais au moins
    que vous soyez
  • 2:20 - 2:22
    à 38 semaines, mais vous êtes
    à presque 42,
  • 2:22 - 2:24
    il n'y a pas de raison de laisser ce bébé
    à l'intérieur,
  • 2:24 - 2:26
    nous allons vous trouver une chambre.»
  • 2:26 - 2:32
    J'ai dit : « Pourquoi ne pas le refaire ?
  • 2:32 - 2:34
    Nous pouvons recueillir davantage
    de données.
  • 2:34 - 2:36
    Je peux essayer de rester vraiment
    immobile pendant 20 minutes.
  • 2:36 - 2:39
    Nous pouvons faire la moyenne des deux
  • 2:39 - 2:42
    et voir ce que ça signifie. »
    (Rires)
  • 2:42 - 2:45
    Et il a répondu :
  • 2:45 - 2:52
    « Madame, je veux seulement vous éviter
    de perdre votre enfant. »
  • 2:52 - 2:56
    On est tous d'accord.
  • 2:56 - 2:57
    Puis il a dit :
  • 2:57 - 3:01
    « La probabilité de perdre
    un enfant double
  • 3:01 - 3:05
    lorsque l'on dépasse le terme.
    Nous allons vous trouver une chambre. »
  • 3:05 - 3:11
    Alors, quelle est
    ma réponse de statisticienne ?
  • 3:11 - 3:12
    Montrez-moi vos données !
  • 3:12 - 3:13
    Mec,
    tu parles de probabilités,
  • 3:13 - 3:15
    je fais des probabilités toute la journée,
  • 3:15 - 3:16
    dis-moi tout !
  • 3:16 - 3:18
    Parlons de probabilités !
    (Rires)
  • 3:18 - 3:20
    Alors j'ai dit : « D'accord,
  • 3:20 - 3:24
    Est-ce que je passe
    de 30 à 60% de risque ?
  • 3:24 - 3:27
    Où se situe-t-on dans cette histoire ? »
  • 3:27 - 3:29
    Il a répondu : « Pas exactement,
  • 3:29 - 3:30
    mais on double le risque,
  • 3:30 - 3:34
    et nous voulons vraiment
    ce qui est le mieux pour le bébé. »
  • 3:34 - 3:38
    Pas découragée,
    j'ai essayé une autre approche :
  • 3:38 - 3:43
    « OK, sur 1 000 femmes enceintes à terme,
  • 3:43 - 3:45
    combien vont perdre leur enfant
  • 3:45 - 3:48
    juste avant la date prévue
    d'accouchement ? »
  • 3:48 - 3:50
    Alors il me regarda
    et il regarda Donald,
  • 3:50 - 3:54
    Et il a répondu :
    « A peu près 1 sur 1 000. »
  • 3:54 - 3:57
    J'ai dit :
    « Ok, alors sur ces 1 000 femmes,
  • 3:57 - 4:00
    combien vont perdre un enfant
  • 4:00 - 4:03
    juste après leur date
    prévue d'accouchement ? »
  • 4:03 - 4:06
    « A peu près deux sur mille. »
    (Rires)
  • 4:06 - 4:08
    J'ai dit : « Ok, vous me dites
    que mon risque
  • 4:08 - 4:12
    passe de 0,1%
  • 4:12 - 4:16
    à 0,2%. »
  • 4:16 - 4:19
    A ce stade, les données ne nous
    permettent pas de penser
  • 4:19 - 4:20
    que nous devrions provoquer
    l'accouchement,
  • 4:20 - 4:22
    et nous entamons alors une conversation
  • 4:22 - 4:24
    sur les risques plus élevés
  • 4:24 - 4:27
    de césariennes en cas de déclenchement,
  • 4:27 - 4:29
    et combien nous aimerions
    éviter cela si possible.
  • 4:29 - 4:35
    Puis j'ai dit : « Je pense vraiment
    que mon terme n'est pas exact. »
  • 4:35 - 4:38
    Ça l'a vraiment stupéfié
  • 4:38 - 4:40
    et il avait l'air perplexe.
  • 4:40 - 4:42
    J'ai dit :
    « Vous ne le savez peut être pas,
  • 4:42 - 4:44
    mais les dates prévues d'accouchement
    sont calculées
  • 4:44 - 4:46
    sur l'hypothèse que vous avez
    un cycle standard de 28 jours
  • 4:46 - 4:48
    et mon cycle varie
  • 4:48 - 4:51
    - parfois c'est 27,
    parfois c'est jusqu'à 38 -
  • 4:51 - 4:53
    et j'ai rassemblé des données
    afin de le prouver.
