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F2C2012: Eben Moglen keynote - "Innovation under Austerity"

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    J'ai demandé à Doc Shearis et Isaac Wilder de venir et de s'assoire avec Eben et continuer cette discussion.
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    Eben Moglen. Merci.
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    Merci, c'est un plaisir d'être ici, et de voir tant d'amis.
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    Je suis très reconnaissant à David pour l'invitation, c'est un privilège d'être ici.
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    Je vais parler principalement d'nu sujet qui est presque aussi geek
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    que les choses dont on parle d'habitude tout le temps, c'est à dire de politique économique.
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    Je vais essayer d'en parler d'une manière moins ennuyeuse que cela en a l'air d'habitude,
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    mais vous me pardonnerez je suis pour commencer assez loin de OpenSSL,
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    nous nous en rapprocherons au fur et à mesure plus tard.
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    Les économies développées dans le monde, toutes maintenant,
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    commencent à connaître un état de crise fondamentalement identique.
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    Elles sont obligées d'imposer l'austérité car les niveaux d'endettement privé ont cassé les rouages de l'économie,
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    et la volonté des détenteurs de capitaux de prendre des gros risques avec l'argent de d'autres personnes
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    a fini par donner des résultats désastreux au cours de cette dernière décennie.
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    Et donc l'austérité est une position inévitable et dommageable sur le plan politique pour tous les gouvernements du monde développé,
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    et certains de ces gouvernements sont entrés dans un processus auto destructeur,
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    dans lequel le besoin d'imposer l'austérité et de réduire les subventions publiques et les mesures sociales pour les jeunes
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    stoppe la croissance économique, ce qui empêche l'austérité de produire ses résultats désirables.
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    Au lieu de supprimer de mauvaises dettes et de reprendre la croissance,
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    nous sommes les spectateurs d'un théâtre où la troisième économie du monde, l'Union européenne,
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    se retrouve au bord d'un effondrement de sa monnaie et d'une génération perdue,
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    ce qui aurait des conséquences néfastes sur toute l'économie mondiale.
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    Pour les politiciens, je vois que peu d'entre eux sont là aujourd'hui,
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    ils ont bien sûr mieux à faire que de nous écouter, pour les politciens en d'autres mots,
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    ils font face maintenant à un problème insurmontable :
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    comment a t-on de l'innovation et de la croissance sous l'austérité ?
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    Ils ne connaissent pas la réponse à cette question,
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    et cela devient si urgent que cela commence à attaquer leur contrôle politique.
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    Des partis marginaux dans plusieurs sociétés très développées et très avancées
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    commencent à attirer de nombreux suffrages,
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    et à menacer la stabilité même de la capacité des décideurs économiques à résoudre
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    (ou essayer de résoudre) le problème de l'innovation sous l'austérité.
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    Ce n'est une bonne nouvelle pour personne.
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    Ce n'est bon pour personne.
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    Nous n'avons pas d'opportunité de nous réjouir de ce résultat, qui est largement le résultat
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    de l'incompétence de ces personnes qui disent mériter tout cet argent parce qu'elles sont si intelligentes,
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    c'est en partie la conséquence d'une lâcheté des politiciens qui leurs ont laissés trop d'espace.
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    Ce n'est pas que nous soyons ravis de voir ceka arriver, mais il y a un bon côté.
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    Il y a peu de personnes qui savent comment avoir de l'innovation sous l'austérité.
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    Nous sommes celles-ci.
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    Nous avons produit de l'innovation sous l'austérité pendant cette dernière génération,
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    et non seulement nous avons fait des innovations plutôt bonnes,
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    nous avons fait des innovations dont toutes les autres personnes riches ont pris le crédit.
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    La plupart de la croissance qui s'est produite pendant cette période folle et et mouvementée
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    où ils ont pris de l'argent de d'autres personnes et sont allés faire des paris avec,
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    c'est de l'innovation que nous avons produit pour eux.
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    Donc maintenant, en dépit des circonstances désastreuses que l'on peut nous aussi regretter,
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    car le chômage est celui de mes étudiants qui obtiennent leur diplôme, de vos enfants,
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    et de tous ces autres jeunes dont la vie sera abîmée pour de vrai par la mauvaise situation économique actuelle.
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    Les gens qui commencent leur carrière maintenant souffriront de baisses de salaire pendant leur vie.
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    Leurs enfants auront un moins bon départ en raison de ce qui arrive maintenant,
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    on ne peut pas s'en réjouir.
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    Mais nous avons une opportunité politique très réelle,
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    car on a la réponse à la question la plus importante qui fait maintenant
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    courir tous les décideurs politiques dans le monde.
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    Cela veut dire qu'on a quelque chose de très important à dire, et je suis venu ici ce matin
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    principalement pour commencer la discussion sur comment on devrait précisément le formuler.
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    Et je veux présenter une première ébauche fonctionnelle de notre argumentaire,
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    je dis « notre » car je regarde autour de moi et que je vous vois ici ce matin,
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    Notre argumentaire sur ce que l'on doit faire avec le bazar dans lequel se trouve le monde.
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    L'innovation sous l'austérité n'arrive pas en collectant beaucoup d'argent
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    pour payer des intermédiaires de l'innovation.
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    Un des aspects les plus importants de la politique économique du 21e siècle,
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    c'est le processus que l'on appelle la désintermédiation, quand on jargonne,
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    elle est impitoyable, constante, et sans répit.
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    La télévision est en train de disparaître.
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    Je n'ai pas besoin de vous le dire, vous le savez déjà.
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    Personne n'essayera plus jamais de créer une encyclopédie commerciale.
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    Les machines pourries qui vous permettent de lire des livres sauf si je décide de vous les reprendre d'Amazon
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    transforment l'édition en éliminant le pouvoir de sélection des éditeurs,
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    tout comme M. Jobs a presque détruit la totalité de l'industrie musicale sous le prétexte de la sauver.
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    Une tâche que son fantôme est déjà en train de faire pour les éditeurs de magazines comme vous pouvez le voir.
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    La désintermédiation, le mouvement d'émancipation qui nous vient depuis le centre du Net
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    est un fait crucial sur la politique économique du 21e siècle.
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    Elle démontre son existence tout le temps.
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    Quelqu'un va gagner un prix Nobel en économie pour décrire en termes formels la nature de la désintermédiation.
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    Les intermédiaires qui ont fait de bonnes affaires pendant les dix dernières années sont confinés à deux ensembles :
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    les assureurs pour la santé aux États-Unis, en raison d'une pathologie politique, et la finance.
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    Les assureurs de santé aux États-Unis sont peut-être capables de capitaliser sur une patholigie poolitique continuelle
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    pour rester des intermédiaires chers et peu sûrs pour un peu plus de temps.
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    Mais la finance s'est faite dessus dans sa propre maison, est se dégonfle maintenant, et va continuer ainsi pour quelques temps.
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    En conséquence, comme les décideurs politiques l'observent à travers le système économique,
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    la réalité que la désintermédiation se fait et qu'on ne peut pas l'arrêter,
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    cela devient un point de repère dans la définition de politique industrielle nationale.
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    Donc nous devons affirmer que c'est vrai pour l'innovation aussi.
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    La plus grande invention technologique de la fin du 20e siècle est la chose que nous appelon la grande toile mondiale,
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    une invention qui est âgée de moins de 8000 jours. Cette invention est déjà en train de transformer
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    la société humaine plus rapidement qu'aucune autre chose depuis l'adoption de l'écriture.
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    Nous en verrons plus de preuves.
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    La nature de ce processus, que l'innovation alimente la désintermédiation, en permettant à toutes sortes
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    de contacts humains de se produire sans intermédiaires, sans acheteurs, vendeurs, agents, ou contrôleurs,
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    et offre un espace dans lequel se dérouie une guerre sur la puissance et le pouvoir de contrôle social,
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    un sujet auquel je reviendrai dans quelques minutes.
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    Pour l'instant, ce sur quoi je veux attirer l'attention, c'est le fait capital que le Web lui-même
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    est un résultat d'une innovation sans intermédiaires.
