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Learn about Universal Subtitles

  • 1:01 - 1:04
    Inspiré de faits réels
  • 1:21 - 1:24
    POLICE DE BOSTON
    DISTRICT 11
  • 1:24 - 1:25
    Comment ça se passe ?
  • 1:25 - 1:27
    La mère gueule et l'oncle est en colère.
  • 1:28 - 1:29
    Elle n'est pas mariée ?
  • 1:29 - 1:31
    Divorcée avec quatre enfants.
  • 1:31 - 1:33
    Je crois qu'ils avaient l'aide du père.
  • 1:34 - 1:35
    L'aide ?
  • 1:38 - 1:40
    M. Burke, ils discutent avec l'évêque derrière.
  • 1:40 - 1:43
    - Et le père ?
    - Il est dans la salle de repos.
  • 1:43 - 1:44
    La presse ?
  • 1:44 - 1:46
    Un gars du Citizen, mais on l'a renvoyé.
  • 1:47 - 1:48
    Personne de journaux importants.
  • 1:48 - 1:50
    Continuez comme ça.
  • 1:50 - 1:53
    - Qui est-ce ?
    - L'assistant du procureur.
  • 1:54 - 1:56
    La presse se pointera
    à la lecture d'accusation.
  • 1:56 - 1:58
    Quelle accusation ?
  • 2:00 - 2:03
    Dites au père Geoghan
    que ce ne sera plus long.
  • 2:04 - 2:10
    Sheila, vous savez que l'Église fait
    du bon travail au sein de la communauté.
  • 2:10 - 2:15
    Mais je vous garantis
    que je vais renvoyer le père de la paroisse
  • 2:15 - 2:17
    et que ça ne se reproduira plus.
  • 2:19 - 2:21
    Juste un moment, Paul.
  • 2:22 - 2:23
    Bien sûr, mon père.
  • 2:24 - 2:27
    Sheila, je vous laisse ma carte...
  • 3:04 - 3:07
    Perdre un bon journaliste,
    c'est toujours difficile.
  • 3:07 - 3:09
    Bureaux du Boston Globe - juillet 2001
  • 3:09 - 3:10
    Mais perdre l'un des meilleurs...
  • 3:11 - 3:13
    Pour le dire d'une façon éloquente,
  • 3:13 - 3:15
    c'est un coup de pied au cul.
  • 3:16 - 3:20
    Robby connaissait déjà Stewart avant
    que la plupart de vous viennent au monde.
  • 3:20 - 3:22
    Alors, je lui laisse la parole. Robby.
  • 3:22 - 3:25
    Merci, Ben. Je pense.
  • 3:26 - 3:30
    Bien que je sois en désaccord
    avec ta référence sur mon ancienneté,
  • 3:31 - 3:35
    j'admets que le départ
    de Stewart est difficile pour moi,
  • 3:35 - 3:38
    car... Ça fait combien de temps, Stewart ?
  • 3:38 - 3:39
    Une vingtaine d'années ?
  • 3:39 - 3:43
    Stewart a toujours été prêt
    à partager ses gains au poker.
  • 3:45 - 3:47
    J'ai un jeune à l'université.
  • 3:47 - 3:50
    - Je vais continuer à jouer.
    - Problème résolu.
  • 3:51 - 3:52
    Bonne chance, alors.
  • 3:54 - 3:59
    Stewart, je trouve cependant
    que tu choisis de partir
  • 3:59 - 4:00
    à un drôle de moment.
  • 4:01 - 4:03
    Le bureau du coin est vide,
  • 4:03 - 4:05
    le nouvel éditeur arrive lundi,
  • 4:06 - 4:09
    alors je dois te demander quelque chose.
  • 4:10 - 4:11
    Que sais-tu au juste ?
  • 4:29 - 4:30
    Le gâteau est bon ?
  • 4:30 - 4:32
    Très bon. Tu gardes le tien pour plus tard ?
  • 4:32 - 4:34
    Non, c'est pour Mike.
    Je ne mange pas de ça.
  • 4:34 - 4:37
    - Ça me déprime.
    - Je sais.
  • 4:37 - 4:38
    Tu as vu les chiffres
    de Washington ?
  • 4:38 - 4:41
    - Oui. Très intéressant.
    - C'est aussi mon avis.
  • 4:41 - 4:43
    Je sais que la police ment.
  • 4:43 - 4:45
    Je demande juste qui est derrière tout ça.
  • 4:47 - 4:49
    Je comprends. Vous ne voulez pas parler.
  • 4:50 - 4:52
    Dan, je ne suis pas fâché, j'ai faim.
  • 4:52 - 4:53
    Je n'ai pas eu le temps de dîner.
  • 4:53 - 4:56
    Je vais aller manger
    et je vous donne une heure pour décider
  • 4:56 - 4:58
    si vous voulez être du bon côté
  • 4:58 - 5:00
    ou attendre de lire cette histoire.
  • 5:00 - 5:01
    Au revoir, Dan.
  • 5:01 - 5:02
    Tu penses que Cahill a quelque chose ?
  • 5:03 - 5:05
    Peut-être.
    Mais l'histoire n'est pas pour nous.
  • 5:05 - 5:08
    - Elle plaît à Ben.
    - Oui, mais ce n'est pas pour Spotlight.
  • 5:08 - 5:09
    Quoi ça ?
  • 5:09 - 5:11
    - Les numéros de la police.
    - Une histoire banale.
  • 5:13 - 5:14
    Cahill t'a parlé ?
  • 5:16 - 5:17
    Non, mais il le fera.
  • 5:18 - 5:20
    Bien. Tu sauras alors si c'est banal.
  • 5:22 - 5:23
    - Comment ça a été là-haut ?
    - Bien.
  • 5:24 - 5:26
    - Robby a bien parlé.
    - J'en suis sûr.
  • 5:26 - 5:28
    Lubin et Connor s'en iraient au Times.
  • 5:28 - 5:29
    - C'est vrai ?
    - Oui, j'ai su ça.
  • 5:29 - 5:30
    On nous dépouille.
  • 5:30 - 5:33
    On nous envoie un gars de Miami.
  • 5:33 - 5:34
    Ça devrait nous aider.
  • 5:34 - 5:36
    Baron a déjà passé du temps à Boston ?
  • 5:36 - 5:39
    Il n'est jamais venu ici.
    On devrait lui acheter une carte.
  • 5:39 - 5:41
    J'ai su qu'il a remercié 15 %
    du personnel à Miami.
  • 5:41 - 5:43
    - Génial.
    - Robby.
  • 5:43 - 5:44
    Le nouveau patron va couper des postes ?
  • 5:45 - 5:46
    Aucune idée.
  • 5:47 - 5:48
    Tu ne vas pas le rencontrer ?
  • 5:49 - 5:51
    - Oui, bien sûr.
    - C'est au sujet de Spotlight ?
  • 5:51 - 5:53
    Je l'ignore, Mike, mais ce que je sais,
  • 5:53 - 5:56
    c'est que Ben veut une réponse
    sur l'histoire des numéros.
  • 5:57 - 5:59
    Je ne crois pas
    que ce soit une histoire pour nous.
  • 6:05 - 6:06
    M. Baron.
  • 6:07 - 6:08
    Walter Robinson. Robby.
  • 6:10 - 6:11
    Merci de me voir un samedi.
  • 6:11 - 6:13
    - Ça me fait plaisir.
    - C'est gentil.
  • 6:14 - 6:15
    Que lisez-vous ?
  • 6:16 - 6:18
    La Malédiction du bambino.
  • 6:18 - 6:20
    Oui, c'est un bon livre.
  • 6:20 - 6:24
    Le Globe a un abonnement au Fenway,
    quand vous serez installé.
  • 6:24 - 6:26
    Merci.
  • 6:26 - 6:28
    Mais je ne suis pas amateur de base-ball.
  • 6:29 - 6:31
    C'est pour me faire une idée de la ville.
  • 6:32 - 6:33
    Oh, oui...
  • 6:34 - 6:35
    Vous êtes originaire de Boston ?
  • 6:36 - 6:37
    Oui. J'y suis né et j'y ai grandi.
  • 6:38 - 6:40
    La plupart à la salle de presse sont d'ici.
  • 6:40 - 6:43
    Dans ce sens, on est un journal local.
  • 6:43 - 6:47
    Y a-t-il eu des changements
    après la vente au Times ?
  • 6:48 - 6:51
    Non. Cela n'a pas eu un gros impact.
  • 6:52 - 6:53
    Bien.
  • 6:54 - 6:57
    Et vous êtes un éditeur
    de l'équipe Spotlight ?
  • 6:58 - 7:01
    Je me décris plutôt
    comme un joueur-instructeur. Mais, oui.
  • 7:02 - 7:03
    Connaissez-vous Spotlight ?
  • 7:04 - 7:05
    Non, pas particulièrement.
  • 7:05 - 7:09
    Nous sommes une équipe
    de quatre enquêteurs.
  • 7:09 - 7:12
    On se rapporte à Ben Bradlee fils,
  • 7:12 - 7:14
    et notre travail est confidentiel.
  • 7:16 - 7:17
    Sur quoi travaillez-vous ?
  • 7:17 - 7:20
    On vient de sortir un article
    sur un immeuble miteux,
  • 7:21 - 7:24
    et on fouille pour trouver une autre histoire.
  • 7:25 - 7:26
    Combien de temps ça peut prendre ?
  • 7:27 - 7:30
    C'est dur à dire. Quelques mois.
  • 7:31 - 7:32
    Quelques mois ?
  • 7:32 - 7:34
    On n'aime pas précipiter les choses.
  • 7:34 - 7:39
    Quand on a notre sujet,
    on peut passer plus d'un an à enquêter.
  • 7:42 - 7:45
    - Est-ce un problème ?
    - Pas nécessairement.
  • 7:46 - 7:47
    Mais le lectorat a diminué,
  • 7:48 - 7:51
    Internet prend une part des affaires,
  • 7:52 - 7:54
    et je devrai examiner tout ça de près.
  • 7:56 - 7:59
    Vous anticipez des suppressions de postes ?
  • 8:00 - 8:03
    Ce serait à considérer,
  • 8:04 - 8:07
    mais présentement,
    je me concentre sur une façon
  • 8:07 - 8:11
    de rendre ce journal essentiel aux lecteurs.
  • 8:12 - 8:14
    Je pense qu'il l'est déjà.
  • 8:15 - 8:19
    C'est juste.
    Mais je pense qu'on peut faire mieux.
  • 8:32 - 8:33
    - M. Bradlee.
    - Bonjour.
  • 8:33 - 8:35
    J'ai vu les numéros. Ça semble intéressant.
  • 8:35 - 8:37
    Il y a quelque chose là.
  • 8:37 - 8:39
    - Combien de temps te faut-il ?
    - Une semaine.
  • 8:40 - 8:42
    - Où vas-tu ?
    - Il est 10 h 30.
  • 8:42 - 8:44
    Depuis quand ?
  • 8:44 - 8:46
    En principe, je suis éditeur.
  • 8:46 - 8:47
    En principe.
  • 8:48 - 8:49
    Ta rencontre avec Baron s'est bien passée ?
  • 8:50 - 8:52
    - Il est dur à déchiffrer.
    - C'est une première.
  • 8:53 - 8:55
    - Et toi ?
    - C'est un vrai boute-en-train.
  • 8:57 - 8:59
    Bonjour, tout le monde. Commençons.
  • 9:00 - 9:02
    Voulez-vous dire quelque chose, Marty ?
  • 9:03 - 9:04
    Bien sûr.
  • 9:06 - 9:07
    Bonjour.
  • 9:08 - 9:12
    Comme vous le savez,
    je m'appelle Marty Baron,
  • 9:12 - 9:15
    je suis content d'être ici.
  • 9:18 - 9:21
    Si vous pouviez vous présenter,
    ça m'aiderait.
  • 9:21 - 9:22
    Merci.
  • 9:24 - 9:26
    D'accord. Peter ?
  • 9:26 - 9:27
    Peter Canellos, section Métro.
  • 9:28 - 9:30
    J'ai écrit un article sur le projet du tunnel.
  • 9:32 - 9:34
    - Salut, Steve.
    - Mike.
  • 9:36 - 9:37
    Un match horrible, hier, pas vrai ?
  • 9:37 - 9:39
    Ils ne valent pas cher.
  • 9:39 - 9:43
    Que fait Eileen McNamara
    à la rencontre de 10 h 30 ?
  • 9:44 - 9:46
    - Tu veux quelque chose ?
    - Non, je suis curieux.
  • 9:47 - 9:49
    Sois curieux ailleurs. J'ai du travail.
  • 9:49 - 9:50
    D'accord, Steve.
  • 9:50 - 9:51
    - À plus tard.
    - Oui.
  • 9:52 - 9:55
    Il semble que Pedro soit absent
    jusqu'au 1er septembre.
  • 9:55 - 9:57
    Selon Jimmy, il revient cette année,
    mais le médecin en doute.
  • 9:58 - 9:59
    À quand le premier match des Pats ?
  • 10:03 - 10:05
    Il y a quelqu'un d'autre ?
  • 10:05 - 10:07
    - C'est tout.
    - D'accord. Bien.
  • 10:08 - 10:09
    Merci.
  • 10:10 - 10:13
    Est-ce que tout le monde a lu la chronique
    d'Eileen McNamara ce week-end ?
  • 10:14 - 10:16
    Sur l'affaire Geoghan ?