  • 4:53 - 4:57
    (Rires)
  • 4:57 - 5:04
    Ce jour-là, nous avons quitté l'hôpital
    sans avoir déclenché l'accouchement.
  • 5:04 - 5:09
    En fait, nous avons dû signer une décharge
    pour pouvoir sortir de l'hôpital.
  • 5:09 - 5:14
    Je ne suis pas en train de vous dire
    qu'il ne faut pas écouter votre médecin,
  • 5:14 - 5:16
    car, pour notre premier enfant,
  • 5:16 - 5:20
    le travail a été déclenché à 38 semaines ;
    manque de liquide cervical.
  • 5:20 - 5:22
    Je n'ai rien contre les interventions
    médicales.
  • 5:22 - 5:25
    Pourquoi étions-nous si sûrs de nous
    pour rentrer chez nous ce jour-là ?
  • 5:25 - 5:28
    Nous avions des données qui
    disaient tout autre chose.
  • 5:28 - 5:32
    Nous collections des chiffres
    depuis 6 ans.
  • 5:32 - 5:36
    J'avais ces données de température
  • 5:36 - 5:38
    qui racontaient une tout autre histoire.
  • 5:38 - 5:44
    En fait, nous pouvions estimer la date
    de conception très précisément.
  • 5:44 - 5:47
    C'est le genre d'histoire que vous
    raconteriez
  • 5:47 - 5:49
    au mariage de votre enfant.
    (Rires)
  • 5:49 - 5:52
    « Je m'en souviens
    comme si c'était hier.
  • 5:52 - 5:56
    Ma température corporelle
    atteignait 36.5°,
  • 5:56 - 5:59
    alors que je regardais ton père
    dans les yeux ! »
  • 5:59 - 6:03
    (Rires)
  • 6:03 - 6:07
    Dans 22 ans, nous raconterons
    cette histoire.
  • 6:07 - 6:09
    Nous étions sûrs de nous parce que
    nous collections des données.
  • 6:09 - 6:11
    Et que nous disaient ces données ?
  • 6:11 - 6:13
    Voici un graphique standard
  • 6:13 - 6:17
    de la température corporelle
    d'une femme au réveil
  • 6:17 - 6:18
    au cours de son cycle.
  • 6:18 - 6:20
    Du début du cycle menstruel
  • 6:20 - 6:22
    au début du suivant,
  • 6:22 - 6:25
    vous voyez que la température
    n'est pas aléatoire.
  • 6:25 - 6:27
    On distingue clairement
    une tendance basse
  • 6:27 - 6:28
    en début de cycle,
  • 6:28 - 6:31
    puis vous voyez cette hausse puis
  • 6:31 - 6:34
    un ensemble de températures plus élevées
    en fin de cycle.
  • 6:34 - 6:35
    Que se passe-t-il ici ?
  • 6:35 - 6:39
    Que vous disent les chiffres ?
  • 6:39 - 6:41
    Mesdames, au début de notre cycle,
  • 6:41 - 6:44
    l'hormone œstrogène domine
    et cet œstrogène
  • 6:44 - 6:47
    provoque une baisse de votre température.
  • 6:47 - 6:50
    Lors de l'ovulation, votre corps produit
    un œuf
  • 6:50 - 6:56
    et la progestérone prends le dessus,
    pro-gestation.
  • 6:56 - 6:58
    Votre corps se réchauffe
    en prévision
  • 6:58 - 7:03
    de l'accueil de ce nouveau
    petit œuf fertilisé.
  • 7:03 - 7:04
    Pourquoi cette hausse de température ?
  • 7:04 - 7:08
    Pensez à l'oiseau qui couve ses œufs.
  • 7:08 - 7:11
    Pourquoi les couve-t-il ?
  • 7:11 - 7:13
    Il veut les garder au chaud,
  • 7:13 - 7:14
    les protéger et les garder au chaud.
  • 7:14 - 7:16
    c'est exactement ce que fait
    notre corps chaque mois,
  • 7:16 - 7:18
    Il se réchauffe en prévision
  • 7:18 - 7:21
    de garder une nouvelle
    petite vie au chaud.