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    Ce que Tim a fait en premier au CERN n'était pas le web que l'on connaît maintenant,
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    le Web qu'on connaît a été conçu par un très grand nombre d'invividus à travers une innovation sans intermédiaires.
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    Je me rappelle ce que j'ai écris sur le futur des pages personnelles en 1995,
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    et je vois plus ou moins ce que je penais qu'il arriverait.
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    J'avais dit alors que ces quelques pages personnelles sont des jeunes pousses, et qu'une prairie allait apparaître,
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    et ce fut le cas. Bien sûr, comme avec toute autre innovation, il y eut des conséquences inattendues.
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    Le navigateur rendit le Web très facile à lire.
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    Bien qu'ait constuit Apache, bien qu'on ait fait des navigateurs,
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    bien qu'on ait conçu un tas de choses par dessus Apache et les navigateurs,
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    on n'a pas rendu le Web facile à écrire.
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    Donc une petite frappe vếtue d'un pull à capuche a rendu le Web facile à lire,
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    et créa une faille de l'homme du milieu dans la civilisation humaine,
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    [petits rires]
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    qui déclenche maintenant toute une série de maux sociaux.
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    Mais c'est l'innovation intermédiaire dont on devrait se soucier.
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    On a rendu tout possible, y compris malheureusement PHP,
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    et puis des intermédiaires de l'innovation l'ont transformé en l'horreur qu'est Facebook.
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    Cela ne s'avérera pas être, comme on peut déjà le voir d'après les marchés de la bourse,
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    une forme innovation sociale particulièrement positive.
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    Elle va enrichir quelques personnes,
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    le gouvernement d'Abu Dhabi,
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    a gangster russe qui a déjà plusieurs milliards de dollars, un type qui est impatient de changer
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    de nationalité afin qu'il n'ait plus à payer d'impôts pour soutenir les écoles publiques,
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    et quelques autres reliques du bazar du 20e siècle.
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    Mais la réalité de l'histoire dessous tout ça,
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    c'est que si on avait eu un peu plus d'innovation sans intermédiaires,
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    si on avait fait en sorte qu'opérer son propre serveur web soit facile,
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    si on avait expliqué aux gens dès le tout début à quel point les journaux serveurs sont importants,
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    et pourquoi vous ne devriez pas laisser d'autres personnes les garder pour vous,
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    nous serions dans une situation très différente maintenant.
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    Le prochain Facebook ne devrait jamais exister.
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    C'est de l'innovation des intermédiaires qui sert les besoins des capitalistes, pas ceux des gens,
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    ce qui ne veut pas dire que les réseaux sociaux ne devrait pas exister,
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    ils ne devraient pas exister avec une faille de l'homme du milieu incluse dès le départ.
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    Tout le monde dans cette pièce sait cela. La question est de savoir comment on l'apprend à tout le monde.
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    Mais si j'ai beaucoup de considération pour tout le monde, maintenant je veux vous parler
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    des décideurs politiques. Comment est-ce qu'on leur explique ?
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    ET là on commence à séparer le discours en deux parties bien distinctes.
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    Premièrement, que sait-on de la manière d'obtenir de l'innovation sous l'austérité ?
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    Deuxièmement, qu'est-ce qui empêche les gouvernement d'être d'accord avec nous là-dessus ?
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    Donc permettez-moi de vous présenter ma première ébauche d'un plaidoyer pour l'innovation sous l'austérité.
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    Il est intitulé « Nous avons fait l'informatique dans les nuages ».
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    Tout le monde comprend cela dans cette pièce.
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    Le sens même de ce qui est en train d'arriver aux technologies de l'information dans le monde maintenant,
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    est en rapport avec ce qui est arrivé à la fin du 20e siècle.
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    Nous avons imaginé qu'on pouvait partager les systèmes d'exploitation et toute la pile logicielle
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    par-dessus. Nous l'avons fait en utilisant la curiosité des jeunes.
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    C'était l'essence, pas des capitaux de risque.
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    Nous y avions travaillé pendant 15 ans, et notre bousin tournait déjà partout,
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    avant que les capitaux de risque ou les capitaux des industries accumulés par les géants de l'informatique
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    ne viennent nous voir. Ils sont venus vers nous pas parce que l'innovation devait se faire,
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    mais parce que l'innovation avait déjà été créée,
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    et qu'ils avaient besoin d'en tirer les profits.
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    C'était un résultat extrêmement positif, je n'ai rien de mal à en dire.
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    Mais la nature de ce résultat, l'histoire qu'on a en effet vécu et que d'autres peuvent maintenant étudier,
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    montrera comment l'innovation sous l'austérité peut se produire.
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    C'est très bien de dire que c'est arrivé car on a suscité la curiosité des jeunes,
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    c'est historiquement correct.
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    Mais il y a d'autres choses à dire.
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    Ce que l'on a besoin d'exprimer, c'est que la curiosité des jeunes pouvait être excitée.
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    car toutes les sortes d'ordinateurs dans leur vie de tous les jours pouvaient être hackés.
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    Et donc les jeunes pouvaient donc hacker ce que tout le monde utilisait.
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    Cela a rendu l'innovation possible,
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    où elle pouvait se produire, sans problème, tout en bas de la pyramide du système économique.
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    Cela est en train de se passer autre part dans le monde de la manière dont c'est arrivé aux États-Unis
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    dans les années 80. Des centaines de milliers de jeunes dans le monde qui hackent
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    des ordinateurs portables, des serveurs, qui hackent
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    du matériel grand public afin qu'il puissent satisfaire leurs lubies,
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    des lubies techniques, sociales, pour une carrière, ou juste pour s'amuser.
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    « Je veux faire ceci, cela serait cool. »
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    C'est la source primaire de l'innovation qui a poussé toute le développement
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    de la grande croissance économique dans le monde ces dix dernières années. Toutes la croissance,
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    des milliers de millards de transactions avec le commerce électronique.
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    Ceux d'entre vous qui sont assez vieux pour se rappeler s'être battus bec et ongle
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    pour une système de chiffrement public, se rappelleront l'intensite de leur combat
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    quand la politique du gouvernment étasunien était d'empêcher l'apparition
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    d'un marché d'une valeur de 3800 milliards de transactions de commerce électronique.
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    Nous étions (soi-disant) des partisans du terrorisme nucléaire et de la pédophilie
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    au début des années 1990, et tout l'argent qu'ils ont gagné
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    dans les campagnes de don, avec les profits d'intérêts privés, et tout le reste,
  • 17:16 - 17:21
    c'est grâce à la mondialisation du commerce que l'on a rendu possible,
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    avec la technologie pour laquelle ils voulaient envoyer nos clients en prison.
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    Cela montre clairement à la prochaine génération de décideurs politiques, je pense,
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    à quel point leur adhérence à des idées reçues est susceptible
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    de contribuer au cercle vicieux dans lequel ils redoutent maintenant d'être entrainés.
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    Et cela devait nous encourager à souligner encore, que la manière pour qu'une innovation arrive,
  • 17:51 - 17:56
    c'est de donner aux jeunes l'opportunité de la créer, avec des moyens qui leurs permettent
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    de bidouiller le monde réel, et de partager les profits.
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    Quand Richard Stallman a rédiger l'apper à l'Université de Sofolk pour une encylopédie
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    universelle, lui et Jimmy Wales et moi-même étions bien plus jeunes alors,
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    c'était considéré comme une idée fantaisiste.
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    Cela a maintenant transformé la vie de toute personne qui sait lire dans le monde.
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    Et cela va continuer ainsi.
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    La nature de l'innovation faite par Creative Commons,
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    par le mouvement du logiciel libre,
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    par la culture libre,
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    ce qui transparaît dans le Web et dans Wikipedia,
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    dans tous les systèmes d'exploitation libre qui font maintenant tout tourner,
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    même l'intérieur de ces choses d'Apple fermées et vampiresques que je vois tout autour de cette pièce.
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    Toute cette innovation vient de la simple action de laisser les enfants bidouiller et de laisser le champ libre,
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    ce que, comme vous le savez, on essaye aussi fortement que possible d'interdire complètement.
