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← Comment résoudre des situations racialement stressantes

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Showing Revision 9 created 03/14/2018 by eric vautier.

  1. Il y a un proverbe africain qui dit :
  2. « L'histoire du lion ne sera jamais connue
  3. tant qu'elle sera racontée
    par le chasseur. »
  4. Plus qu'une conversation raciale,
    il nous faut une alphabétisation raciale

  5. pour décoder la politique
    de la menace raciale en Amérique.
  6. La clé de cette alphabétisation
    est une vérité oubliée :
  7. plus nous comprenons
  8. que nos différences
    culturelles ont le pouvoir
  9. de guérir des siècles
  10. de discrimination raciale,
  11. de déshumanisation et de maladie.
  12. Mes deux parents sont afro-américains.

  13. Mon père est né dans le sud du Delaware,
  14. ma mère, le nord de Philadelphie,
  15. et ces deux endroits sont aussi différents
    que l'Est est différent de l'Ouest,
  16. que New York est différente
    de Montgomery, en Alabama.
  17. Mon père gérait les conflits raciaux
  18. en mettant mon frère Bryan,
    ma sœur Christy et moi à l'église,
  19. ce qui semblait être 24 heures sur 24,
    sept jours sur sept.
  20. (Rires)

  21. Si quelqu'un nous embêtait
    à cause de la couleur de notre peau,

  22. il croyait que nous devions
    prier pour lui,
  23. sachant que Dieu
    finirait par les rappeler.
  24. (Rires)

  25. On peut dire spirituelle
    cette approche d'adaptation raciale --

  26. pour plus tard, un jour,
  27. comme Martin Luther King.
  28. L'approche de ma mère
    était un peu différente.

  29. On pourrait dire qu'elle était
    plus relationnelle --
  30. immédiatement, face à vous,
  31. immédiatement.
  32. Plutôt comme Malcolm X.
  33. (Rires)

  34. Elle a été élevée dans des quartiers

  35. avec de la violence
    et de la ségrégation raciales,
  36. elle était chassée de certains quartiers
  37. et, violemment, elle chassait
    les autres de son quartier.
  38. A son arrivée dans le Delaware,
  39. elle a cru être arrivée
    dans un pays étranger.
  40. Elle ne comprenait personne,
  41. surtout pas les quelques personnes
    à la peau noire ou marron
  42. qui étaient physiquement
    et verbalement déférents
  43. en présence de blancs.
  44. Pas ma mère.
  45. Elle marchait pour aller
    là où elle voulait.
  46. Elle se moquait de ce que vous pensiez.
  47. Elle énervait beaucoup de gens
    avec son style culturel.
  48. Avant d'aller au supermarché,

  49. elle nous faisait ce discours :
  50. « Ne demandez rien,
  51. ne touchez rien.
  52. Vous comprenez ce que je vous dis ?
  53. Je m'en fiche si tous les autres enfants
    montent aux murs.
  54. Ce ne sont pas mes enfants.
  55. Vous comprenez ce que je vous dis ? »
  56. A trois, en parfaite harmonie :
  57. « Oui maman ».
  58. Avant d'aller au supermarché,
  59. ce discours était ce qu'il nous fallait.
  60. Combien d'entre vous l'ont entendu ?
  61. Combien d'entre vous
    prononcent ce discours ?
  62. (Rires)

  63. Combien d'entre vous
    l'ont prononcé aujourd'hui ?

  64. Ma mère ne nous faisait pas ce discours
    par inquiétude pour l'argent,
  65. pour la réputation
  66. ou d'un mauvais comportement.
  67. Nous nous comportions bien.
  68. Nous avions trop peur.
  69. Nous étions à l'église
    24 heures par jour,
  70. sept jours par semaine.
  71. (Rires)

  72. Ce discours était pour nous rappeler

  73. que certaines personnes dans le monde
    interpréteraient notre comportement
  74. car nous étions noirs.
  75. Tous les parents
    ne doivent pas s'inquiéter
  76. que leurs enfants soient mal jugés
  77. à cause de leur couleur de peau,
  78. simplement parce qu'ils respirent.
  79. Nous arrivons au supermarché