  • 10:16 - 10:18
    Oui, qu'en est-il du suivi ?
  • 10:19 - 10:22
    C'est une chronique,
    à quelle sorte de suivi pensez-vous ?
  • 10:23 - 10:28
    Ce prêtre aurait agressé sexuellement
    des enfants dans 6 paroisses en 30 ans,
  • 10:28 - 10:30
    et l'avocat des victimes, M...
  • 10:30 - 10:32
    - Garabedian.
    - Merci, Eileen.
  • 10:32 - 10:36
    M. Garabedian dit que le cardinal Law le sait
    depuis 15 ans et qu'il n'a rien fait.
  • 10:36 - 10:40
    Cet avocat est un loufoque,
    l'Église a rejeté la plainte.
  • 10:40 - 10:41
    Il a dit, elle a dit.
  • 10:41 - 10:43
    Loufoque ou non, M. Garabedian dit
  • 10:43 - 10:45
    avoir la preuve
    que le cardinal était au courant.
  • 10:46 - 10:48
    Je crois
    que ces documents sont sous scellés.
  • 10:48 - 10:52
    Mais le fait demeure :
    un prêtre de Boston a agressé 80 enfants,
  • 10:52 - 10:55
    on a un avocat qui peut prouver
    que Law était au courant,
  • 10:55 - 10:58
    et on a écrit que deux articles
    lors des six derniers mois.
  • 10:59 - 11:02
    Selon moi, c'est une histoire essentielle
    pour un journal local.
  • 11:03 - 11:06
    On doit du moins parcourir ces documents.
  • 11:07 - 11:08
    Comment voulez-vous procéder ?
  • 11:10 - 11:14
    J'ignore les lois ici,
    mais en Floride, on s'adresserait au tribunal.
  • 11:15 - 11:16
    Vous voulez poursuivre l'Église ?
  • 11:17 - 11:18
    En principe, non.
  • 11:19 - 11:21
    Sur requête,
    on ferait lever les scellés des documents.
  • 11:22 - 11:23
    Pour l'Église, ce sera comme une poursuite.
  • 11:24 - 11:26
    Comme tout le monde.
  • 11:27 - 11:28
    C'est bon à savoir.
  • 11:31 - 11:33
    C'est courageux,
    pour une première.
  • 11:33 - 11:34
    Tu peux le dire.
  • 11:34 - 11:36
    Qu'est-ce qui va arriver avec ça ?
  • 11:36 - 11:38
    Je pense que Gilman va se faire dessus.
  • 11:38 - 11:40
    - Salut.
    - La porte.
  • 11:40 - 11:41
    Comment ça s'est passé ?
  • 11:42 - 11:45
    Baron veut faire lever les scellés
    dans l'affaire Geoghan.
  • 11:46 - 11:48
    Il veut poursuivre l'Église ? C'est super.
  • 11:49 - 11:51
    On a couvert Geoghan
    quand c'est sorti il y a trois ans.
  • 11:52 - 11:53
    Baron était à Miami.
  • 11:53 - 11:55
    Il était au Times, je pense.
  • 11:55 - 11:58
    - Il n'était pas ici.
    - Cette poursuite a une chance ?
  • 11:59 - 12:01
    Ça dépendra du juge.
  • 12:01 - 12:03
    Et à quelle paroisse il appartient.
  • 12:05 - 12:07
    Bradlee. Oui.
  • 12:08 - 12:09
    D'accord.
  • 12:11 - 12:12
    Baron veut nous parler.
  • 12:13 - 12:14
    À nous ?
  • 12:14 - 12:16
    D'accord, Jon. Merci.
  • 12:17 - 12:19
    Oui. Bien, merci.
  • 12:20 - 12:24
    J'ai fixé un rendez-vous demain
    avec un avocat externe.
  • 12:24 - 12:25
    - Jon Albano ?
    - Oui.
  • 12:26 - 12:27
    Qui est juge dans cette affaire ?
  • 12:30 - 12:31
    Constance Sweeney.
  • 12:32 - 12:33
    - Une dure.
    - Comment ça ?
  • 12:34 - 12:35
    Une bonne catholique.
  • 12:38 - 12:40
    Donc,
  • 12:40 - 12:42
    selon ce que j'ai lu, on n'a pas fait
  • 12:42 - 12:45
    une enquête approfondie
    dans l'affaire Geoghan.
  • 12:45 - 12:47
    - Est-ce exact ?
    - Non.
  • 12:48 - 12:49
    On a fouillé à fond cette affaire.
  • 12:49 - 12:52
    David Armstrong, section Métro,
    Michael Paulson, section Religion.
  • 12:53 - 12:55
    D'accord, mais j'aimerais comprendre,
  • 12:56 - 12:58
    outre la couverture quotidienne, on n'a pas...
  • 12:58 - 13:01
    Nous n'avons fait
    aucune enquête d'envergure
  • 13:01 - 13:04
    à savoir si le cardinal Law était au courant ?
  • 13:05 - 13:06
    Non, aucune.
  • 13:07 - 13:09
    C'est ce que fait votre équipe, non ?
  • 13:09 - 13:10
    Spotlight ? Eh bien, oui.
  • 13:10 - 13:14
    Mais on fouille encore l'histoire
    de la police de Boston dont je vous ai parlé.
  • 13:15 - 13:18
    - Pourriez-vous mettre ça de côté ?
    - On le pourrait.
  • 13:18 - 13:22
    Dans le passé,
    Spotlight a eu du succès en grande partie
  • 13:22 - 13:23
    parce qu'il choisit ses projets.
  • 13:27 - 13:29
    Pourriez-vous considérer
    le choix de celui-ci ?
  • 13:30 - 13:33
    J'ignore s'il écrit sur vous,
    mais je lui dirai que vous avez appelé.
  • 13:34 - 13:35
    Au revoir.
  • 13:35 - 13:37
    - Salut.
    - Salut, comment ça s'est passé ?
  • 13:38 - 13:39
    Bien.
  • 13:40 - 13:43
    Baron veut qu'on gratte l'affaire Geoghan.
  • 13:45 - 13:46
    - C'est génial.
    - On a couvert Geoghan ?
  • 13:46 - 13:49
    Oui, un avocat dit
    que le cardinal Law était au courant.
  • 13:49 - 13:51
    - Mitch Garabedian ?
    - Oui.
  • 13:51 - 13:52
    Je l'ai couvert au tribunal.
  • 13:52 - 13:54
    - Peux-tu le joindre ?
    - Je l'ai déjà interviewé.
  • 13:54 - 13:57
    - C'est tout un personnage.
    - Ça me plaît. Je le prends.
  • 13:57 - 13:58
    Bien. Tu t'en occupes.
  • 13:58 - 14:00
    On devrait parler aussi
  • 14:01 - 14:03
    à l'avocat des victimes dans l'affaire Porter.
    Eric Macleish.
  • 14:04 - 14:06
    - On le voyait toujours à la télé.
    - L'affaire Porter ?
  • 14:07 - 14:09
    - Rappelle-moi.
    - Le père Porter, une histoire semblable.
  • 14:09 - 14:12
    Des dizaines d'agressions à Fall River,
    il y a dix ans.
  • 14:12 - 14:13
    On oublie l'affaire de la police ?
  • 14:13 - 14:14
    - Je vote oui.
    - Non, non.
  • 14:14 - 14:16
    On la met de côté pour l'instant.
  • 14:16 - 14:20
    Je n'ai pas à vous dire qu'on doit être
    encore plus discrets que jamais.
  • 14:20 - 14:21
    D'accord ?
  • 14:21 - 14:24
    Tout le monde va s'y intéresser,
    pas juste l'Herald.
  • 14:24 - 14:27
    Le cardinal Law ne doit pas l'apprendre
    avant qu'on sache ce qu'on a.
  • 14:28 - 14:29
    Bonne chance, alors.
  • 14:35 - 14:37
    Quand pars-tu, Nana ?
  • 14:37 - 14:40
    L'autobus nous prend
    sur le stationnement de l'église à 9 h.
  • 14:40 - 14:41
    Nous serons 40.
  • 14:41 - 14:43
    Le père Dominic y va aussi ?
  • 14:43 - 14:45
    Non, il dit qu'il est malchanceux.
  • 14:45 - 14:47
    Mais la chance n'a rien à y voir.
  • 14:47 - 14:49
    - La dernière fois, Nana a gagné 160 $.
    - Ouah !
  • 14:52 - 14:54
    Tu vas le lui dire ?
  • 14:55 - 14:56
    On ignore encore si on a une histoire.
  • 14:56 - 14:59
    "Le Globe poursuit l'Église",
    ce fera toute une histoire.
  • 15:19 - 15:22
    Lisa, pourrais-tu me sortir
    les articles pertinents là-dessus ?
  • 15:22 - 15:23
    Oui.
  • 15:24 - 15:25
    C'est pour Spotlight ?
  • 15:25 - 15:27
    Apporte-les-moi quand ce sera prêt. Merci.
  • 15:30 - 15:32
    Pardon, où est le bureau de l'éditeur ?
  • 15:33 - 15:35
    D'accord.
  • 15:38 - 15:39
    Comment allez-vous, Marty ?
  • 15:40 - 15:41
    Vous êtes installé ?
  • 15:41 - 15:44
    - Oui, je le pense.
    - Bien.
  • 15:44 - 15:45
    Que puis-je faire pour vous ?
  • 15:48 - 15:51
    J'aimerais contester l'ordonnance
    conservatoire dans l'affaire Geoghan.
  • 15:52 - 15:53
    Pour poursuivre l'Église catholique ?
  • 15:55 - 15:58
    On ne fait que présenter une requête, mais...
  • 15:58 - 15:59
    Oui.
  • 16:00 - 16:01
    C'est si important, selon vous ?
  • 16:02 - 16:04
    Oui.
  • 16:05 - 16:08
    C'est clair que L'Église fera tout
    pour nous nuire.
  • 16:08 - 16:10
    Nos abonnés seront au courant.
  • 16:11 - 16:12
    Et 53 % d'entre eux sont catholiques.
  • 16:15 - 16:17
    Ça pourrait les intéresser.
  • 16:20 - 16:21
    D'accord.
  • 16:27 - 16:30
    Marty, le diocèse va sûrement vous contacter
    pour rencontrer le cardinal.
  • 16:30 - 16:31
    C'est la coutume.
  • 16:32 - 16:35
    C'est déjà fait.
    C'est prévu pour la semaine prochaine.
  • 16:37 - 16:38
    Je ne le mentionnerais pas.
  • 16:49 - 16:50
    Il y a quelqu'un ?
  • 16:54 - 16:55
    Il y a quelqu'un ?
  • 16:55 - 16:57
    - Vous désirez ?
    - Bonjour.
  • 16:57 - 17:00
    Mike Rezendes du Boston Globe.
    Je viens voir Mitchell Garabedian.
  • 17:00 - 17:02
    Il est au téléphone. Veuillez vous asseoir.
  • 17:03 - 17:04
    D'accord.
  • 17:06 - 17:07
    J'écoute. Allez-y.
  • 17:10 - 17:11
    D'accord.
  • 17:12 - 17:16
    Bill ! Où sont ces papiers ?
    Je t'ai dit de les mettre sur mon bureau !
  • 17:31 - 17:34
    Le fameux Walter Robinson
    dans ma salle de conférence.
  • 17:35 - 17:37
    Bonjour, Eric.
  • 17:37 - 17:38
    Sacha Pfeiffer, Eric Macleish.
  • 17:38 - 17:39
    - Enchanté.
    - Enchantée.
  • 17:39 - 17:41
    Vous ne jouez pas au golf, n'est-ce pas ?
  • 17:41 - 17:43
    - Non.
    - Parfait.
  • 17:43 - 17:45
    Votre collègue a pris mon argent
  • 17:45 - 17:46
    lors d'une activité-bénéfice l'an passé.
  • 17:46 - 17:49
    C'était un coup roulé chanceux.
    J'avais les yeux fermés, en passant.
  • 17:51 - 17:53
    Que puis-je faire pour vous ?
  • 17:54 - 17:56
    Vous connaissez l'affaire Geoghan ?
  • 17:56 - 17:58
    Bien sûr.
  • 17:58 - 18:01
    Quatre-vingts plaignants.
    Tous des cas individuels.
  • 18:01 - 18:02
    Garabedian doit être débordé.
  • 18:03 - 18:06
    Et les allégations contre le cardinal Law ?
  • 18:07 - 18:08
    Oui, c'est délicat.
  • 18:10 - 18:12
    Comprenez une chose :
    tout ça, c'est merdique.
  • 18:13 - 18:16
    La loi sur la prescription n'est que trois ans,
  • 18:16 - 18:19
    et la plupart des victimes
    ne se manifestent pas après ça.
  • 18:20 - 18:21
    Pourquoi ça ?
  • 18:21 - 18:23
    Eh bien, ce sont des enfants.
  • 18:23 - 18:24
    La culpabilité, la honte.
  • 18:24 - 18:26
    Certains sont issus de quartiers difficiles.
  • 18:26 - 18:29
    Personne ne veut admettre
    ce genre de choses.
  • 18:29 - 18:31
    On est pris par la limite de temps.
  • 18:31 - 18:33
    Et
  • 18:33 - 18:35
    même si on présente des arguments,
  • 18:35 - 18:38
    la loi sur l'immunité caritative fixe
    le plafond à 20 000 $.
