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3/6.Chouard.Metz.oct2011-UE=DICTATURE DES MARCHÉS FINANCIERS (SABORDAGE MONÉTAIRE)

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    Il y a un deuxième point que j'avais pas vu en 2005
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    donc j'en avais pas parlé mais ça m'aurais fait un point supplémentaire
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    dans mon document parce que c'est absoluement majeur
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    c'est une catastrophe absolue
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    J'ouvre le point un petit peu seulement
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    parce que j'y reviendrai. On va développer ce point
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    là dans la deuxième partie de la soirée.
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    C'est l'abandon de la création monétaire
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    ce qui est une félonie, c'est une trahison,
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    c'est indéfendable! Je vous mets au défi, je vous mets au défi,
  • 0:41 - 0:44
    vraiment ça m'intéresse. Je vous met au défi
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    de me montrer l'intérêt,
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    pour le bien commun, l'intérêt d'avoir abandonné
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    aux banques privées la totalité
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    de la création monétaire, je vous mets
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    au défi de me montrer que c'est utile pour nous tous.
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    Ce qu'il s'est passé, alors, je vous explique en 2 mots,
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    en 2 mots, mais j'y reviendrais après
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    parce que je voudrais que vous compreniez le principe de la mécanique.
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    Les citoyens pour bien résister
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    devraient avoir bien compris comment se créer la monnaie
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    et la folie de comment on la crée aujourd'hui,
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    c'est de la folie ruineuse et
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    les alternatives qui nous sont proposées: qu'est ce qu'on a à mettre à la place?
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    parce qu'il y a des tas de choses, on pourrait faire autrement.
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    Et ça vaut le coup de le développer donc je vais résumer simplement,
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    pour parler juste des institutions européennes.
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    En gros,
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    En gros, juqu'à la loi de 73,
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    jusqu'en 1973 en France,
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    quand l'Etat avait besoin d'argent
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    pour financer des investissements public
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    un hôpital, une autoroute, des voies ferrées,
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    des investissements public,
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    quand l'Etat avait besoin d'argent,
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    qu'il en avait besoin plus que ce que lui donner ses impôts,
  • 1:59 - 2:02
    ses ressources, qu'il avait besoin d'anticiper
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    sur l'avenir en empruntant, il pouvait
  • 2:05 - 2:07
    jusqu'en 1973 emprunter auprès
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    de sa banque centrale, c'est à dire de lui-même,
  • 2:10 - 2:12
    de nous, l'Etat c'est nous, c'est pas quelqu'un d'autre,
  • 2:12 - 2:14
    c'est pas un ennemi, c'est nous qui faisons
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    collectivité pour nous protéger
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    contre l'adversité, pour organiser une société pacifiée
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    l'Etat c'est nous! Il faut le prendre comme un...
  • 2:23 - 2:25
    c'est un objet dangereux
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    qu'il faut contrôler, qu'il faut surveiller
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    et c'est en même temps un potentiel immense
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    pour organiser des rapports pacifiés.
  • 2:34 - 2:37
    Donc, l'Etat pouvait emprunter
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    auprès de sa Banque Centrale, c'est à dire lui-même
  • 2:40 - 2:42
    qui lui créait l'argent
  • 2:42 - 2:45
    et qui détruisait l'argent ensuite au moment des rembousements,
  • 2:45 - 2:47
    je vous expliquerais ça tout à l'heure,
  • 2:47 - 2:52
    et pouvait emprunter sans charge d'intérêt
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    Quand j'empruntais 100 milliards avant 1973
  • 2:54 - 2:56
    je rembousais 100 milliards!
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    bon indéxé selon l'inflation mais
  • 2:59 - 3:02
    en euro constant mais
  • 3:02 - 3:04
    j'avais pas de charge d'intérêt
  • 3:04 - 3:10
    Qu'est-ce qu'il s'est passé en 1973?
  • 3:10 - 3:13
    l'Etat s'est interdit à lui-même donc, nos représentants,
  • 3:13 - 3:15
    les gens qui sont censés nous représenter, qui sont censés
  • 3:15 - 3:18
    défendre nos intérêts, qui sont censés nous protéger contre eux.
  • 3:18 - 3:21
    Ces gens là ont décidé que l'Etat
  • 3:21 - 3:23
    ne pouvait plus emprunter auprès
  • 3:23 - 3:25
    de sa banque centrale sans intérêt et qu'il fallait
  • 3:25 - 3:30
    maintenant emprunter auprès des marchés financiers.
  • 3:30 - 3:36
    les marchés financiers? Ah bon! Pourquoi?
  • 3:36 - 3:37
    Je sais pas, y a pas de débat.
  • 3:37 - 3:40
    On arrive pas à accéder au débat de l'Assemblée nationale.
  • 3:40 - 3:43
    Si vous le trouvez ça m'intéresse, je n'ai jamais trouvé pour l'instant
  • 3:43 - 3:46
    les débats de l'Assemblée nationale, la discussion qui a eu lieu
  • 3:46 - 3:49
    pour dire quel est l'intérêt,
  • 3:49 - 3:51
    qu'est-ce qui justifie
  • 3:51 - 3:54
    qu'on impose que quand l'Etat a besoin d'argent
  • 3:54 - 3:55
    pour construire un hôpital
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    au lieu d'emprunter à la Banque Centrale
  • 3:57 - 3:58
    100 milliards et de lui rembouser 100 milliards
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    il faut qu'il emprunte
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    auprès des marchés financiers
  • 4:01 - 4:02
    et il faudrait qu'il rembourse 180 milliards
  • 4:02 - 4:05
    ou 200 milliards selon le taux d'intérêt.
  • 4:05 - 4:07
    Pourquoi est-ce que les choses vont coûter le double?
  • 4:07 - 4:10
    Quel est l'intérêt pour vous et moi?
  • 4:10 - 4:12
    d'obliger l' Etat à emprunter non plus auprès de
  • 4:12 - 4:13
    sa Banque Centrale sans intérêt
  • 4:13 - 4:15
    mais d'emprunter auprès des marchés financiers
  • 4:15 - 4:18
    c'est à dire ceux qui ont de l'argent.
  • 4:18 - 4:22
    C'est les riches ça! les riches et puis les banques! essentiellement.
  • 4:22 - 4:24
    Je suis pas....
  • 4:24 - 4:25
    J'exagère pas c'est...
  • 4:25 - 4:28
    ceux qui vont prêter à l'Etat ça va être eux.
  • 4:28 - 4:29
    Oui?
  • 4:29 - 4:30
    intervenant: Ils ne l'ont pas!
  • 4:30 - 4:31
    E.C: Comment?
  • 4:31 - 4:32
    intervenant: Ils ne l'ont pas!
  • 4:32 - 4:33
    intervenant: Ils le créent.
  • 4:33 - 4:35
    E.C: En plus ils ne l'ont pas ils le créent
  • 4:35 - 4:36
    intervenant: oui, c'est ça qui est important
  • 4:36 - 4:39
    E.C: oui mais même, même s'ils l'avaient
  • 4:39 - 4:40
    oui mais...
  • 4:40 - 4:41
    intervenant: c'est pire!!
  • 4:41 - 4:42
    E.C: c'est pire: oui
  • 4:42 - 4:43
    c'est pas c'est pas ça c'est vrai que c'est pire
  • 4:43 - 4:45
    parce qu'en plus ils ne l'ont même pas
  • 4:45 - 4:46
    enfin, les banquiers;
  • 4:46 - 4:47
    mais les riches qui nous le prêtent
  • 4:47 - 4:49
    les riches qui nous le prêtent eux ils l'ont
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    Maic ce qui est important,
  • 4:50 - 4:52
    surtout, vous avez raison mais
  • 4:52 - 4:55
    concentrez-vous sur l'essentiel, sur ce que je suis en train de vous dire là,
  • 4:55 - 4:59
    s'il vous plait, ce qui change, avant 1973 et après 1973,
  • 4:59 - 5:01
    c'est que quand j'ai besoin d'argent, moi, Etat,
  • 5:01 - 5:05
    je dois payer, c'est nouveau, des intérêts
  • 5:05 - 5:06
    intervenant: à qui?
  • 5:06 - 5:09
    E.C: à ceux qui m'ont prêté, à ceux qui m'ont prêté,
  • 5:09 - 5:11
    et ça peut être des gens de l'extérieur
  • 5:11 - 5:13
    ça peut être des agents économiques
  • 5:13 - 5:15
    qui sont dans des pays étrangers
  • 5:15 - 5:16
    qui ont de l'argent
  • 5:16 - 5:17
    je sais pas, des princes saoudiens
  • 5:17 - 5:18
    je sais pas, des gens qui ont de l'argent
  • 5:18 - 5:19
    mais ça peut être des gens chez moi
  • 5:19 - 5:21
    mais peu importe ces des gens à qui je vais payer l'intérêt
  • 5:21 - 5:23
    ce que je veux, on pourrait développer
  • 5:23 - 5:25
    sur la dépendance par rapport
  • 5:25 - 5:26
    à des pays étrangers
  • 5:26 - 5:27
    parce que la France en fait
  • 5:27 - 5:29
    aujourd'hui, est très endetté par rapport,
  • 5:29 - 5:32
    une grosse partie de la dette est dûe à l'extérieur
  • 5:32 - 5:34
    c'est pas du tout une fatalité, puisqu'au Japon,
  • 5:34 - 5:36
    le japon, lui,
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    a réussi à obtenir cet épargne de ses nationaux
  • 5:39 - 5:43
    ce qui rend le problème de la dette moins aigu.
  • 5:43 - 5:46
    mais, faut pas que j'ouvre toutes les parenthèses,
  • 5:46 - 5:48
    parce que sinon...
  • 5:48 - 5:50
    il s'est passé quelque chose.
  • 5:50 - 5:52
    A mon avis,
  • 5:52 - 5:57
    de purement scandaleux en 1973, quand ceux qui étaient
  • 5:57 - 5:59
    censés nous représenter
  • 5:59 - 6:04
    ont, c'est pas consenti, ils nous ont trahi! c'est du sabordage!
  • 6:04 - 6:08
    quand ils ont troué la coque du bateau de notre budget
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    en disant maintenant quand on va avoir besoin d'argent
  • 6:10 - 6:13
    on va payer des intérêts!
  • 6:13 - 6:15
    Mais s'était pas encore le plus grave
  • 6:15 - 6:17
    parce que ça ce qu'une loi avait fait une autre
  • 6:17 - 6:20
    loi aurait pu le défaire encore et un changement de majorité
  • 6:20 - 6:23
    on pouvait le défaire.
  • 6:23 - 6:25
    Mais ce qu'il s'est passé avec les institutions Européennes
  • 6:25 - 6:30
    c'est que cette loi de 1973 est montée dans les..., est apparue
  • 6:30 - 6:34
    au moment du traité de Maastricht, article 104 du traité de Maastricht.
  • 6:34 - 6:37
    C'est le même, c'est presque les mêmes mots:
  • 6:37 - 6:39
    Les Etats ne peuvent pas emprunter auprès des Banques centrales;
  • 6:39 - 6:42
    Les banques centrales n'ont pas le droit de prêter aux Etats.
  • 6:42 - 6:43
    C'est la même chose!
