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Étienne Chouard : les abus de langage et la « novlangue »

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    - Est-ce que tu ne crois pas que le plus gros, la plus grosse puissance
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    du monde de l'argent, c'est d'avoir changé la définition des mots ?
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    C'est-à-dire que, aujourd'hui, on n'est plus dans un langage réel,
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    mais dans un abus de langage permanent...
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    ... où une chose qu'on appelle d'un terme, en fait en est une autre,
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    comme la culture, la démocratie ?
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    - Ouais, ouais... C'est... c'est une vieille affaire ça...
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    Oh, ça fait longtemps qu'on se fait enfumer par les mots, hein.
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    Mirabeau disait déjà que « l'homme est comme le lapin : il s'attrape par les oreilles. »
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    Donc on sait depuis longtemps... Les rhéteurs savent... Un avion de chasse...
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    Les... Les Athéniens, déjà, avaient des rhéteurs ;
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    ils avaient déjà des... des beaux parleurs capables d'embobiner les gens
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    avec des mots. Donc, c'est une vieille affaire.
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    Mais c'est devenu, ça devient progressivement une science exacte.
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    Les totalitarismes... notamment, ceux observés par Orwell...
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    ... et décrits dans « 1984 » avec la novlangue qui inverse le sens des mots,
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    qui ment tout le temps, qui inverse le sens des mots et qui retire du vocabulaire un à un
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    tous les mots qui serviraient à résister à « Big Brother ».
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    Précieux bouquin, « 1984 », il faut lire ça. Moi, j'avais lu ça à dix-huit ans.
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    J'avais rien compris : je trouvais que c'était un bon bouquin de science-fiction.
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    J'avais rien compris. En tout cas, c'est le souvenir que j'en ai.
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    Peut-être que j'en avais compris plus que ce que je...
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    ... ce dont j'ai l'impression aujourd'hui. Mais, je l'ai relu récemment...
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    ... enfin bon, il y a quelques années, là, et...
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    ... on a vraiment un mode opératoire qui sert encore.
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    Orwell observait le... l'univers soviétique...
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    ... et les nazis ont... ou les totalitarismes divers ont suivi le même chemin.
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    Et aujourd'hui ça continue. La... L'effort sur la langue, il est de plus en plus...
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    ... technologique, technique, scientifique, précis...
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    ... et très efficace, hein, très efficace.
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    Donc...
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    Le moyen de résister à ça, c'est... l'éducation populaire, hein.
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    C'est d'en parler entre nous. Faut pas laisser nos élus décider de ça.
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    Nos élus ont un intérêt personnel majeur à ce qu'ils soient les seuls à...
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    ... à maîtriser la novlangue.
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    Mais entre nous on pourrait très bien...
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    ... se passer le mot, se passer les codes pour décrypter la novlangue et...
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    Alors, Franck Lepage, donc, a des ateliers de... désintoxication du langage...
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    ... absolument passionnants. Et je me souviens, j'étais à une conférence et...
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    ... à une conférence de Franck, au printemps.
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    Et dans cette conférence, il nous interpelait en nous demandant quels étaient les mots
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    qu'on avait repérés comme des mots mensongers. On en avait trouvé plein.
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    Et puis il cherchait une technique pour...
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    ... pour nous défendre. Et je suggérai cette idée... Il faudrait que je la défende...
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    Il faudrait que j'écrive un truc là-dessus. Je suggérai cette idée que... nous pourrions,
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    pour montrer que nous avons compris que c'étaient des pièges,
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    nous pourrions baliser à l'écrit les mots par des guillemets à l'envers.
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    Par exemple, le mot « projet », qui est vraiment un...
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    Franck décrit bien ce que le projet, le mot « projet » a dispa... est apparu ;
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    c'est pas qu'il a disparu, c'est le mot « hiérarchie » qui a disparu
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    des manuels de management. C'est...
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    ... Chiapello et Boltanski dans « Le nouvel esprit du capitalisme »... Un gros bouquin,
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    mais qui explique, qui analyse les... les manuels de management depuis...
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    ... depuis quelques dizaines d'années et y a... y a trente ou quarante ans,
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    les manuels de management, le mot-clé qui revenait tout le temps,
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    c'était « hiérarchie ».
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    Et aujourd'hui, dans les manuels de management...
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    ... mais ils en ont étudié des centaines pour...
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    C'est statistique leur étude, là, en plus. Une étude de sens, c'est statistique d'abord.
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    Et le mot « hiérarchie » a totalement disparu de tous les manuels de management.
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    Il n'existe plus. Et par contre ce qui a remplacé... Le mot qui est tout le temps,
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    partout dans les manuels de management c'est « projet ».
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    Et Franck étudie bien la... et Boltanski, là...
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    ... étudie bien la... ce qu'il y a de positif dans ce mot qui fait qu'on peut pas le...
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    ... on peut pas s'en débarrasser, on peut pas le... on peut pas le condamner,
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    on a du mal à... à diaboliser le mot « projet » : c'est positif un projet.