  • 18:40 - 18:42
    Vingt mille dollars pour agression d'enfant ?
  • 18:43 - 18:46
    C'est ce que le système a décidé. Oui.
  • 18:46 - 18:48
    L'Église est dure.
  • 18:49 - 18:54
    Votre meilleure chance est d'en parler
    dans la presse comme je l'ai fait pour Porter.
  • 18:55 - 18:58
    Mais les victimes ne veulent pas
    passer à la télévision.
  • 18:58 - 19:00
    Et
  • 19:00 - 19:03
    Mitch n'est pas très sociable.
  • 19:04 - 19:09
    Si Garabedian ne parvient pas à amener
    ses victimes devant la presse, il est...
  • 19:09 - 19:12
    C'est exact. Il a du chemin à faire.
  • 19:12 - 19:16
    Selon moi, il n'a rien sur Law.
  • 19:17 - 19:19
    Quoi ? Vous pensez qu'il bluffe ou...
  • 19:19 - 19:22
    Je pense qu'il joue pour la galerie
    pour avoir une meilleure entente.
  • 19:24 - 19:25
    Ça semble un peu téméraire.
  • 19:26 - 19:28
    Avez-vous déjà rencontré Mitch Garabedian ?
  • 19:29 - 19:33
    Je t'ai demandé d'écrire cette requête, Bill.
    Pas de la présenter.
  • 19:43 - 19:46
    Bill, voici les dossiers d'hier.
  • 19:56 - 19:57
    Bonjour.
  • 19:58 - 20:01
    - Qui êtes-vous ?
    - Mike Rezendes du Boston Globe.
  • 20:01 - 20:02
    J'attends depuis une heure.
  • 20:02 - 20:04
    Je n'ai pas le temps de vous parler. Sharon !
  • 20:04 - 20:06
    Elle est allée chercher un café.
    Elle va revenir.
  • 20:07 - 20:08
    Je fais le suivi d'une chronique.
  • 20:09 - 20:11
    - Celle du Phoenix ?
    - Non, du Globe.
  • 20:11 - 20:13
    Vous avez lu celle du Phoenix ?
  • 20:13 - 20:15
    - Non.
    - C'était très bon.
  • 20:15 - 20:17
    - Je dois en avoir une copie.
    - Ça va. Je la trouverai.
  • 20:19 - 20:22
    C'est sur une chronique d'Eileen McNamara
    à propos de votre poursuite.
  • 20:22 - 20:24
    Poursuites. Il y en a 84.
  • 20:24 - 20:25
    C'est pas un recours collectif.
  • 20:26 - 20:28
    - Vérifiez les faits.
    - Vous avez raison.
  • 20:29 - 20:30
    Je cherche de l'information sur...
  • 20:31 - 20:32
    Vous n'enregistrez rien, n'est-ce pas ?
  • 20:33 - 20:34
    Non, pas sans votre autorisation.
  • 20:34 - 20:37
    Je ne vous montrerai pas
    les documents de l'Église.
  • 20:37 - 20:38
    Ils sont sous scellés.
  • 20:39 - 20:40
    Oui, je le sais.
  • 20:41 - 20:42
    Saviez-vous qu'ils ont essayé
  • 20:42 - 20:45
    de m'amener devant la Commission
    du Barreau à trois occasions ?
  • 20:45 - 20:46
    On me surveille de très près.
  • 20:46 - 20:49
    - L'Église ?
    - Oui. L'Église. Oui.
  • 20:49 - 20:51
    On veut me faire radier. Rangez ça.
  • 20:52 - 20:54
    - Rangez ça.
    - Bien sûr.
  • 20:54 - 20:56
    Vous n'enregistrerez rien
    sous aucune forme.
  • 20:56 - 20:58
    Pas sur papier, ruban, rien.
  • 20:58 - 21:01
    Je ne devrais même pas vous parler.
  • 21:01 - 21:02
    M. Garabedian,
  • 21:02 - 21:05
    je sais qu'il y a des choses
    que vous ne pouvez pas me dire,
  • 21:05 - 21:08
    mais je sais aussi
    que c'est une histoire importante.
  • 21:09 - 21:10
    J'ai déjà parlé au Phoenix.
  • 21:10 - 21:12
    Et si je n'ai pas vu l'article,
  • 21:12 - 21:14
    c'est que plus personne ne lit le Phoenix.
  • 21:14 - 21:16
    Ils sont fauchés.
    Ils n'ont aucun pouvoir.
  • 21:16 - 21:18
    Contrairement au Globe.
  • 21:18 - 21:21
    Si on couvre cette histoire,
    on en entendra parler.
  • 21:23 - 21:25
    L'Église pense en siècles, M. Rezendes.
  • 21:26 - 21:28
    Selon vous,
    votre journal peut s'attaquer à ça ?
  • 21:28 - 21:30
    Oui, je le crois.
  • 21:30 - 21:33
    Mais si je peux me permettre,
  • 21:33 - 21:34
    le croyez-vous ?
  • 21:35 - 21:38
    Je ne peux pas vous parler, M. Rezendes,
    je suis très occupé.
  • 21:42 - 21:44
    - Sharon ? Oui.
    - Merci.
  • 21:44 - 21:46
    Puis-je parler à vos clients ? Les victimes ?
  • 21:46 - 21:48
    J'aimerais beaucoup le faire.
  • 21:49 - 21:50
    - Rappelez-moi demain.
    - Merci.
  • 21:50 - 21:51
    - Merci.
    - Oui.
  • 22:16 - 22:17
    Par EILEEN MCNAMARA
    QUELQUE CHOSE DE DÉJÀ-VU
  • 22:18 - 22:19
    Le cardinal Bernard Law
    n'a aucun commentaire
  • 22:22 - 22:24
    The Boston Globe
    Porter détenu au Minn.
  • 22:26 - 22:28
    Porter devant les tribunaux du Mass.
    pour allégations d'agressions en 1987
  • 22:45 - 22:46
    J'ai d'autres coupures.
  • 22:46 - 22:48
    Déposez-les là.
  • 22:48 - 22:50
    Travaillez-vous sur une histoire de l'Église ?
  • 22:51 - 22:53
    On ne travaille pas
    sur une histoire de l'Église.
  • 22:54 - 22:56
    Matt, as-tu quelque chose sur Phil Saviano ?
  • 22:56 - 22:58
    Non. Qui est-ce ?
  • 22:58 - 23:00
    Membre d'une organisation
    d'aide aux victimes.
  • 23:00 - 23:02
    Kurkjian a écrit sur lui après l'affaire Porter.
  • 23:03 - 23:05
    Une organisation d'aide aux victimes existe ?
  • 23:05 - 23:07
    Oui, le R.S.A.P.
  • 23:07 - 23:09
    Réseau de survivants
    d'agressions par des prêtres.
  • 23:09 - 23:11
    Bizarre d'acronyme.
  • 23:13 - 23:16
    - Tu veux que je le retrouve.
    - Oui. Fais-le venir.
  • 23:16 - 23:18
    Combien de temps
    pour examiner les coupures ?
  • 23:19 - 23:21
    Quelques jours. Ça en fait beaucoup.
  • 23:21 - 23:22
    - Lisa en apporte encore.
    - D'accord.
  • 23:22 - 23:26
    Je pense que j'ai trouvé un autre prêtre.
  • 23:26 - 23:28
    Le diocèse de Boston poursuivi
    pour agression présumée par un prêtre
  • 23:28 - 23:30
    Liam Barrett.
    Il a agressé des enfants à Philly
  • 23:30 - 23:32
    et a été transféré à Boston.
  • 23:32 - 23:34
    Il a récidivé et a été de nouveau transféré.
  • 23:34 - 23:36
    Vraiment ? Ça ressemble à Geoghan.
  • 23:36 - 23:40
    - C'est une de nos coupures ?
    - Oui. Signée par Diego Ribadeneira, 1997.
  • 23:40 - 23:41
    Il devait être dans la section Religion.
  • 23:42 - 23:45
    - Il y a eu des suivis ?
    - Peu. Un bout d'article.
  • 23:46 - 23:48
    L'Église a réglé l'affaire.
  • 23:51 - 23:53
    Connais-tu Jim Sullivan ?
  • 23:53 - 23:55
    Oui. Pourquoi ?
  • 23:55 - 23:57
    On dirait que l'Église lui a donné
    un coup de main.
  • 24:05 - 24:07
    Seigneur...
  • 24:07 - 24:09
    Quelqu'un d'autre que Manny
    peut sortir la balle ?
  • 24:10 - 24:13
    - Non.
    - Pourquoi tu fais ça ?
  • 24:13 - 24:15
    Ça me distrait du match.
  • 24:15 - 24:17
    Tu sais ce qui marche aussi ?
  • 24:17 - 24:20
    Bonne idée.
    C'est ma tournée. Je reviens.
  • 24:20 - 24:21
    - Quelqu'un veut manger.
    - Non.
  • 24:22 - 24:23
    - Ça va.
    - Un hot-dog.
  • 24:26 - 24:27
    Alors, ça avance ?
  • 24:27 - 24:30
    - Oui. C'est une bonne histoire.
    - Pourquoi ?
  • 24:31 - 24:33
    Tu es un catholique non pratiquant
    qui en a ras le bol de l'Église ?
  • 24:33 - 24:35
    - On a du bon matériel.
    - Comme quoi ?
  • 24:37 - 24:39
    Je regarde le match. L'omerta.
  • 24:39 - 24:41
    Ils ont trouvé un autre prêtre, Liam Barrett.
  • 24:41 - 24:43
    On a fait un reportage sur lui.
  • 24:44 - 24:45
    - Je fais juste dire ça.
    - D'accord.
  • 24:45 - 24:48
    Il a été trimballé d'une paroisse
    à l'autre au fil des ans,
  • 24:48 - 24:49
    tout comme Geoghan et Porter.
  • 24:49 - 24:50
    Je pense qu'il y a une procédure.
  • 24:51 - 24:54
    C'est mince. Quoi d'autre ?
  • 24:54 - 24:58
    Sacha a un autre type, Phil Saviano,
    d'une organisation pour les victimes.
  • 24:58 - 25:01
    Du R.S.A.P. ? On a écrit sur lui aussi.
  • 25:01 - 25:03
    Je pensais que tu regardais le match, Steve.
  • 25:03 - 25:06
    - C'est un cinglé, Mike.
    - On a écrit des articles sur lui.
  • 25:06 - 25:07
    Il n'arrêtait pas d'écrire des lettres.
  • 25:07 - 25:09
    Il voulait la guerre sainte.
  • 25:09 - 25:11
    - Il n'en vaut pas la peine ?
    - Où en es-tu avec Garabedian ?
  • 25:12 - 25:13
    J'y travaille.
  • 25:13 - 25:15
    Robby dit que Macleish pense qu'il bluffe.
  • 25:16 - 25:17
    Ça sent mauvais, Ben.
  • 25:17 - 25:19
    Apporte-moi du solide, ou j'arrête tout.
  • 25:19 - 25:22
    Je ne veux pas qu'on tourne en rond.
  • 25:31 - 25:33
    N'approche pas de la trappe.
  • 25:33 - 25:35
    Tu n'arriverais même pas
    à l'approcher, partenaire.
  • 25:35 - 25:37
    Je l'ai déjà atteinte.
  • 25:37 - 25:39
    Ah oui ? Paul, peut-être.
  • 25:40 - 25:42
    - Comment on se classe ?
    - Bien.
  • 25:42 - 25:44
    On est à plus deux.
  • 25:44 - 25:46
    Parfait.
  • 25:46 - 25:47
    Et le nouvel éditeur ?
  • 25:47 - 25:50
    Eh bien, il n'aime pas le base-ball.
  • 25:50 - 25:53
    Il semble intelligent.
  • 25:54 - 25:55
    Oui, j'ai lu un article sur lui.
  • 25:55 - 25:58
    Ça disait qu'il était
    le premier éditeur juif du Globe.
  • 25:59 - 26:01
    Il ne devait pas
    se passer grand-chose ce jour-là.
  • 26:02 - 26:04
    Il a une famille ?
  • 26:04 - 26:06
    Non. Il n'est pas marié.
  • 26:06 - 26:09
    - Divorcé ?
    - Je ne le pense pas.
  • 26:09 - 26:12
    Le nouvel éditeur du Globe est
    célibataire, juif,
  • 26:12 - 26:14
    et il déteste le base-ball ?
  • 26:15 - 26:16
    - Oui.
    - On aurait dû nommer Ben.
  • 26:17 - 26:18
    C'est un Bradlee, bon sang.
  • 26:18 - 26:21
    Il n'a pas levé la main assez vite.
  • 26:22 - 26:24
    En passant,
  • 26:24 - 26:26
    j'ai lu un article sur ce prêtre, le père Barrett.
  • 26:26 - 26:27
    On dit que tu y as été impliqué.
  • 26:28 - 26:30
    Barrett, oui. Un sale type.
  • 26:31 - 26:32
    Le diocèse a demandé mon aide.
  • 26:34 - 26:37
    Selon les victimes, le cardinal Law le savait
    quand Barrett est arrivé de Philly.
  • 26:38 - 26:39
    Est-ce vrai ?
  • 26:39 - 26:41
    Tu sais que je ne peux pas en parler, Robby.
  • 26:43 - 26:44
    Entre nous ?
  • 26:45 - 26:47
    Entre nous, je ne peux pas en parler.
  • 26:48 - 26:50
    - D'accord.