  • 6:43 - 6:45
    Est-ce que vous comprenez que pour un citoyen normal,
  • 6:45 - 6:47
    peut-être que vous vous avez déjà travaillé le sujet, vous savez,
  • 6:47 - 6:49
    mais pour un citoyen normal
  • 6:49 - 6:50
    c'est incompréhensible!
  • 6:50 - 6:53
    Quand vous lisez l'article 104 quand vous lisez que la
  • 6:53 - 6:57
    Banque centrale n'a pas le droit de prêter aux Etats
  • 6:57 - 6:59
    Bon les Etats...
  • 6:59 - 7:01
    Est-ce qu'un citoyen peut comprendre ça
  • 7:01 - 7:03
    si y a pas un débat public? est-ce qu'un citoyen peut
  • 7:03 - 7:05
    comprendre la gravité de ce truc?
  • 7:05 - 7:09
    Je crois pas moi je pense que c'est..., c'est..
  • 7:11 - 7:14
    je... je...je réfléchis je fais attention à pas être et
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    à pas exagérer, je veux pas exagérer j'ai pas besoin d'exagérer
  • 7:17 - 7:20
    pour que.... parce que c'est suffisamment grave
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    pour que...... ce soit vous qui soyez révolté
  • 7:23 - 7:25
    j'ai pas besoin d'être moi-même révolté
  • 7:25 - 7:27
    enfin vous voyez, dans ce que je dis, c'est
  • 7:27 - 7:30
    c'est objectivement révoltant.
  • 7:33 - 7:36
    Ils ont monté dans l'article 104
  • 7:36 - 7:38
    ils ont monté l'interdiction pour les Etats d'emprunter
  • 7:38 - 7:39
    auprès de la Banque centrale
  • 7:39 - 7:44
    à un niveau constitutionnel et international
  • 7:44 - 7:46
    avec des règles, peut-être que je devrais parler
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    le dernier point c'est le point, le dernier des 10 points
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    c'est le point des révisions impossibles.
  • 7:52 - 7:55
    Les révisions constitutionnelles au niveau de l'Union Européenne
  • 7:55 - 7:58
    sont extravagantes; il faut 3 unanimités:
  • 7:58 - 8:00
    unanimité des conventions qui font le texte
  • 8:00 - 8:05
    unanimité des gouvernements non..., unanimité des gouvernements
  • 8:06 - 8:08
    qui discutent sur le sujet
  • 8:08 - 8:12
    unanimité des parlements ou des peuples suivant les Etats
  • 8:12 - 8:15
    une triple unanimité à 27, pour que...., changer
  • 8:15 - 8:17
    une virgule au texte
  • 8:19 - 8:22
    A 27, ça va être compliqué
  • 8:22 - 8:23
    ça va être compliqué
  • 8:23 - 8:25
    on changera pas ces institutions là
  • 8:25 - 8:26
    elles sont pas faites pour être changées
  • 8:26 - 8:28
    il suffit qu'il y en ait 1 qui se mette en travers
  • 8:28 - 8:30
    et ça n'a pas lieu donc,
  • 8:30 - 8:33
    Il faut garder ça en tête, sur chacun des objets,
  • 8:33 - 8:34
    sur chacun des problèmes:
  • 8:34 - 8:37
    le chômage institutionalisé, la création monétaire abandonnée,
  • 8:37 - 8:40
    le dépendance des juges, les ministres qui peuvent
  • 8:40 - 8:41
    écrire les lois, les lois sans parlement,
  • 8:41 - 8:43
    le...euh..., tous ces points là
  • 8:43 - 8:46
    il faut garder en tête, qu'en plus, vous ne pouvez pas les changer.
  • 8:46 - 8:48
    Vous ne pouvez pas dire: oui mais c'est un état intermédiaire
  • 8:48 - 8:51
    ça va, ca va s'arranger, euh..., c'est une étape
  • 8:51 - 8:53
    on va....... non c'est pas vrai, ça va pas, ça va pas changer
  • 8:53 - 8:54
    c'est pas vrai, je crois pas ça
  • 8:54 - 8:57
    enfin, peut-être que je me trompe
  • 8:58 - 8:59
    intervenante: ça va rester?
  • 8:59 - 9:00
    E.C: ça va rester.
  • 9:00 - 9:02
    Et c'est pour ça que moi j'en suis à un stade où
  • 9:02 - 9:04
    je me dis: faut qu'on s'en aille parce que c'est un piège
  • 9:04 - 9:05
    qui est parfaitement vérouillé
  • 9:05 - 9:07
    je vois toutes les issues bien fermées
  • 9:07 - 9:11
    et je vois des rouages économiques
  • 9:11 - 9:14
    parfaitement antisociaux: le chômage de masse,
  • 9:14 - 9:16
    les banques, les banques
  • 9:16 - 9:19
    qui se goinfrent à prêter aux Etats
  • 9:19 - 9:22
    avec les Etats qui sont obligés de leur emprunter
  • 9:25 - 9:28
    Pour moi, il faut sortir de ce truc là mais bon.
  • 9:32 - 9:33
    intervenant: Comment en sortir?
  • 9:33 - 9:34
    E.C: ah mais il y a un article
  • 9:34 - 9:37
    l'article 50, sert à sortir
  • 9:37 - 9:38
    un Etat qui veut sortir peut sortir
  • 9:38 - 9:40
    mais même, il suffit d'une volonté politique
  • 9:40 - 9:44
    parce que, même quand il n'y avait pas l'article 50, les traités,
  • 9:44 - 9:46
    tous les traités du monde ont tous été euh... dénoncé
  • 9:46 - 9:48
    trahi et abandonné donc...
  • 9:48 - 9:49
    intervenant: quelques questions là
  • 9:49 - 9:50
    E.C: oui?
  • 9:50 - 9:53
    intervenant: Cet Etat français qui ne peut plus se financer
  • 9:53 - 9:54
    auprès de la Banque centrale
  • 9:54 - 10:00
    il a quand même réussi à accumuler 1 milliard 400 millions de dette
  • 10:00 - 10:03
    E.C: 1500, 1500 milliards
  • 10:03 - 10:04
    1500 milliards
  • 10:04 - 10:06
    donc cet Etat qui pouvait pas
  • 10:06 - 10:08
    qui avait pas ce banquier
  • 10:08 - 10:09
    il s'est quand même mis ça sur le dos.
  • 10:09 - 10:12
    E.C: Mais bien sûr, mais c'est la 2ème partie de la tenaille
  • 10:12 - 10:13
    Alors......
  • 10:13 - 10:16
    intervenant: vous voyez bien
  • 10:16 - 10:17
    deuxième chose, lors
  • 10:17 - 10:20
    de la période récente les taux d'intérêts sont à
  • 10:20 - 10:22
    un niveau historiquement bas
  • 10:22 - 10:26
    C'est pas les taux d'intérêts qui ont plombé la dette
  • 10:26 - 10:29
    E.C: ah beh comment? attendez
  • 10:29 - 10:31
    alors, je vais vous répondre.
  • 10:31 - 10:33
    je....
  • 10:33 - 10:34
    oui? enfin....
  • 10:34 - 10:36
    intervenant: dans l'absolu
  • 10:36 - 10:39
    je suis votre raisonnement mais dans la pratique?
  • 10:39 - 10:41
    avec ce qui arrive récemment, depuis une dizaine d'années
  • 10:41 - 10:42
    c'est pas du tout ça
  • 10:42 - 10:44
    E.C: Mais si mais vous allez voir
  • 10:44 - 10:45
    parce que vous n'avez pas...
  • 10:45 - 10:47
    je comprends votre objection
  • 10:47 - 10:48
    c'est normal, c'est parce que
  • 10:48 - 10:50
    vous n'avez vu qu'une partie de la tenaille.
  • 10:50 - 10:52
    Je pense que ce qui s'est passé
  • 10:52 - 10:54
    à partir des années 80,
  • 10:54 - 10:56
    un petit peu avant c'est que
  • 10:56 - 10:59
    l'école autrichienne qui veut...
  • 10:59 - 11:01
    qui est une école économique l'école....,
  • 11:01 - 11:03
    une famille de pensée d'économistes
  • 11:03 - 11:05
    qui se méfient de l'Etat au dernier degré
  • 11:05 - 11:07
    qui sont très libéraux
  • 11:07 - 11:08
    qui se méfient du léviathan
  • 11:08 - 11:10
    et il faut..... je les lis ces gens là hein
  • 11:10 - 11:13
    c'est pas du tout... je rejète pas
  • 11:13 - 11:15
    tout ce que disent ces gens là
  • 11:15 - 11:16
    il faut se méfier des pouvoirs
  • 11:16 - 11:18
    moi je me méfie de tous les pouvoirs
  • 11:18 - 11:20
    y compris du Léviathan, y compris de l'Etat bien sûr.
  • 11:20 - 11:21
    En tout cas ces gens là
  • 11:21 - 11:22
    ont poussé le bouchon tellement loin
  • 11:22 - 11:24
    dans la hantise du pouvoir de l'Etat
  • 11:24 - 11:28
    qu'ils tiennent à.......asservir
  • 11:28 - 11:30
    au sens strict, asservir l'Etat
  • 11:30 - 11:32
    à une puissance supérieure
  • 11:32 - 11:34
    qui soit pas les électeurs,
  • 11:34 - 11:36
    qui soit......indépassable
  • 11:36 - 11:39
    que les..., pour que l'Etat reste rigoureux
  • 11:39 - 11:42
    et cette puissance que veulent les...,
  • 11:42 - 11:44
    que pensent les économistes autrichiens
  • 11:44 - 11:46
    c'est le marché, il faut soumettre l'Etat au marché
  • 11:46 - 11:48
    et alors....et je pense que c'est ça
  • 11:48 - 11:49
    qu'il se passe depuis 1980
  • 11:49 - 11:51
    c'est à dire que nos représentants politiques
  • 11:51 - 11:54
    appliquent depuis 80, depuis les années 1980
  • 11:54 - 11:57
    les recettes, les recettes, l'idéologie
  • 11:57 - 12:00
    la, la, la..... l'organisation économique
  • 12:00 - 12:04
    qui tenaille le politique dans ce but là
  • 12:04 - 12:06
    mais on a, pour l'instant, parlé que
  • 12:06 - 12:09
    de la..., une pince de la tenaille
  • 12:09 - 12:13
    qui est: si l'Etat a besoin d'argent
  • 12:13 - 12:16
    il ne pourra que l'emprunter auprès,
  • 12:16 - 12:19
    moyennant intérêt, auprès des marchés financiers
  • 12:19 - 12:21
    mais quand il n'y a qu'une pince à la tenaille
  • 12:21 - 12:23
    ça pince pas! vous avez raison de soulignez
  • 12:23 - 12:26
    et c'est ce que j'allais vous dire juste après,
  • 12:26 - 12:28
    vous avez raison de souligner que
  • 12:28 - 12:32
    il a fallu l'endettement pour que la pince se ferme
  • 12:32 - 12:34
    il a fallu que l'Etat dépense plus qu'il ne gagne
  • 12:34 - 12:36
    pour qu'il ait besoin d'argent.
  • 12:36 - 12:38
    imaginez que tous les ans depuis 1973
  • 12:38 - 12:40
    imaginez, vous allez voir, c'est concret, c'est facile
  • 12:40 - 12:42
    imaginez que depuis 1973
  • 12:42 - 12:45
    tous les députés de gauche et de droite aient voté
  • 12:45 - 12:47
    systématiquement tous les ans
  • 12:47 - 12:50
    des budgets en équilibre, en équilibre!
