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← La vérité sur l'excitation sexuelle non désirée

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Showing Revision 9 created 06/11/2018 by eric vautier.

  1. [Contient du contenu destiné aux adultes
    et s'adresse à un public averti.]
  2. Ma spécialité, en tant qu'éducatrice
    en sexualité, est de parler science.

  3. Par contre, ma première et
    primordiale tâche est de demeurer neutre
  4. lorsque je parle
    de tout sujet lié au sexe :
  5. pas de gêne, pas d'excitation,
    pas de jugement, pas de honte,
  6. peu importe où je me trouve,
  7. et peu importe la question qu'on me pose.
  8. Un jour, dans un lobby d'hôtel,
    à la fin d'une conférence ;
  9. j'étais sur le pas de la porte
    quand une collègue m'arrêta :
  10. « Emily, juste une question rapide.
  11. J'ai une amie --
  12. (Rires)

  13. qui voudrait savoir s'il est possible
    de devenir accro à un vibromasseur. »

  14. La réponse est non,
    mais il est possible d'être comblée.
  15. À une autre conférence,
    tenue dans un paradis tropical extérieur,
  16. un couple m'approche alors que je suis
    au buffet, pour le petit-déjeuner.
  17. « Salut, Emily ! Désolé de t'interrompre
  18. mais on aurait une petite question
    sur l'éjaculation précoce. »
  19. « D'accord ! Laissez-moi vous parler
    de la méthode marche-arrêt. »
  20. C'est ma vie !
  21. Je demeure neutre, alors que d'autres
    risquent de ressentir le « squick ».

  22. Le « squick » est une émotion
    qui combine la surprise
  23. et la gêne, en plus du dégoût.
  24. Aussi, vous ne savez jamais
    quoi faire de vos mains.
  25. Et c'est un produit.
  26. La raison pour laquelle il est là
  27. est que vous passez
    les 20 premières années de votre vie
  28. à apprendre que le sexe est dangereux,
    une source dégoûtante de honte constante
  29. et que si vous n'êtes pas doué
    personne ne pourra jamais vous aimer.
  30. (Rires)

  31. Il se peut que vous le ressentiez
    en m'écoutant parler de sexe,

  32. dans une salle remplie d'inconnus ;
    c'est normal.
  33. Prenez le temps de respirer.
  34. Les émotions sont des tunnels.
  35. Nous les traversons dans la noirceur
    pour rejoindre la lumière au bout.
  36. Croyez-moi, ça vaut le coup.
  37. Car je veux partager avec vous
    une donnée scientifique
  38. qui a changé ma vision
    sur à peu près tout,
  39. du comportement des neurotransmetteurs
    dans notre cerveau émotionnel,
  40. jusqu'à la dynamique
    de nos relations interpersonnelles.
  41. Jusqu'à notre système de justice.
  42. Et ça commence dans le cerveau.
  43. Il y a une région de votre cerveau
    que vous connaissez sûrement ;

  44. le « centre de récompense ».
  45. Je crois que le désigner de la sorte
  46. est un peu comme désigner
    un visage comme « un nez ».
  47. C'est bien sûr
    une caractéristique majeure,
  48. mais ça ne tient pas compte
    des autres parties et vous laisse confus
  49. si vous tentez de comprendre
    comment un visage fonctionne.
  50. Ce sont plutôt trois systèmes
    entremêlés, mais séparés.
  51. Le premier système, c'est le goût.
  52. Un peu comme la récompense,
  53. c'est le foyer des opioïdes
    dans votre cerveau émotionnel.
  54. Il évalue l'impact hédonique :
  55. « Est-ce que ce stimulus me plaît ?
  56. À quel point ?
  57. Est-ce que ce stimulus me déplaît ?
  58. À quel point ? »
  59. Si vous placez une goutte d'eau sucrée
    sur la langue d'un nouveau-né,
  60. ce système semblable aux opioïdes
    fera des étincelles.
  61. Puis, il y a le système du vouloir.