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    De plus en plus, tout autour du monde, le matériel informatique de la vie de tous les jours pour
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    des individus est fait de telle façon qu'on ne peut pas le hacker.
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    Le laboratoire informatique dans la poche de chaque enfant de 12 ans est en train de se fermer.
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    Quand est entré dans la phase 3 des négociations de la GPL3 contre l'enfermement au cours
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    de cette dernière décennie, il y avait une certaine croyance que le but principal que M. Stallman
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    et moi poursuivions en poussant tout le monde à ne pas verrouiller, avait quelque chose en rapport
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    avec les films sur la prohibition. And on a continué à dire, « ce n'est pas la fondation du film libre ».
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    Nous ne nous soucions pas de cela.
  • 20:01 - 20:07
    Nous nous soucions de protéger les droits de tout le monde à hacker ce qu'ils possèdent.
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    Et la raison pour laquelle on s'en soucie, c'est que si vous empêchez les gens d'hacker
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    ce qu'ils possèdent eux-mêmes, vous détruirez le moteur de l'innovation duquel tout le monde profite.
  • 20:24 - 20:25
    C'est toujours vrai.
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    Et c'est plus important maintenant précisément parce que très peu de personnes pensaient
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    qu'on avait alors raison, et n'ont pas fait d'efforts eux-mêmes pour défendre ce point de vue.
  • 20:40 - 20:48
    Et maintenant vous avez Microsoft qui dit qu'ils ne vont pas autoriser des navigateurs tiers
  • 20:49 - 20:51
    sur des machines basées sur ARM avec Windows. Et vous avez le fantôme de M. Jobs
  • 20:51 - 20:57
    qui essaye de trouver comment empêcher une suite libre d'exister en relation avec IOS,
  • 20:58 - 21:03
    et vous avez un monde dans lequel le but des opérateurs réseau est de plus en plus
  • 21:03 - 21:11
    d'attacher chaque jeune humain à un réseau propriétaire avec des terminaux verrouillés,
  • 21:11 - 21:17
    duquel on ne peut pas apprendre, qu'on ne peut pas étudier, pas comprendre, pas se faire les dents dessus,
  • 21:17 - 21:26
    rien faire sauf envoyer des textos qui coûtent un millions de fois plus qu'ils ne devraient.
  • 21:29 - 21:34
    Et la plupart de la soi-disante innovation dans le monde, dans notre secteur,
  • 21:34 - 21:41
    est maintenant consacrée à créer des technologies pour les opérateurs réseau qui sans améliorer
  • 21:43 - 21:46
    la technologie pour les utilisateurs. L'innovation pour les télécommunications dans le monde a en fait cessé.
  • 21:49 - 21:59
    Et elle ne va pas reprendre aussi longtemps qu'il est impossible de s'atteler à travailler sur les formes
  • 22:02 - 22:05
    d'innovation qui marchent vraiment sous l'austérité. Cela a une deuxième conséquence de grande importance.
  • 22:06 - 22:10
    L'innovation sous l'austérité arrive en premier car la curiosité des jeunes est occupée
  • 22:11 - 22:19
    par l'amélioration des situations réelles de la vie de tous les jours.
  • 22:20 - 22:25
    La conséquence de second ordre, c'est que la population devient plus éduquée.
  • 22:28 - 22:33
    La désintermédiation commence à arriver dans l'éducation supérieure aux États-Unis,
  • 22:33 - 22:37
    ce qui veut dire que cela commence à arriver dans l'éducation supérieure dans le monde entier.
  • 22:37 - 22:39
    On a actuellement deux modèles.
  • 22:40 - 22:48
    Coursera est essentiellement la googlisation de l'éducation supérieure, un projet dérivé
  • 22:49 - 22:53
    de Stanford en tant qu'entreprise pour le profit, utilisant des logiciels fermés et des ressources éducatives propriétaires.
  • 22:54 - 23:02
    MITx, qui a maintenant edX à travers la formation en partenariat avec l'université Harvard
  • 23:02 - 23:04
    est essentiellement la réponse du monde libre,
  • 23:05 - 23:09
    des programmes similaires et évolutifs pour l'éducation supérieur,
  • 23:09 - 23:14
    fournis à travers du logiciel libre en utilisant des ressources éducatives.
  • 23:14 - 23:19
    Nous avons un très gros enjeu dans le résultat de cette concurrence.
  • 23:20 - 23:25
    Il nous importe à tous de fournir autant d'énergie que possible en soutien aux solutions qui reposent
  • 23:25 - 23:34
    sur un programme libre que tout le monde peut modifier, utiliser, et redistribuer,
  • 23:34 - 23:39
    et autres ressources éducatives basées sur la même politique économique.
  • 23:40 - 23:45
    Chaque société qui essaye en ce moment de reprendre de l'innovation dans le but de reprendre
  • 23:45 - 23:53
    une croissance économique dans un contexte d'austérité a besoin de plus d'éducation,
  • 23:53 - 23:57
    qui soit disponible a un coût plus bas, et qui forme des jeunes esprits
  • 23:57 - 24:04
    de manière plus efficace pour créer des nouvelles valeurs dans leurs sociétés.
  • 24:05 - 24:13
    Cela ne sera pas réalisé sans précisément les formes d'apprentissage social que nous avons expérimentées.
  • 24:14 - 24:21
    Nous avons dit depuis le début que le logiciel libre est le système éducatif technique le plus abouti au monde.
  • 24:21 - 24:29
    Il permet à quiconque sur la planète d'accéder à ce qui se fait de mieux dans quoi que ce soit que les ordinateurs sont conçus pour faire,
  • 24:29 - 24:38
    en lisant ce qui disponible librement et en le testant, et en partageant librement les résultats.
  • 24:38 - 24:40
    De la vrai science informatique.
  • 24:41 - 24:49
    Des expériences, des formulations d'hypothèses, plus d'expériences, plus de connaissance pour l'humain.
  • 24:50 - 24:55
    Nous devons développer cela dans d'autres domaines de la culture, et de grands héros
  • 24:55 - 25:01
    comme Jimmy Wales et Larry Lessig ont posé les bases de l'infrastructure pour le faire,
  • 25:02 - 25:07
    nous avons maintenant que nos gouvernements comprennent comment aller plus loin.
  • 25:10 - 25:15
    Le comité directeur sur les médias et la société de l'information de la commission européenne
  • 25:16 - 25:22
    a publié un rapport il y 18 mois dans lequel ils disaient qu'ils pouvaient scanner 1/6
  • 25:23 - 25:26
    de tous les livres dans les bibliothèques européennes pour le coût de 100km de route.
  • 25:27 - 25:33
    Cela veut dire, et c'est toujours vrai, que pour le coût de 100km de route,
  • 25:33 - 25:38
    dans une économie qui construit des milliers de kilomètres de route chaque année,
  • 25:38 - 25:45
    que chaque livre dans toutes les bibliothèques européennes pourraient être disponibles
  • 25:45 - 25:49
    pour l'humanité toute entière, cela devrait être fait.
  • 25:49 - 25:57
    Rappelez vous que la plupart de ces livres sont dans le domaine publique, avant que vous ne me criez « copyright ».
  • 26:00 - 26:07
    Rappelez-vous que la majorité de ce qui représente le savoir humain n'a pas été fait récemment,
  • 26:07 - 26:10
    avant que vous ne me criez « droit d'auteur ».
  • 26:12 - 26:23
    On devrait entrer dans un monde dans lequel toutes les connaissances précédemment disponibles avant
  • 26:23 - 26:30
    ce temps soient universellement accessibles. Sinon on freinera l'innovation qui permet la croissance.
  • 26:30 - 26:33
    C'est un pré-requis social.
  • 26:34 - 26:37
    Le système du droit d'auteur n'est pas immuable,
  • 26:38 - 26:41
    il est juste commode.
  • 26:42 - 26:47
    Nous n'avons pas à commettre de suicide culturel ou intellectuel,
  • 26:47 - 26:53
    de manière à maintenir un système qui ne s'applique même pas
  • 26:53 - 26:58
    à presque tout le savoir humain important dans la plupart des disciplines.
  • 26:59 - 27:02
    Platon n'est pas détenu par qui que ce soit.