  • 12:50 - 12:52
    imaginez que jamais une fois
  • 12:52 - 12:54
    ils n'aient dépensé plus que
  • 12:54 - 12:57
    les impôts qui rentraient dans les caisses
  • 12:57 - 12:59
    si il y avait une idée pour dépenser plus
  • 12:59 - 13:00
    et qu'on avait pas l'argent on le faisait pas
  • 13:00 - 13:01
    ou bien on augmentait un peu les impôts
  • 13:01 - 13:03
    enfin on se débrouillait pour que les budgets soient en équilibre
  • 13:03 - 13:06
    imaginez qu'ils aient fait ça depuis les années 80
  • 13:06 - 13:09
    vous auriez eu cette règle de la loi 73
  • 13:09 - 13:11
    et l'article 104 mais qui n'aurait rien fait
  • 13:11 - 13:13
    puisque l'Etat n'a pas besoin d'argent
  • 13:13 - 13:15
    il a les impôts, il dépense les impôts
  • 13:15 - 13:16
    il n'a pas besoin d'emprunter
  • 13:16 - 13:19
    ni à sa Banque centrale, ni au marché financier
  • 13:19 - 13:21
    il n'emprunte pas, le piège ne se serait pas refermé
  • 13:21 - 13:23
    il n'y aurait pas de piège, si vous voulez
  • 13:23 - 13:25
    ça n'est qu'une partie du piège
  • 13:25 - 13:29
    une parie importante mais qui ne va...., elles vont ensemble
  • 13:29 - 13:31
    les 2 pinces de la tenaille vont ensemble
  • 13:31 - 13:34
    et l'abandon de la création monétaire
  • 13:34 - 13:36
    c'est à dire l'interdiction d'emprunter
  • 13:36 - 13:37
    auprès des Etats donc,
  • 13:37 - 13:39
    moi Etat je ne peux plus créer la monnaie
  • 13:39 - 13:42
    dont j'ai besoin ça ne suffit pas à créer ma dette
  • 13:42 - 13:46
    ça fait que si j'ai une dette elle sera tenaillante
  • 13:46 - 13:48
    mais ça ne suffit pas à créer ma dette
  • 13:48 - 13:49
    et alors ce qu'il s'est passé
  • 13:49 - 13:50
    vous avez raison de le souligner
  • 13:50 - 13:51
    ce qu'il s'est passé c'est pas ce que j'ai dit là
  • 13:51 - 13:54
    c'est à dire qu'à partir des années 80
  • 13:54 - 13:57
    à partir de 73, à partir de 73!!
  • 13:57 - 14:01
    le budget de 1974 à commencer à être en déséquilibre
  • 14:01 - 14:03
    et ils ont tous été en déséquilibre depuis!
  • 14:03 - 14:06
    et pas en déséquilibre de n'importe quoi
  • 14:06 - 14:10
    en déséquilibre du service de la dette
  • 14:10 - 14:15
    c'est peut-être, c'est peut-être une coïncidence
  • 14:15 - 14:17
    mais c'est une drôle de coïncidence quand même
  • 14:17 - 14:19
    c'est à dire que depuis 73
  • 14:19 - 14:21
    le budget primaire de l'Assemblée.....,
  • 14:21 - 14:23
    de la France, c'est à dire sans la dette
  • 14:23 - 14:25
    sans le service de la dette,
  • 14:25 - 14:26
    le service de la dette c'est le rembousement des intérêts
  • 14:26 - 14:28
    le buget primaire est équilibré, grosso modo,
  • 14:28 - 14:30
    à pas grand chose près il est équilibré
  • 14:30 - 14:33
    et le déséquilibre de nos budgets depuis 73
  • 14:33 - 14:35
    il est équivalent au service de la dette
  • 14:35 - 14:39
    qui n'arrête pas d'augmenter c'est à dire qu'on ne rembourse pas
  • 14:39 - 14:40
    on ne rembourse pas avec des impôts
  • 14:40 - 14:43
    les intérêts de la dette, on emprunte à nouveau
  • 14:43 - 14:45
    pour payer les intérêts, on emprunte à nouveau,
  • 14:45 - 14:47
    on emprunte à nouveau pour payer les intérêts de la dette
  • 14:47 - 14:49
    et on les paye le intérêts!
  • 14:49 - 14:51
    et y a des gens qui ont intérêt à ça
  • 14:51 - 14:53
    ceux qui perçoivent les intérêts là
  • 14:53 - 14:55
    ceux qui perçoivent les intérêts eux ils ont intérêt
  • 14:55 - 14:59
    Nous nous n'avons pas pris
  • 14:59 - 15:03
    sur les impôts ce qu'il fallait pour rembourser cette dette
  • 15:03 - 15:06
    mais par contre nous empruntons, nous empruntons,
  • 15:06 - 15:08
    et le déséquilibre de nos budgets correspond
  • 15:08 - 15:09
    exactement au service de la dette
  • 15:09 - 15:12
    enfin exactement, c'est des ordres de grandeur
  • 15:12 - 15:14
    depuis 73
  • 15:14 - 15:15
    et c'est ça qu'il s'est passé
  • 15:15 - 15:17
    c'est à dire que depuis 73
  • 15:17 - 15:18
    il y a la 2ème pince de la tenaille
  • 15:18 - 15:20
    des budgets en déséquilibre, budgets en déséquilibre,
  • 15:20 - 15:22
    une dette qui grossit, qui grossit, qui fait que
  • 15:22 - 15:23
    j'ai besoin d'emprunter, j'ai besoin d'emprunter
  • 15:23 - 15:25
    j'ai besoin d'emprunter et je ne peux pas créer
  • 15:25 - 15:26
    la monnaie dont j'ai besoin,
  • 15:26 - 15:27
    j'ai besoin d'emprunter, j'ai besoin d'emprunter
  • 15:27 - 15:29
    et là on en est à un stade....regardez
  • 15:29 - 15:31
    mais regardez les faits!!!
  • 15:31 - 15:32
    nous en sommes à un état
  • 15:32 - 15:34
    de dépendance au marché financier
  • 15:34 - 15:37
    c'est à dire aux riches, mais pas aux riches
  • 15:37 - 15:39
    nous sommes tous riches par rapport
  • 15:39 - 15:42
    à des gens plus pauvres que nous je vous parle pas des riches...
  • 15:42 - 15:43
    je vous parle d'une toute petite partie
  • 15:43 - 15:46
    de la population qui est ultrariche
  • 15:46 - 15:49
    et principalement des banques d'ailleurs
  • 15:49 - 15:51
    Regardez le niveau de servitude de nos Etats
  • 15:51 - 15:54
    par rapport..... enfin si vous le voyez pas aujourd'hui....
  • 15:54 - 15:57
    s'était plus difficile à démontrer en 2006, en 2007
  • 15:57 - 15:59
    en 2011 ça se voit non?
  • 15:59 - 16:02
    intervenant: deux trois... vous me faites sursauter
  • 16:02 - 16:04
    hein depuis le début
  • 16:04 - 16:07
    E.C: c'est très bien, enfin c'est très bien
  • 16:07 - 16:10
    c'est....c'est dans l'ordre des choses
  • 16:10 - 16:12
    intervenant: si on revient sur
  • 16:12 - 16:14
    ce qui s'est passé en 73
  • 16:14 - 16:16
    l'objectif quand même s'était pas la perversion
  • 16:16 - 16:19
    l'objectif s'était que les Etats ne
  • 16:19 - 16:21
    fassent pas trop de bêtises
  • 16:21 - 16:24
    ne fassent pas trop de déficit.
  • 16:24 - 16:26
    Deuxième chose, ce qui était prévu
  • 16:26 - 16:30
    c'est que les Etats s'endettent
  • 16:30 - 16:32
    pour faire des investissements
  • 16:32 - 16:33
    comme les entreprises
  • 16:33 - 16:33
    E.C: Oui
  • 16:33 - 16:36
    Intervenant:quand une entreprise s'endette pour investir
  • 16:36 - 16:37
    Y a un retour sur investissement
  • 16:37 - 16:41
    le retour sur investissement rembourse son prêt
  • 16:41 - 16:41
    et on paye ses intérêts.
  • 16:41 - 16:43
    E.C: Oui
  • 16:43 - 16:46
    intervenant: Si on ne fait pas des investissements judicieux
  • 16:46 - 16:47
    y a pas de retour
  • 16:47 - 16:48
    E.C: Oui
  • 16:48 - 16:49
    Intervenant: le problème qui est en cause
  • 16:49 - 16:52
    c'est la question budgétaire, beaucoup plus
  • 16:52 - 16:57
    que le financement sans taux d'intérêt, c'est ça le....
  • 16:57 - 17:01
    E.C: Mais si s'était l'objectif, c'est l'objectif annoncé
  • 17:01 - 17:03
    vous avez raison, c'est ce que disait Giscard d'Estaing
  • 17:03 - 17:04
    quand André-Jacques a posé la question
  • 17:04 - 17:06
    à Giscard d'Estaing, Giscard d'Estaing lui a répondu
  • 17:06 - 17:08
    en lui disant: s'était ça l'objectif mais.....
  • 17:08 - 17:10
    je vous fais remarqué que
  • 17:10 - 17:14
    à partir de 73 c'est exactement le contraire
  • 17:14 - 17:16
    qui s'est passé, c'est à dire que
  • 17:16 - 17:19
    on nous annonce, on abandonne la Création monétaire
  • 17:19 - 17:21
    privée pour qu'il n'y est plus de déséquilibre
  • 17:21 - 17:24
    et à partir de cette année commence à apparaître des déséquilibres
  • 17:24 - 17:26
    attendez, de qui se moque t-on?
  • 17:26 - 17:28
    intervenat: ce qu'il faut rechercher c'est la cause première
  • 17:28 - 17:29
    c'est bien ce que vous avez dit au départ
  • 17:29 - 17:33
    la cause première c'est une mauvaise gestion budgétaire
  • 17:33 - 17:36
    Bon, deuxième point sur les riches, c'est....
  • 17:36 - 17:37
    E.C: les ultras-riches
  • 17:37 - 17:40
    intervenant: les ultras-riches ?????
  • 17:40 - 17:44
    mais si vous regardez comment
  • 17:44 - 17:47
    quels adversaires les marchés financiers
  • 17:47 - 17:49
    la détention par des ménages elle est très faible
  • 17:49 - 17:50
    E.C: très faible
  • 17:50 - 17:51
    intervenant: elle est très faible
  • 17:51 - 17:52
    E.C: bien sûr, bien sûr
  • 17:52 - 17:53
    intervenant: et donc qui sont les riches?
  • 17:53 - 17:56
    ce sont tous les français qui ont des assurances vies,
  • 17:56 - 17:59
    qui ont de l'argent dans les SICAV
  • 17:59 - 18:01
    et ceux qui ont aussi un compte en banque
  • 18:01 - 18:04
    puisque la réglementation bancaire oblige
  • 18:04 - 18:08
    à détenir des obligations d'Etat, obligation souveraine.