  62. Le vouloir est médiée par
    un vaste réseau dopaminergique
  63. à l'intérieur et au-delà
    du cerveau émotionnel.
  64. Ça nous motive à s'approcher
    ou à s'éloigner d'un stimulus.
  65. Le vouloir est comme le gamin
    qui vous suit partout
  66. et vous demande un autre biscuit.
  67. Donc, le vouloir et le goût sont reliés.
  68. Ils ne sont pas identiques.
  69. Le troisième système est l'apprentissage.

  70. Comme avec les chiens de Pavlov.
  71. Vous vous en souvenez ?
  72. Il fait saliver des chiens
    en sonnant une cloche.
  73. C'est facile :
    nourrissez un chien, il salivera,
  74. puis sonnez la cloche.
  75. Nourriture, salive, cloche.
  76. Nourriture, cloche, salive.
  77. Cloche, salive.
  78. Est-ce que cette salivation veut dire
    que le chien veut manger la cloche ?
  79. Est-ce que ça veut dire que le chien
    aime le goût de la cloche ?
  80. Non.
  81. Ce qu'a fait Pavlov, c'est de relier
    la cloche à la nourriture.
  82. Quand on observe la séparabilité
    du vouloir, du goût et de l'apprentissage
  83. on trouve une structure explicative
    qui nous permet de comprendre
  84. ce que les chercheurs appellent
    l'excitation non concordante.
  85. La non-concordance, pour simplifier,

  86. c'est quand il y a un manque de
    corrélation prévisible
  87. entre votre réponse physiologique,
    comme la salivation,
  88. et votre expérience subjective
    de plaisir et de désir.
  89. Cela survient dans chacun de nos systèmes
    émotionnels et motivationnels,
  90. incluant le sexe.
  91. Les recherches des 30 dernières années
  92. démontrent que le flux sanguin
    vers les organes génitaux peut accroître
  93. en réponse à un stimulus lié au sexe,
  94. même si ce stimulus
    n'est pas également associé
  95. à l'expérience subjective
    du vouloir et du goût.
  96. En réalité, la corrélation prévisible
  97. entre la réponse génitale
    et l'expérience subjective
  98. se situe entre 10% et 50%.
  99. C'est un écart immense !
  100. Vous ne pouvez simplement pas prédire
  101. comment une personne se sent
    par rapport à un stimulus relié au sexe
  102. en n'observant que
    le flux sanguin génital.
  103. Quand j'ai expliqué ça à mon mari,
    il m'a donné un exemple parfait.
  104. Il m'a dit :
  105. « Ça pourrait donc expliquer l'épisode où,
    quand j'étais au lycée, j'ai...
  106. j'ai eu une érection en entendant
    les mots 'trou de beignet. »
  107. (Rires)

  108. Voulait-il vraiment

  109. faire l'amour à un beignet ?
  110. Non.
  111. Il était adolescent,
    submergé de testostérone,
  112. ce qui rend à peu près tout
    relié au sexe.
  113. Et ça peut aller dans les deux sens.
  114. Une personne avec un pénis peut avoir
    des problèmes d'érection un soir,
  115. puis se réveiller le lendemain matin
    avec une érection,
  116. alors que ça n'est plus qu'une nuisance.
  117. J'ai reçu un appel d'une amie
    dans la trentaine,

  118. elle m'a dit : « Mon partenaire et moi
    étions en train de faire des trucs
  119. et j'ai dit : « Oh ! Je te veux ! »
  120. Et il m'a dit : « Non, tu es encore sèche,
    tu veux simplement être gentille. »
  121. Pourtant, j'étais prête !
  122. Quel est le problème ? Est-ce hormonal ?
  123. J'en parle à un médecin ?
    Qu'est-ce que c'est ? »
  124. La réponse ?
    L'excitation non concordante.
  125. Si vous vivez de la douleur non désirée,
    consultez un spécialiste de la santé.
  126. Sinon... excitation non concordante.
  127. Votre comportement génital
    ne peut pas nécessairement prédire
  128. votre expérience subjective
    de goût et de vouloir.
  129. Une autre amie, à l'université,
  130. m'a parlé de ses premières expériences de
    jeux de pouvoir dans un rapport sexuel.
  131. Son partenaire l'a attachée,
  132. comme ceci, debout avec les bras
    au-dessus de la tête. Il la positionne
  133. pour qu'elle chevauche une barre qui
    s'appuyait sur son clitoris.
  134. La voilà donc, debout dans cette position,
    et le gars part.
  135. C'est un jeu de pouvoir.
  136. Il la laisse seule.
  137. Mon amie est donc là et elle se dit :
  138. « Je m'ennuie. »
  139. (Rires)