    - C'est à propos de la poursuite ?
  • 26:51 - 26:52
    Tu es au courant ?
  • 26:53 - 26:55
    Écoute,
  • 26:55 - 26:58
    je ne connais pas ce Baron ni son plan.
  • 26:58 - 26:59
    Honnêtement, je m'en fous.
  • 27:00 - 27:02
    Mais je ne veux pas que tu écopes à sa place.
  • 27:03 - 27:05
    C'est à toi.
  • 27:10 - 27:12
    - Par ici.
    - On y va. Allez.
  • 27:12 - 27:16
    L'autre jour, j'étais sur Internet.
  • 27:16 - 27:18
    Tout ce que vous voulez savoir s'y trouve.
  • 27:20 - 27:24
    Je dois admettre qu'en tant que prêtre,
    ça me rend nerveux.
  • 27:25 - 27:27
    Devrais-je m'inquiéter
    de la sécurité d'emploi ?
  • 27:29 - 27:30
    Je ne le crois pas.
  • 27:31 - 27:34
    Vous voyez,
    la connaissance, c'est une chose,
  • 27:34 - 27:36
    mais la foi...
  • 27:36 - 27:38
    La foi, ça en est une autre.
  • 27:53 - 27:54
    Salut.
  • 27:55 - 27:56
    Salut.
  • 27:58 - 27:59
    Tu ne devrais pas être en train de golfer ?
  • 28:00 - 28:02
    Golfer n'est pas un verbe.
  • 28:02 - 28:04
    Je n'ai pas pu avoir de départ.
  • 28:04 - 28:06
    C'est comme ça qu'on dit ? Un "départ" ?
  • 28:07 - 28:10
    On dit aussi "activité de loisir".
    Tu devrais essayer, Mike.
  • 28:10 - 28:13
    - C'est ce que je fais. Je cours.
    - Pour venir travailler.
  • 28:16 - 28:18
    Que fais-tu ici aujourd'hui ?
  • 28:18 - 28:20
    Je relis les coupures sur Saviano.
  • 28:20 - 28:23
    Ben et Steve pensent que c'est un cul-de-sac.
  • 28:23 - 28:24
    Ils m'ont servi un tas de merde au match.
  • 28:25 - 28:26
    Oui, Ben m'a envoyé un courriel.
  • 28:27 - 28:28
    - Vraiment ?
    - Oui.
  • 28:29 - 28:31
    Il dit qu'on devrait laisser tomber.
  • 28:31 - 28:33
    Que veux-tu faire ?
  • 28:33 - 28:35
    Je veux aller chercher Saviano.
  • 28:36 - 28:38
    Et ignorer ces types ?
  • 28:41 - 28:44
    On doit commencer
    à ignorer tout le monde cette fois.
  • 28:44 - 28:46
    Ça me va.
  • 28:51 - 28:54
    Penses-tu que Marty se doute
    de ce qui va arriver ?
  • 28:54 - 28:57
    Non. Et je pense qu'il s'en fout.
  • 28:57 - 29:00
    - C'est rafraîchissant.
    - Oui.
  • 29:02 - 29:04
    Sauf s'il a tort.
  • 29:23 - 29:26
    J'ai toujours été fasciné par la presse écrite.
  • 29:26 - 29:29
    J'allais écouter les membres
    du groupe Nieman
  • 29:29 - 29:30
    quand j'étais à Harvard.
  • 29:32 - 29:35
    J'ai lu que vous avez déjà été éditeur.
  • 29:36 - 29:37
    Oui.
  • 29:37 - 29:40
    Ça fait très longtemps.
  • 29:40 - 29:42
    Le Mississippi Register.
  • 29:42 - 29:45
    Un petit journal diocésain.
  • 29:46 - 29:51
    Mais pour un pasteur de 30 ans,
    c'était une grosse responsabilité.
  • 29:52 - 29:53
    Trop pour l'époque.
  • 29:55 - 29:56
    Comment ça ?
  • 29:58 - 30:03
    J'étais près des frères Evers. On a pris
    position sur les droits de la personne.
  • 30:03 - 30:05
    Notre lectorat n'était pas content.
  • 30:06 - 30:08
    J'étais un étranger qui faisait de l'ingérence.
  • 30:10 - 30:12
    J'imagine.
  • 30:12 - 30:13
    Un siège difficile à occuper,
  • 30:14 - 30:16
    surtout dans une petite ville.
  • 30:16 - 30:22
    Vous découvrirez, Marty, que Boston est
    encore une petite ville, de bien des façons.
  • 30:23 - 30:28
    Mais si je peux vous être utile,
    n'hésitez pas à me le demander.
  • 30:28 - 30:31
    Je trouve que la ville prospère
  • 30:31 - 30:34
    quand ses grandes institutions
    travaillent ensemble.
  • 30:35 - 30:36
    Merci.
  • 30:37 - 30:40
    Selon moi, pour qu'un journal remplisse
    ses fonctions efficacement,
  • 30:40 - 30:43
    il ne doit compter que sur lui-même.
  • 30:46 - 30:47
    Bien sûr.
  • 30:48 - 30:50
    Mais mon offre tient toujours.
  • 30:51 - 30:52
    Merci.
  • 30:54 - 30:55
    Entrez.
  • 30:58 - 31:00
    Merci, Maureen.
  • 31:02 - 31:04
    Un petit cadeau, Marty.
  • 31:05 - 31:09
    Voyez-le comme un guide du cardinal
    de la ville de Boston.
  • 31:16 - 31:19
    CATÉCHISME
    DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
  • 31:26 - 31:28
    J'ai rendez-vous avec Sacha Pfeiffer.
  • 31:29 - 31:31
    - Votre nom ?
    - Phil Saviano.
  • 31:31 - 31:32
    Juste un instant.
  • 31:34 - 31:36
    Suis-je le premier survivant
    à qui vous parlez ?
  • 31:36 - 31:38
    Oui, Phil. Vous l'êtes.
  • 31:38 - 31:40
    D'accord, eh bien...
  • 31:40 - 31:43
    D'abord, merci de me recevoir aujourd'hui.
  • 31:44 - 31:45
    Et je veux vous assurer
  • 31:45 - 31:48
    une coopération complète
    de mon organisation, le R.S.A.P.
  • 31:49 - 31:50
    Combien compte-t-elle de membres, Phil ?
  • 31:51 - 31:53
    Nous étions 11 lors
    de la dernière rencontre...
  • 31:53 - 31:55
    Non, dix. Karen vient de déménager.
  • 31:56 - 31:58
    Il y avait une femme dans le groupe ?
  • 31:58 - 31:59
    Oui. Ils ne font pas de discrimination,
  • 31:59 - 32:01
    pas quand il s'agit d'agression.
  • 32:01 - 32:02
    Cela n'a rien à voir
    avec le fait d'être gai,
  • 32:03 - 32:05
    mais de se servir
    du col romain pour violer des enfants.
  • 32:06 - 32:08
    Des enfants. Garçons et filles.
  • 32:13 - 32:15
    PHIL SAVIANO
    11 ANS
  • 32:15 - 32:17
    J'avais 11 ans
  • 32:17 - 32:20
    et j'étais la proie
    du père David Holley à Worcester.
  • 32:21 - 32:23
    Je n'étais pas à genoux pour prier.
  • 32:25 - 32:26
    Êtes-vous catholiques ?
  • 32:27 - 32:31
    J'ai été élevé catholique. Je vais
    à l'Église presbytérienne de ma femme.
  • 32:32 - 32:33
    Je suis non pratiquante,
  • 32:33 - 32:35
    mais j'accompagne parfois ma grand-mère.
  • 32:36 - 32:39
    On a tous été élevés selon la religion
    catholique, mais maintenant...
  • 32:39 - 32:41
    Pas tellement.
  • 32:41 - 32:43
    Laissez-moi vous dire une chose.
  • 32:43 - 32:47
    Pour un enfant pauvre né dans une famille
    pauvre, la religion compte beaucoup.
  • 32:47 - 32:50
    Quand un prêtre porte son attention
    sur vous, c'est énorme.
  • 32:51 - 32:54
    Ramasser les livres de chants,
    sortir les poubelles, on se sent spécial.
  • 32:54 - 32:56
    C'est comme si Dieu demandait de l'aide.
  • 32:57 - 32:59
    Qu'il nous raconte une histoire salée,
    ça fait bizarre,
  • 33:00 - 33:03
    mais c'est notre petit secret,
    alors on passe l'éponge.
  • 33:04 - 33:07
    Puis, il nous montre une revue porno,
    et on passe l'éponge.
  • 33:08 - 33:10
    On continue de passer l'éponge
  • 33:10 - 33:13
    jusqu'à ce qu'il demande de le masturber
    ou de lui faire une fellation.
  • 33:13 - 33:15
    On passe l'éponge aussi là-dessus,
  • 33:15 - 33:17
    parce qu'on se sent piégés,
  • 33:17 - 33:19
    car il a pris soin de nous.
  • 33:20 - 33:22
    Comment peut-on dire non à Dieu ?
  • 33:23 - 33:24
    Voyez-vous,
  • 33:25 - 33:27
    ce n'est pas juste une agression physique,
  • 33:27 - 33:29
    c'est aussi spirituel.
  • 33:30 - 33:34
    Quand un prêtre vous fait ça,
    il vous dérobe de votre foi.
  • 33:35 - 33:37
    On se tourne vers une bouteille
    ou une aiguille.
  • 33:37 - 33:40
    Si ça ne marche pas,
    on saute en bas d'un pont.
  • 33:40 - 33:42
    Voilà pourquoi on se nomme des survivants.
  • 33:42 - 33:43
    Avez-vous lu Jason Berry ?
  • 33:43 - 33:45
    Il a écrit sur l'affaire Gauthe en Louisiane.
  • 33:45 - 33:47
    - Ça s'écrit "G"...
    - G-A-U-T-H-E.
  • 33:47 - 33:49
    Tenez. J'ai parlé à Richard Sipe.
  • 33:49 - 33:52
    Il a travaillé
    dans un centre de traitement de l'Église.
  • 33:52 - 33:54
    C'est un ancien prêtre,
  • 33:54 - 33:55
    il a épousé une religieuse.
  • 33:56 - 33:57
    Ici.
  • 33:57 - 34:00
    - Son témoignage dans l'affaire Kos.
    - Un centre de traitement ?
  • 34:01 - 34:02
    Pour les prêtres qui se font prendre.
  • 34:02 - 34:06
    Tout est dans la boîte,
    je vous ai envoyé tout ça il y a cinq ans.
  • 34:07 - 34:09
    Au Globe ? À qui l'avez-vous envoyé ?
  • 34:12 - 34:14
    Je ne le dirai pas,
    mais ils n'étaient pas intéressés.
  • 34:14 - 34:16
    Phil, on a écrit quelques histoires sur vous.
  • 34:16 - 34:18
    J'ai vu les coupures.
  • 34:18 - 34:20
    Oui, mais franchement,
    ce n'était pas suffisant.
  • 34:22 - 34:25
    Vous devez comprendre,
  • 34:25 - 34:26
    c'est énorme.
  • 34:26 - 34:30
    Ce n'est pas juste Boston.
    C'est tout le pays. Le monde entier.
  • 34:30 - 34:32
    Et ça remonte jusqu'au Vatican.
  • 34:33 - 34:34
    Vous avez des preuves de ça, Phil ?
  • 34:35 - 34:37
    Non, pas encore.
    Mais pensez-y, ils sont très nombreux.
  • 34:37 - 34:39
    Comment auraient-ils pu cacher ça ?
  • 34:40 - 34:41
    - De nombreux quoi ?
    - Des prêtres !
  • 34:42 - 34:44
    Des prêtres !
  • 34:44 - 34:46
    J'en connais 13 juste ici à Boston.
  • 34:47 - 34:50
    Vous connaissez 13 prêtres à Boston
    qui ont agressé des enfants ?
  • 34:50 - 34:53
    Oui, pourquoi répétez-vous
    constamment ce que je dis ?
  • 34:53 - 34:55
    J'aime que les choses soient claires.
  • 34:55 - 34:57
    Il fallait les clarifier il y a cinq ans
  • 34:57 - 34:59
    quand je vous ai envoyé tout ça !
  • 34:59 - 35:01
    Tout est là !
  • 35:10 - 35:12
    Puis-je utiliser vos toilettes ?
  • 35:12 - 35:13
    Oui, bien sûr, Phil.
  • 35:13 - 35:15
    Venez.
  • 35:21 - 35:23
    Qu'en pensez-vous ?
  • 35:24 - 35:27
    Il a une idée en tête, c'est certain.
  • 35:27 - 35:28
    - Tu crois ?
    - Il a vécu bien des choses.
  • 35:28 - 35:30
    Il est intelligent,
    et s'il a raison pour les 13...
  • 35:31 - 35:32
    Pour lui, ça pourrait être un gros "si".
  • 35:32 - 35:34
    Vérifie ses antécédents
  • 35:34 - 35:36
    et fais un suivi
    sur d'autres membres du groupe.
  • 35:36 - 35:39
    Je vais rechercher l'ancien prêtre Sipe.
  • 35:39 - 35:41
    Ne lâche pas Garabedian.
    C'est plus important.
  • 35:42 - 35:43
    Garabedian, quel casse-pieds !
  • 35:44 - 35:45
    Tu peux l'être aussi, Mike.