  • 18:08 - 18:10
    E.C: Oui...., mais
  • 18:10 - 18:11
    intervenant: c'est une obligation
  • 18:11 - 18:11
    E.C: Oui
  • 18:11 - 18:14
    intervenant: donc, c'est tous les acteurs économiques
  • 18:14 - 18:16
    qui sont concernés
  • 18:16 - 18:19
    E.C: oui mais c'est pas moi qui l'invente
  • 18:19 - 18:22
    c'est Plihon un spécialiste de la banque de France
  • 18:22 - 18:27
    qui souligne que le plus gros de la dette publique
  • 18:27 - 18:29
    le plus gros de la dette publique
  • 18:29 - 18:31
    est prêté par les banques
  • 18:31 - 18:34
    l'acteur principal, et de très loin,
  • 18:34 - 18:36
    qui prête aux Etats, ce sont les banques.
  • 18:36 - 18:38
    Vous avez raison, vous avez raison
  • 18:38 - 18:40
    y a pas que les banques et dans la dette publique
  • 18:40 - 18:42
    tous les gens qui prétendent
  • 18:42 - 18:44
    que nous devrions répudier la dette
  • 18:44 - 18:47
    ce....ce....ce..., c'est une folie par rapport
  • 18:47 - 18:48
    vous avez raison, par rapport
  • 18:48 - 18:51
    à tous ces acteurs qui ont prêté aux Etats
  • 18:51 - 18:53
    et qui ont mis toutes leurs économies, leur retraite,
  • 18:53 - 18:55
    mais bien sûr mais c'est pas ça que je dis
  • 18:55 - 18:57
    je dis que dans les acteurs qui prêtent aux Etats
  • 18:57 - 19:00
    y a des acteurs considérables qui sont en train
  • 19:00 - 19:02
    de devenir de plus en plus grands, de plus en plus gros
  • 19:02 - 19:06
    de plus en plus dominant par rapport
  • 19:06 - 19:09
    à la puissance politique. Enfin.....
  • 19:09 - 19:12
    vous voyez pas la puissance de Goldman Sachs
  • 19:12 - 19:15
    par rapport au gouvernement américain?
  • 19:15 - 19:17
    Vous voyez pas la puissance des banques Européennes
  • 19:17 - 19:20
    par rapport au gouvernement Européen?
  • 19:20 - 19:22
    le fait que....euh.....euh....
  • 19:22 - 19:24
    on nous dit tous les jours qu'on a pas d'argent
  • 19:24 - 19:26
    qu'on peut pas créer d'argent
  • 19:26 - 19:28
    et que pour sauver les banques on trouve
  • 19:28 - 19:29
    plein d'argent, et à ce moment là
  • 19:29 - 19:31
    c'est plus inflationniste, on en trouve
  • 19:31 - 19:33
    et sans aucune contreparie monsieur!
  • 19:33 - 19:35
    sans aucune contrepartie! c'est à dire....
  • 19:35 - 19:36
    intervenant: c'est totalement faux!!
  • 19:36 - 19:38
    E.C: mais pourquoi est-ce faux alors?
  • 19:39 - 19:42
    intervenant: Quel est le montant que l'Etat
  • 19:42 - 19:46
    a prêté aux banques françaises aujourd'hui?
  • 19:46 - 19:48
    E.C: Alors, il a prêté et il a récupéré
  • 19:48 - 19:50
    il en a récupéré un peu plus, il a récupéré
  • 19:50 - 19:51
    plus que l'argent qu'il a prêté
  • 19:51 - 19:53
    l'Etat a prêté aux banques française
  • 19:53 - 19:55
    et a récupéré plus car il avait un fort taux d'intérêt
  • 19:55 - 19:56
    c'est quelque chose comme 7%
  • 19:56 - 19:59
    il a récupéré plus mais c'est pas ça le coût de la crise monsieur
  • 19:59 - 20:02
    le coût de la crise c'est..., c'est une économie dévastée
  • 20:02 - 20:04
    dévastée!! et ça c'est bien....
  • 20:04 - 20:07
    et les Etats se ruinent là-dessus
  • 20:07 - 20:09
    les Etats se ruinent parce que
  • 20:09 - 20:11
    les recettes rentrent moins parce que
  • 20:11 - 20:13
    l'assistance augmente et ça les banques
  • 20:13 - 20:15
    elles veulent pas en entendre parler
  • 20:15 - 20:17
    pourtant elles en sont directement responsables
  • 20:17 - 20:18
    le vrai coût de la crise c'est pas
  • 20:18 - 20:21
    c'est pas, vous avez raison, en France
  • 20:21 - 20:26
    on a moins couvert d'or public les banques
  • 20:26 - 20:27
    que ne l'ont fait les banques américaines
  • 20:27 - 20:30
    mais le coût de la crise il ne se limite pas
  • 20:30 - 20:33
    à la, pas du tout, à l'assistance directe aux banques
  • 20:33 - 20:35
    intervenant: je suis d'accord avec vous
  • 20:35 - 20:36
    je ne dis pas qu'il n'y a pas de crise
  • 20:36 - 20:38
    et qu'il n'y a pas des conditions sociales affreuses
  • 20:38 - 20:40
    je ne dis pas ça. Je dis simplement
  • 20:40 - 20:43
    que..... agiter l'épouvantail des banques
  • 20:43 - 20:46
    en ce qui concerne des milliards
  • 20:46 - 20:47
    qui ont été prêté et qui ont été
  • 20:47 - 20:49
    remboursé à des taux d'intérêt très élevés
  • 20:49 - 20:53
    beaucoup plus élevés d'ailleurs que ceux que payent l'Etat
  • 20:53 - 20:54
    "brouhaha"
  • 20:54 - 20:55
    encore heureux
  • 20:55 - 20:56
    "brouhaha"
  • 20:56 - 20:58
    intervenant 2: elle les a remboursé comment?
  • 20:58 - 21:00
    on les a remboursé comment?
  • 21:00 - 21:03
    on lui a prêté de l'argent pour qu'elles puissent
  • 21:03 - 21:05
    sortir certaines entreprises de la mouise
  • 21:05 - 21:07
    et c'est pas ce qu'elle a fait la banque.
  • 21:07 - 21:10
    elle a sorti aucune petite entreprise de la mouise
  • 21:10 - 21:12
    qu'est-ce qu'elle a fait elle a fermé la presse
  • 21:12 - 21:14
    c'est pour ça qu'y a le remboursement
  • 21:14 - 21:15
    elle a rien fait
  • 21:15 - 21:17
    E.C: les banques ne prêtent plus à l'Economie
  • 21:17 - 21:18
    depuis, depuis plusieurs années
  • 21:18 - 21:19
    les banques ne prêtent plus à l'Economie
  • 21:19 - 21:22
    les PME n'arrivent pas à trouver d'argent
  • 21:22 - 21:23
    non, non, on a un vrai problème
  • 21:23 - 21:26
    beh enfin vous voyez bien les gouvernements en parlent entre eux
  • 21:26 - 21:29
    intervenant: vous dites n'importe quoi, excusez moi
  • 21:29 - 21:31
    intervenant 3: excusez-moi est-ce que je peux
  • 21:31 - 21:34
    poser une question? ça sert à quoi l'Economie?
  • 21:34 - 21:37
    ça sert pas normalement à servir les gens?
  • 21:37 - 21:38
    ça sert pas à servir le pays?
  • 21:38 - 21:39
    intervenant: Si
  • 21:39 - 21:42
    intervenant 3: alors à quoi ça sert pour faire des dettes
  • 21:42 - 21:45
    intervenant 4: pourquoi y a des intérêts?
  • 21:45 - 21:46
    pourquoi ils payent pas comme ça
  • 21:46 - 21:47
    intervenant 3: pourquoi...... "brouhaha"
  • 21:47 - 21:49
    E.C: non mais il faut prendre une question à la fois
  • 21:49 - 21:51
    "brouhaha"
  • 21:51 - 21:53
    intervenant 3: je veux dire c'est n'importe quoi
  • 21:53 - 21:55
    parce que l'Economie actuelle c'est n'importe quoi
  • 21:55 - 21:57
    on parle de chiffres, on parle de trucs
  • 21:57 - 21:59
    intervenant: mais ça c'est pas....
  • 21:59 - 22:01
    "brouhaha"
  • 22:01 - 22:02
    E.C: Vous avez l'impression que les banques
  • 22:02 - 22:06
    sont pas influentes sur la politique et qu'elles sont...
  • 22:06 - 22:09
    vous sentez pas la pression des banques
  • 22:09 - 22:11
    pour leur intérêt contre l'intérêt général
  • 22:11 - 22:14
    vous sentez pas ça, ni en Europe, ni dans le monde?
  • 22:14 - 22:18
    intervenant: je ne doute pas de la France
  • 22:18 - 22:21
    E.C: En France vous ne sentez pas que les banques....
  • 22:21 - 22:23
    intervenant: Aux Etats-Unis vous avez
  • 22:23 - 22:25
    des banques d'affaires qui ont
  • 22:25 - 22:27
    E.C: mais en....Oui?.... Et pas en France?
  • 22:27 - 22:29
    en France aussi toutes nos banques
  • 22:29 - 22:31
    sont devenues des banques d'affaires aussi
  • 22:31 - 22:33
    intervenant: ce sont des banques universelles
  • 22:33 - 22:35
    E.C: Voilà donc qui mélange tout, absolument
  • 22:35 - 22:38
    donc qui sont aussi des banques d'affaires
  • 22:38 - 22:39
    "brouhaha"
  • 22:39 - 22:41
    intervenant 5: juste sur les banques....
  • 22:41 - 22:44
    non sur le débat des banques
  • 22:44 - 22:47
    au delà du débat je pense qu'il y a la cause
  • 22:47 - 22:49
    la monopolité d'inflation par rapport aux banques
  • 22:49 - 22:51
    mais surtout ce que je disais et qui est fait
  • 22:51 - 22:53
    actuellement par les banques et par toutes les banques
  • 22:53 - 22:54
    c'est d'aller sur les marchés financiers
  • 22:54 - 22:57
    parce qu'aujourd'hui quand on voit un crack financier
  • 22:57 - 22:58
    derrière y a quelqu'un qui va l'emporter
  • 22:58 - 22:59
    on voit les les.....
  • 22:59 - 23:02
    et aussi bien les banques françaises
  • 23:02 - 23:04
    sont aussi présentes un peu partout
  • 23:04 - 23:07
    et on voit l'intérêt que la France a par rapport à la Grèce
  • 23:07 - 23:10
    la grèce c'est que l'exposition des banques françaises
  • 23:10 - 23:12
    en Grèce est assez phénoménale en fait
  • 23:12 - 23:16
    c'est en tout cas une grosse partie de la dette grècque
  • 23:16 - 23:20
    et c'est ça qui compte, c'est aussi ça je pense
  • 23:20 - 23:23
    y a deux choses, c'est ça
  • 23:23 - 23:28
    les banques françaises ne financent plus les petites PME
  • 23:28 - 23:35
    Mais derrière, elles financent... quand on voit les fonds d'investissement, c'est ce que disait monsieur, les trois quarts des gens sont dans des fonds d'investissement...