  140. Le gars revient et elle lui dit :
    « Je m'ennuie. »

  141. Il la regarde donc, puis regarde la barre,
  142. et lui dit : « Alors pourquoi
    es-tu si mouillée ? »
  143. Pourquoi était-elle mouillée ?
  144. Est-ce relié au sexe d'exercer
    une pression directement sur le clitoris ?
  145. Ouais.
  146. Est-ce que ça lui révèle
  147. qu'elle aime ou veut
    ce qui est en train de se produire ?
  148. Non.
  149. Qu'est-ce qui lui dit qu'elle aime ou
    veut ce qui est en train de se produire ?
  150. Elle !
  151. Elle a reconnu puis verbalisé
    son désir et son goût.
  152. Tout ce qu'il avait à faire
    est d'écouter ses mots.
  153. Mon amie au téléphone ;
    quelle est la solution ?
  154. Parle à ton partenaire :
    « Écoute les mots ».
  155. Et aussi, achète du lubrifiant.
  156. (Rires)

  157. (Applaudissements)

  158. On applaudit le lubrifiant, oh oui !

  159. (Applaudissements)

  160. Tout le monde, partout.

  161. Je veux vous raconter une histoire
    plus sombre de « écoute les mots ».
  162. Elle vient d'un message
    que j'ai reçu d'une étudiante,
  163. après une conférence sur
    l'excitation non concordante.
  164. Elle était avec un nouveau partenaire,
    heureuse de faire des trucs,
  165. puis est arrivé un moment
  166. marquant la limite
    de ce qu'elle voulait faire ;
  167. elle a donc dit non.
  168. Le partenaire a dit : « Tu es si mouillée,
    si prête, non, ne sois pas timide. »
  169. Timide ?
  170. Comme si ça n'avait pas déjà pris
    tout son courage et sa confiance en elle
  171. pour dire non à quelqu'un qui lui plaît.
  172. Quelqu'un qu'elle ne voulait pas blesser.
  173. Elle a donc répété.
  174. Elle a dit non.
  175. A-t-il écouté ses mots ?
  176. À l'époque du #MeToo et #TimesUp,
    les gens me demandent :

  177. « Comment puis-je savoir ce que
    mon partenaire veut et aime ?
  178. Le consentement doit-il être
    verbal et contractuel ? »
  179. Il y a des situations où
    le consentement est ambigu,
  180. et une conversation de société plus large
    serait nécessaire à ce sujet.
  181. Mais assurons-nous tout au moins de porter
    attention à la clarté du consentement
  182. en éliminant ce mythe ?
  183. Dans tous les exemples donnés jusqu'à ici,
  184. un partenaire a reconnu puis verbalisé
    ce qu'il voulait et aimait :
  185. « Oh ! Je te veux ! »
  186. « Non. »
  187. Mais leur partenaire
    leur a dit qu'ils avaient tort.
  188. C'est de la manipulation.
  189. Profonde et dégradante.
  190. Tu dis que tu te sens comme ci,
  191. mais ton corps prouve que
    tu te sens comme ça.
  192. Et c'est juste avec la sexualité
    qu'on agit ainsi,

  193. même si l'excitation non concordante
  194. se produit avec chaque système
    émotionnel et motivationnel.
  195. Si j'ai l'eau à la bouche en mordant
    dans une pomme pleine de vers,
  196. est-ce que quelqu'un me dira :
  197. « Tu dis non, mais ton corps dit oui. »
  198. (Rires)