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    Et en fait quand on l'étudie bien ce mot, il nous...
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    ... il nous jette les uns contre les autres, il... il nous dévalue dès que le projet est fini...
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    ... il permet de nous évaluer comme... Et en fait, il nous, il nous...
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    ... il nous prépare, il prépare à nous numériser,
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    il prépare à nous évaluer au sens... gestionnaire du terme.
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    Et y a toute une série de critiques à faire sur ce mot qui... tout à fait intéressant.
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    Et donc si on a repéré le mot « projet » comme un mot de la novlangue,
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    on pourrait prendre comme convention que quand on écrit entre nous,
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    dans nos papiers, dans nos articles, dans nos pamphlets...
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    ... à chaque fois qu'il y a un mot, un mot dangereux, un mot inversé
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    comme le mot « démocratie », au lieu de le mettre entre guillemets
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    on le met entre guillemets inversés, entre chevrons, qui pointent un mot dangereux,
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    un mot... avec... ce serait comme un gyrophare qui dirait : « Attention !
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    Mot piégé ! »
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    On peut faire ça, hein, c'est... Faudrait se passer le mot et que l'idée plaise aux gens.
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    Quand on voit qu'il y a un mot piégé on le met entre chevrons à l'envers.
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    J'avais eu cette idée-là quand on avait eu cette conférence, mais bon...
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    Il faudrait la défendre un peu mieux ; il faudrait donner des exemples.
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    - Quel est pour toi le mot-clé qui pourrait être dynamité...
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    ... en extraire vraiment sa substance ?
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    - « Démocratie. »
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    « Démocratie », on se l'ai fait voler. « Suffrage universel » aussi.
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    « Suffrage universel » on se l'ai fait voler. On appelle « suffrage universel » aujourd'hui...
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    ... la désignation...
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    ... parmi le choix, le faux choix, parmi des gens que nous n'avons pas choisis,
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    de maîtres politiques qui vont tout décider à notre place...
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    ... qui vont tout décider. Et je n'exagère pas, c'est la vérité toute nue, hein.
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    C'est... Je n'exagère pas. Je pourrais utiliser des mots plus...
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    ... plus violents, plus insultants... Non, là je dis techniquement...
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    ... ce qu'on appelle aujourd'hui « suffrage universel » est le faux choix
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    parmi des gens que nous n'avons pas choisis, qui ont été choisis par les partis,
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    c'est-à-dire pas par nous. Et donc on choisit entre Charybde et Scylla,
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    on choisit entre la peste et le choléra... Donc c'est le faux choix...
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    ... de maîtres politiques. Je parle pas de représentants : ce sont des maîtres
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    qui décident tout à notre place, entre deux élections,
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    sans que nous puissions les révoquer, sans que nous puissions nous opposer
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    à une loi qu'ils nous imposent et que nous trouvons injuste,
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    sans que nous puissions leur imposer une loi que nous trouvons nécessaire
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    et que... dont eux ne veulent pas.
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    Le mot « suffrage universel » est, au sens strict, dévoyé, trompé, déformé, trahi.
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    Le suffrage universel, le seul... enfin, le seul, à mon sens, hein.
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    Le seul suffrage universel que j'accepte, c'est l'assemblée du village, de la commune,
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    taille de la cité grecque, hein : dix, vingt, trente milles personnes, pas plus.
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    Une assemblée, un grand, un grand théâtre, un grand...
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    ... grand théâtre avec des gradins.
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    Y vont ceux qui veulent et loi par loi nous votons directement nos lois, les lois :
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    on décide de nos sorts, on décide de nos affaires directement.
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    C'est ça le suffrage universel ; nous décidons chacun, point par point
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    et on se bat pas bloc par bloc... Non, non : idée par idée, projet par projet, loi par loi
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    nous décidons. Voilà le suffrage universel, et...
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    ... réduire le suffrage universel à... au faux choix de maîtres politiques...
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    C'est vraiment une escroquerie, quoi. C'est vraiment du foutage de gueule.
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    Et on marche, hein, puisque nous défendons le suffrage universel
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    comme si c'était l'alpha et l'oméga de notre liberté et de la civilisation ;
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    c'est une blague, hein. Et c'est notre faute, hein. C'est pas leur faute.
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    Ils nous ont bien eus.
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    Mais c'est nous qui défendons le truc.
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    C'est nous tous qui défendons le suffrage universel en disant :
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    « Ce qui est important dans la démocratie, c'est l'élection. »
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    - Quand tu dis « Ils nous ont bien eus », tu veux dire...
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    - Bah, les élus ! - D'où vient ce projet, justement ?
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    - Oh, bah ça vient de 1789, hein. 1789...
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    La mise en place du gouvernement représentatif...
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    ... qui n'était pas du tout une démocratie :
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    ils savaient bien que c'était pas une démocratie, hein.