  • 27:04 - 27:12
    Donc nous en sommes là, à nous demander à quoi va ressembler le système éducatif du 21e siècle,
  • 27:13 - 27:19
    et comment il va distribuer la connaissance socialement à travers l'humanité.
  • 27:19 - 27:21
    J'ai une question pour vous.
  • 27:21 - 27:26
    À combien d'Einsteins qui ont jamais vécu on a laissé la possilité d'apprendre la physique ?
  • 27:27 - 27:29
    Quelques-uns.
  • 27:30 - 27:34
    Combien de Shakespeares ont jamais vécu, vécu et sont décédés sans apprendre à lire et écrire ?
  • 27:35 - 27:37
    Presque tous.
  • 27:38 - 27:41
    Avec 7 milliards de personnes dans le monde en ce moment, 3 milliards sont des enfants.
  • 27:42 - 27:44
    Combien d'Einsteins voulez-vous rejeter aujourd'hui ?
  • 27:46 - 27:49
    L'universalisation de l'accès au savoir est l'atout primordial le plus important qu'on ait,
  • 27:49 - 27:56
    pour augmenter l'innovation et le bien-être de l'humanité sur la terre.
  • 27:56 - 28:04
    Personne ne devrait avoir peur de militer pour cela parce que quelqu'un pourrait crier « droit d'auteur ».
  • 28:07 - 28:10
    Donc nous nous intéressons maintenant à la conséquence de second ordre,
  • 28:11 - 28:15
    de ce qu'on comprend de comment susciter l'innovation sous l'austérité.
  • 28:15 - 28:21
    Améiorer l'accès aux outils qui permettent d'apprendre, adapter la technologie pour permettre
  • 28:22 - 28:30
    aux scientifiques qui n'ont pas 20 ans de mener des expériences et de partager les résultats,
  • 28:31 - 28:38
    permettre la continuité de la croissance de l'univers des technologies de l'information
  • 28:39 - 28:43
    que nous avons créé, en partageant depuis ces vingt-cinq dernières années,
  • 28:44 - 28:52
    et on pourrait connaître les plus hauts taux d'innovation qui soient atteignables,
  • 28:52 - 28:59
    en dépit d'un baisse massives des investissements dans le social qui a lieu à cause de l'austérité.
  • 29:01 - 29:07
    Nous donnons aussi aux jeunes une opportunite de prendre leur futur économique et professionnel
  • 29:07 - 29:09
    plus dans leurs propres mains, un impératif inévitable
  • 29:10 - 29:16
    si on veut avoir une stabilité politique et sociale pour la prochaine génération.
  • 29:17 - 29:19
    Personne ne devrait se berner d'illusions sur les chances d'amélioration sociale dans des sociétés
  • 29:20 - 29:28
    où 50% des personnes de moins de 30 ans sont sans emploi.
  • 29:30 - 29:35
    Cela ne va pas se résoudre en leur donnant des du travail à la chaîne pour faire des voitures.
  • 29:36 - 29:37
    Tout le monde comprend cela.
  • 29:38 - 29:44
    Les gouvernements lèvent ensemble leurs mains aux ciel sur la question de ce qu'il faut faire de cette situation.
  • 29:45 - 29:51
    Cela explique la rapidité avec laquelle dans les systèmes de représentation proportionnelle,
  • 29:51 - 29:55
    les jeunes gens abandonnent les partis politiques traditionnels.
  • 29:56 - 30:03
    Quand les pirates prennent 8,3 des voix dans le Schleswig-Holstein,
  • 30:04 - 30:11
    il est déjà clair que les jeunes gens réalisent que les décisions politiques des partis traditionnels
  • 30:11 - 30:16
    ne vont pas porter sur leur futur bien-être économique.
  • 30:17 - 30:25
    Et nous devons écouter, de manière démocratique, le grand nombre de jeunes gens dans le monde
  • 30:25 - 30:29
    qui insistent que les libertés numériques et une fin de l'esionnage et de la surveillance
  • 30:29 - 30:35
    sont nécessaires à leur bien-être et à leur capacité à créer de la vie.
  • 30:36 - 30:43
    La désintermédiation signifie qu'il y aura plus de prestataires de services à travers l'économie
  • 30:43 - 30:46
    avec laquelle nous sommes directement en contact.
  • 30:46 - 30:53
    Cela veut dire plus de travail en dehors de la hiérarchie, et moins de travail dans la hiérarchie.
  • 30:54 - 30:59
    Les jeunes dans le monde, qu'ils soient mes étudiants en droit qui vont avoir leur licence,
  • 30:59 - 31:02
    ou des ingénieurs informatiques qui vont débuter leur carrière,
  • 31:02 - 31:06
    ou des artistes, ou des musiciens, ou des photographes, ont besoin de plus de liberté
  • 31:06 - 31:15
    sur le net, et de plus d'outils avec lesqueles créer des plateformes innovantes pour fournir des services eux-mêmes.
  • 31:16 - 31:23
    C'est un défi que leurs ainés n'auraient pas relevé avec succès en 1955, mais nous sommes
  • 31:23 - 31:31
    une nouvelle génération d'êtres humains qui travaillent dans de nouvelles conditions, et ces règles ont changé.
  • 31:32 - 31:38
    Ils savent que les règles ont changé. Les indignados dans chaque parc en Espagne savent
  • 31:40 - 31:42
    que les règles ont changé. Ce sont leurs gouvernments qui ne le savent pas.
  • 31:46 - 31:53
    Cela nous ramène, je vous le cède, à la question de l'anonymat, ou plutôt de l'autonomie.
  • 31:54 - 31:58
    Un des éléments vraiment problématiques pour enseigner à la jeune génération,
  • 31:58 - 32:02
    du moins les jeunes auxquels j'enseigne sur la vie privée,
  • 32:02 - 32:07
    c'est qu'on enseigne l'expression « vie privée » pour signifier plusieurs choses assez distinctes.
  • 32:09 - 32:12
    La vie privée veut dire le secret des fois.
  • 32:12 - 32:19
    C'est à dire que le contenu d'un message est secret pour tout le monde, sauf son créateur et son destinataire voulu.
  • 32:20 - 32:23
    La vie privée veut dire l'anonymat, des fois.
  • 32:23 - 32:31
    Cela veut dire que les messages ne sont pas secrets, mais que lieux de départ et d'arrivée le sont.
  • 32:33 - 32:38
    Et il y a un troisième aspect de la vie privée, que j'appelle autonomie dans ma classe.
  • 32:39 - 32:44
    C'est la chance de vivre une vie dans laquelle les décisions que vous prenez ne sont pas influencées
  • 32:44 - 32:51
    par l'accès des autres à des communications secrètes ou anonymes.
  • 32:54 - 33:00
    Il y a une raison pour laquelle les villes ont toujours été des moteurs de croissance économique.
  • 33:02 - 33:05
    Ce n'est pas parce que les banquiers y vivent.
  • 33:06 - 33:10
    Les banquiers y vivent car les villes sont des moteurs de croissance économique.
  • 33:11 - 33:16
    La raison pour laquelle les villes ont été des moteurs de croissance économique depuis Sumer,
  • 33:17 - 33:22
    c'est que les jeunes s'y déplacent pour inventer de nouvelles manières d'exister,
  • 33:23 - 33:30
    en prenant l'avantage du fait que la ville est le lieu où vous échappez à la surveillance du village,
  • 33:31 - 33:34
    et du contrôle social de la ferme.
  • 33:35 - 33:39
    « Comment est-ce que vous allez les retenir à la ferme une fois qu'ils ont vu Paris ? » était
  • 33:39 - 33:47
    une question censée en 1919, et elle avait beaucoup à voir avec la façon dont le 20e siècle fonctionnait aux États-Unis.
  • 33:49 - 33:54
    La cité est le système historique pour l'obtention de l'anonymat
  • 33:54 - 34:00
    et la capacité à tester de manière autonome des façons de vivre.
  • 34:01 - 34:02
    Nous le supprimons.