  80. et les gens nous regardent,
  81. nous fixent comme si
    nous avions volé quelque chose.
  82. De temps en temps, un vendeur
    faisait ou disait quelque chose
  83. car notre style culturel les énervait
  84. et cela se produisait souvent à la caisse.
  85. La pire chose qu'ils faisaient était
    de jeter notre nourriture dans le sac.
  86. Quand cela arrivait, c'était parti.
  87. (Rires)

  88. Ma mère commençait
    par leur dire qui ils étaient,

  89. qui leur famille était,
  90. où aller,
  91. à quelle vitesse y aller.
  92. (Rires)

  93. Si vous n'avez pas été maudit
    par ma mère, vous n'avez pas vécu.

  94. (Rires)

  95. La personne était au sol,

  96. se tordant, en putréfaction
    et en décomposition,
  97. gémissant dans une piscine
    de honte raciale.
  98. (Rires)

  99. Mes deux parents étaient chrétiens.

  100. La différence est que mon père
    priait avant un conflit racial
  101. et ma mère priait après.
  102. (Rires)

  103. Il y a un temps -- si vous utilisez
    leurs deux stratégies,

  104. si vous les utilisez au bon moment
    et de la bonne façon.
  105. Il n'y a jamais de temps --
  106. il y a un temps pour la conciliation,
  107. il y a un temps pour la confrontation,
  108. mais il n'y a pas de temps pour se figer
    tel un lapin pris dans des phares
  109. ni pour, dans une colère insouciante,
    inconsidérée, devenir violent.
  110. La leçon est
  111. que pour les relations raciales,
  112. il faut parfois savoir comment prier,
  113. réfléchir, digérer, se préparer.
  114. Et à d'autres moments,
    il faut savoir pousser,
  115. faire quelque chose.
  116. J'ai peur qu'aucune
    de ces deux compétences --
  117. se préparer
  118. et pousser --
  119. ne soient prévalentes dans notre société.
  120. Si vous considérez
    la recherche en neurosciences,

  121. elle dit que lorsque nous sommes
    menacés racialement,
  122. notre cerveau passe en état d'urgence,
  123. nous déshumanisons les gens
    à la peau noire ou marron.
  124. Notre cerveau imagine
    qu'enfants et adultes
  125. sont plus âgés qu'ils ne le sont,
  126. plus grands qu'ils ne le sont
  127. et plus proches qu'ils ne le sont.
  128. Encore pire, nous nous convainquons
  129. qu'ils ne méritent pas
    d'affection ou de protection.
  130. A l'Association pour
    l'émancipation raciale,
  131. nous savons que certains
    des moments les plus effrayants
  132. sont les confrontations raciales,
  133. elles font partie des moments
    les plus effrayants
  134. que les gens connaîtront.
  135. Si vous considérez
    les confrontations avec la police
  136. ayant mené à des morts non justifiées,
  137. majoritairement d'Amérindiens
    et d'Afro-Américains dans ce pays,
  138. elles ont duré environ deux minutes.
  139. En 60 secondes,
  140. notre cerveau passe en état d'urgence.
  141. Non préparés,
  142. notre réaction est excessive.
  143. Au mieux, nous nous renfermons.
  144. Au pire, nous tirons d'abord
    sans poser de questions.
  145. Imaginez si nous pouvions réduire
    l'intensité de cette menace
  146. durant ces 60 secondes
  147. et empêcher notre cerveau
    d'entrer en état d'urgence.
  148. Imaginez combien d'enfants
    rentreraient de l'école
  149. ou du supermarché
  150. sans se faire pourchasser ou tirer dessus.
  151. Imaginez combien de mères et de pères
    n'auraient pas à pleurer.
  152. La socialisation raciale
    peut aider les jeunes

  153. à négocier des confrontations
    de 60 secondes,
  154. mais il faudra plus qu'une discussion.
  155. Une alphabétisation raciale
    est nécessaire.
  156. Comment avoir ces conversations
  157. et qu'est-ce que
    l'alphabétisation raciale ?
  158. Très bonne question.
  159. (Rires)