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    Sieyès en France, Madison aux États-Unis, et les autres, hein, savaient très bien...
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    ... qu'ils ne mettaient pas en place une démocratie.
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    Ils voulaient pas... d'une démocratie.
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    Ils voulaient ne pas... instituer une démocratie.
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    Ils tenaient à ce que ce ne soit pas ça. C'étaient des... des aristocrates.
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    Et là on est gentil quand on dit ça, parce que « aristocrates », c'est « les meilleurs ».
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    Ils voulaient surtout une oligarchie, quoi, hein.
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    Et ils savaient bien qu'ils allaient être élus. Sieyès c'était un élu, hein.
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    Madison aussi ; c'était un élu. Donc ce sont des élus qui ont institué
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    le régime de l'élection et qui très vite ont laissé appeler ce régime « la démocratie ».
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    Ça s'appelait pas du tout « démocratie » au début.
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    C'était même un mot péjoratif « démocratie » en 1789... péjoratif. C'était une insulte.
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    Un démocrate, c'était pas bien, c'était un mal vu. C'est petit à petit,
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    début du XIXe que ça s'est transformé :
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    on s'est mis à appeler le gouvernement représentatif « démocratie »,
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    et en même temps c'est devenu un mot positif.
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    Mais ce sont des élus qui ont laissé faire ça... parce qu'ils voyaient bien l'intérêt,
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    et c'était déjà la novlangue. Parce que, quand vous appelez...
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    À mon avis, les élus sentent bien que...
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    ... le peuple a conscience de lui-même. Quand on dit « le peuple »,
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    on se sent dedans ; nous tous, et... par l'étymologie,
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    même sans avoir une grande culture politique, par la simple étymologie,
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    le mot « démocratie », il a une force révolutionnaire en lui.
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    Et...
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    ... les gens aspirent... les gens, partout dans le monde
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    aspirent au demos kratos, c'est nous... On voudrait décider nous-mêmes de notre sort.
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    À mon avis... les élus le savent bien.
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    Et les élus savent bien aussi que le gouvernement représentatif
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    c'est pas la démocratie.
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    Donc, ils ont, les élus ont vraiment un intérêt...
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    Je suis pas sûr que ce soit conscient.
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    Parce que c'est possible que ce soit inconscient, hein. Je... pas du tout...
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    Que ce soit un complot ou pas... je m'en fous complètement. Ça m'est égal ça.
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    Mais... les élus laissent faire : ils laissent appeler « démocratie »,
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    le régime qui leur donne à eux élus tout le pouvoir politique.
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    Ça les arrange bien, puisque c'est eux qui ont le pouvoir. Ils sont candidats :
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    un jour ou l'autre ils vont l'avoir. Tous les hommes de partis sont comme ça.
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    Et donc le mot « démocratie », on s'est fait, on se l'ai fait voler.
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    Pas dès l'origine, puisque je vous dis, ils l'appelaient pas « démocratie » au début.
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    Mais très vite, début du XIXe, avant même que Tocqueville écrive
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    « De la démocratie en Amérique », en parlant d'un régime
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    qui n'était pas la démocratie. Dès avant...
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    C'était 25-35 les deux tomes de...
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    Je crois 25...
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    Je crois 1825-1835 « De la démocratie en Amérique ».
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    Et je crois que déjà avant on avait des traces de l'utilisation du mot « démocratie »
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    pour le... Y a Rosanvallon qui a écrit un bon article là-dessus. Il a écrit un article en 93
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    sur cette transformation de... d'un régime qui n'est pas la démocratie en démocratie,
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    en essayant de comprendre à quel moment et pourquoi ça s'est passé.
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    Important le travail d'historien de Rosanvallon.
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    Rosanvallon est pas un révolutionnaire, ça c'est le moins qu'on puisse dire :
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    dans ses conclusions et dans ses propositions, c'est...
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    Moi, je trouve ça très décevant, parce que dans son travail d'historien
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    pour nous expliquer comment les humains résistent aux abus de pouvoir...
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    Vachement important ce que fait Rosanvallon. Rosanvallon nous explique...
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    ... depuis Athènes, point par point, tout ce que les humains font pour résister
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    aux abus de pouvoir. C'est vachement intéressant. C'est une mine,
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    une mine à idées pour résister.
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    Rosanvallon c'est intéressant. Dans ses conclusions, c'est...
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    ... c'est pas lui qui fera les projets de... d'alternative, mais...
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    Parce qu'il est trop...
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    Comment dire ? Conservateur ? C'est pas un révolutionnaire.
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    Mais c'est un travail d'historien précieux pour nous.
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    Donc la novlangue, oui, on s'est fait piquer quelques mots importants :
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    le mot « démocratie », le mot « suffrage universel », ouais.
Titre:
Étienne Chouard : les abus de langage et la « novlangue »
Description:

Pour voir l'intégralité de l'entretien : http://www.sylvaindurain.fr/chouard/

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French

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