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← Abigail DeVille Ecoute de l’Histoire | Art21 “Zoom sur New York”

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Showing Revision 9 created 03/17/2018 by SophieTranslate.

  1. [ Zoom sur New York ]
  2. Il y a une chose, si vous êtes silencieux
    et que vous écoutez
  3. vous êtes guidé, dirigé pour découvrir
    d’autres pièces de l’information.
  4. On cherche toujours à creuser,
  5. comme pour résusciter la vie
    de ces fragments perdus.
  6. [ Abigail Deville ; Ecoute l’Histoire ]
  7. [ La contemporaine au musée
    Peale de Baltimore ]
  8. Les matériaux que je choisie
    parlent d’eux-mêmes,
  9. en parlant du passé
    de façon intuitive.
  10. L’Histoire est profonde.
    Elle est obscure.
  11. Elle impacte tout ce qui se passe,
    même cet instant.
  12. C’est comme une roche.
  13. On peut essayer de déméler ces pièces
    pour se faire un chemin avec le matériel
  14. ou à travers l’espace.
  15. [ Abigzil Deville, artiste ] L’Histoire
    c’est le conte des vainqueurs, oui ?
  16. C’est du déchet.
  17. C’est du déchet.
  18. Les dents en bois de George Washington,
    étaient en fait celles d’esclaves.
  19. Mon Dieu !
  20. Ça donne la nausée.
  21. C’est plus que ce que vous voulez
    en savoir, vous savez ?
  22. [ Les grands noirs nationaux
    au musée Wax de Baltimore ]
  23. La première chose à voir avec l’Histoire
    ce sont les atrocités.
  24. On ne veut pas y penser.
  25. C’est le truc dont il faut se débarasser.
  26. Recouvrir, blanchir, est attribué
    à l’incapacité à surmonter l’esclavage.
  27. C’est la gueule de bois
    qui ne veut pas passer.
  28. Il y a du mérite
    à tenter de faire quelque chose
  29. qui parle de quelque chose
    de plus grand que vous.
  30. Les gens sont sales,
    l’Histoire est sale.
  31. Le travail doit...
    [ Rires ] en être le reflet.
  32. En pensant à la bureaucratie
    avec les choses qui s’accumulent.
  33. En pensant à toutes les voix
    qui se sont perdues.
  34. Si les choses sont douloureuses
    les gens veulent en parler.
  35. Mais on ne peut pas oublier
    la catégorie des gens invisibles
  36. qui étaient présents à toutes
    les frontières et à tout moment
  37. dans la formation de ce pays
    et de ses mythes.
  38. L’incroyable beauté et force
    des afro-américains
  39. c’est leur propension
    à la joie et à l’endurance,
  40. malgré tout.
  41. Il y a de la joie qui occupe l’espace
    en direct opposition au discours dominant.
  42. [ La nouvelle migration,
    Harlem, New York ]
  43. [ Chant et percussion ]
  44. La nouvelle migration, processionnelle,
    a été plus humaine.
  45. Il y a habituellement des guerres
    de performance.
  46. Elles ne s’affichent pas.
  47. Vous les voyez ou pas.
  48. [ Chants ]
  49. [ Deville ]
    Ce qui m’a inspiré à faire ça
  50. est basé sur la migration des gens.
  51. [ Homme ] Je comprends le concept,
    mais où je m’y retrouve ?
  52. [ Deville ]
    Où tu t’y retrouves ?
  53. Où veux tu t’y retrouver ?
  54. [ Homme ]
    N’y réponds pas...
  55. [ Deville ]
    A toi de savoir !
  56. [ Homme ]
    Je m’interroge
  57. [ Deville ]
    Ok ! [ Rires ]
  58. De 1914 à 1970,
    ce fût la grande migration
  59. et six millions d’afro-américains
    sont partis vers le nord
  60. à la recherche
    de nouvelles opportunités.
  61. Qu’arrive t-il maintenant
    avec ce type de boulversement,
  62. avec des gens poussés loin
    des lieux où ils se sont installés.
  63. C’était le nord ce qui ne veut pas dire
    que la tension raciale n’y était pas.
  64. Car la suprématie blanche
    c’est ce qu’il a pour dîner, vous savez ?
  65. [ Chant et musique ]
  66. [ “La nouvelle migration”,
    Anacostia, Washington, D.C. ]
  67. Traîner.
  68. Marcher pieds nus.
  69. C’est le poids invisible avec lequel
    les gens se promènent.
  70. Le poids de l’Histoire qui vous tient.
  71. J’ai pensé que c’était important
    d’introduire les gens là où
  72. personne ne sait que les personnes
    noires ont contribué à la société.
  73. [ Chant et musique ]
  74. [ Chant et musique ]
  75. Dans le dernier discours de Martin
    Luther King “Mountaintop speech”,
  76. il dit “ C’est quand il fait assez sombre
    que vous pouvez voir les étoiles.”
  77. J’ai immédiatement été attirée
    par cet optimisme intrépide.
  78. L’amour c’est comme cette force puissante
  79. qui pourrait être plus influente
    que la haine ne l’a jamais été.
  80. Je crois que la haine crée
    une sorte de fatigue.
  81. C’est pour moi quelque chose
    à ne pas perdre de vue,
  82. et à toujours se remémorer,
  83. que nous, le peuple,
    nous allons y arriver.