  • 35:59 - 36:01
    Mitchell, quelle surprise !
    Comment allez-vous ?
  • 36:01 - 36:03
    - Je vais bien, M. Rezendes.
    - Parfait.
  • 36:03 - 36:05
    Vous ne m'avez pas rappelé.
    J'ai laissé des messages.
  • 36:05 - 36:07
    Je sais. Je suis trop occupé pour téléphoner.
  • 36:08 - 36:09
    J'en suis certain.
  • 36:09 - 36:12
    Écoutez, Mitch,
    laissez-moi parler à quelques victimes.
  • 36:12 - 36:14
    Vous pourriez participer à l'entrevue,
    et si ça vous déplaît, on arrête.
  • 36:15 - 36:17
    Mes clients ne veulent pas se retrouver
    dans les médias. Désolé.
  • 36:17 - 36:20
    Je comprends,
    mais je n'ai pas à dévoiler les noms.
  • 36:20 - 36:22
    - Je ne vous crois pas.
    - J'en suis sûr.
  • 36:22 - 36:24
    - Du tout.
    - Écoutez, Mitchell.
  • 36:24 - 36:27
    - Je vous en prie, M. Rezendes.
    - Je n'écris pas un profil.
  • 36:27 - 36:29
    - C'est plus gros que ça.
    - Plus gros ?
  • 36:29 - 36:30
    J'ignore ce que ça veut dire.
  • 36:30 - 36:33
    Juste entre nous,
    je fais des recherches pour Spotlight.
  • 36:35 - 36:37
    - Spotlight, là-dessus ?
    - On s'y intéresse,
  • 36:37 - 36:39
    mais vous devez m'aider.
  • 36:39 - 36:41
    Laissez-moi parler à des victimes,
    s'il vous plaît.
  • 36:45 - 36:46
    S'il vous plaît.
  • 36:49 - 36:51
    Revenez demain matin à 9 h 30.
  • 36:52 - 36:53
    Merci.
  • 37:06 - 37:07
    - Mme Pfeiffer ?
    - Joe ?
  • 37:08 - 37:09
    - Bonjour.
    - Merde.
  • 37:09 - 37:10
    - Ça va.
    - Désolé.
  • 37:10 - 37:11
    - Ça va.
    - Asseyez-vous.
  • 37:11 - 37:12
    Merci.
  • 37:12 - 37:14
    Cette table vous convient ?
  • 37:14 - 37:15
    C'est parfait.
  • 37:16 - 37:18
    J'ai mangé un muffin en vous attendant.
  • 37:18 - 37:20
    Deux, en fait.
  • 37:20 - 37:23
    - Je mange quand je suis nerveux.
    - Moi aussi.
  • 37:24 - 37:27
    J'espère ne pas être en retard.
    Phil m'a dit 13 h.
  • 37:27 - 37:30
    Non, vous êtes à l'heure. Je suis arrivé tôt.
  • 37:30 - 37:32
    Il y a environ une heure.
  • 37:34 - 37:37
    Ça vous dérange si je prends des notes ?
    Ça irait pour vous ?
  • 37:43 - 37:45
    Ça ne vous dérange pas
    si je prends des notes ?
  • 37:45 - 37:47
    - Allez-vous écrire mon nom ?
    - Non.
  • 37:49 - 37:51
    Pas si vous ne le voulez pas. Non.
  • 37:51 - 37:53
    Je viens d'avoir un enfant.
  • 37:53 - 37:56
    Il n'a qu'un an,
    mais je préfère qu'il ne sache rien.
  • 37:56 - 37:58
    Bien sûr. Je comprends.
  • 37:58 - 38:00
    Vous pouvez mettre fin
    à cette entrevue à tout moment.
  • 38:00 - 38:02
    - D'accord ?
    - Oui.
  • 38:05 - 38:06
    Vous pouvez prendre des notes.
  • 38:07 - 38:08
    D'accord. Alors...
  • 38:11 - 38:13
    Où habitiez-vous lors de la première fois ?
  • 38:13 - 38:16
    Dans les lotissements à Hyde Park.
  • 38:16 - 38:17
    Près de Stop & Shop ?
  • 38:18 - 38:20
    Oui, vous connaissez.
  • 38:21 - 38:23
    Oui, j'ai fait du taxi quelques années.
  • 38:23 - 38:25
    Ça ouvre tôt, le café est mauvais ?
  • 38:25 - 38:27
    Oui, j'imagine.
  • 38:29 - 38:31
    Quel âge aviez-vous quand c'est arrivé ?
  • 38:31 - 38:33
    J'avais 12 ans.
  • 38:34 - 38:36
    Juste après que mon père s'est suicidé.
  • 38:37 - 38:38
    Seigneur.
  • 38:38 - 38:40
    C'était un vrai salaud.
  • 38:40 - 38:43
    Ma mère n'était pas très stable non plus.
  • 38:43 - 38:45
    - Que voulez-vous dire ?
    - Elle était folle.
  • 38:45 - 38:48
    - Elle était schizophrène.
    - C'est pareil.
  • 38:51 - 38:53
    Quand avez-vous rencontré Geoghan ?
  • 38:54 - 38:56
    Ma sœur l'a vu
  • 38:56 - 38:58
    dans un Dunkin' Donuts.
  • 38:59 - 39:02
    Elle lui a parlé de la mort de mon père,
    et il a accouru.
  • 39:02 - 39:03
    Une religieuse, la sœur Barbara,
  • 39:03 - 39:06
    s'occupait d'enfants venant
    de familles dysfonctionnelles.
  • 39:07 - 39:08
    Où était-ce ?
  • 39:09 - 39:11
    - À St-Ambrose, Dorchester.
    - D'accord.
  • 39:12 - 39:15
    C'est elle qui m'a présenté au père Shanley.
  • 39:16 - 39:18
    C'était un prêtre de la rue.
  • 39:18 - 39:20
    Les cheveux longs, très hippie.
  • 39:22 - 39:24
    Il m'a invité à son appartement à Back Bay.
  • 39:24 - 39:26
    - Où à Back Bay ?
    - Rue Beacon.
  • 39:27 - 39:28
    Beacon. D'accord.
  • 39:28 - 39:29
    Êtes-vous d'ici ?
  • 39:30 - 39:33
    Non. J'ai grandi dans l'Ohio,
    mais ma mère vient de Southie.
  • 39:33 - 39:36
    Vous comprenez, alors.
    Je n'avais jamais vu Back Bay.
  • 39:38 - 39:41
    Que s'est-il passé
    lors de la première visite, Joe ?
  • 39:42 - 39:44
    Il était très gentil au début,
  • 39:44 - 39:45
    très drôle, très simple.
  • 39:47 - 39:49
    Je pense qu'il savait que j'étais gai.
  • 39:50 - 39:54
    Il m'a montré un mobile, comme ceux
    qu'on met au-dessus d'un lit de bébé.
  • 39:55 - 39:56
    Sauf que les mots étaient différents.
  • 39:57 - 40:00
    "Homosexuel, transsexuel, bisexuel."
  • 40:00 - 40:03
    Saviez-vous que vous étiez gai
    à ce moment-là, Joe ?
  • 40:03 - 40:05
    Oui.
  • 40:05 - 40:07
    Mais je n'en parlais à personne.
  • 40:07 - 40:08
    Pas à Dorchester.
  • 40:09 - 40:11
    D'accord.
  • 40:11 - 40:14
    Que s'est-il passé
    après qu'il vous a montré le mobile ?
  • 40:14 - 40:16
    J'étais paniqué.
  • 40:17 - 40:18
    Il s'en est aperçu,
  • 40:20 - 40:23
    alors il a dit : "Ça aiderait
    si on jouait au 'strip-poker'."
  • 40:25 - 40:26
    Bien sûr, j'ai perdu.
  • 40:28 - 40:30
    Et ça a continué.
  • 40:31 - 40:33
    Que s'est-il passé précisément ?
  • 40:35 - 40:37
    Précisément, il...
  • 40:37 - 40:39
    Il m'a agressé.
  • 40:42 - 40:46
    Joe, le langage va être très important.
  • 40:46 - 40:50
    On ne peut rien assainir.
    Employer "agressé" ne suffira pas.
  • 40:50 - 40:53
    Les gens doivent savoir
    ce qui s'est réellement passé.
  • 40:56 - 40:58
    - On devrait emporter nos cafés.
    - Oui.
  • 40:59 - 41:02
    Geoghan est arrivé, et ma mère, elle...
  • 41:02 - 41:04
    Elle était aux anges.
  • 41:05 - 41:07
    C'était comme si Dieu lui-même se présentait.
  • 41:07 - 41:08
    Bien sûr. Oui.
  • 41:09 - 41:10
    Et que s'est-il passé ?
  • 41:13 - 41:14
    Vous voulez vraiment entendre ça ?
  • 41:15 - 41:17
    Oui, Patrick.
  • 41:25 - 41:27
    Il m'a offert
    d'aller manger une crème glacée.
  • 41:27 - 41:30
    C'est un prêtre,
    je suis un enfant, alors j'y vais.
  • 41:31 - 41:35
    - Bien sûr.
    - Sur le chemin du retour,
  • 41:38 - 41:39
    il se met à me flatter la jambe,
  • 41:42 - 41:44
    et puis...
  • 41:44 - 41:49
    il glisse sa main vers le haut
    et empoigne mon pénis.
  • 41:50 - 41:55
    J'ai figé. J'étais mort de peur,
    je ne pouvais plus bouger.
  • 41:56 - 41:58
    J'ignorais quoi faire.
    Je n'étais qu'un enfant.
  • 42:00 - 42:01
    Oui.
  • 42:06 - 42:08
    Je n'ai même pas touché à ma crème glacée.
  • 42:09 - 42:11
    Elle a fondu et coulé sur mon bras.
  • 42:18 - 42:19
    Avez-vous...
  • 42:20 - 42:22
    L'avez-vous revu après ça ?
  • 42:28 - 42:29
    Oui.
  • 42:33 - 42:35
    D'accord. C'est bien.
    Arrêtons-nous là pour l'instant.
  • 42:36 - 42:37
    Bien sûr.
  • 42:38 - 42:41
    Il disait que c'était une façon
    d'apprendre à connaître mon corps.
  • 42:42 - 42:44
    Que s'est-il passé ensuite ?
  • 42:44 - 42:46
    Il s'est déshabillé et il a dit :
  • 42:46 - 42:48
    "Je suis tellement déprimé,
  • 42:48 - 42:50
    "ça me rendrait heureux
    si tu pouvais me sucer."
  • 42:51 - 42:53
    Très classe.
  • 42:54 - 42:56
    - L'avez-vous fait ?
    - Oui.
  • 42:57 - 43:01
    Vous vous demandez sûrement
    pourquoi j'ai fait ça
  • 43:01 - 43:04
    à un type bizarre
    qui a 30 ans de plus que moi, mais...
  • 43:04 - 43:07
    Vous devez comprendre
    que c'était la première fois de ma vie
  • 43:07 - 43:09
    qu'on me disait que c'était correct d'être gai.
  • 43:10 - 43:11
    - Et c'était un prêtre.
    - Oui.
  • 43:13 - 43:16
    À part la fellation,
    avez-vous eu des rapports complets ?
  • 43:17 - 43:19
    Oui.
  • 43:19 - 43:20
    Pas au début, mais plus tard.
  • 43:22 - 43:24
    Ça m'a traumatisé.
  • 43:25 - 43:28
    Je ne consomme plus,
    mais c'est là que tout a commencé.
  • 43:31 - 43:33
    C'est très déroutant
  • 43:34 - 43:36
    d'être initié au sexe de cette façon et puis...
  • 43:37 - 43:39
    Et puis d'être attiré par les hommes, c'est...
  • 43:43 - 43:45
    Excusez-moi. Je savais que ça allait arriver.
  • 43:45 - 43:47
    - Désolé.
    - Ne soyez pas désolé.
  • 43:47 - 43:49
    Ça va, Joe.
  • 43:49 - 43:51
    Bien sûr, il y a une église juste là.
  • 43:52 - 43:53
    Et un terrain de jeux.
  • 43:54 - 43:56
    Avez-vous déjà essayé
    d'en parler à quelqu'un ?
  • 43:56 - 43:58
    À qui ? À un prêtre ?
  • 44:00 - 44:02
    Je peux utiliser votre téléphone ?
  • 44:02 - 44:03
    Oui, bien sûr. Vous savez où il est.
  • 44:04 - 44:06
    Vous pouvez citer mon nom, si vous voulez.
  • 44:07 - 44:09
    Merci, Patrick.
  • 44:09 - 44:12
    Ne me remerciez pas,
    dénoncez ces enfoirés, d'accord ?
  • 44:18 - 44:20
    Il fait partie des chanceux.
  • 44:21 - 44:23
    Il est toujours en vie.
  • 44:31 - 44:33
    Une tasse de thé, Sacha ?
  • 44:33 - 44:35
    - Non, merci, Nana.
    - D'accord.
  • 44:38 - 44:40
    - Allô.
    - Salut, Joe, c'est Sacha Pfeiffer.
  • 44:40 - 44:43
    - Salut, Sacha. Comment allez-vous ?
    - Bien, merci.
  • 44:43 - 44:46
    Je voulais vérifier un point.
  • 44:47 - 44:49
    Vous avez parlé à Phil Saviano à ce sujet ?
  • 44:49 - 44:52
    Oui. J'ai assisté à quelques rencontres
    du R.S.A.P.