  160. Une alphabétisation raciale implique
    la capacité à lire,

  161. reformuler et résoudre
    une confrontation raciale stressante.
  162. Lire implique de reconnaître
    qu'un moment racial se produit
  163. et remarquer nos réactions
    de stress face à cela.
  164. Reformuler implique
  165. de réduire consciemment mon sentiment
    de tsunami de ce moment-là
  166. et de le réduire à une expérience
    d'escalade de montagne,
  167. une montagne qui est --
  168. passer d'une situation impossible
    à une bien plus faisable
  169. et stimulante.
  170. Résoudre une confrontation
    raciale stressante implique
  171. d'être capable de prendre
    une décision saine
  172. qui n'est pas trop passive, où je prétends
    que cela ne m'a pas dérangé,
  173. ni excessive, où j'exagère le moment.
  174. Nous pouvons apprendre
    aux parents et aux enfants

  175. à lire, reformuler et résoudre
  176. avec une stratégie de pleine conscience :
    « Calculer, localiser, communiquer,
  177. respirer et expirer. »
  178. Accrochez-vous.
  179. « Calculer » demande :
  180. « Quelle émotion est-ce que je ressens
  181. et avec quelle intensité
    sur une échelle de un à 10 ? »
  182. « Localiser » demande :
    « Où dans mon corps la ressens-je ? »
  183. Soyez spécifique,
  184. comme la fille amérindienne
    à Chicago en CM2 m'a dit :
  185. « Je suis en colère à 9/10
    car je suis la seule Amérindienne.
  186. Je le ressens dans mon estomac,
  187. comme une poignée de papillons
    se battant entre eux,
  188. tant et si bien qu'ils s'envolent jusque
    dans ma gorge et m'étouffent. »
  189. Plus vous y mettez de détails,
  190. plus il est facile de réduire cet endroit.
  191. « Communiquer » demande :
  192. « Quel dialogue intérieur, quelles images
    me viennent à l'esprit ? »
  193. Si vous voulez vraiment de l'aide,
    essayez d'inspirer
  194. et d'expirer lentement.
  195. Avec l'aide de nombre
    de collègues de l'association,

  196. nous utilisons une réduction
    du stress dans l'instant
  197. dans des projets de recherche
    et de thérapie.
  198. Pour un projet, nous utilisons le basket
  199. pour aider les jeunes
    à gérer leurs émotions
  200. durant des éruptions
    de 60 secondes sur le terrain.
  201. Il y a un autre projet où, avec l'aide
    de mes collègues Loretta et John Jemmott,
  202. nous tirons profit du style culturel
    des coiffeurs afro-américains
  203. en entraînant les coiffeurs noirs
  204. à être des éducateurs de santé
    dans deux domaines :
  205. un, pour réduire le risque sexuel
    dans leurs relations conjugales ;
  206. deux,
  207. pour mettre un terme aux représailles.
  208. Les coiffeurs utilisent
    leur style culturel
  209. pour délivrer cette éducation de santé
    aux hommes de 18 à 24 ans
  210. pendant qu'ils leur coupent les cheveux.
  211. Dans un autre projet,
    nous apprenons aux professeurs
  212. à lire, reformuler et résoudre
    les moments stressants en classe.
  213. Pour le dernier projet, nous apprenons
    séparément aux parents et aux enfants
  214. à comprendre leurs traumatismes raciaux
  215. avant de les réunir
    pour résoudre des problèmes
  216. de micro-agressions quotidiennes.
  217. Les conversations argumentées sur la race
    avec nos enfants peuvent soigner,

  218. mais elles nécessitent de l'entraînement.
  219. Certains d'entre vous
    disent : « Entraînement ?
  220. Entraînement ?
  221. Nous parlons d'entraînement ? »
  222. Oui, nous parlons d'entraînement.
  223. J'ai deux fils.

  224. L'aîné, Bryan, a 26 ans
  225. et le plus jeune, Julian, a 12 ans.
  226. Nous n'avons pas le temps de parler
    de comment c'est arrivé.
  227. (Rires)

  228. Mais,

  229. quand je pense à eux,
  230. je vois encore des bébés
  231. et je m'inquiète chaque jour
    que le monde les juge mal.
  232. En août 2013,