  199. Et ce ne sont pas que nos partenaires
    qui ne saisissent pas.

  200. Le programme national d'éducation
    de la magistrature a publié
  201. un document intitulé « Les juges parlent :
    ce que j'aurais aimé savoir
  202. avant de présider un cas d'agression
    sexuelle sur une victime adulte. »
  203. Numéro 13 :
  204. il arrive à l'occasion que la victime,
    femelle ou mâle, ait une réponse physique,
  205. mais cela n'est pas une réaction sexuelle
    au sens du désir ou de la réciprocité. »
  206. Cela m'amène un pas plus loin
    dans la noirceur,
  207. et ensuite je vous jure
    qu'on avancera vers la lumière.
  208. J'ai en tête un procès récent
    sur de nombreuses occasions
  209. de contacts sexuels non consentis.
  210. Imaginez que vous êtes un juré,
  211. et que vous apprenez que la victime
    a eu des orgasmes.
  212. Est-ce que cela affecte votre réaction
    instinctive face au cas ?
  213. Rappelons qu'un orgasme
    est physiologique ;
  214. c'est un relâchement de tension
    spontané et involontaire
  215. généré en réponse à un stimulus
    relié au sexe.
  216. Mais l'avocat de l'accusé s'est assuré
    que le jury soit informé de ces orgasmes,
  217. car il croyait que les orgasmes pourraient
    être interprétés comme un consentement.
  218. J'ajouterais que la victime était enfant,
    abusée par un adulte de sa famille.
  219. Prenez le temps de respirer.

  220. Ce genre d'histoires peut générer
    toutes sortes d'émotions,
  221. de la rage à la honte, en passant
    par de l'excitation confuse,
  222. car c'est relié au sexe,
  223. même si c'est répugnant.
  224. Mais, même si je sais que c'est difficile
  225. de contenir ces émotions
    dans une salle pleine d'inconnus,
  226. si nous arrivons à nous frayer un chemin
    dans toutes ces émotions mélangées,
  227. je crois que nous trouverons la voie
    qui mène vers la lumière de la compassion
  228. pour cet enfant,
  229. dont le rapport à son propre corps
    a été abimé
  230. par un adulte dont le boulot
    était de le protéger.
  231. Nous trouverons de l'espoir dans le fait
    qu'il y avait un adulte digne de confiance
  232. qui a pu dire : « La réponse génitale
  233. veut juste dire que c'est un stimulus lié
    au sexe ; ça ne veut dire ni voulu ni aimé
  234. et certainement pas consenti.
  235. (Applaudissements)

  236. C'est pour cette compassion et cet espoir
    que je voyage autant,

  237. pour parler de cela à qui veut écouter.
  238. Je sais que ça peut aider des gens,
    au moment même où je prononce ces mots.
  239. Je vous invite à dire les mots.
  240. Nul besoin de dire « clitoris »
    devant 1 000 étrangers ;
  241. mais ayez une conversation courageuse.
  242. Dites-le à quelqu'un qui a vécu
    de la violence sexuelle --
  243. vous en connaissez sûrement.
  244. Aux États-Unis, c'est une femme sur trois.
  245. Un homme sur six.
  246. Près de la moitié des gens transgenres.
  247. Dites : « Une réponse génitale signifie
    que c'est un stimulus lié au sexe,
  248. et non pas que
    c'était voulu ou apprécié. »
  249. Dites-le à un juge que vous connaissez,
    ou à un avocat,
  250. ou à un policier, ou à un juré potentiel
    dans un procès pour agression sexuelle.
  251. Dites-le : « Certains pensent que
    le corps ne réagit pas
  252. si vous ne voulez ou n'aimez pas
    ce qui se produit,
  253. si seulement c'était vrai !
  254. C'est plutôt : excitation non concordante.
  255. Dites-le à l'adolescent confus
    de votre entourage
  256. qui tente simplement de comprendre
    ce que c'est, ce que ça signifie.
  257. Dites-le : si tu salives
    en mordant dans un fruit pourri,
  258. personne ne te dira :
  259. « Tu ne veux simplement pas
    admettre à quel point ça te plaît ! »
  260. C'est aussi vrai pour vos organes
    génitaux ; excitation non concordante.
  261. Dites-le à votre partenaire.
  262. Mes parties génitales ne te disent pas
    ce que je veux et apprécie.
  263. Je te le dis moi-même.
  264. (Applaudissements)