  • 44:52 - 44:54
    Phil vous a-t-il suggéré
    de faire quelque chose à ce propos ?
  • 44:55 - 44:56
    Non.
  • 44:56 - 44:57
    Ce n'était pas le but des rencontres.
  • 44:58 - 44:59
    Certains avaient consulté un avocat,
  • 44:59 - 45:01
    mais je ne pensais pas
    que ça en valait la peine.
  • 45:01 - 45:02
    Pourquoi ça ?
  • 45:03 - 45:06
    Trop de paperasse à remplir.
    C'était décourageant.
  • 45:06 - 45:08
    Il a dit que je n'aurais
    qu'une petite compensation...
  • 45:08 - 45:11
    - Qui a dit ça ?
    - C'est l'avocat qui me l'a dit.
  • 45:12 - 45:14
    Donc, vous avez vu un avocat ?
  • 45:15 - 45:19
    Oui, mais je n'ai pas retenu ses services,
    alors je ne pensais pas que c'était important.
  • 45:19 - 45:21
    Je n'essaie pas de cacher quoi que ce soit.
  • 45:21 - 45:23
    Je le sais, Joe.
  • 45:23 - 45:25
    Vous souvenez-vous du nom de l'avocat ?
  • 45:26 - 45:28
    Non, mais peut-être que Phil le saurait.
  • 45:29 - 45:31
    On l'a vu souvent à la télé
    pendant l'affaire Porter.
  • 45:31 - 45:33
    C'était un bel homme.
  • 45:33 - 45:34
    Était-ce Eric Macleish ?
  • 45:34 - 45:36
    Oui, c'est ça. Macleish.
  • 45:37 - 45:39
    Je le trouvais très beau.
  • 45:42 - 45:43
    - Salut.
    - Salut.
  • 45:44 - 45:47
    J'arrive de la salle de presse.
    Sweeney a fixé la date du procès.
  • 45:47 - 45:50
    - Vraiment ? Quand ?
    - Deux semaines, à Springfield.
  • 45:51 - 45:53
    Canellos s'occupe d'une cagnotte.
    Dix dollars.
  • 45:53 - 45:54
    Quelqu'un a choisi le Globe ?
  • 45:55 - 45:58
    On mise à quelle vitesse
    Sweeney ira contre nous.
  • 45:59 - 46:01
    - Robby.
    - Salut, c'est moi.
  • 46:01 - 46:03
    - As-tu reçu mon message ?
    - Oui.
  • 46:03 - 46:05
    Le père Shanley pourrait être
    le quatrième prêtre.
  • 46:05 - 46:06
    Oui, je crois qu'il l'est.
  • 46:07 - 46:08
    As-tu vérifié pour Macleish ?
  • 46:08 - 46:09
    Je viens de parler à Phil.
  • 46:10 - 46:12
    Macleish a conclu des ententes
    avec certains.
  • 46:12 - 46:14
    - Il a oublié de le mentionner.
    - Oui.
  • 46:14 - 46:16
    J'irai au palais de justice demain
  • 46:16 - 46:19
    voir si je trouve des dossiers
    de règlement contre l'Église.
  • 46:19 - 46:21
    D'accord. Appelle-moi tout de suite après.
    Bonne nuit.
  • 46:21 - 46:23
    D'accord. Bonne nuit.
  • 46:26 - 46:27
    Hé !
  • 46:27 - 46:28
    Tu voulais bavarder ?
  • 46:28 - 46:30
    Oui, on m'attend pour souper.
    On marche ?
  • 46:31 - 46:32
    Bien sûr.
  • 46:33 - 46:34
    Seigneur.
  • 46:34 - 46:37
    - Ça lui arrive de rentrer ?
    - Apparemment, non.
  • 46:37 - 46:40
    Certains ne partent pas tant qu'il est là.
    Il épuise tout le monde.
  • 46:41 - 46:42
    Où en es-tu avec Geoghan ?
  • 46:42 - 46:44
    Je fais un suivi auprès des victimes.
  • 46:45 - 46:47
    Je veux élargir l'investigation.
  • 46:47 - 46:49
    - Pourquoi ?
    - On a un quatrième prêtre.
  • 46:49 - 46:51
    Il pourrait y en avoir 13.
  • 46:51 - 46:52
    - Treize ?
    - Oui.
  • 46:53 - 46:55
    - Qui est ta source ?
    - Phil Saviano.
  • 46:55 - 46:58
    - Bon sang, Robby, j'ai dit à Mike...
    - Je sais.
  • 46:58 - 47:00
    Je pense que Saviano est réglo, Ben.
  • 47:02 - 47:03
    Tu veux développer ta pensée ?
  • 47:04 - 47:05
    Non. Pas vraiment.
  • 47:06 - 47:09
    Je sens que cette affaire prend de l'ampleur.
  • 47:12 - 47:14
    - D'accord.
    - Parfait.
  • 47:15 - 47:16
    Merci.
  • 47:25 - 47:27
    Allô ?
  • 47:27 - 47:30
    - M. Rezendes ?
    - Oui. Qui est-ce ?
  • 47:30 - 47:31
    C'est Richard Sipe.
  • 47:32 - 47:35
    - Bonjour, Richard, comment allez-vous ?
    - Bien.
  • 47:35 - 47:37
    Merci d'appeler.
  • 47:37 - 47:39
    Phil Saviano m'a donné votre nom.
  • 47:39 - 47:41
    J'aimerais vous poser quelques questions.
  • 47:41 - 47:43
    - Oui. Bien sûr.
    - Formidable.
  • 47:43 - 47:45
    Phil m'a dit que vous travailliez
  • 47:45 - 47:48
    dans un centre de traitement
    de l'Église à Baltimore.
  • 47:49 - 47:51
    Oui. L'Institut psychiatrique Seton.
  • 47:52 - 47:53
    C'était dirigé par les Sœurs de la Charité.
  • 47:53 - 47:56
    C'était quand, Richard ?
  • 47:57 - 48:01
    J'y ai fait mon stage
    en psychothérapie en 1965,
  • 48:02 - 48:03
    j'y suis allé pendant cinq ans,
  • 48:03 - 48:07
    et les 30 années suivantes, j'ai étudié
    les prêtres agresseurs et leurs victimes.
  • 48:08 - 48:09
    Vraiment ?
  • 48:09 - 48:11
    Vous avez travaillé
    exclusivement là-dessus ?
  • 48:12 - 48:13
    Écoutez, Mike,
  • 48:13 - 48:16
    l'Église veut nous faire croire
    qu'il s'agit de pommes pourries.
  • 48:16 - 48:18
    Mais c'est beaucoup plus gros que ça.
  • 48:18 - 48:20
    À quel point, Richard ?
  • 48:20 - 48:22
    Eh bien, d'après les recherches,
  • 48:22 - 48:25
    je parlerais
    d'un phénomène psychiatrique identifiable.
  • 48:27 - 48:28
    C'est énorme.
  • 48:34 - 48:35
    - Salut, Mac.
    - Salut.
  • 48:35 - 48:39
    J'ai besoin de l'historique d'un prêtre
    et des paroisses où il a été assigné.
  • 48:39 - 48:40
    Où puis-je trouver ça ?
  • 48:40 - 48:43
    L'affaire Geoghan ? Dans les coupures.
    Lisa a le dossier.
  • 48:43 - 48:46
    Et s'il s'agit d'un autre prêtre ?
    Un qui n'aurait pas fait la une.
  • 48:46 - 48:48
    - Tu cherches un autre prêtre ?
    - Qui est-ce ?
  • 48:49 - 48:50
    Tu as une idée ?
  • 48:50 - 48:52
    Voyons, Matt, tu ne vas pas me le dire ?
  • 48:53 - 48:55
    J'ai une réunion. Merci, Mac.
  • 48:55 - 48:56
    Salut, Steve.
  • 48:57 - 48:59
    Le diocèse publie un annuaire.
  • 49:00 - 49:02
    - Il y a les prêtres et les paroisses.
    - Génial.
  • 49:02 - 49:04
    Est-ce qu'ils remontent jusqu'avant 1998 ?
  • 49:05 - 49:06
    Ceux jusqu'en 1980 sont sur la mezzanine.
  • 49:07 - 49:08
    Avant ça, il faut aller à la bibliothèque.
  • 49:08 - 49:11
    - La mezzanine ? Merci, Lisa.
    - De rien.
  • 49:12 - 49:15
    Il a dit qu'ils ciblent le même genre d'enfants.
  • 49:15 - 49:18
    Des familles à faible revenu,
    le père absent, des foyers brisés.
  • 49:18 - 49:22
    Un type comme Geoghan choisit
    des garçons pas selon sa préférence,
  • 49:22 - 49:23
    mais parce que ceux-ci sont plus honteux.
  • 49:23 - 49:25
    Moins de chance
    qu'ils parlent.
  • 49:26 - 49:28
    Ces hommes sont des prédateurs, Robby.
  • 49:28 - 49:32
    Sipe m'a dit qu'il en avait vu des dizaines
    dans les années 1960 à Seton.
  • 49:32 - 49:34
    Il a parlé de "phénomène".
  • 49:34 - 49:36
    - Il ne les a pas dénoncés ?
    - Il l'a fait,
  • 49:36 - 49:38
    mais l'Église a tout fait pour le discréditer.
  • 49:38 - 49:42
    Campagnes de diffamation, déclarations
    publiques de cardinaux importants.
  • 49:42 - 49:44
    Comme l'ont dit Saviano et Garabedian.
  • 49:44 - 49:46
    Ça avance, avec lui ?
  • 49:46 - 49:49
    - Plus de victimes.
    - Plus de victimes.
  • 49:49 - 49:50
    - Fais-lui cracher le morceau.
    - Je l'aurai.
  • 49:51 - 49:53
    - Il me faut plus de temps.
    - Allez, Mike.
  • 49:53 - 49:55
    - Il faut y arriver.
    - Je l'aurai.
  • 49:58 - 50:00
    Bon sang. C'est quoi, cette odeur ?
  • 50:00 - 50:02
    Il y a un rat mort dans le coin.
  • 50:02 - 50:04
    - Qu'as-tu trouvé ?
    - Des annuaires.
  • 50:04 - 50:07
    Tous les prêtres du Massachusetts
    et la paroisse assignée.
  • 50:07 - 50:08
    ANNUAIRE CATHOLIQUE
    DU MASSACHUSETTS
  • 50:08 - 50:09
    - Ils sont officiels ?
    - Oui.
  • 50:09 - 50:12
    Ça pourrait servir à retrouver
    les prêtres mentionnés par Saviano.
  • 50:12 - 50:13
    Et peut-être d'autres victimes.
  • 50:14 - 50:16
    - On peut allumer ?
    - Je trouve pas l'interrupteur.
  • 50:16 - 50:18
    - Tu veux mes lunettes ?
    - Non, ça va.
  • 50:18 - 50:23
    Regardez. 1983. John Geoghan,
    paroisse St-Brendan. Dorchester.
  • 50:23 - 50:25
    On peut trouver où sont les prêtres
    à une année donnée ?
  • 50:25 - 50:27
    Oui, il est juste ici à...
  • 50:29 - 50:31
    Quoi ?
  • 50:31 - 50:34
    En 1980, Geoghan a été retiré de J.P.
    pour un congé de maladie.
  • 50:34 - 50:36
    Voyons. C'est écrit ça ?
  • 50:37 - 50:39
    Où est classé 1991 ?
  • 50:41 - 50:42
    - Voilà.
    - Voyons voir.
  • 50:43 - 50:44
    Barrett. Barrett. Liam.
  • 50:44 - 50:46
    Je n'arrive pas à lire.
    Cherche Liam Barrett.
  • 50:47 - 50:49
    En 1991, ils l'ont retiré de Charlestown P.
  • 50:52 - 50:53
    Barrett, Liam.
  • 50:53 - 50:55
    Congé de maladie
  • 50:55 - 50:56
    - Oui.
    - "Congé de maladie."
  • 50:57 - 50:59
    C'est une mention officielle.
  • 51:00 - 51:02
    Apportons ça en haut.
  • 51:03 - 51:05
    Matt, vérifie les prêtres
    que Saviano nous a donnés.
  • 51:05 - 51:07
    - Robby. Oui.
    - Je suis au palais de justice.
  • 51:08 - 51:11
    - Quelque chose cloche.
    - Rien sur Shanley non plus, Sacha.
  • 51:11 - 51:12
    D'accord, merci.
  • 51:13 - 51:14
    On doit retourner parler à Macleish.
  • 51:14 - 51:17
    - Vraiment, pourquoi ?
    - Il n'y a rien ici.
  • 51:18 - 51:19
    Aucun dossier,
    j'ai vérifié chaque nom.
  • 51:25 - 51:27
    Merci d'avoir attendu.
    J'étais au téléphone.
  • 51:27 - 51:29
    - Pas de problème. Comment ça va ?
    - Bien.
  • 51:29 - 51:30
    - Merci de nous recevoir.
    - Qu'y a-t-il ?
  • 51:32 - 51:35
    M. Macleish, connaissez-vous un prêtre
    du nom de Paul Shanley ?
  • 51:35 - 51:37
    Oui, je le connais.
  • 51:39 - 51:41
    Avez-vous réglé une cause
    contre le père Shanley ?
  • 51:42 - 51:46
    Vous comprendrez que je ne peux pas
    en discuter avec vous.