  • 7:21 - 7:25
    Si rien n'arrive et que
    vous n'êtes pas enceinte,
  • 7:25 - 7:28
    alors les œstrogènes reprennent le dessus
    et le cycle recommence.
  • 7:28 - 7:30
    Mais si vous tombez enceinte,
    parfois vous voyez
  • 7:30 - 7:34
    un autre changement dans vos températures
  • 7:34 - 7:37
    qui restent élevées pendant
    9 mois complets.
  • 7:37 - 7:40
    C'est pour cela que vous voyez ces
    femmes enceintes en sueur
  • 7:40 - 7:44
    parce que leur température est élevée.
  • 7:44 - 7:47
    Voici mon propre graphique
    d'il y a 3 ou 4 ans.
  • 7:47 - 7:50
    Nous étions très enthousiastes
    à propos de ce graphique.
  • 7:50 - 7:52
    Vous voyez les températures basses
  • 7:52 - 7:56
    puis un changement
    qui dure 5 jours environ,
  • 7:56 - 7:57
    c'est à peu près le temps que met un ovule
  • 7:57 - 8:00
    à descendre la trompe de Fallope
    et à s'implanter,
  • 8:00 - 8:03
    et vous voyez ces températures
    augmenter un peu.
  • 8:03 - 8:07
    En fait, nous avons eu un deuxième
    changement de température,
  • 8:07 - 8:11
    confirmé par un test de grossesse
    que j'étais bien enceinte
  • 8:11 - 8:14
    de notre premier enfant, très excitant.
  • 8:14 - 8:16
    Jusqu'à ce que, quelques jours plus tard,
  • 8:16 - 8:21
    je remarque quelques gouttes puis
    des pertes de sang importantes :
  • 8:21 - 8:25
    je faisais un début de fausse couche.
  • 8:25 - 8:29
    Si je n'avais pas pris ma température,
  • 8:29 - 8:33
    j'aurais juste pensé
    que j'avais du retard ce mois-ci,
  • 8:33 - 8:34
    mais nous avions en fait des données
  • 8:34 - 8:37
    qui montraient que nous avions
    perdu un bébé,
  • 8:37 - 8:39
    et même si ces chiffres révélaient
  • 8:39 - 8:41
    un événement malheureux dans notre vie,
  • 8:41 - 8:44
    c'était une information que nous
    pouvions apporter à notre médecin.
  • 8:44 - 8:46
    Ainsi en cas de problème,
    infertilité ou autre,
  • 8:46 - 8:48
    j'avais des données à montrer :
  • 8:48 - 8:50
    regardez, j'étais enceinte,
    ma température a changé
  • 8:50 - 8:52
    et nous avons perdu ce bébé.
  • 8:52 - 8:54
    Que pouvons-nous faire
    pour empêcher cela ?
  • 8:54 - 8:58
    Et cela n'est pas valable
    uniquement pour les températures
  • 8:58 - 9:00
    ou la fertilité,
  • 9:00 - 9:04
    nous pouvons utiliser les données
    de notre corps pour un tas de choses.
  • 9:04 - 9:07
    Par exemple, savez-vous que vous
    pouvez apprendre beaucoup
  • 9:07 - 9:11
    sur l'état de votre thyroïde en prenant
    votre température ?
  • 9:11 - 9:14
    La thyroïde fonctionne comme
    le thermostat de votre maison.
  • 9:14 - 9:17
    Dans votre maison, vous voulez
    une température optimale,
  • 9:17 - 9:19
    vous réglez votre thermostat.
  • 9:19 - 9:22
    Quand il fait trop froid dans la maison,
    votre thermostat se met en marche
  • 9:22 - 9:24
    et dit : « Il faut envoyer
    de la chaleur ! »
  • 9:24 - 9:26
    ou bien, il fait trop chaud, le thermostat
  • 9:26 - 9:30
    enregistre : « Allumez l'air conditionné
    pour nous rafraîchir ! »
  • 9:30 - 9:33
    Votre thyroïde fonctionne de la
    même façon dans votre corps.
  • 9:33 - 9:35
    Votre thyroïde maintient
  • 9:35 - 9:37
    une température optimale pour votre corps.
  • 9:37 - 9:39
    S'il se refroidit trop, votre thyroïde
    dira : « Nous devons nous réchauffer. »
  • 9:39 - 9:43
    S'il se réchauffe trop, votre thyroïde
    rabaissera votre température.
  • 9:43 - 9:47
    Mais que se passe-t-il quand votre thyroïde
    fonctionne mal ?