  • 34:07 - 34:08
    Il y a quelques années, c'est à dire au début de 1995, nous avions un débat
  • 34:09 - 34:15
    à l'école de droit de Harvard sur la clé de chiffrement publique,
  • 34:16 - 34:17
    deux paires de personnes.
  • 34:18 - 34:22
    Dans un camp se trouveait Jamie Gorelick, alors secrétaire d'état à la justice aux États-Unis,
  • 34:22 - 34:24
    et Stewart Baker, alors comme maintenant employé à Steptoe & Johnson
  • 34:24 - 34:30
    quand il ne travaille pas dans le gouvernement des États-Unis pour faire des politique sociales horribles.
  • 34:32 - 34:35
    De l'autre côté se trouvait Danny Weitzner, alors à la Maison blanche, et moi.
  • 34:36 - 34:42
    Et on a passé l'après-midi à échanger sur si on devait confier nos clés
  • 34:42 - 34:44
    au gouvernement des États-Unis, si la puce du nom Clipper
  • 34:44 - 34:48
    allait fonctionner, et plein d'autres choses très intéressantes
  • 34:48 - 34:50
    maintenant aussi obsolètes que Babylone.
  • 34:52 - 34:56
    Et après que ce soit fini, on a traversé le campus de Harvard pour dîner au club de la faculté d'Harvard,
  • 34:56 - 34:59
    et sur le chemin à travers le campus, Jamie Gorelick me dit :
  • 34:59 - 35:03
    « Eben, sur la base de juste ce que tu as dit publiquement cet après-midi,
  • 35:03 - 35:07
    c'est suffisant pour que je donne l'ordre d'intercepter tes conversations téléphoniques. »
  • 35:08 - 35:10
    En 1995, c'était une blague.
  • 35:11 - 35:16
    C'était une blague de maiuvais goût quand elle était racontée par un officiel
  • 35:16 - 35:17
    du ministère de la justice de la Maison blanche, mais c'était une blague,
  • 35:17 - 35:21
    et on a tous rigolé car tout le monde savait qu'ils ne pouvaient pas le faire.
  • 35:23 - 35:24
    Donc nous avons mangé notre dîner, et la table fut débarassée et toutes les assiettes furent enlevées,
  • 35:25 - 35:30
    et le porto et les noisettes s'en allèrent, et
  • 35:31 - 35:34
    Stewart Baker me regarda et me dit « ok, détachons nos cheveux »,
  • 35:34 - 35:36
    et il n'en avait pas beaucoup alors, et il n'en a pas maintenant,
  • 35:36 - 35:38
    mais « on va détacher nos cheveux » dit Stewart,
  • 35:39 - 35:41
    « on ne va pas poursuivre votre client M. Zimmermann.
  • 35:42 - 35:47
    On a consacré des décennies à se battre contre les clés de chiffrement publique,
  • 35:47 - 35:51
    cela a plutôt bien marché, mais c'est presque terminé, on va laisser cela arriver. »
  • 35:52 - 35:54
    Et puis il regarda autour de la table, et il dit :
  • 35:55 - 35:58
    « mais personne ici ne se soucie de l'anonymat, n'est-ce pas ? ».
  • 35:59 - 36:01
    Et je fus pris d'un frisson.
  • 36:02 - 36:04
    Et je pensai : « OK, Stewart, je comprends ce qui se passe.
  • 36:05 - 36:09
    Tu vas laisser le chiffrement à clé publique car les banquiers vont en avoir besoin.
  • 36:09 - 36:14
    Et tu vas consacrer les 20 prochaines de ta vie à essayer d'empêcher les gens d'être anonymes
  • 36:14 - 36:17
    pour toujours, et je vais consacrer les 20 prochaines années de ma vie à essayer de t'arrêter. »
  • 36:18 - 36:24
    Jusqu'ici, je dois dire que mon ami M. Baker a fait mieux que je ne l'avais espéré,
  • 36:24 - 36:27
    et j'ai fait pire que ce que je craignais.
  • 36:27 - 36:31
    C'est en partie à cause du gangster avec la capuche, et en partie pour d'autres raisons.
  • 36:32 - 36:37
    Nous sommes proches d'éliminer le droit humain d'être tout seul.
  • 36:38 - 36:41
    Nous sommes proches d'éliminer le droit humain de la libre pensée,
  • 36:41 - 36:45
    dans votre propre maison, selon votre propre manière, sans que personne ne le sache.
  • 36:47 - 36:50
    Quelqu'un vient de prouver dans cette pièce il y a quelques minutes que s'il fait des courses
  • 36:50 - 36:56
    sur un site d'achat particulier en utilisant un navigateur, il obtient un prix différent avec un autre navigateur,
  • 36:56 - 36:59
    car un de ses navigateurs est relié à son historique de navigation :
  • 37:00 - 37:06
    les prix, les offres, les produits, les bonnes affaires,
  • 37:08 - 37:13
    sont maintenant basés sur la fouille de données de tout.
  • 37:14 - 37:20
    Un haut fonctionnaire du gouvernement m'a confié après que les États-Unis aient changé la loi
  • 37:20 - 37:25
    pour quelle durée de rétention de données se faisait sur tout personne qui est suspecte de rien.
  • 37:25 - 37:27
    Vous savez tout ça, n'est-ce pas ?
  • 37:27 - 37:32
    Un mercredi pluvieux, un 21 mars, bien après que les magasins soient fermés, le ministère de la justice
  • 37:33 - 37:37
    et le DNI, c'est le directeur du renseignement intérieur,
  • 37:37 - 37:42
    ont publié ensemble un communiqué de presse annonçant des changements mineurs sur les lois Ashcroft,
  • 37:43 - 37:49
    en incluant un petit changement qui dit que toutes données personnelles identifiables dans les bases de données du gouvernement
  • 37:49 - 37:57
    au centre national anti-terrorisme qui concernent des personnes qui sont suspectes de rien
  • 37:57 - 38:03
    ne seront plus retenues sous le coup de la loi Ashcroft pour un maximum de 180 jours,
  • 38:03 - 38:09
    le maximum a été changé pour 5 ans, ce qui est une éternité.
  • 38:10 - 38:12
    En fait j'ai dit à mes étudiants dans ma salle de classe,
  • 38:12 - 38:16
    que la seule raison pour laquelle ils avaient dit 5 ans, c'est parce qu'il ne pouvait pas
  • 38:16 - 38:20
    faire le 8 couché dans la police [rires] pour le communiqué de presse, donc ils ont fait une approximation.
  • 38:22 - 38:26
    Donc je discutais avec un haut-fonctionnaire du gouvernement de cette conclusion, et il m'a dit
  • 38:26 - 38:32
    « hé bien, vous savez, on est devenu conscient qu'on avait besoin d'un sociogramme complet
  • 38:33 - 38:37
    des États-Unis ». C'est de cette manière qu'on va relier les nouvelles données aux anciennes données.
  • 38:38 - 38:43
    J'ai dit, « parlons un peu des questions constitutionnelles de cela pendant un instant.
  • 38:44 - 38:48
    Vous parlez de nous déplacer d'une société qu'on a toujours connu,
  • 38:48 - 38:51
    à laquelle on réfère de manière pittoresque en tant que société libre, vers une société dans laquelle
  • 38:52 - 38:57
    le gouvernement tient une liste de toutes les relations qu'un américain entretient.
  • 38:58 - 39:02
    Donc si vous allez nous déplacer depuis ce qu'on avait l'habitude d'appeler un société libre vers
  • 39:02 - 39:09
    une société dans laquelle le gouvernement des États-Unis tient une liste de toutes les relations
  • 39:10 - 39:12
    qu'a chaque américain, quelle devrait être la procédure constitutionnelle pour faire cela ?
  • 39:13 - 39:16
    Est-ce qu'on devrait avoir, par exemple, une loi ?
  • 39:17 - 39:18
    Il a just rigolé.
  • 39:19 - 39:21
    Car évidemment, ils n'avaient pas besoin d'une loi.
  • 39:22 - 39:26
    Ils l'ont fait avec un communiqué de presse, publié un mercredi pluvieux, la nuit, quand tout le monde
  • 39:26 - 39:28
    était rentré à la maison. Et vous vivez là maintenant.