  • 23:35 - 23:38
    aujourd'hui dans cette salle vous devez avoir 80% des gens
  • 23:38 - 23:39
    sans se rendre compte
  • 23:39 - 23:40
    c'est ce que vous disiez tout à l'heure
  • 23:40 - 23:43
    qui aujourd'hui financent le système monétaire
  • 23:43 - 23:47
    comme il est aujourd'hui, avec des SICAV
  • 23:47 - 23:54
    qu'on voit que la France est 2 ou 3e pays au monde en terme de placements en OPC
  • 23:54 - 23:57
    c'est à dire qu'on finance et quand on voit les taux d'intérêt
  • 23:57 - 24:00
    aussi bien le taux Grec c'est à peu près 10%
  • 24:00 - 24:02
    c'est à peu près 10%, les Grecs,
  • 24:02 - 24:05
    Les Italiens c'est 7 à 8%, je parle des
  • 24:05 - 24:07
    fonds obligataires
  • 24:07 - 24:11
    et c'est vraiment cette séparation qui... qui
  • 24:11 - 24:14
    qu'il faut faire et qu'on fait plus malheureusement parce qu'on est devenu des banques universelles
  • 24:14 - 24:17
    E.C: oui absolumment s'était la fin du glass steagall act
  • 24:17 - 24:20
    monsieur, est-ce que vous êtes au courant du projet
  • 24:20 - 24:23
    qui est...., c'est... c'est imminent du projet de MES
  • 24:23 - 24:30
    du projet, de fonds, d'une espèce de cagnotte incroyable
  • 24:30 - 24:32
    intervenant: Le fond Européen de Stabilité?
  • 24:32 - 24:35
    E.C: Oui, enfin c'est plus que ça c'est le MES
  • 24:35 - 24:37
    le MES c'est le....
  • 24:37 - 24:39
    intervenant: si c'est celui qui a été mis en place en 2013?
  • 24:39 - 24:41
    E.C. : C'est pas le FESF, non non
  • 24:41 - 24:45
    intervenant: Le Mécanisme Européen de stabilité qui doit prendre la suite
  • 24:45 - 24:47
    E.C mécanisme Européen de stabilité, voilà...
  • 24:47 - 24:50
    intervenant: Européen de Stabilité Financière
  • 24:50 - 24:52
    E.C: qui est la suite, voilà...
  • 24:52 - 24:55
    et, euh, est-ce que vous connaissez les modalités
  • 24:55 - 24:57
    Est-ce que vous l'avez lu le traité?
  • 24:57 - 25:00
    c'est un projet de traité
  • 25:00 - 25:04
    ce projet de traité il est..., il a été écrit en anglais
  • 25:04 - 25:07
    il a été traduit dans toutes les langues
  • 25:07 - 25:10
    donc il a été traduit en français et il est pas disponible
  • 25:10 - 25:13
    en français, ni sur le site de l'Union Européenne
  • 25:13 - 25:14
    ni sur aucun site, c'est à dire que ce sont
  • 25:14 - 25:16
    les citoyens qui sont en train de le traduire
  • 25:16 - 25:18
    on est en train de le traduire
  • 25:18 - 25:20
    ça se lit en anglais, c'est pas de l'anglais très compliqué
  • 25:20 - 25:24
    ça se lit et....bon j'ai pas de document là-dessus
  • 25:24 - 25:27
    donc..., mais j'en aurais bientôt parce que c'est.... c'est...
  • 25:27 - 25:31
    là c'est le fin font du (bi du bout) de la révolte
  • 25:31 - 25:33
    c'est à dire que sur le détail du traité
  • 25:33 - 25:38
    les conditions d'organisation
  • 25:40 - 25:43
    des prêts aux banques euh...
  • 25:45 - 25:49
    de centaines de milliards sans condition
  • 25:49 - 25:52
    sans aucune condition monsieur,
  • 25:52 - 25:54
    avec des gens qui prennent les décisions
  • 25:54 - 25:57
    ce sont pas des gens élus
  • 25:57 - 25:59
    sans contrôle des élus avec....
  • 25:59 - 26:01
    protégés par une immunité judiciaire
  • 26:01 - 26:04
    une immunité judiciaire à vie de tout ce qu'ils ont fait et feront
  • 26:04 - 26:06
    pour toute leur vie
  • 26:06 - 26:09
    une immunité judiciaire de tout ce qu'ils font!
  • 26:09 - 26:15
    euh... je connais pas de personne qui ait lu ce projet
  • 26:15 - 26:18
    sans être stupéfait en disant mais
  • 26:18 - 26:20
    qu'est-ce qui est en train de se passer là?
  • 26:20 - 26:21
    est-ce que vous le connaissez?
  • 26:21 - 26:23
    est-ce que vous pouvez m'aider à comprendre,
  • 26:23 - 26:25
    me dire ce qu'il en est?
  • 26:25 - 26:28
    l'idée est de permettre aux banques de réclamer
  • 26:28 - 26:32
    des tomberaux d'argent aux Etats et donc à nous
  • 26:32 - 26:33
    parce que ça faut les payer
  • 26:33 - 26:36
    des tomberaux d'argent, à la demande
  • 26:36 - 26:38
    sans avoir besoin de le justifier
  • 26:38 - 26:40
    et sans qu'il y est aucun organisme de régulation
  • 26:40 - 26:42
    autre que les banques elles-mêmes!
  • 26:42 - 26:44
    Est-ce que vous pouvez me contredire?
  • 26:44 - 26:48
    ou préciser le sujet, mais vous savez je.....
  • 26:48 - 26:52
    enfin...., moi j'y vois la la...., c'est la suite logique
  • 26:52 - 26:55
    c'est à dire que ça devient de plus en plus rapace
  • 26:55 - 26:59
    prédateur je... je.....je suis surpris de votre surprise
  • 26:59 - 27:03
    mais ça m'intéresse je.... je......
  • 27:03 - 27:05
    intervenant: je vous en pris,
  • 27:05 - 27:08
    vous savez beaucoup de chose parce que...
  • 27:08 - 27:10
    E.C: et pourquoi il n'a pas été publié en français?
  • 27:10 - 27:13
    intervanant: finalement le contenu du projet est en train
  • 27:13 - 27:16
    est en train de se négocier en ce moment,
  • 27:16 - 27:18
    c'est aujourd'hui, c'est demain
  • 27:18 - 27:20
    et dans le courant de la semaine prochaine
  • 27:20 - 27:22
    justement l'un des problèmes c'est
  • 27:22 - 27:25
    quelles sont les missions que l'on peut confier
  • 27:25 - 27:27
    au fond européen de stabilité financière
  • 27:27 - 27:30
    c'est ça la grande question
  • 27:30 - 27:36
    est-ce que ça permet de financer la Grèce
  • 27:36 - 27:38
    et si ça finance la Grèce
  • 27:38 - 27:39
    est ce que ça finance les obligations primaires
  • 27:39 - 27:43
    est ce que ça permet de financer les obligations secondaires
  • 27:43 - 27:46
    ce que la Banque centrale a fait avec.....enfin...
  • 27:46 - 27:49
    a sollicité les textes, a sollicité ses statuts parce que
  • 27:49 - 27:53
    effectivement tout est fait normalement, pas pu
  • 27:53 - 27:55
    acheter sur le marché des obligations secondaire
  • 27:55 - 27:57
    E.C: jamais il aurait pu bien sûr
  • 27:57 - 27:58
    intervenant: donc.... beh si c'est une des réponses
  • 27:58 - 28:00
    si vous voulez quand les circonstances parlent très fort,
  • 28:00 - 28:01
    c'est ce que disait De Gaulle,
  • 28:01 - 28:04
    les procédures comportent une flexibilité considérable
  • 28:04 - 28:07
    Ce n'était pas seulement un militaire il connaissait un peu la politique
  • 28:07 - 28:09
    c'est bien ce qu'il s'est passé, ça a sauvé les meubles
  • 28:09 - 28:14
    E.C: sauver les meubles des banques!
  • 28:14 - 28:16
    on dirait que c'est 2 poids 2 mesures c'est à dire que
  • 28:16 - 28:17
    quand c'est pour les peuples on y arrive pas
  • 28:17 - 28:19
    mais quand c'est pour les peuples....
  • 28:19 - 28:20
    intervenant: si les banques sautent
  • 28:20 - 28:21
    vous allez voir ce qui va se passer
  • 28:21 - 28:23
    enfin j'espère qu'on le verra pas
  • 28:23 - 28:25
    E.C: non mais est-ce que vous imaginez que les banques
  • 28:25 - 28:27
    "brouhaha"
  • 28:27 - 28:30
    est-ce nous pourrions prendre le contrôle des banques
  • 28:30 - 28:32
    à l'occasion de leur sauvetage
  • 28:32 - 28:34
    on les sauve mais ok maintenant c'est nous
  • 28:34 - 28:35
    qui alllons prendre le contrôle
  • 28:35 - 28:37
    ça vous parait révoltant ça?
  • 28:37 - 28:40
    que le contrôle devienne public des banques
  • 28:40 - 28:41
    intervenant: ce que je sais c'est que les banques
  • 28:41 - 28:43
    sont dirigées par des gens qui ont des ordres
  • 28:43 - 28:50
    "brouhaha"
  • 28:50 - 28:55
    intervenant 2: excusez moi, je trouve particulièrement délicat
  • 28:55 - 28:58
    c'est à dire que ce que vous faites c'est une présentation
  • 28:58 - 29:00
    et vous nous proposez une grille de lecture par rapport
  • 29:00 - 29:02
    E.C: Oui c'est ça
  • 29:02 - 29:03
    intervenant 2: à la constitution européenne et
  • 29:03 - 29:06
    aux institutions européennes or c'est très très facile
  • 29:06 - 29:08
    comme ça en deux coups de cuillères à pot de dire
  • 29:08 - 29:10
    beh voilà ce que vous dites c'est des conneries comme l'a fait
  • 29:10 - 29:13
    monsieur là non, sous prétexte qu'on est pas d'accord
  • 29:13 - 29:16
    c'est très facile de balayer l'argumentation
  • 29:16 - 29:19
    en octobre 2008, quand éclate le gros de la crise
  • 29:19 - 29:21
    des subprimes aux Etats-Unis et que
  • 29:21 - 29:25
    à ce moment là y a Dexia qui commence à avoir des problèmes
  • 29:25 - 29:27
    la BNP Paribas, le crédit agricole
  • 29:27 - 29:29
    pour les banques françaises qui ont des soucis
  • 29:29 - 29:32
    tout de suite ils se sont tournés vers les Etats
  • 29:32 - 29:34
    en disant prêtez nous on a besoin d'argent
  • 29:34 - 29:37
    là tout de suite en octobre 2008, c'est très facile après
  • 29:37 - 29:43
    de refaire l'histoire et de dire, très vite d'ailleurs
  • 29:43 - 29:45
    dès 2009, dès le premier semestre 2009
  • 29:45 - 29:47
    dire on va tout de suite rerembourser
  • 29:47 - 29:50
    dès qu'on aura récupéré par le jeu de la spéculation
  • 29:50 - 29:53
    on va rembourser très très vite pour que surtout pas
  • 29:53 - 29:56
    l'Etat se mèle de nos affaires mais
  • 29:56 - 29:59
    même si un Etat souverain
  • 29:59 - 30:02
    n'aurait prêté que finalement une somme très très faible
  • 30:02 - 30:05
    en octobre 2008, si à ce moment là
  • 30:05 - 30:06
    les Etats n'avaient pas été là
  • 30:06 - 30:08
    ces banques auraient fait faillites
  • 30:08 - 30:11
    y aurait plus BNP Paribas,
  • 30:11 - 30:13
    y aurait plus de Crédit Agricole
  • 30:13 - 30:16
    Dexia c'est à dire ??? 6 milliards
  • 30:16 - 30:21
    ça a été refourgué, donc on a organisé la liquidation
  • 30:21 - 30:22
    ça a été refourgué aux deux dernières banques publiques qui restent
  • 30:22 - 30:25
    la crise des dépôts et des consignations et la banque postale
  • 30:25 - 30:27
    donc anciennement la poste qui sont
  • 30:27 - 30:29
    les deux dernières banques publiques qui restent
  • 30:29 - 30:32
    et maintenant, ces banques là vont se récupérer
  • 30:32 - 30:35
    les prêts pourris avec des taux variables
  • 30:35 - 30:38
    qui ont été souscrits à l'époque par les collectivités françaises
  • 30:38 - 30:41
    donc c'est un peu gros de dire
  • 30:41 - 30:44
    et tous les arguments que vous amenez
  • 30:44 - 30:47
    sont absolumment justes, sont absolumment corrects
  • 30:47 - 30:50
    le fait que pendant les 30 glorieuses
  • 30:50 - 30:53
    y avait une inflation mais elle posait pas de problème
  • 30:53 - 30:54
    parce qu'il y avait
  • 30:54 - 30:55
    E.C: une indexation
  • 30:55 - 30:57
    intervenant 2: parce qu'il y avait une indexation sur les....