  • 9:47 - 9:49
    Quand cela ne marche pas, on le voit
  • 9:49 - 9:51
    dans votre température corporelle.
  • 9:51 - 9:53
    Elle est plus basse que la normale
    ou très irrégulière.
  • 9:53 - 9:55
    Aussi en collectant ces données,
  • 9:55 - 9:57
    vous pouvez trouver des informations
    sur votre thyroïde.
  • 9:57 - 10:01
    Imaginez que vous ayez un problème de
    thyroïde et alliez voir un médecin,
  • 10:01 - 10:04
    ce médecin va en fait
    rechercher la quantité
  • 10:04 - 10:08
    d'hormones stimulant la thyroïde
    dans votre sang.
  • 10:08 - 10:11
    Mais le problème avec cet examen,
  • 10:11 - 10:13
    c'est qu'il ne mesure pas l'efficacité de
    l'hormone dans votre corps.
  • 10:13 - 10:15
    Vous pouvez avoir suffisamment d'hormones
  • 10:15 - 10:17
    mais qui pourraient ne pas réguler
    correctement
  • 10:17 - 10:19
    votre température.
  • 10:19 - 10:20
    En prenant simplement votre température
    tous les jours,
  • 10:20 - 10:23
    vous obtenez des informations
    sur l'état de votre thyroïde.
  • 10:23 - 10:26
    Et si vous ne voulez pas prendre
    votre température tous les jours ?
  • 10:26 - 10:28
    je vous recommande de le faire,
  • 10:28 - 10:30
    mais il y a aussi pleins d'autres données
    à collecter.
  • 10:30 - 10:33
    Vous pouvez prendre votre tension,
    vous pouvez vous peser.
  • 10:33 - 10:35
    Qui n'est pas enthousiaste
  • 10:35 - 10:37
    à l'idée de se peser tous les jours ?
    (Rires)
  • 10:37 - 10:40
    Au début de notre mariage,
  • 10:40 - 10:43

    Donald a eu le nez bouché
  • 10:43 - 10:46
    et il a pris une quantité de médicaments
  • 10:46 - 10:51
    pour essayer de se soulager, en vain.
  • 10:51 - 10:54
    Cette nuit-là, il m'a
    réveillée et m'a dit :
  • 10:54 - 10:57
    « Chérie, je ne peux plus
    respirer par le nez. »
  • 10:57 - 11:04
    Je me suis retournée, l'ai regardé et ai
    dit : « Tu peux par la bouche, non ? »
  • 11:04 - 11:04
    (Rires)
  • 11:04 - 11:10
    Il a répondu : « Oui, mais je ne peux
    plus respirer par le nez ! »
  • 11:10 - 11:14
    Et donc, en bonne épouse, je l'ai emmené
  • 11:14 - 11:16
    aux urgences
  • 11:16 - 11:18
    à 2 heures du matin.
  • 11:18 - 11:20
    Pendant que je conduisais, je pensais :
  • 11:20 - 11:23
    « Tu ne peux pas mourir maintenant !
  • 11:23 - 11:26
    Nous venons de nous marier,
  • 11:26 - 11:30
    les gens vont penser que je t'ai tué ! »
    (Rires)
  • 11:30 - 11:35
    Nous arrivons aux urgences
    et l'infirmière nous voit,
  • 11:35 - 11:38
    il ne peut pas respirer par le nez
  • 11:38 - 11:40
    alors elle nous emmène à l'arrière
    et le médecin dit :
  • 11:40 - 11:42
    « Quel est le problème ? » et il répond :
    « Je ne peux pas respirer par le nez. »
  • 11:42 - 11:45
    et il dit : « Vous ne pouvez pas
    respirer par le nez ? »
  • 11:45 - 11:49
    Non mais il peux respirer par la bouche !
    (Rires)
  • 11:49 - 11:54
    Il recule d'un pas et il nous regarde
    tous les deux
  • 11:54 - 11:57
    et il dit : « Monsieur, je crois que
    j'ai trouvé le problème.
  • 11:57 - 11:59
    Vous faites une crise cardiaque.
  • 11:59 - 12:01
    Je vais demander qu'on vous fasse
  • 12:01 - 12:05
    tout de suite un ECG et un scanner. »
  • 12:05 - 12:06
    Et nous pensons,
  • 12:06 - 12:08
    Non, non, ce n'est pas
    une crise cardiaque.