  • 39:30 - 39:37
    La question de savoir s'il est possible d'avoir de l'innovation
  • 39:37 - 39:39
    dans une situtation de despotisme totale est intéressante.
  • 39:40 - 39:45
    Les américains d'extrême-droite ou même de centre-droit
  • 39:45 - 39:51
    ont longtemps insisté qu'un des problèmes avec le totalitarisme du 20e siècle,
  • 39:51 - 39:54
    duquel ils se démarquent de manière légitime,
  • 39:55 - 40:00
    c'est qu'il éliminait la possibilité de ce qu'ils appellent le marché libre et l'innovation.
  • 40:00 - 40:03
    Nous sommes prêts à savoir s'ils avaient raison.
  • 40:05 - 40:13
    Le réseau, tel qu'il est maintenant, est une plateforme extraordinaire pour
  • 40:14 - 40:19
    un contrôle social sophistiqué. Très rapidement, et sans remord visible, les deux plus gros gouvernements
  • 40:20 - 40:27
    de la planète, celui des États-Unis et celui de la République populaire de Chine
  • 40:27 - 40:30
    ont adopté des points de vue fondamentalement identiques.
  • 40:30 - 40:34
    [Applaudissements]
  • 40:34 - 40:39
    Un sociogramme complet qui connecte le gouvernement à tout le monde, et une fouille
  • 40:39 - 40:46
    de données exhaustives sur la société représentent tous les deux une politique majeure du gouvernement,
  • 40:47 - 40:55
    par rapport aux différentes formes de ce à quoi ils renvoient, ou se conçoivent, en tant que maintien de l'ordre.
  • 40:57 - 41:02
    Il est vrai, bien sûr, qu'ils ont différentes théories sur la manière de maintenir l'ordre suivant les personnes
  • 41:02 - 41:08
    ou la manière, mais la technologie pour le maintient de l'odre devient fondamentalement identique.
  • 41:09 - 41:14
    Nous avons besoin, nous, qui comprenons ce qui est en train de se passer, besoin,
  • 41:14 - 41:16
    d'être très expressif à ce sujet.
  • 41:18 - 41:22
    Mais ce ne sont pas nos libertés civiles qui sont en jeu,
  • 41:22 - 41:26
    je ne devrais pas avoir besoin de dire cela, ce serait déjà suffisant, mais bien sûr ça ne l'est pas.
  • 41:28 - 41:36
    Nous avons besoin de rendre clair, que l'autre partie de ce qui nous coûte,
  • 41:36 - 41:39
    c'est la vitalité et l'éclat eux-mêmes, de l'innovation artistique et de l'expression,
  • 41:40 - 41:44
    ces débats vifs très ouverts faits par des participants sans entraves,
  • 41:44 - 41:49
    ceux que la Court suprême aime tant dans le New York Times contre Sullivan.
  • 41:50 - 41:56
    Et cette liberté de bidouiller, d'inventer, d'être différent, d'être anti-conformiste,
  • 41:56 - 42:02
    ce pourquoi les gens se sont toujours déplacés vers les villes qui leurs fournissent l'anonymat,
  • 42:02 - 42:07
    et une chance de vivre avec ce qu'ils sont, et ce qu'ils peuvent faire.
  • 42:08 - 42:18
    Ceci plus que tout, est ce qui soutient la force sociale et la croissance économique au 21e siècle.
  • 42:19 - 42:23
    Bien sûr, on a besoin de l'anonymat pour d'autres raisons.
  • 42:24 - 42:30
    Bien sûr, on est après quelque chose qui peut être décrit correctement
  • 42:30 - 42:33
    comme la protection pour l'intégrité de l'âme humaine.
  • 42:35 - 42:37
    Mais ce n'est pas le souci du gouvernement.
  • 42:38 - 42:45
    C'est précisément la beauté de notre interprétation de ce qu'est la société civile qui ne préoccupe pas le gouvernement.
  • 42:45 - 42:53
    C'est précisément notre engagement pour l'idée qu'un individu se consruit à son propre rythme,
  • 42:54 - 42:55
    et selon sa propre manière, cela a été au centre de la façon dont on concevait
  • 42:56 - 43:02
    notre engagement fondamentalement civil,
  • 43:02 - 43:07
    cela veut dire que la défense pour l'intégrité de l'âme humaine est notre affaire,
  • 43:07 - 43:08
    pas celui du gouvernement.
  • 43:10 - 43:14
    Mais le gouvernement doit s'occuper du bien-être matériel de ses citoyens
  • 43:14 - 43:19
    et il doit s'occuper sur le long terme du bien de la société qu'il dirige.
  • 43:20 - 43:24
    Et on doit dire clairement au gouvernement qu'il n'y a pas de tension
  • 43:24 - 43:30
    entre le maintien des libertés civiles sous la forme du droit à une vie privée,
  • 43:30 - 43:36
    il n'y a pas de distinction entre la politique de liberté civile à assurer le droit à la vie privée,
  • 43:36 - 43:41
    et la politique économique d'assurer l'innovation sous l'austérité.
  • 43:41 - 43:44
    Elles demandent la même chose.
  • 43:44 - 43:46
    Nous avons besoin de logiciel libre,
  • 43:47 - 43:49
    nous avons besoin de matériel libre qu'on peut bidouiller, nous avons besoin d'un spectre ilbre
  • 43:49 - 43:56
    qu'on peut utiliser pour communiquer avec chacun, sans permission ou sans entrave.
  • 43:57 - 44:04
    Nous avons besoin d'être capable d'éduquer et fournir un accès aux ressources éducatives
  • 44:04 - 44:07
    à tout le monde sur la terre, sans considérer de solvabilité financière.
  • 44:08 - 44:17
    Nous devons fournir un accès à une vie intellectuelle et indépendante de l'économie pour chaque jeune.
  • 44:18 - 44:21
    La technologie dont nous avons besoin, nous l'avons.
  • 44:23 - 44:29
    J'y ai passé du temps, et beaucoup de personnes dans cette pièce dont Isaac ont passé plus de temps maintenant,
  • 44:29 - 44:39
    à essayer de faire des serveurs économiques, efficaces, et compacts, de la taille d'un serveur pour téléphone portable,
  • 44:40 - 44:47
    avec lesquels on peut utiliser les bons logiciels pour peupler le net de robots qui respectent notre vie privée,
  • 44:48 - 44:54
    au lieu des robots qui ne respectent pas la vie privée, ceux qu'on porte dans presque chaque poche.
  • 44:56 - 45:05
    Nous avons besoin de modernier la première loi de la robotique dans cette société d'ici les quelques
  • 45:07 - 45:10
    prochaines minutes, ou on est foutu. Nous pouvons le faire. C'est de l'innovation civile.
  • 45:11 - 45:19
    Nous pouvons aider à prolonger la longue durée de vie des ordinateurs à usage général qu'ont peut tous hacker.
  • 45:19 - 45:24
    En les utilisant, en en ayant besoin, en les distribuant autour de nous.
  • 45:25 - 45:32
    Nous pouvons utiliser notre propre force de consommateurs et de technologistes pour déprécier
  • 45:32 - 45:35
    les réseaux fermés et les objets verrouillés.
  • 45:37 - 45:44
    Mais sans lignes de conduite claires dans les politiques publiques, nous resterons une minorité,
  • 45:45 - 45:48
    allez, disons 8,3%,
  • 45:49 - 45:58
    ce qui ne sera pas suffisant pour nous sortir du bourbier dans lequel les banques nous ont conduits.
  • 46:00 - 46:04
    L'innovation sous l'austérité est notre cri de guerre.
  • 46:05 - 46:11
    Ce n'est pas un cri de guerre pour les choses dont on se soucie, mais pour celles dont les autres
  • 46:11 - 46:15
    personnes se soucient, notre porte d'entrée pour les politiques sociales cec cinq prochaines années,
  • 46:15 - 46:20
    et notre dernière chance de faire dans la gouvernance
  • 46:20 - 46:26
    ce que nous n'avons pas réussi à faire en essayant de préserver nos simples libertés.