  • 30:57 - 31:00
    c'est de la politique! dernièrement était passé sur
  • 31:00 - 31:03
    france inter une émission de Daniel Mermet
  • 31:03 - 31:05
    sur un reportage sur francfort
  • 31:05 - 31:07
    capital du capital ou on voit bien
  • 31:07 - 31:09
    que sous couvert de choix économiques
  • 31:09 - 31:12
    on fait des décisions politiques
  • 31:12 - 31:17
    donc il faut arrêter de démonter une argumentation historique
  • 31:17 - 31:24
    parler de , laisser parler la banque de spéculation
  • 31:24 - 31:26
    et aujourd'hui on en arrive à un point où
  • 31:26 - 31:29
    non seulement les banques ne prêtent plus
  • 31:29 - 31:31
    et n'investissent plus dans les économies réelles
  • 31:31 - 31:34
    mais elles se comportent comme des prédateurs
  • 31:34 - 31:38
    donc moi je suis vraiment, j'ai plein d'ouvrages
  • 31:38 - 31:40
    je me passionne pour l'Economie depuis longtemps
  • 31:40 - 31:44
    tout ce que dit Mr Chouard maintenant est vérifiable et juste
  • 31:44 - 31:46
    maintenant on peut ......
  • 31:46 - 31:49
    comme ça implique tous les secteurs de la vie tout court
  • 31:49 - 31:51
    ça implique la politique, ça implique l'histoire
  • 31:51 - 31:54
    les choix politiques et économiques qui ont été fait
  • 31:54 - 31:56
    au sortir de la seconde guerre mondiale
  • 31:56 - 31:59
    c'est très facile comme ça d'un revers de main
  • 31:59 - 32:01
    de dire, oui oui ce que vous dites c'est des conneries
  • 32:01 - 32:02
    de prendre l'air effarouché et de s'en aller.
  • 32:02 - 32:05
    Non, ce qu'a dit Mr Chouard vraiment tout est juste
  • 32:05 - 32:08
    E.C: sur l'aide des banques je voudrais souligner aussi que
  • 32:08 - 32:10
    vous vous souvenez vous pensiez tout à l'heure à
  • 32:10 - 32:14
    l'aide qui avez eu lieu en 2008 dans l'urgence
  • 32:14 - 32:18
    et que les banques ont remboursé rapidement
  • 32:18 - 32:20
    mais vous vous souvenez que depuis la banque européenne
  • 32:20 - 32:24
    là aujourd'hui, encore aujourd'hui achète par tomberaux
  • 32:24 - 32:27
    des titres totalement pourris qui ne valent
  • 32:27 - 32:30
    absolumment rien et elle les achète au prix fort
  • 32:30 - 32:33
    c'est à dire qu'on achète, la Banque centrale,
  • 32:33 - 32:35
    notre banque centrale, nous sommes en train aujourd'hui
  • 32:35 - 32:37
    de créer de la monnaie en très grande quantité, de créer des euros
  • 32:37 - 32:40
    de créer des euros
  • 32:40 - 32:42
    pour que les banques ne coulent pas parce que
  • 32:42 - 32:46
    elles ont pris trop de risques, elles ont pris trop de risques!!!
  • 32:46 - 32:49
    Le système, dont on parlera, de la création monétaire
  • 32:49 - 32:53
    et de l'organisation...., et du lien qu'il y a entre
  • 32:53 - 32:56
    cette création monétaire, trop facile pour les banques privées,
  • 32:56 - 33:00
    avec les crises...., je m'aperçois que j'ai oublié
  • 33:00 - 33:04
    d'apporter le bouquin de Juglar
  • 33:04 - 33:08
    Juglar qui est un des économistes préféré de Maurice,
  • 33:08 - 33:12
    avait montré la corrélation étroite, statistique,
  • 33:12 - 33:15
    qu'il y a entre une création monétaire débridée
  • 33:15 - 33:18
    par les banques privées, une création monétaire débridée
  • 33:18 - 33:21
    qui conduit les acteurs à prendre trop de risques
  • 33:21 - 33:22
    parce qu'on prend plus de risque quand on joue
  • 33:22 - 33:24
    avec de l'argent qui est pas le sien
  • 33:24 - 33:26
    qu'on sait qu'on va rembourser en faisant des cavaleries
  • 33:26 - 33:27
    on prend trop de risque
  • 33:27 - 33:29
    et comme les arbres ne montent pas jusqu'au ciel
  • 33:29 - 33:32
    ça fini par se casser la figure à tous les coups
  • 33:32 - 33:37
    et Juglar à montrer une corrélation étroite
  • 33:37 - 33:40
    passionnante, très intéressante
  • 33:40 - 33:42
    confirmée par d'autres économistes comme Galbraith
  • 33:42 - 33:47
    entre la crétation monétaire des banques privées débridée
  • 33:47 - 33:49
    et qui je crois correspond pas à l'intérêt général
  • 33:49 - 33:53
    ce droit que les banques privées ont obtenues de nos Etats
  • 33:53 - 33:58
    de longue date, depuis 1592, depuis....
  • 33:58 - 34:02
    ça fait 300 ans, plus de 300 ans
  • 34:02 - 34:05
    que les banques privées, qui étaient
  • 34:05 - 34:07
    les plus gros commerçants à l'époque
  • 34:07 - 34:09
    en prêtant aux princes qui en avaient
  • 34:09 - 34:11
    besoin pour faire leurs guerres
  • 34:11 - 34:13
    l'argent que les princes ne savaient pas en encore créer
  • 34:13 - 34:15
    les banquiers avaient compris comment créer l'argent
  • 34:15 - 34:16
    mais les Princes ne l'avaient pas compris
  • 34:17 - 34:18
    et donc les princes dépendaient de ces banquiers
  • 34:18 - 34:21
    et leur empruntaient de l'argent et ont consenti
  • 34:21 - 34:24
    la création monétaire aux banques privées
  • 34:24 - 34:27
    mais...., donc on peut comprendre ce qui historiquement
  • 34:27 - 34:29
    a permis aux banques privées de capter
  • 34:29 - 34:31
    ce pouvoir essentiel de création monétaire
  • 34:31 - 34:34
    mais de proche en proche ça leur a donné une puissance
  • 34:34 - 34:37
    qui est je pense dangereuse pour les personnes physiques
  • 34:37 - 34:39
    je pense qu'ils deviennent trop fort
  • 34:39 - 34:41
    plus fort même que les Etats
  • 34:41 - 34:43
    et je pense que c'est dangereux pour nous
  • 34:43 - 34:46
    je....il me semble que je......
  • 34:46 - 34:48
    vous parlez de la compétence des......
  • 34:48 - 34:50
    vous parliez de la compétence nécessaire
  • 34:50 - 34:51
    de ceux qui dirigent les banques
  • 34:51 - 34:52
    je suis bien d'accord avec vous
  • 34:52 - 34:53
    mais j'ai pas l'impression que les
  • 34:53 - 34:55
    ceux qui tiennent les banques et donc qui sont
  • 34:55 - 34:58
    vraiment aux manettes aujourd'hui des banques privées
  • 34:58 - 35:01
    je pense pas..., j'ai pas l'impression qu'ils aient fait la preuve
  • 35:01 - 35:04
    éclatante de leurs compétences
  • 35:04 - 35:08
    et que donc on pourrait faire l'essai en les sauvant
  • 35:08 - 35:10
    en les abreuvant de milliers de milliards
  • 35:10 - 35:14
    en rachetant leurs titres pourris au prix fort
  • 35:14 - 35:18
    c'est quand même....... c'est beaucoup d'argent ça!
  • 35:18 - 35:20
    intervenant: oui mais aujourd'hui ce sont des titres
  • 35:20 - 35:22
    ce sont des obligations d'Etat
  • 35:22 - 35:24
    E.C: mais pas seulement! pas seulement!
  • 35:24 - 35:27
    tous les subprimes tous ça pas seulement non non
  • 35:27 - 35:30
    et puis les obligations d'Etat qui deviennent pourris
  • 35:30 - 35:32
    parce que les banques spéculent contre elles
  • 35:32 - 35:36
    et puis parce qu'on oblige les Etats à payer un intérêt
  • 35:36 - 35:38
    la Grèce si elle avait pas besoin... enfin
  • 35:38 - 35:40
    la grèce n'a besoin de payer n'a besoin
  • 35:40 - 35:42
    de payer ces 20% de taux d'intérêt farfelus
  • 35:42 - 35:44
    elle a besoin que parce qu'elle s'est contrainte
  • 35:44 - 35:46
    à passer par les marchés financiers pour payer sa dette
  • 35:46 - 35:48
    mais c'est pas une fatalité ça!
  • 35:48 - 35:50
    c'est le résultat d'une politique!
  • 35:50 - 35:52
    d'une tenaille qui sert à étrangler les Etats.
  • 35:52 - 35:55
    Mais quel intérêt avez-vous vous à ce que l'Etat soit étranglé?
  • 35:55 - 35:57
    je comprends pas.
  • 35:57 - 35:59
    Je comprends l'intérêt que les banques ont intérêt
  • 35:59 - 36:01
    à ce que l'Etat soit étranglé mais nous les citoyens
  • 36:01 - 36:03
    je comprend pas
  • 36:03 - 36:07
    intervenant 3: 3 questions de la salle pour.....
  • 36:07 - 36:09
    intervenant 4: je voudrais poser une question
  • 36:09 - 36:11
    et si on payait pas la dette? si on la remboursait pas?
  • 36:11 - 36:12
    qu'est-ce qui se passerait?
  • 36:12 - 36:13
    E.C: c'est quelque chose de très grave
  • 36:13 - 36:15
    il faut pas faire ça comme ça parce que...
  • 36:15 - 36:16
    intervenant 4: mais c'est eux qui l'ont faite!
  • 36:16 - 36:18
    eux! on est pas obliger de payer
  • 36:18 - 36:19
    vous savez quand je suis à découvert
  • 36:19 - 36:21
    je demande pas aux autres de payer!