  • 12:08 - 12:13
    Il peut respirer, au moins par la bouche,
    non, non.
  • 12:13 - 12:16
    Alors nous retournons vers ce médecin
  • 12:16 - 12:19
    parce que nous pensons que
    son diagnostic est incorrect
  • 12:19 - 12:23
    et il nous dit comme ça : « Vraiment, tout
    ira bien, calmez-vous. »
  • 12:23 - 12:26
    Comment se calmer ? Mais je ne
    pense pas qu'il fasse une crise cardiaque.
  • 12:26 - 12:30
    Heureusement pour nous, ce médecin était
    à la fin de sa garde.
  • 12:30 - 12:33
    Alors arrive un nouveau médecin,
    qui nous voit
  • 12:33 - 12:35
    désespérés, avec un mari qui ne peut
  • 12:35 - 12:39
    respirer par le nez. (Rires)
  • 12:39 - 12:41
    Il commence par nous poser des questions.
  • 12:41 - 12:46
    Il dit : « Faites-vous du sport
    tous les deux ? »
  • 12:46 - 12:51
    Nous faisons du vélo, nous allons
    à la salle de sports,
  • 12:51 - 12:53
    parfois !
    (Rires)
  • 12:53 - 12:57
    On se bouge.
  • 12:57 - 13:00
    Et il dit : « Que faisiez-vous juste
    avant de venir ? »
  • 13:00 - 13:03
    Je pense que je dormais, honnêtement.
  • 13:03 - 13:06
    Mais d'accord, que faisait Donald
    juste avant ?
  • 13:06 - 13:09
    Alors Donald parle de la quantité
    de médicaments qu'il prenait.
  • 13:09 - 13:12
    Il détaille : « J'ai pris ce
    décongestionnant puis ce spray nasal.»
  • 13:12 - 13:14
    et là tout à coup, tout s'éclaire,
    il dit :
  • 13:14 - 13:19
    « Oh ! Vous n'auriez jamais dû utiliser ce
    décongestionnant avec ce spray nasal.
  • 13:19 - 13:21
    Ça bouche tout à chaque fois.
    Prenez celui-ci à la place. »
  • 13:21 - 13:23
    Il nous donne une ordonnance.
  • 13:23 - 13:25
    On se regarde tous les deux,
    et je regarde le médecin,
  • 13:25 - 13:31
    Et je dis : « Comment se fait-il que
    vous ayez pu diagnostiquer correctement
  • 13:31 - 13:32
    son état alors que le médecin précédent
  • 13:32 - 13:36
    demandait un ECG et un scan ? »
  • 13:36 - 13:37
    Il nous a regardés et il a dit :
  • 13:37 - 13:40
    « Lorsqu'un homme de 158 kg arrive
  • 13:40 - 13:42
    aux urgences en disant
    qu'il ne peut respirer,
  • 13:42 - 13:44
    vous pensez d'abord qu'il fait
    une crise cardiaque
  • 13:44 - 13:47
    et vous posez des questions après.»
  • 13:47 - 13:53
    De nos jours, les médecins sont formés
    à prendre des décisions rapides
  • 13:53 - 13:55
    mais pas toujours correctes.
  • 13:55 - 13:58
    Et si nous avions eu des informations
  • 13:58 - 14:00
    sur l'état de son cœur
    à partager avec lui,
  • 14:00 - 14:02
    nous aurions sans doute eu un meilleur
    diagnostic la première fois.
  • 14:02 - 14:06
    Je voudrais que vous examiniez
    le diagramme
  • 14:06 - 14:08
    des mesures de la pression
    artérielle systolique
  • 14:08 - 14:10
    entre octobre 2010 et juillet 2012.
  • 14:10 - 14:13
    Vous voyez que ces mesures commencent
  • 14:13 - 14:18
    dans la zone de
    préhypertension / hypertension,
  • 14:18 - 14:19
    mais après environ un an et demi,
  • 14:19 - 14:22
    elles reviennent dans la zone normale.
  • 14:22 - 14:26
    Cela correspond au rythme cardiaque
    d'un adolescent en bonne santé.
  • 14:26 - 14:29
    Que vous racontent ces données ?
  • 14:29 - 14:33
    Ce sont les données de quelqu'un
  • 14:33 - 14:35
    qui a subi une transformation radicale,
  • 14:35 - 14:41
    et heureusement pour nous, cette personne
    est là aujourd'hui.