  265. Les racines de ce mythe sont profondes

  266. et sont entrelacées avec de fortes
    puissances obscures de notre culture.
  267. Mais, avec chaque conversation courageuse
    que nous avons,
  268. nous créons un monde un peu meilleur,
    un peu plus simple,
  269. pour tous les adolescents confus.
  270. Un peu plus facile pour l'amie inquiète
    au téléphone, qui a peur d'être anormale.
  271. Un peu plus facile et sécuritaire
  272. pour les survivants : une femme sur trois.
  273. Un homme sur six.
  274. La moitié des personnes transgenres.
  275. Moi aussi.
  276. Pour chaque conversation courageuse
    que vous aurez, je vous dis :
  277. merci.
  278. (Applaudissements)

  279. Merci beaucoup.

  280. Merci.
  281. (Applaudissements)

  282. Helen Walters : Emily, approche-toi.

  283. Merci beaucoup.
  284. Je sais que tu fais cela fréquemment,
  285. et pourtant, oui, je te suis
    si reconnaissante d'avoir le courage
  286. de venir sur cette scène pour en parler.
  287. Ça demande beaucoup et
    nous t'en sommes reconnaissants.
  288. Donc, merci à toi.
  289. Emily Nagoski :
    Je suis heureuse d'être ici.

  290. HW : Dans ton boulot au quotidien,

  291. j'imagine, comme
    tu l'as mentionné au début,
  292. qu'on te pose beaucoup de questions.
  293. Dis-moi, quelle est la question
    qu'on te pose sans arrêt
  294. et que tu peux partager avec nous ici
    pour éviter d'y répondre mille fois
  295. pendant toute la semaine ?
  296. EN : La question qu'on me pose
    le plus souvent

  297. est en fait la question en filigrane
    de toutes les autres :
  298. Peut-on être accro à un vibromasseur ?
  299. Aidez-moi avec mes problèmes d'érection !
  300. Derrière chaque question
    se trouve la question « Suis-je normal ? »
  301. Pour moi, la réponse est :
  302. qu'est-ce que c'est « normal » et est-ce
    le genre de sexualité que vous souhaitez ?
  303. Pourquoi ne veut-on
    qu'être normal sexuellement ?
  304. Ne veut-on donc pas être extraordinaire ?
  305. Sans blague, voulez-vous du sexe normal
    ou du sexe fantastique dans votre vie ?
  306. Par contre, je crois
    qu'il y a beaucoup de peur
  307. associée à l'idée d'être
    sexuellement différent.
  308. Quand les gens me demandent :
  309. « Est-ce que ce que je vis est normal ? »
  310. en réalité ils me demandent :
    « Suis-je à la bonne place ? »
  311. À la bonne place dans ma relation ?
  312. À la bonne place dans cette communauté ?
  313. À la bonne place sur Terre,
    en tant que personne sexuée ?
  314. À toutes ces questions je réponds :
    Oh que oui !
  315. La seule barrière, la seule limite
    qui existe -- en fait il y en a deux.
  316. Premièrement, si vous ressentez
    une douleur sexuelle non désirée,
  317. consultez un professionnel.
  318. Deuxièmement, d'autant que tous ceux
    impliqués sont libres et heureux d'y être,
  319. et libres de quitter à tout moment,
  320. vous avez le droit de faire
    tout ce que vous voulez.
  321. Il n'y a ni script, ni moule
    dans lequel vous devez entrer,
  322. vous avez le droit, tant que c'est
    consenti et sans douleur non désirée,
  323. vous avez la liberté de faire
    tout ce que vous voulez.
  324. HW : Incroyable. Merci beaucoup.

  325. EN : Merci.

  326. HW : Merci, vous êtes fantastique.