  • 36:21 - 36:23
    E.C: absolument, absolument non non mais...
  • 36:23 - 36:24
    y a une solution intermédiaire
  • 36:24 - 36:26
    entre payer intégralement la dette
  • 36:26 - 36:28
    et la répudier complètement
  • 36:28 - 36:30
    intervenant 4: mais la BCE c'est pas nous
  • 36:30 - 36:33
    E.C: Attendez. Y a des tas de gens qui ont prêté aux Etats
  • 36:33 - 36:35
    qui sont des gens comme vous et moi
  • 36:35 - 36:38
    qui ont mis de côté leur retraite, leurs économies
  • 36:38 - 36:43
    qui sont des gens tout à fait...., des gens normaux
  • 36:43 - 36:46
    et qu'il faut absolument respecter
  • 36:46 - 36:49
    si vous répudiez complètement la dette
  • 36:49 - 36:52
    vous voleriez ces gens là et ce serait...
  • 36:52 - 36:54
    un excès n'en justifie pas un autre
  • 36:54 - 36:56
    une injustice n'en justifie pas une autre
  • 36:56 - 36:58
    il faut trouver quelque chose qui permette de
  • 36:58 - 37:02
    respecter ceux qui sont respectables
  • 37:02 - 37:04
    et puis les gredins qui jouaient au casino et qui
  • 37:04 - 37:08
    jouaient au casino depuis des décennies quand même
  • 37:08 - 37:10
    et qui se goinfrent au dernier degré
  • 37:10 - 37:13
    ceux-là on peut imaginer de répudier leurs dettes
  • 37:13 - 37:15
    sans que se soit une catastrophe il me semble
  • 37:15 - 37:19
    je pense qu'on peut.... il peut y avoir un traitement différencié
  • 37:19 - 37:22
    du remboursement de la dette et d'autre part
  • 37:22 - 37:23
    la récupération de la création monétaire
  • 37:23 - 37:25
    la récupération de la création monétaire
  • 37:25 - 37:28
    tout en sachant parfaitement qu'il faut pas créer trop d'argent
  • 37:28 - 37:30
    je sais bien ça, j'ai énormément travaillé dessus
  • 37:30 - 37:32
    je sais qu'il faut pas créer trop d'argent
  • 37:32 - 37:34
    mais le fait de récupérer la création monétaire
  • 37:34 - 37:36
    donc de se donner une marge de manoeuvre nouvelle
  • 37:36 - 37:40
    c'est de l'ordre de 5% du revenu national brut
  • 37:40 - 37:43
    du revenu national donc du PIB
  • 37:43 - 37:47
    c'est les chiffres de Maurice...., c'est un ordre de grandeur
  • 37:47 - 37:50
    récupérer la création monétaire nous ....
  • 37:50 - 37:54
    nous dispenserais d'une dépense inutile de l'ordre de 5%
  • 37:54 - 37:56
    donc cet argent là qui serait à nouveau disponible
  • 37:56 - 37:59
    qui serait à nouveau un droit de seigneuriage
  • 37:59 - 38:01
    de la crétion monétaire permettrait
  • 38:01 - 38:03
    de rembourser progressivement la dette assez rapidement
  • 38:03 - 38:07
    sur 10 ans ou 15 ans. Oui mais c'est politique!
  • 38:07 - 38:09
    c'est juste politique il suffit de reprendre...
  • 38:09 - 38:11
    intervenant: ça dépend des négociations
  • 38:11 - 38:13
    est-ce que vous avez pensé aux amendes à peu prêt?
  • 38:13 - 38:14
    E.C: ah beh non enfin j'ai pas entendu ça
  • 38:14 - 38:16
    dans les négociations du tout
  • 38:16 - 38:18
    les négociations aujourd'hui sont faites entre les banques
  • 38:18 - 38:21
    les négociations sont faites entre les banques
  • 38:21 - 38:23
    les accords de Bâle sont signés par des banquiers
  • 38:23 - 38:25
    uniquement par des banquiers monsieur
  • 38:25 - 38:27
    intervenant: les accords de Bâle c'est transformé
  • 38:27 - 38:29
    le FESF en banque pour qu'ils puissent
  • 38:29 - 38:31
    E.C: oui mais qui négocie ça? et qui négocie ça?
  • 38:31 - 38:32
    les banques, y a pratiquement que des banques
  • 38:32 - 38:34
    et des gouvernements d'ailleurs
  • 38:34 - 38:35
    intervenant 5: s'il vous plait j'aimerais
  • 38:35 - 38:38
    repartir à la cause des causes, l'intérêt
  • 38:38 - 38:40
    la création monétaire, on parlait de création monétaire
  • 38:40 - 38:43
    au départ pour l'Etat, pour lui-même
  • 38:43 - 38:47
    mais y a aussi la crétion monétaire de la banque
  • 38:47 - 38:49
    qui crée de l'argent pour prêter aux entreprises
  • 38:49 - 38:51
    et aux particuliers mais l'Etat devrait
  • 38:51 - 38:53
    reprendre ça à con compte
  • 38:53 - 38:56
    pourquoi l'Etat ne créerait pas l'argent
  • 38:56 - 38:59
    pour prêter lui-même
  • 38:59 - 39:01
    aux entreprises et aux particuliers?
  • 39:01 - 39:03
    si l'Etat créait l'argent pour prêter
  • 39:03 - 39:07
    aux entreprises et aux particuliers avec intérêt
  • 39:07 - 39:09
    y aurait pas besoin de payer des impôts
  • 39:09 - 39:12
    on repart au fondamental
  • 39:12 - 39:15
    E.C: Oui c'est ce que....
  • 39:15 - 39:18
    intervenant 5: la banque prête l'argent qui lui est confié
  • 39:18 - 39:20
    vous confiez vos économies à la banque,
  • 39:20 - 39:24
    elle vous sert un intérêt, la banque prend sa commission
  • 39:24 - 39:29
    et touche des intérêts plus fort, et ici le surplus
  • 39:29 - 39:32
    actuellement la banque crée l'argent qu'elle prête
  • 39:32 - 39:34
    il n'existe pas, nous sommes bien d'accord?
  • 39:34 - 39:35
    E.C: oui oui absolument
  • 39:35 - 39:37
    intervenant 5: si l'Etat créait l'argent et disait
  • 39:37 - 39:39
    ça y est c'est fini les banque ne créent plus l'argent
  • 39:39 - 39:42
    l'Etat crée l'argent, et l'Etat prête l'argent
  • 39:42 - 39:44
    à équivalence avec les banques,
  • 39:44 - 39:46
    on aurait peut-être plus d'impôts!
  • 39:46 - 39:47
    E.C: c'est le 100% monnaie
  • 39:47 - 39:48
    intervenant 5: c'est ça?
  • 39:48 - 39:49
    E.C: oui oui absolument
  • 39:49 - 39:51
    intervenant 5: alors le problème est de repartir
  • 39:51 - 39:54
    à la cause des causes, qu'est-ce que c'est que l'argent?
  • 39:54 - 39:56
    on est bien d'accord?
  • 39:56 - 39:57
    E.C: Oui oui c'est..
  • 39:57 - 39:59
    intervenant 5: fondamentalement y a un problème
  • 39:59 - 40:01
    tout au fond y a un problème!
  • 40:01 - 40:02
    E.C: le système des réserves fractionnaires
  • 40:02 - 40:05
    avec la possibilité pour les banques privées de créer la monnaie
  • 40:05 - 40:08
    qu'elles prêtent à l'oaccasion du crédit est contestable
  • 40:08 - 40:13
    vraiment contestable et coûteux pour la collectivité
  • 40:13 - 40:17
    intervenant 5: les religions sont contre ça
  • 40:17 - 40:20
    E.C: elles sont contre... on trouve de tout dans les textes
  • 40:20 - 40:22
    les textes religieux on trouve ça et son contraire
  • 40:22 - 40:24
    on trouve les 2.
  • 40:24 - 40:26
    intervenant: une autre question ici
  • 40:26 - 40:29
    E.C: il y a des parties de la Bible qui défendent
  • 40:29 - 40:32
    les prêts intérêt donc il y a les 2
  • 40:32 - 40:36
    intervenant: je n'ai pas une question mais simplement une remarque de forme
  • 40:36 - 40:39
    moi je pense que ce serait agréable
  • 40:39 - 40:44
    si vous poursuiviez votre exposé tranquilement
  • 40:44 - 40:52
    et que vous sortiez du ping-pong avec tel ou tel participant
  • 40:52 - 40:56
    dans la salle parce que à force de jouer au ping-pong
  • 40:56 - 41:00
    ça devient de plus en plus rapide et de plus en plus affectif
  • 41:00 - 41:05
    et aussi de plus en plus technique et moi en tant que non spécialiste
  • 41:05 - 41:08
    je risque de n'y comprendre plus grand-chose
  • 41:08 - 41:10
    E.C: Oui, ok.
  • 41:10 - 41:14
    intervenant: juste y a une dernière question
  • 41:14 - 41:19
    interveanant: je me permets.... avant d'aller sur le fond
  • 41:19 - 41:22
    je me permets quand même de répondre à l'intervention précédente
  • 41:22 - 41:27
    j'ose espérer qu'on est pas dans une idée de débat de spécialistes
  • 41:27 - 41:30
    d'autant plus que apparemment d'après ce que j'ai compris
  • 41:30 - 41:32
    vous êtes ici pour défendre le tirage au sort
  • 41:32 - 41:35
    donc ce qui est quand même à l'encontre d'une spécialisation
  • 41:35 - 41:37
    en mettant de l'intéractivité dans le débat
  • 41:37 - 41:39
    je pense que c'est quand même important sinon
  • 41:39 - 41:42
    va rentrer dans un cadre scolaire, et je crois qu'on y est
  • 41:42 - 41:45
    surtout quand c'est long parce qu'apparemment on est parti sur plusieurs étapes
  • 41:45 - 41:49
    entendre parler quelqu'un 2 heures de façon très scolaire
  • 41:49 - 41:53
    moi je vous avoue que ça m'emmerde et je trouve pas ça intéressant
  • 41:53 - 41:57
    c'est plus intéressant quand ça réagi
  • 41:57 - 42:01
    cela étant dit maintenant sur le fond du sujet
  • 42:01 - 42:04
    intervenant: c'est votre avis monsieur, ce n'est pas l'avis de tout le monde!
  • 42:04 - 42:06
    intervenant: Bien sûr et je réponds à un avis qui a été exprimé
  • 42:06 - 42:09
    au même titre que j'ai permis à la personne qui s'est exprimé
  • 42:09 - 42:11
    je l'ai écouté de façon très démocratique
  • 42:11 - 42:15
    donc je me permets d'exprimer le mien également de façon très démocratique
  • 42:15 - 42:16
    intervenant: oui bien sûr
  • 42:16 - 42:22
    intervenant: merci. Sur le fond du sujet y a quand même quelque chose qu'on a pas abordé
  • 42:22 - 42:28
    et qui m'intrigue, c'est tout d'abord créer de l'argent
  • 42:28 - 42:31
    l'Etat, même l'Etat avant 73 pouvait pas arriver comme ça
  • 42:31 - 42:35
    et faire tourner la machine à billet! on crée de l'argent en fonction de la richesse qu'on produit
  • 42:35 - 42:41
    je suppose qu'il doit y avoir un mécanisme, j'aimerais bien qu'on me l'explique.