  • 46:26 - 46:33
    Celles-ci ont été honteusement violées par nos amis du gouvernement, aussi bien que par nos adversaires.
  • 46:34 - 46:39
    On s'est fait avoir, en ce qui concerne le respect de nos droits
  • 46:39 - 46:42
    et on s'est fait avoir, en ce qui concerne l'argent de tout le monde.
  • 46:43 - 46:48
    J'aimerais pouvoir dire que la chose la plus simple à faire serait de reprendre notre liberté,
  • 46:48 - 46:49
    ça ne l'est oas.
  • 46:50 - 46:56
    Personne ne va être candidat aux élections cette année sur la seule base du rétablissement
  • 46:56 - 47:00
    de nos libertés civiles. Mais ils parleront de l'austérité et de la croissance.
  • 47:01 - 47:04
    Et nous devons faire porter notre message où ils seront.
  • 47:06 - 47:07
    Ceci est ma première ébauche.
  • 47:08 - 47:13
    Elle est insuffisante en tous points, mais au moins c'est un point de départ.
  • 47:14 - 47:15
    Et si nous n'avons pas de point de départ,
  • 47:17 - 47:18
    nous perdrons.
  • 47:19 - 47:21
    Et notre perte sera durable.
  • 47:22 - 47:24
    Et la nuit sera très noire.
  • 47:25 - 47:26
    Merci beaucoup.
  • 47:26 - 47:57
    [Applaudissements]
  • 47:57 - 48:00
    Merci, c'est très gentil de votre part, maintenant parlons-en.
  • 48:00 - 48:01
    [Rires]
  • 48:28 - 48:30
    [Oh oui, je suis désolé]
  • 48:30 - 48:34
    [Des murmures]
  • 48:35 - 48:36
    [OK, merci]
  • 48:43 - 48:45
    Hum, on devrait commencer,
  • 48:45 - 48:46
    oui.
  • 48:48 - 48:51
    Pas encore… ha, c'est branché.
  • 48:51 - 48:55
    [Doc Shearls] J'aimerais commencer en disant, car j'espère parler pour beaucoup de monde ici,
  • 48:55 - 49:00
    que ce n'était pas juste un des meilleurs discours que j'ai jamais écouté,
  • 49:01 - 49:02
    c'est l'un des plus importants.
  • 49:04 - 49:08
    Et ce ne serait pas inutile qu'on en tienne compte,
  • 49:08 - 49:09
    on réagit dessus.
  • 49:10 - 49:14
    J'ai ressenti… en fait Elliot qui était assis à côté a dit avoir ressenti
  • 49:14 - 49:17
    que c'était un discours comme « I have a dream », et je pense que c'est ce que c'est.
  • 49:17 - 49:20
    Mais je pense qu'Eben a terminé avec le cauchemar.
  • 49:21 - 49:25
    Et si le discours ne vous a pas touché, vos carottes sont cuietes.
  • 49:26 - 49:29
    Et je pense que nos carottes sont cuites depuis un moment.
  • 49:29 - 49:36
    Je ne sais pas pour vous, mais on agît d'après les conditions en vigueur, quelles qu'elles soient.
  • 49:37 - 49:42
    Et elles se sont dégradées au fil du temps, et de certaines manières que je ne comprend pas complètement,
  • 49:42 - 49:45
    et nos vies sont très remples, donc on s'occupe de ce qu'on a à faire.
  • 49:46 - 49:48
    Donc, ce que je veux faire,
  • 49:48 - 49:55
    c'est de tester ce public avec la campagne « Libérons tout »,
  • 49:55 - 49:59
    qu'Eben a exposé pour nous, maintenant.
  • 49:59 - 50:05
    Donc, je ne vois pas le truc juste comme une séance de questions/réponses, mais plutôt avec chacun qui
  • 50:05 - 50:10
    contribue à la structure qu'Eben nous a détaillé, et à laquelle on a participé pendant longtemps.
  • 50:10 - 50:14
    J'aime la façon dont il nous a inclu dedans. C'est…
  • 50:14 - 50:15
    Il y a de la sélection naturelle ici.
  • 50:15 - 50:18
    C'est un groupe sélectionné.
  • 50:18 - 50:22
    David a fait un travail formidable en réunissant toutes ces bonnes personnes ensemble.
  • 50:22 - 50:25
    Le nom de cet évènement commence avec le mot liberté,
  • 50:25 - 50:27
    et je pense que cela doit être notre dernier mot aussi.
  • 50:27 - 50:32
    Donc, et je n'ai rien de plus à ajouter à ce fabuleux discours.
  • 50:33 - 50:35
    [Isaac Wilder] Eben, je voudrais te poser une question.
  • 50:37 - 50:42
    Est-ce qu'il y a une tension entre la liberté, et la commodité ?
  • 50:43 - 50:50
    Et je me demande comment tu vois cette tension évoluer ?
  • 50:51 - 51:02
    Je crois que tu nous a incité à nous concentrer sur l'innovation, mais je me demande si…
  • 51:03 - 51:12
    et je pense que c'est attrayant pour ce public, peut-être les décideurs politiques,
  • 51:13 - 51:19
    mais pour l'utilisateur de base, la commodité est importante.
  • 51:19 - 51:21
    [Eben Moglen] Oui c'est vrai, ce qui n'est pas la seule relation entre la technologie et la société,
  • 51:21 - 51:29
    mais aussi entre beaucoup d'autres choses également.
  • 51:32 - 51:40
    Le théoricien sur la constitution Bruce Ackerman a écrit une histoire en plusieurs volumes
  • 51:40 - 51:48
    de la Consitution américaine d'après l'hypothèse de base que la plupart du temps,
  • 51:48 - 51:51
    les gens ne veulent pas s'engager dans des grosses réflexions sur la politique et la société
  • 51:51 - 51:57
    Cela arrive seulement rarement, et les pères fondateurs de la république américaine, Bruce disait,
  • 51:57 - 52:02
    ont essayé dans la structure des fédéralistes de tirer profit de ces moments particuliers,
  • 52:02 - 52:05
    quand les gens ont envie de faire attention.
  • 52:05 - 52:12
    Mais là encore, et je me concentre dessus parce que la démographie est si importante,
  • 52:12 - 52:17
    le sentiment que la commodité est plus importante que les autres valeurs,
  • 52:17 - 52:21
    est toujours plus vrai pour les adultes que pour les enfants.
  • 52:22 - 52:26
    Je voyage tout autour du monde, je parle à des gouvernements de plein de choses
  • 52:26 - 52:29
    qui ont trait à la technologie et à la société du 21e siècle,
  • 52:29 - 52:34
    et j'entends des gens, des présidents aux ministres, aux comités de planification locale,
  • 52:34 - 52:40
    toutes sortes d'histoires sur les problèmes sociaux terribles auxquelles leur culture et les communautés
  • 52:40 - 52:44
    font face. Et je me retouve souvent à dire « Oui, ok, c'est un problème vraiment vraiment horrible,
  • 52:44 - 52:49
    c'est extraordinairement difficile, et on a besoin de beaucoup d'énergie pour le gérer.
  • 52:49 - 52:53
    Vous avez besoin de la force sociale la plus forte pour gérer ce problème,
  • 52:53 - 52:58
    la force sociale la plus forte qui existe, qui est diponible, partout, c'est la curiosité des enfants.
  • 52:58 - 53:00
    vous avez besoin de la capturer. »
  • 53:00 - 53:06
    Nous avons actuellement deux leçons. La chose que vous appelez une tension, n'est-ce pas ?
  • 53:06 - 53:08
    C'est une tension en effet.
  • 53:08 - 53:14
    Parce-que c'est vrai que les adultes dans leur vie trépidante se trouvent prêts à faire n'importe quoi
  • 53:14 - 53:17
    qui fonctionne, et si vous leur tendez une boîte avec un bouton dessus pour tout faire péter,
  • 53:18 - 53:23
    ils le pousseront, qu'il leur en coûte ou non, ou qu'il les connecte à une grosse
  • 53:23 - 53:26
    attaque de l'homme du milieu sur leur vies sociales ou pas,
  • 53:26 - 53:29
    ou que leurs amis leurs volent leurs weekends pour le passer à leurs employeurs,
  • 53:29 - 53:31
    ils font très peu attention.