  • 14:41 - 14:45
    Cet homme de 158 kg qui est allé
    aux urgences avec moi
  • 14:45 - 14:48
    est maintenant un homme encore plus sexy
    et en bonne santé
  • 14:48 - 14:51
    de 100 kg
  • 14:51 - 14:54
    et voici le relevé de sa tension.
  • 14:54 - 14:57
    En un an et demi,
  • 14:57 - 15:00
    les habitudes alimentaires de Donald
    ont changé
  • 15:00 - 15:02
    et notre programme d'exercice a changé,
  • 15:02 - 15:06
    et sa tension a évolué en conséquence
    de ce changement
  • 15:06 - 15:08
    qu'il a provoqué dans son corps.
  • 15:08 - 15:11
    Alors quel est le message que je souhaite
  • 15:11 - 15:13
    vous faire passer aujourd'hui ?
  • 15:13 - 15:17
    En vous appropriant vos données,
    comme nous l'avons fait,
  • 15:17 - 15:21
    en prenant tous les jours
    ces mesures de vous-même,
  • 15:21 - 15:25
    vous deviendrez des experts
    de votre corps.
  • 15:25 - 15:27
    Vous deviendrez une autorité.
  • 15:27 - 15:29
    Ce n'est pas difficile.
  • 15:29 - 15:31
    Vous n'avez pas besoin d'avoir un doctorat
    en statistiques
  • 15:31 - 15:32
    pour être votre propre expert.
  • 15:32 - 15:34
    Vous n'avez pas besoin
    d'un diplôme en médecine
  • 15:34 - 15:36
    pour être l'expert de votre corps.
  • 15:36 - 15:40
    Les médecins sont les spécialistes
    de la population,
  • 15:40 - 15:42
    mais vous êtes votre propre expert.
  • 15:42 - 15:44
    Aussi quand les deux se rencontrent,
  • 15:44 - 15:46
    quand les deux experts se rencontrent,
  • 15:46 - 15:48
    vous deux êtes en mesure de prendre
    une meilleure décision
  • 15:48 - 15:50
    que votre médecin tout seul.
  • 15:50 - 15:54
    A présent que vous avez compris le pouvoir
    des informations
  • 15:54 - 15:56
    que vous tirez de votre propre collecte
    de données,
  • 15:56 - 16:00
    j'aimerais que vous vous mettiez debout et
    que vous leviez votre main droite.
  • 16:00 - 16:02
    (Rires)
  • 16:02 - 16:06
    Oui, levez-vous !
  • 16:06 - 16:09
    Je vous mets au défi
  • 16:09 - 16:13
    de vous approprier
    vos données.
  • 16:13 - 16:17
    Et, en ce jour, je vous confère
  • 16:17 - 16:21
    un diplôme TEDx en statistiques
    élémentaires
  • 16:21 - 16:26
    avec une spécialisation en analyse
    en fonction du temps
  • 16:26 - 16:29
    avec tous les droits et privilèges
    y afférant.
  • 16:29 - 16:33
    Ainsi, la prochaine fois que vous irez
    chez votre médecin
  • 16:33 - 16:36
    en tant que statisticiens initiés,
  • 16:36 - 16:38
    quelle devra toujours être votre réponse ?
  • 16:38 - 16:41
    Public : « Montrez-moi les données ! »
    T. Williams : « Je ne vous entends pas ! »
  • 16:41 - 16:43
    Public : « Montrez-moi les données ! »
  • 16:43 - 16:44
    T.W : « Encore une fois ! »
  • 16:44 - 16:46
    Public : « Montrez-moi les données ! »
  • 16:46 - 16:47
    T.W. : « Montrez-moi les données ! »
  • 16:47 - 16:49
    Merci.
  • 16:49 - 16:50
    (Applaudissements)
Title:
Appropriez-vous les données de votre corps !
Speaker:
Talithia Williams
Description:

La nouvelle génération d'appareils d'auto-contrôle high-tech (qui mesurent la fréquence cardiaque, le sommeil, le nombre de pas par jour) peuvent sembler destinés aux athlètes de haut-niveau. Mais Talithia Williams, une statisticienne, démontre de façon convaincante que nous devrions mesurer et enregistrer quelques données de notre corps tous les jours - car s'approprier ses propres données peut nous en apprendre davantage que tout ce que nos médecins peuvent savoir.

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Video Language:
English
Team:
TED
Project:
TEDTalks
Duration:
17:07
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