  • 51:47 - 51:50
    Et le père Ronald Paquin ?
  • 51:51 - 51:54
    Je ne peux pas en parler non plus. Voyons.
  • 51:56 - 51:58
    On sait que vous avez réglé
    plusieurs causes avec eux.
  • 51:59 - 52:03
    Même si j'étais impliqué dans ces affaires,
    les règlements seraient confidentiels,
  • 52:03 - 52:06
    et je serais rayé du Barreau
    de reconnaître leur existence.
  • 52:07 - 52:08
    D'accord ?
  • 52:09 - 52:11
    Je vous l'ai dit, ce sont des cas difficiles.
  • 52:13 - 52:16
    La plupart veulent seulement
    qu'on reconnaisse
  • 52:16 - 52:18
    ce qui s'est passé.
  • 52:18 - 52:20
    Ils rencontrent le cardinal,
    reçoivent un peu d'argent.
  • 52:20 - 52:22
    C'est la meilleure chose qui puisse arriver.
  • 52:23 - 52:26
    C'est certainement le cas pour les prêtres.
  • 52:28 - 52:30
    Non, l'Église a promis
    de retirer les prêtres de la circulation.
  • 52:31 - 52:33
    Avez-vous fait un suivi là-dessus ?
  • 52:38 - 52:40
    Avez-vous besoin d'autres choses ?
  • 52:40 - 52:42
    Oui. Pourquoi n'y a-t-il aucun dossier ?
  • 52:43 - 52:44
    J'ai vérifié
    au palais de justice.
  • 52:44 - 52:46
    Il n'y a aucune trace des règlements.
  • 52:49 - 52:51
    On a fait affaire directement avec l'Église.
  • 52:53 - 52:56
    On rédigeait une mise en demeure
    pour l'envoyer à la chancellerie.
  • 52:58 - 52:59
    Vous n'avez rien rempli
    pour le tribunal ?
  • 53:00 - 53:01
    C'est une médiation privée.
  • 53:01 - 53:06
    Alors, il n'y a que vous
    et les avocats du diocèse
  • 53:07 - 53:08
    dans une salle ?
  • 53:09 - 53:10
    Exact.
  • 53:10 - 53:11
    Quelqu'un d'autre ?
  • 53:12 - 53:15
    À l'occasion, l'Église emmenait un autre
    avocat de la défense.
  • 53:16 - 53:18
    - Vous avez des noms ?
    - Non.
  • 53:19 - 53:20
    Non, je n'en ai pas.
  • 53:21 - 53:24
    - C'était fait sous la table ?
    - Aucune trace écrite.
  • 53:25 - 53:27
    La victime doit signer
    un accord de confidentialité
  • 53:27 - 53:28
    pour obtenir un règlement.
  • 53:28 - 53:31
    L'avocat empoche le tiers,
    l'Église balaie ça sous le tapis.
  • 53:31 - 53:33
    Bon sang, tu parles d'une arnaque.
  • 53:33 - 53:34
    C'est plus compliqué que ça.
  • 53:34 - 53:37
    Macleish a le devoir envers son client
    d'obtenir la meilleure entente.
  • 53:37 - 53:40
    On représente combien de victimes,
    de combien faut-il profiter,
  • 53:40 - 53:41
    avant de parler ?
  • 53:41 - 53:44
    Garabedian dirait aucune.
  • 53:44 - 53:45
    C'est pour ça qu'il va au procès,
  • 53:46 - 53:47
    car il veut mettre la population
    au courant.
  • 53:47 - 53:50
    Je suis d'accord.
    Si on met l'éthique juridique de côté, Ben,
  • 53:50 - 53:52
    la façon dont Macleish fonctionne
  • 53:52 - 53:55
    garantit que les agressions
    demeurent secrètes.
  • 53:56 - 53:59
    Oui. Macleish a-t-il confirmé
    tous les prêtres de Saviano ?
  • 53:59 - 54:03
    Non. Il est limité par la confidentialité.
  • 54:04 - 54:07
    C'est clair qu'il a réglé certaines
    de leurs causes.
  • 54:07 - 54:08
    Phil me met en contact
    avec d'autres victimes.
  • 54:08 - 54:11
    Je suis certaine
    que les autres prêtres vont sortir.
  • 54:12 - 54:14
    C'est donc 13 prêtres ?
  • 54:14 - 54:16
    - Oui.
    - On dirait bien.
  • 54:17 - 54:19
    Bon sang.
  • 54:21 - 54:23
    D'accord. Continuez.
  • 54:24 - 54:27
    GALA DE BIENFAISANCE CATHOLIQUE
    Liste d'invités
  • 54:27 - 54:29
    Je m'excuse. Votre nom, déjà.
  • 54:30 - 54:33
    Baron.
  • 54:33 - 54:35
    B-A-R-O-N.
  • 54:36 - 54:39
    J'ai du mal à le trouver.
    Donnez-moi une seconde.
  • 54:39 - 54:41
    Ça va, Kim, je m'en porte garant.
  • 54:41 - 54:44
    Je suis Pete Conley,
    du Conseil de la charité catholique.
  • 54:44 - 54:46
    Bienvenue à Boston, M. Baron.
  • 54:47 - 54:49
    - Merci.
    - Je suis content de vous avoir parmi nous.
  • 54:49 - 54:52
    Nous sommes fiers de notre travail
    ici à Boston.
  • 54:52 - 54:54
    Vous avez eu une belle rencontre
    avec le cardinal.
  • 54:55 - 54:57
    Oui, en effet.
  • 54:57 - 55:00
    C'est un homme extraordinaire.
    Je suis content que vous ayez bavardé.
  • 55:14 - 55:15
    Vous vous amusez ?
  • 55:18 - 55:21
    Honnêtement, je n'aime pas beaucoup
    ce genre d'événement.
  • 55:21 - 55:24
    - Oui.
    - Êtes-vous membre de l'organisme ?
  • 55:24 - 55:26
    Pas directement.
    Plusieurs de mes amis le sont.
  • 55:26 - 55:29
    Nous sommes tous allés à la même école.
    Au B.C. High.
  • 55:29 - 55:31
    C'est l'école juste en face du Globe.
  • 55:32 - 55:33
    - Difficile de la manquer.
    - En effet.
  • 55:35 - 55:36
    Difficile de s'en éloigner, apparemment.
  • 55:39 - 55:43
    Le cardinal est dans le coin,
    si vous êtes disposé.
  • 55:44 - 55:45
    - On s'est rencontrés.
    - Vraiment ?
  • 55:46 - 55:48
    A-t-il parlé du costume ?
  • 55:48 - 55:51
    Non, mais il m'a donné une copie
    du catéchisme.
  • 55:52 - 55:55
    Le cardinal n'est pas reconnu
    pour sa subtilité.
  • 55:55 - 55:56
    Pendant l'enquête sur Porter,
  • 55:56 - 55:59
    il a littéralement appelé
    la puissance de Dieu sur le Globe.
  • 56:00 - 56:02
    Que s'est-il passé ?
  • 56:03 - 56:06
    Une semaine plus tard,
    notre éditeur se cassait la jambe en ski.
  • 56:07 - 56:08
    Canapé aux crevettes, messieurs ?
  • 56:09 - 56:11
    - Non, merci.
    - Non.
  • 56:12 - 56:16
    Une des victimes a porté plainte
    au criminel ?
  • 56:16 - 56:18
    Oui, quelques victimes l'ont fait.
  • 56:19 - 56:23
    Le juge a fait sceller les dossiers après
    que des amis de l'Église se sont plaints.
  • 56:23 - 56:25
    Et l'Église a beaucoup d'amis.
  • 56:25 - 56:26
    Comme Eric Macleish ?
  • 56:28 - 56:29
    Oui.
  • 56:29 - 56:33
    Disons qu'il ne fait pas partie de la solution.
  • 56:33 - 56:35
    - Vous me suivez ?
    - Oui.
  • 56:35 - 56:37
    Vous travaillez fort, M. Rezendes.
  • 56:37 - 56:40
    - Êtes-vous marié ?
    - Oui.
  • 56:40 - 56:41
    Votre femme ne se plaint pas ?
  • 56:41 - 56:43
    Oh, oui, elle se plaint.
  • 56:45 - 56:48
    C'est pourquoi je ne me suis jamais marié.
    Je suis trop occupé.
  • 56:49 - 56:50
    Mon travail est trop important.
  • 56:55 - 56:56
    Votre nouvel éditeur est juif ?
  • 56:58 - 57:00
    - C'est exact, oui.
    - Oui.
  • 57:00 - 57:04
    Il débarque, et tout à coup,
    tout le monde s'intéresse à l'Église.
  • 57:04 - 57:05
    Vous savez pourquoi ?
  • 57:06 - 57:09
    Parce que ça prend quelqu'un de l'extérieur.
  • 57:10 - 57:11
    Je suis arménien.
  • 57:11 - 57:13
    Combien connaissez-vous
    d'Arméniens à Boston ?
  • 57:15 - 57:16
    Steve Kurkjian, il travaille au Globe.
  • 57:17 - 57:20
    Ça fait deux. On devrait vous donner un prix.
  • 57:21 - 57:23
    - Êtes-vous italien ?
    - Non, portugais.
  • 57:25 - 57:27
    - De quel endroit ?
    - De Boston Est.
  • 57:29 - 57:31
    Vraiment ? De Boston Est ?
  • 57:33 - 57:34
    Vous n'avez pas l'accent.
  • 57:40 - 57:43
    Cette ville, ces gens,
  • 57:45 - 57:47
    ils nous font sentir qu'on n'est pas d'ici.
  • 57:48 - 57:49
    Ils ne sont pas
    meilleurs que nous.
  • 57:50 - 57:52
    Regardez comment ils traitent leurs enfants.
  • 57:54 - 57:56
    Croyez-moi, M. Rezendes,
  • 57:56 - 57:58
    si ça prend un village pour élever un enfant,
  • 57:59 - 58:00
    ça prend un village
    pour en agresser un.
  • 58:05 - 58:08
    - Tiens, le voici. Une bière ?
    - Avec joie.
  • 58:09 - 58:11
    Une autre. Barbara est avec toi ?
  • 58:11 - 58:14
    - Non, elle déteste ces soirées.
    - Karen aussi.
  • 58:14 - 58:16
    - Oui.
    - Des femmes brillantes.
  • 58:20 - 58:22
    J'ai rencontré
    votre nouvel éditeur.
  • 58:22 - 58:25
    - Il a l'air bien.
    - Je pense qu'il l'est.
  • 58:27 - 58:31
    J'ai eu une conversation intéressante
    avec Eric Macleish l'autre jour.
  • 58:32 - 58:37
    Il dit régler des cas d'agressions
    avec le diocèse depuis des années.
  • 58:37 - 58:40
    Tu veux vraiment en parler ici ?
  • 58:41 - 58:46
    Jim, tu as dit avoir rendu service
    au père Barrett.
  • 58:47 - 58:48
    Ça ne s'est pas reproduit ?
  • 58:52 - 58:54
    Dans combien de cas t'es-tu impliqué ?
  • 58:55 - 58:58
    Je ne peux pas répondre à ça, Robby.
    C'est contre l'éthique.
  • 58:59 - 59:01
    C'est la seule raison ?
  • 59:03 - 59:09
    Voici donc le Robby Robinson dont on parle,
    mais que je n'ai jamais rencontré.
  • 59:11 - 59:13
    Écoute-moi, Jimmy.
  • 59:14 - 59:16
    Tu dois être du bon côté dans cette histoire.
  • 59:18 - 59:21
    C'est de l'Église dont il est question, Robby.
  • 59:21 - 59:24
    Regarde. Ce sont de bonnes personnes
    qui ont fait beaucoup pour la ville.
  • 59:26 - 59:28
    Profite de la fête.
  • 59:37 - 59:38
    1994
    Annuaire catholique du Massachusetts
  • 59:38 - 59:39
    J'en ai vérifié beaucoup.
  • 59:39 - 59:40
    En plus de "Congé de maladie",
  • 59:40 - 59:42
    ils ont d'autres raisons de départ.
  • 59:42 - 59:48
    On a aussi "Congé",
    "Non affecté", "Urgence".
  • 59:48 - 59:50
    - Ils ont un mot pour tout.
    - Sauf "viol".
  • 59:50 - 59:53
    Ils changent de paroisse
    plus fréquemment qu'un autre prêtre.
  • 59:53 - 59:56
    Quand j'étais jeune, le prêtre restait
    sept ou huit ans, parfois plus.
  • 59:56 - 59:59
    Eux, ils font deux ou trois ans maximum.
  • 59:59 - 60:01
    C'est les mêmes mentions
    pour les prêtres de Saviano ?
  • 60:01 - 60:03
    Oui, c'est toujours la même procédure.
  • 60:03 - 60:05
    J'ai Sipe au téléphone.
  • 60:05 - 60:08
    Pour bien comprendre la crise,
  • 60:08 - 60:11
    il faut commencer par le célibat obligatoire.
  • 60:11 - 60:13
    C'est ma découverte la plus importante.
  • 60:13 - 60:16
    Seulement 50 % du clergé est célibataire.
  • 60:17 - 60:20
    La plupart ont des relations sexuelles
    avec des adultes.
  • 60:20 - 60:23
    Mais le fait est
    que cela crée une culture du secret
  • 60:23 - 60:26
    qui tolère et va même jusqu'à protéger
    les pédophiles.