  • 53:31 - 53:32
    C'est maintenant.
  • 53:33 - 53:36
    Mais vous donnez quelque chose à un enfant de huit ans, et ce n'est plus comme ça.
  • 53:36 - 53:38
    Il a plein de temps.
  • 53:38 - 53:41
    Vous donner quelque chose comme ça à un enfant de 12 ans, et il prêt à le démonter.
  • 53:41 - 53:44
    Il ne pense pas à la commodité, il pense à apprendre.
  • 53:45 - 53:46
    Il fait de la science.
  • 53:47 - 53:48
    Il bidouille.
  • 53:49 - 53:54
    Et j'ai vu dans plus d'endroits du monde que je peux penser à citer
  • 53:54 - 53:59
    la force de ces enfants, qui s'amusent avec des ordinateurs et qui font des choses oncroyables.
  • 53:59 - 54:01
    Vous le verriez partout où vous iriez.
  • 54:02 - 54:04
    Donc je pense que la tension est là.
  • 54:04 - 54:10
    Je crois que l'utilisabilité est un problème crucial quand on bâtit des outils pour la vie privée et la liberté.
  • 54:10 - 54:14
    FreedomBox, la pile de logiciels que l'on a besoin de faire pour tous ces petits objets dans le monde,
  • 54:14 - 54:20
    vous savez cela mieux que moi, c'est en partie sur la fonction, mais c'est surtout sur l'intégration et l'utilisabilité.
  • 54:20 - 54:25
    Nous avons fait tout le travail dur. Mon portable, votre portable, ils sont plutôt protégés.
  • 54:25 - 54:30
    Le problème, c''est comment faire ce travail pour les vrais gens avec des vraies vies trépidantes tous les jours.
  • 54:30 - 54:32
    Donc la tension est là, mais la réponse est là aussi.
  • 54:32 - 54:34
    Nous devons donner du pouvoir aux enfants.
  • 54:34 - 54:40
    Et une partie de ce qui ne va pas avec la technologie, c'est la mesure dans laquelle ils ne deviennent
  • 54:40 - 54:43
    pas des inventeurs, mais des consommateurs. Si ce processus se termine, nous sommes vraiment foutus.
  • 54:46 - 54:49
    [Doc Shearls] Ayons un échange avec les deux côtés ici. Toi d'abord.
  • 54:49 - 54:50
    [Michael Nelson] Michael Nelson de l'université Georgetown.
  • 54:51 - 54:54
    J'ai au moins 15 questions diférentes que j'aimerais poser,
  • 54:54 - 54:57
    en commençant par le chiffrement comme j'étais [Eben Moglen] Je me rappelle…
  • 54:57 - 55:00
    [Michael Nelson] le meilleur ami de Stuart Baker, de la Maison Blanche. [Eben Moglen] Oui, oui
  • 55:01 - 55:05
    Cela rend les choses très difficiles pour moi, Mike, je suis vraiment, ce n'est plus vrai. Ce n'est plus vrai, n'est-ce pas ?
  • 55:05 - 55:06
    [Rires]
  • 55:07 - 55:09
    [Michael Nelson] J'aimerais t'inciter à faire campagne pour le Congrès,
  • 55:09 - 55:13
    de préférence en déménageant à Palm Springs pour candidater contre Mary Bono Mack, [rires]
  • 55:15 - 55:17
    [Eben Moglen] Je ne pense pas qu'ils m'apprécieraient à Palm Springs,
  • 55:18 - 55:21
    Mais ce que j'espère que tu feras après ce discours,
  • 55:21 - 55:27
    qui je suis d'accord, ressemble à « I have a dream », c'est de se confronter à tes critiques.
  • 55:27 - 55:31
    Je veux dire, ce discours est super, la vidéo sur Youtube serait vue par des milliers de personnes,
  • 55:31 - 55:33
    en majorité par des amis et des supporters.
  • 55:33 - 55:35
    Je pense que tu as besoin de te confronter à tes critiques.
  • 55:35 - 55:41
    Je veux dire, quelque chose comme les papiers fédéralistes où on a deux gros enjeux
  • 55:41 - 55:46
    débattus par deux camps, et on a les points de vue… des deux camps.
  • 55:46 - 55:49
    Mais je voudrais poser une petite question spécifique.
  • 55:50 - 55:52
    Car je pense que la première partie de ton discours sur les ordinateurs à usage général
  • 55:52 - 55:58
    et l'informatique centrée sur l'utilisateur sont les endroits où on doit commencer.
  • 55:58 - 56:01
    Et je voudrais avoir ton accord, et l'accord de tous, sur pourquoi Nicolas Negreponte
  • 56:01 - 56:08
    dans la campagne « Un ordinateur par enfant » se basait sur les mêmes principes… donner du pouvoir
  • 56:08 - 56:14
    aux enfants, bâtir de l'open source, créer des choses depuis zéro, pourquoi cela n'est pas arrivé ?
  • 56:14 - 56:19
    Même si des dizaines de millions ont été déboursés et que beaucoup de personnes l'ont acheté.
  • 56:20 - 56:24
    Qu'est-ce que c'était… qu'est-ce qui a fait défaut là ? Et comment pouvons-nous éviter ce problème cette fois ?
  • 56:24 - 56:28
    Et bien, Nick est mon meilleur ami des fois aussi,
  • 56:28 - 56:31
    ce qui fait que c'est un peu plus dur de répondre à la question.
  • 56:32 - 56:36
    Le matériel est difficile, n'est-ce pas. Et le logiciel est facile.
  • 56:36 - 56:39
    C'est pourquoi la FreedomBox n'est pas une Box, c'est juste du logiciel,
  • 56:39 - 56:44
    car on peut le faire mieux, plus rapide, moins cher, et on n'a pas besoin de débourser pour chaque problème.
  • 56:46 - 56:49
    Deux choses sont arrivées en résultat de « Un ordinateur par enfant ».
  • 56:49 - 56:53
    L'industrie informatique dans le monde a réalisé qu'il y avait une chose meilleure
  • 56:53 - 56:56
    que construire des portables avec une grosse marge, et ils ont commencé à les faire.
  • 56:56 - 57:02
    Donc Nick a prouvé mon point de vue, de ce côté sans problème, pas d'échec là.
  • 57:02 - 57:05
    Il a fait une expérience avec très peu d'argent, ce que le capitalisme dans les plus grandes
  • 57:05 - 57:11
    multinationales n'allait pas faire, car ils sont trop allergiques au risque pour essayer.
  • 57:11 - 57:17
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Title:
F2C2012: Eben Moglen keynote - "Innovation under Austerity"
Description:

Eben Moglen keynote - "Innovation under Austerity" at F2C:Freedom to Connect 2012, Washington DC on May 22 2012.

Discussants: Doc Searls. Isaac Wilder

Audio: http://bit.ly/f2cmoglenaudio

http://freedom-to-connect.net/

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Video Language:
English
Duration:
01:27:46
  • Mes révisions, jusqu'à la #21, consistent à aller d'une traduction littérale vers une traduction légèrement plus littéraire. A partir de la révision #22, elles consistent en une forte contraction du texte, visant à fluidifier la lecture.

  • La révision #33 correspond à la fin de ma 2e passe sur les sous-titre de l'exposé même (je ne me suis pas attaqué à la séance de questions/discussion qui suit). La ou les révisions qui suivront constitueront ma 3e passe, qui vise à bien paufiner le texte.

  • Les différences entre la révision #35 et la #36 sont majeures ! J'ai travaillé le texte chez moi pendant des semaines... Tout le speech d'Eben Moglen a été remanié. Par contre, je n'ai pas touché à la traduction des autres intervenants, ni à la session de question-réponses de la 2e partie.

  • oups, j'ai uploadé des versions corrompues par erreur: ce sont les révision 36 et 37. La 38 devrait être bonne (sauf que je l'ai taguée comme complète par erreur: la fin de la scéance de questions n'est toujours pas sous-titrée...)

French subtitles

Incomplete

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