  233. Julian, qui avait 8 ans à l'époque,
    et moi plions du linge,
  234. ce qui, en soit, se produit rarement,
  235. j'aurais dû savoir que quelque chose
    d'étrange allait arriver.
  236. A la télé, les parents
    de Trayvon Martin pleuraient
  237. à cause de l'acquittement
    de George Zimmerman.
  238. Julian était collé à la télé.
  239. Il avait des milliers de questions
    et je n'étais pas prêt.
  240. Il voulait savoir pourquoi :
  241. pourquoi un homme adulte traquerait-il,
    pourchasserait-il et tuerait-il
  242. un garçon non armé de 17 ans ?
  243. Je ne savais pas quoi dire.
  244. La meilleure chose
    à sortir de ma bouche fut :
  245. « Julian, parfois dans ce monde,
    il y a des gens
  246. qui méprisent ceux
    à la peau noire et marron
  247. et ne les traitent pas --
    les enfants aussi --
  248. ne les traitent pas
    comme des êtres humains. »
  249. Il a interprété la situation
    comme étant triste.
  250. (Voix off) Julian Stevenson :
    C'est triste.

  251. « On s'en fiche. Tu n'es pas des nôtres. »
  252. HS : Oui.

  253. JS : C'est : « Nous sommes
    meilleurs que toi. »

  254. HS : Oui.

  255. JS : « Et tu ne peux rien y faire.

  256. Si tu me fais peur ou quelque chose,
  257. je te tirerais dessus
    car j'ai peur de toi. »
  258. HS : Exactement.

  259. Mais si quelqu'un te suit --
  260. JS : Ce n'est pas pareil
    pour tout le monde.

  261. HS : Ce n'est pas pareil, non.
    Tu dois faire attention.

  262. JS : Car les gens peuvent
    te manquer de respect.

  263. HS : Exactement.

  264. JS : Et penser que tu es,

  265. « Tu n'as pas l'air,
    tu n'as pas l'air... »
  266. Comme ils disent : « Tu n'as pas
    la bonne apparence,
  267. donc j'ai le droit
    de te manquer de respect. »
  268. HS : C'est ce que
    nous appelons le racisme.

  269. Nous appelons cela racisme, Julian,

  270. et oui, certains -- d'autres --
    peuvent porter des capuches
  271. et rien ne leur arrive.
  272. Mais ça pourrait arriver à toi et Trayvon
  273. et c'est pour cela que papa
    veut que tu prennes des précautions.
  274. (Voix off) HS : C'est pourquoi --

  275. JS : Tu veux dire,
    quand tu dis « d'autres »,

  276. tu veux dire que si Trayvon était blanc,
  277. on ne lui manquerait pas
    de respect ainsi ?
  278. HS : Oui, Julian,
    papa parle des gens blancs

  279. quand je dis « d'autres », d'accord ?
  280. J'étais si gêné au début,

  281. mais une fois lancé à mon rythme,
  282. j'ai commencé à parler de stéréotypes
    et de problèmes de discrimination
  283. et, juste quand j'avais trouvé mon rythme,
  284. Julian m'a interrompu.
  285. (Voix off) HS : ... dangereux
    ou tu es un criminel car tu es noir

  286. et tu es un enfant, un garçon --
  287. Ce n'est pas normal,
    peu importe qui agit ainsi.
  288. JS : Papa, arrête.

  289. HS : Quoi ?

  290. JS : Tu te souviens quand...

  291. HS : Il m'a interrompu pour me raconter

  292. comment il a été menacé racialement
    à une piscine avec un ami
  293. par deux hommes blancs adultes,
  294. ce que sa mère a confirmé.
  295. J'étais content qu'il puisse en parler.
  296. Je pensais qu'il comprenait.
  297. Après la tristesse
    des parents de Trayvon Martin,

  298. nous avons parlé des parents
    de George Zimmerman
  299. qui, je l'ai lu dans un magazine,
  300. fermaient les yeux
    sur la traque de Trayvon.
  301. La réaction de Julian fut inestimable.
  302. J'avais l'impression qu'il comprenait.
  303. (Voix off) JS : Qu'ont-ils dit
    à son sujet ?

  304. JS : Ils ont l'impression
    qu'il était légitime

  305. de suivre et traquer --
  306. JS : C'est quoi ce -- ?