  • 42:41 - 42:46
    En second lieu vers ce que je voudrais aller
  • 42:46 - 42:51
    c'est qu'on ne discute pas quand même du plus important
  • 42:51 - 42:54
    c'est à dire la production de la richesse
  • 42:54 - 42:57
    à qui appartiennent les outils qui produisent cette richesse
  • 42:57 - 43:00
    et comment on la répartie. On parle des banques
  • 43:00 - 43:06
    les banques elles prêtent pour qu'on dispose d'un outil de travail
  • 43:06 - 43:10
    en utilisant cet outil de travail on rembourse les banques
  • 43:10 - 43:15
    grosso modo c'est ça ou j'ai raté un épisode dans le schéma
  • 43:15 - 43:22
    et moi j'aimerais bien savoir pourquoi est-ce qu'on aborde pas cette question?
  • 43:22 - 43:24
    qui est à mon sens fondamentale et qui pose ensuite
  • 43:24 - 43:28
    la question du problème démocratique
  • 43:28 - 43:31
    parce que c'est là qu'il y a un souci
  • 43:31 - 43:36
    c'est... si les financiers s'affranchissent des biens du collectif
  • 43:36 - 43:41
    et que les ministres et ceux des pouvoirs leurs permettent de le faire
  • 43:41 - 43:43
    c'est qu'ils ont des intérêts commun
  • 43:43 - 43:48
    et que ces intérêts commun sont contraires à ceux des travailleurs
  • 43:48 - 43:52
    à ceux qui produisent la richesse dont eux bénéficient et que eux nous soutirent
  • 43:52 - 43:56
    et cette dualité là tant qu'elle sera pas réglée
  • 43:56 - 44:00
    moi je pense que toutes les propositions que vous....
  • 44:00 - 44:05
    dans votre petite check-list, que j'ai lu avec beaucoup d'attention,
  • 44:05 - 44:07
    seront inefficaces.
  • 44:07 - 44:09
    E.C: elles n'adviendront pas.
  • 44:09 - 44:14
    intervenant: elles n'adviendront pas donc dans votre schéma
  • 44:14 - 44:18
    que vous exposez depuis le début
  • 44:18 - 44:23
    ne semble approprié dans le cadre du système qui existe actuellement
  • 44:23 - 44:28
    celui d'une économie du marché qu'elle soit libéralisme ou social-démocrate
  • 44:28 - 44:31
    c'est différentes orientations qu'elle peut prendre
  • 44:31 - 44:34
    mais on reste dans la logique de l'économie du marché
  • 44:34 - 44:38
    et tant qu'on cassera pas cette logique d'économie du marché
  • 44:38 - 44:41
    moi je pense qu'on pourra pas aller vers une Démocratie
  • 44:41 - 44:47
    puisque ceux qui ont le pouvoir ils se donnent mêmes les outils pour réprimer...
  • 44:47 - 44:49
    hein... faut voir c'est quand même terrible ce qui se passe
  • 44:49 - 44:55
    quand on va en Tunisie, ce qui s'est passé pendant la révolution
  • 44:55 - 44:58
    pour en avoir parlé avec un copain cette semaine s'était émouvant
  • 44:58 - 45:03
    quand on voit en Grèce, en Espagne tout ce qui se passe!
  • 45:03 - 45:07
    les répressions du mouvement social en France aussi, ça existe
  • 45:07 - 45:10
    quand on voit comment on réprime les copains de continental
  • 45:10 - 45:13
    qui ont perdu leur boulot dans une pure logique de spéculation de cette entreprise
  • 45:13 - 45:17
    puisque c'est une entreprise qui fait des bénéfices
  • 45:17 - 45:21
    et s'était une boite qui... enfin continental clairoix s'était spécialisé
  • 45:21 - 45:24
    et le site n'était pas défécitaire en lui-même
  • 45:24 - 45:27
    donc y a.... on touche quand même à un sujet
  • 45:27 - 45:35
    enfin moi j'aimerais bien qu'on en débate un petit peu de cette question là merci.
  • 45:35 - 45:42
    E.C: oui alors pour ma part je... j'ai mon avis sur la question mais je...
  • 45:42 - 45:45
    je préfère pas trancher et je trouve...il est pas intéressant
  • 45:45 - 45:49
    en tout cas ça n'a pas d'intérêt de savoir si je suis pour ou contre l'économie de marché
  • 45:49 - 45:56
    ou le... je pense que c'est aux gens de décider c'est au peuple de décider
  • 45:56 - 46:01
    quel est le régime qu'il préfère après en avoir débattu de façon non démagogique
  • 46:01 - 46:10
    enfin en évitant les pièges démagogiques puisqu'il va y avoir probablement des...
  • 46:10 - 46:16
    des orateurs brillants qui vont essayer de fausser l'opinion en trompant les gens
  • 46:16 - 46:21
    donc le moment... enfin à mon avis le choix de société qui consiste à
  • 46:21 - 46:29
    décider comment on... comment sont répartis les droits sur les moyens de production
  • 46:29 - 46:35
    ce choix de société là fait parti des décisions politiques
  • 46:35 - 46:39
    qui devraient revenir aux gens eux-mêmes, au peuple lui-même
  • 46:39 - 46:41
    et.... mais j'ai pas besoin de trancher cette question là
  • 46:41 - 46:46
    pour vous donner une réponse qui à mon avis est plus forte
  • 46:46 - 46:51
    parce qu'elle va traiter non seulement ce problème là mais bien d'autre problèmes
  • 46:51 - 46:56
    bien d'autres injustices sociales mais je peux pas ouvrir trop grand la parenthèse
  • 46:56 - 46:59
    parce que normalement j'ai gardé le meilleur pour la fin
  • 46:59 - 47:04
    j'ai gardé cette partie là comme la...
  • 47:04 - 47:08
    je crois la partie la plus intéressante de ce que j'ai découvert
  • 47:08 - 47:11
    c'est à dire de ce que c'est qu'une vraie Démocratie
  • 47:11 - 47:13
    comment ça fonctionne, comment ça s'institut et comment ça se protège
  • 47:13 - 47:16
    comment on fait pour concrètement y arriver
  • 47:16 - 47:19
    qu'est ce qu'on peut faire aujourd'hui pour y arriver
  • 47:19 - 47:24
    bon si vous voulez on peut commencer par ça et puis on parlera de la monnaie après
  • 47:24 - 47:28
    A priori je suis pas... si vous préfèrez qu'on en parle dans cet ordre là je veux bien
  • 47:28 - 47:35
    mais dans l'ordre logique puisque c'est après avoir bien étudié
  • 47:35 - 47:39
    nos différentes impuissances et la façon dont ces impuissances
  • 47:39 - 47:44
    ont été instituées, c'est après les avoir bien étudiées qu'on pourra
  • 47:44 - 47:46
    bien comprendre l'intérêt d'une vraie Démocratie
  • 47:46 - 47:50
    parce que vous allez voir qu'une vraie Démocratie ça devrait nous permettre
  • 47:50 - 47:58
    ça devrait nous permettre de régler, c'est étonnant, de régler...
  • 47:58 - 48:04
    peut-être pas tous mais un très grand nombre des problèmes auxquels on est confronté
  • 48:04 - 48:09
    Alors pour reprendre le fil de ce que je disais
  • 48:09 - 48:14
    je vous parlais de l'Union Eropéenne et d'une dizaine de points
  • 48:14 - 48:19
    l'abandon de la création monétaire aux banques privées donc avec l'article 104 de Maastricht
  • 48:19 - 48:27
    a été obtenu je pense par DOL, c'est à dire par tromperie
  • 48:27 - 48:30
    c'est à dire que.... moi je me souviens j'ai traité oui au traité de Maastricht
  • 48:30 - 48:35
    et je ne connaissais pas l'article 104, y a pas eu de débat sur l'article 104
  • 48:35 - 48:42
    y a eu aucun débat public et de la même façon que....
  • 48:42 - 48:50
    dans les institutions de Maastricht y avait également l'indépendance de la banque centrale
  • 48:50 - 48:56
    y avait également sa mission anti-inflation et donc chômagène
  • 48:56 - 48:59
    et on a pas eu de débat du tout là-dessus, on nous a parlé de l'Euro
  • 48:59 - 49:04
    on a beaucoup beaucoup parlé de l'Euro et l'Euro ça paraissait, s'était bien défendu
  • 49:04 - 49:09
    ça paraissait jouable et c'est là-dessus et moi j'ai le souvenir d'avoir voté oui là-dessus
  • 49:09 - 49:13
    et quand j'étudie le traité de Maastricht, les institutions après coup
  • 49:13 - 49:19
    j'ai l'impression qu'on m'a conduit à voter oui pour un... en me cachant
  • 49:19 - 49:24
    des rouages extrêmement dangereux des rouages extrêmement problématiques
  • 49:24 - 49:28
    dans ce qui est devenu ensuite la partie 1 du TCE
  • 49:28 - 49:32
    la plupart des résistants de gauche et de droite
  • 49:32 - 49:38
    la plupart des résistants aux institutions européennes travaillaient sur la partie 3
  • 49:38 - 49:41
    et les politiques économiques étaient conduites dans la partie 3
  • 49:41 - 49:44
    et moi je me bagarrais surtout sur la partie 1
  • 49:44 - 49:53
    c'est à dire sur des impuissances politiques programmées
  • 49:53 - 49:57
    qui permettaient la confusion des pouvoirs et l'impuissance politique des citoyens
  • 49:57 - 50:00
    et la confusion des pouvoirs dans des proportions considérables
  • 50:00 - 50:03
    c'est à dire que nos élus n'ont pas de pouvoir et
  • 50:03 - 50:07
    ceux qui ont le pouvoir dans les institutions européennes ne sont pas élus
  • 50:07 - 50:09
    il me semble que... et ça c'est programmé dans la partie 1.
  • 50:09 - 50:13
    Il me semble que ça méritait débat et le fait que ça n'est pas eu lieu
  • 50:13 - 50:20
    me conduit à penser que les institutions européennes sont illégitimes
  • 50:20 - 50:23
    Alors dans les points dont je voudrais vous parler parce que je sais
  • 50:23 - 50:28
    que vous en entendrez pas reparler si je vous en parle pas
  • 50:28 - 50:32
    il y a ce que j'appelle les lois sans parlement
Titre:
3/6.Chouard.Metz.oct2011-UE=DICTATURE DES MARCHÉS FINANCIERS (SABORDAGE MONÉTAIRE)
Description:

Pour approfondir tout ça, je vous propose d'aller faire un tour sur mon site :<br /><br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/<br />http://www.le-message.org/<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Documents_conferences/<br /><br />Je vous recommande particulièrement cette sélection de documents, que je trouve particulièrement importants :<br /><br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/tirage_au_sort.php<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/documents.php<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/tous_les_resumes.php<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Journal.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Reponse_Etienne_Chouard_a_Bastien_Francois.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/LettreAStephanePaoliEtBernardGuetta.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Bonne_Constitution_Guerison_Democratie.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/04/08/93-manifestations-obstinees<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/monnaie.php<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Tout_notre_debat_sur_la_monnaie_chez_Paul_Jorion.pdf<br />http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.pdf

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