  307. HS : Je crois que ce n'est pas bien.

  308. JS : C'est -- une minute.

  309. Ils disent qu'il a le droit
    de suivre un gamin noir,
  310. de se battre avec lui
    et de lui tirer dessus ?
  311. HS : Alors que Julian comprenait,

  312. j'ai commencé à devenir fou.
  313. Dans ma tête, je me disais :
  314. « Et si mon Julian ou Bryan
    était Trayvon ? »
  315. J'ai calculé ma colère à 10/10.
  316. J'ai découvert, localisé, que ma jambe
    droite, incontrôlable, tremblait
  317. comme si je courais.
  318. Dans ma tête, je pouvais
    voir quelqu'un poursuivant Julian
  319. et je les poursuivais.
  320. La seule chose pouvant sortir de ma bouche
  321. fut que si quelqu'un essayait
    d'embêter mon enfant ...
  322. (Voix off) HS : Si quelqu'un essaye
    d'embêter mon enfant...

  323. mmm, mmm, mmm.
  324. JS : Que se passerait-il ?

  325. HS : Ils auraient intérêt à courir.

  326. JS : Pourquoi ?
    HS : Je les choperais.

  327. JS : Tu vois ? (Rires)

  328. HS : Je les choperais.
    JS : Vraiment ?

  329. HS : Oh, oui.

  330. JS : Puis ce sera ton tour
    car ils auront peut-être des armes.

  331. HS : J'appellerais aussi la police,
    comme je le dois.

  332. Mais je voudrais les choper.
  333. Mais on ne peut pas, tu as raison,
    pourchasser des gens.
  334. JS : Ils peuvent être armés.

  335. HS : Oui, tu as raison.

  336. Je crois que je veux les choper.
  337. JS : Et ce pourrait être une armée.

  338. HS : Je sais. Je pense vouloir
    les choper, à embêter mon fils.

  339. Je n'aime pas ça.
  340. JS : Euh ...

  341. HS : Mais tu as raison.
    Il faut être prudent.

  342. Il faut être prudent.
  343. On ne sait jamais ce à que
    certains fous penseront de toi.
  344. Tant que tu crois que tu es beau
  345. autant que papa croit
    que tu es beau et magnifique
  346. et maman croit que tu es beau,
    magnifique et intelligent.
  347. Tu mérites d'être sur cette planète,
  348. aussi heureux, beau
    et intelligent que tu veux être.
  349. Tu peux faire tout ce que tu veux.
  350. HS : La socialisation raciale n'est pas
    que ce que les parents disent aux enfants.

  351. Ce sont aussi ce que les enfants répondent
    à ce que leurs parents leur apprennent.
  352. Mon enfant est-il préparé ?
  353. Peut-il reconnaître quand
    le problème de la race survient ?
  354. Peut-il réduire
    son interprétation de tsunami
  355. à une aventure d'escalade de montagne
  356. à laquelle il peut s'attaquer
    et ne pas fuir ?
  357. Peut-il prendre une décision saine
    et juste en 60 secondes ?
  358. Le puis-je ?
  359. Le pouvez-vous ?
  360. Oui, nous le pouvons.

  361. Nous pouvons établir des relations
    plus saines autour de la race
  362. si nous apprenons à calculer, localiser,
    communiquer, respirer et expirer,
  363. au cœur de nos moments
    les plus menaçants,
  364. face à face avec la pire version
    de nous-mêmes.
  365. Si vous prenez les siècles de rage raciale
  366. qui bouillent dans notre corps,
    notre esprit et notre âme --
  367. tout ce qui affecte notre corps, esprit
    ou âme, affecte notre santé --
  368. nous pourrions nous en servir
    pour contrôler notre cœur.
  369. Je veux ce que tous les parents
    veulent pour leurs enfants
  370. quand ils ne sont pas là :
  371. de l'affection et de la protection.
  372. Quand la police et les professeurs
    voient mes enfants,
  373. je veux qu'ils imaginent les leurs
  374. car je crois qu'en voyant
    nos enfants comme étant les vôtres,
  375. vous ne leur tirerez pas dessus.
  376. Avec une alphabétisation raciale
    et de l'entraînement,

  377. nous pouvons décoder
    le traumatisme racial dans nos histoires
  378. et notre guérison viendra
    dans la narration.
  379. Mais nous ne devons jamais oublier
  380. que nos différences culturelles
    sont pleines d'affection et de protection
  381. et rappelez-vous que l'histoire
    du lion ne sera jamais connue
  382. tant qu'elle sera racontée
    par le chasseur.
  383. Merci beaucoup.

  384. (Applaudissements)