  • 60:28 - 60:31
    Vous croyez que l'Église est au courant
    de l'étendue de la crise ?
  • 60:31 - 60:35
    Absolument. Après le premier scandale
    important en Louisiane,
  • 60:35 - 60:38
    Tom Doyle, le secrétaire canoniste
    pour le nonce apostolique,
  • 60:38 - 60:43
    a coécrit un rapport : les prêtres pédophiles
    avaient une dette d'un milliard de dollars.
  • 60:43 - 60:45
    C'était en 1985.
  • 60:45 - 60:47
    - En 1985 ?
    - C'est exact.
  • 60:48 - 60:51
    Quelqu'un de la hiérarchie catholique
    a vu ce rapport ?
  • 60:51 - 60:53
    Bien sûr.
  • 60:53 - 60:57
    Doyle voulait le présenter à la Conférence
    nationale des cardinaux catholiques.
  • 60:57 - 61:01
    En fait, le cardinal Law voulait
    financer le rapport.
  • 61:01 - 61:03
    Il a changé d'idée, et le rapport a été oublié.
  • 61:03 - 61:04
    C'est une blague ?
  • 61:04 - 61:06
    Richard, c'est Robby.
  • 61:07 - 61:11
    On pense que 13 prêtres
    à Boston suivent cette procédure,
  • 61:11 - 61:15
    ce qui serait une histoire énorme.
  • 61:15 - 61:18
    Penses-tu que ce nombre est réaliste ?
  • 61:19 - 61:22
    Non, pas vraiment, Robby.
    C'est plus que ça.
  • 61:23 - 61:26
    J'estime que 6 % passent à l'acte
    avec des mineurs.
  • 61:28 - 61:29
    6 % de quoi ?
  • 61:30 - 61:32
    6 % de tous les prêtres.
  • 61:32 - 61:34
    Combien de prêtres y a-t-il à Boston ?
  • 61:34 - 61:36
    Environ 1 500. 1 % signifie 15.
  • 61:36 - 61:38
    6 %, ça veut dire
  • 61:38 - 61:40
    90.
  • 61:41 - 61:44
    - Bien, 90 prêtres.
    - Est-ce possible ?
  • 61:45 - 61:47
    D'un point de vue métrique,
  • 61:47 - 61:51
    oui, c'est en accord avec mes découvertes.
  • 61:57 - 61:58
    Vous êtes là ?
  • 62:01 - 62:03
    Quatre-vingt-dix prêtres ? À Boston ?
  • 62:03 - 62:05
    C'est ce qu'il a dit.
  • 62:06 - 62:08
    S'ils étaient 90, les gens le sauraient.
  • 62:09 - 62:10
    C'est peut-être le cas.
  • 62:10 - 62:11
    Et personne n'a rien dit ?
  • 62:12 - 62:13
    De bons Allemands.
  • 62:14 - 62:17
    Ce n'est pas une comparaison
    à faire en public.
  • 62:17 - 62:20
    Macleish le savait. Il n'a rien dit.
  • 62:20 - 62:21
    C'est 13 prêtres.
  • 62:22 - 62:24
    Il y a une grosse différence entre 13 et 90.
  • 62:24 - 62:25
    Où ce Sipe puise-t-il ses chiffres ?
  • 62:25 - 62:29
    Il étudie le problème depuis 30 ans.
    Il est psychothérapeute.
  • 62:29 - 62:32
    Il nous faut plus que des chiffres
  • 62:32 - 62:34
    fournis par un ex-prêtre
    qui couche avec une sœur.
  • 62:35 - 62:38
    On va retrouver plus de victimes,
    plus de prêtres.
  • 62:38 - 62:41
    On pourra vérifier leurs noms
    dans les annuaires.
  • 62:41 - 62:42
    C'est un bon paquet de victimes.
  • 62:42 - 62:44
    On va y arriver.
  • 62:44 - 62:45
    Combien de temps ?
  • 62:46 - 62:47
    Trop longtemps.
  • 62:49 - 62:52
    - Attendez... La réunion est finie ?
    - Pour l'instant.
  • 62:54 - 62:56
    - À quoi tu penses ?
    - Si on commençait par la fin ?
  • 62:57 - 62:59
    - Que veux-tu dire ?
    - À partir des annuaires.
  • 62:59 - 63:01
    On s'en sert pour valider
    les mauvais prêtres.
  • 63:01 - 63:02
    Si on s'en servait autrement ?
  • 63:03 - 63:05
    - Pour identifier les mauvais prêtres.
    - Exactement.
  • 63:05 - 63:06
    On recherche par la mention.
  • 63:07 - 63:09
    On cherche ceux avec
    "congé de maladie" ou "non assigné".
  • 63:09 - 63:12
    - Ou qui ont été transférés souvent.
    - Oui.
  • 63:12 - 63:13
    Ce sera beaucoup de travail.
  • 63:13 - 63:15
    Pas si on s'y met tous.
  • 63:15 - 63:16
    Toi aussi ?
  • 63:17 - 63:19
    - C'est ce que "tous" veut dire. Oui.
    - Oui, généralement.
  • 63:22 - 63:23
    Congé de maladie
  • 63:24 - 63:26
    Mahan, Paul J.
    Diocèse de Boston
  • 63:28 - 63:29
    Non assigné
  • 63:30 - 63:31
    Keane, John F.
    Centre de traitement
  • 63:32 - 63:33
    Congé de maladie
  • 63:34 - 63:35
    Paquin, Ronald H.
    Diocèse de Boston
  • 63:48 - 63:52
    o'sullivan - eugene
    m - 60 - non assigné
  • 63:54 - 63:55
    probable - actif
  • 64:07 - 64:09
    mahan - paul - 68 - congé de maladie
  • 64:13 - 64:15
    Fermeture de la bibliothèque.
  • 64:18 - 64:20
    Fermeture de la bibliothèque.
  • 64:27 - 64:28
    O'Sullivan, Eugene M.
    Centre de traitement
  • 64:28 - 64:29
    276, rue Pelton Ouest
    Roxbury 02132
  • 64:29 - 64:31
    Bon sang.
  • 65:18 - 65:20
    C'est pas vrai.
  • 65:24 - 65:27
    LES ENFANTS. N'approchez pas
    du 276, rue Pelton.
  • 65:27 - 65:29
    Et n'approchez pas les hommes
    qui y vivent.
  • 65:29 - 65:30
    - Talbot.
    - Oui.
  • 65:30 - 65:31
    - Tivnan.
    - Oui.
  • 65:32 - 65:33
    - Toma.
    - Oui.
  • 65:33 - 65:34
    - Turnbull.
    - Oui.
  • 65:34 - 65:36
    - Walsh.
    - Oui.
  • 65:36 - 65:37
    - Welsh.
    - Oui.
  • 65:37 - 65:38
    - C'est tout.
    - C'est tout.
  • 65:39 - 65:40
    - Bon sang.
    - Robby ?
  • 65:40 - 65:42
    Trois de moins que l'estimation de Sipe.
    Incroyable.
  • 65:42 - 65:44
    Robby ?
  • 65:44 - 65:45
    - Combien ?
    - Quatre-vingt-sept.
  • 65:45 - 65:47
    Quatre-vingt-sept prêtres à Boston.
  • 65:50 - 65:53
    - Appelle Macleish. Je veux lui parler.
    - D'accord.
  • 65:53 - 65:56
    - Tu peux l'imprimer ?
    - Bien sûr.
  • 65:59 - 66:00
    Bureau de Jim Sullivan.
  • 66:00 - 66:04
    Ici Walter Robinson pour Jim Sullivan.
    Dites-lui que c'est important.
  • 66:04 - 66:06
    Un moment, je vous prie.
  • 66:11 - 66:12
    Salut, Robby. Tout va bien ?
  • 66:12 - 66:14
    J'ai besoin que tu me dises une chose, Jim.
  • 66:15 - 66:16
    S'agirait-il de 90 prêtres ?
  • 66:17 - 66:19
    - Quoi ?
    - Pourrait-il y en avoir autant que 90 ?
  • 66:20 - 66:21
    Seigneur, Robby.
  • 66:21 - 66:25
    Je dois le savoir. Je ne le demanderais pas
    si ce n'était pas important.
  • 66:27 - 66:29
    Tu dois arrêter ça, Robby.
  • 66:37 - 66:40
    L'assistante de Macleish dit
    qu'il est pris et ne peut pas nous voir.
  • 66:41 - 66:43
    C'est certain qu'il ne le peut pas.
  • 66:48 - 66:50
    D'accord. Ce sera amusant.
  • 66:54 - 66:56
    Je te rejoins plus tard, d'accord ?
  • 66:56 - 66:57
    D'accord.
  • 66:57 - 67:01
    Bonjour, je suis désolé,
    mais je n'ai pas le temps de vous parler,
  • 67:01 - 67:03
    - mais mon assistante...
    - M. Macleish, nous croyons
  • 67:03 - 67:06
    qu'il y a des allégations
    contre 87 prêtres à Boston.
  • 67:07 - 67:09
    Je ne peux pas discuter de ça.
  • 67:09 - 67:11
    - Ce nombre semble exact ?
    - C'est une blague.
  • 67:11 - 67:13
    Je viens de dire que je n'ai pas le temps.
  • 67:13 - 67:15
    Vous avez réglé la cause
    de combien de prêtres ?
  • 67:16 - 67:17
    Je ne peux pas vous dire ça.
  • 67:18 - 67:21
    Vous allez me donner les noms
    et les noms de leurs victimes.
  • 67:23 - 67:24
    Vous me menacez ?
  • 67:25 - 67:26
    On a deux histoires.
  • 67:27 - 67:28
    Une sur un clergé dégénéré
  • 67:29 - 67:31
    et l'autre sur une bande d'avocats
  • 67:31 - 67:33
    qui font des agressions d'enfants
    un but lucratif.
  • 67:34 - 67:38
    Quelle histoire voulez-vous qu'on écrive ?
    Car on en écrit une.
  • 67:41 - 67:44
    J'ai déjà envoyé une liste de noms.
  • 67:45 - 67:47
    De quoi parlez-vous ? À qui ?
  • 67:47 - 67:50
    Au Globe. Il y a des années.
  • 67:50 - 67:52
    Après l'affaire Porter. J'ai reçu des appels.
  • 67:52 - 67:56
    J'avais 20 prêtres juste à Boston, mais je
    ne pouvais rien faire sans l'aide de la presse.
  • 67:56 - 68:01
    Je vous ai envoyé une liste de noms,
    et vous l'avez enterrée.
  • 68:03 - 68:05
    Je veux ces noms dès demain.
  • 68:05 - 68:07
    Vérifiez vos coupures, Robby.
  • 68:09 - 68:11
    On n'a rien trouvé dans les coupures.
  • 68:11 - 68:13
    Oui. Quelle surprise !
  • 68:14 - 68:17
    Richard, allez-vous toujours à la messe ?
  • 68:18 - 68:21
    Non. Je n'y vais plus depuis longtemps.
  • 68:21 - 68:23
    Mais je me considère toujours
    comme catholique.
  • 68:23 - 68:25
    Comment ça marche ?
  • 68:25 - 68:28
    L'Église est une institution, Mike.
  • 68:28 - 68:30
    Faite par les hommes.
  • 68:30 - 68:33
    Ça passe. Ma foi est dans l'Éternel.
  • 68:34 - 68:36
    J'essaie de séparer les deux.
  • 68:36 - 68:39
    - Ça a l'air difficile.
    - Ce l'est.
  • 68:39 - 68:42
    Surtout quand l'Église continue
    de me poursuivre.
  • 68:42 - 68:44
    Ça a des conséquences, Mike.
  • 68:44 - 68:46
    Ils font taire tous ceux qui parlent.
  • 68:46 - 68:48
    Ils vous pourchasseront aussi,
    ainsi que votre équipe.
  • 68:49 - 68:51
    Vraiment ? Et comment feront-ils ça ?
  • 68:55 - 68:56
    Allô ?
  • 68:57 - 68:57
    Richard ?
  • 69:04 - 69:05
    Qui est là ?
  • 69:05 - 69:07
    C'est l'archevêque de Canterbury.
  • 69:11 - 69:13
    J'ai mangé chez Santarpio, voilà les restes.
  • 69:13 - 69:17
    C'est trop gentil. Merci.
    Voulez-une une bière ?
  • 69:17 - 69:20
    - Oui.
    - Ça vient.
  • 69:20 - 69:21
    Seigneur.
  • 69:22 - 69:23
    Tu vas rester
    dans ce taudis longtemps ?
  • 69:23 - 69:25
    J'y travaille.
  • 69:26 - 69:27
    C'est une bonne fille, Mike.
  • 69:27 - 69:30
    Oui, en effet. On va s'arranger.
  • 69:30 - 69:33
    Je n'ai pas eu beaucoup de temps.
  • 69:33 - 69:35
    Je viens tout juste de parler à Sipe.
  • 69:36 - 69:37
    As-tu déjà vu cet homme en personne ?
  • 69:38 - 69:41
    Non, mais ses connaissances sont
    d'un autre niveau.
  • 69:41 - 69:42
    Je meurs de faim.
  • 69:45 - 69:47
    Où en sommes-nous avec les 90 ?
  • 69:47 - 69:50
    - On approche.
    - À quel point ?
  • 69:50 - 69:52
    - On approche.
    - Fais juste répondre, veux-tu ?
  • 69:55 - 69:58
    On a 87 noms.
  • 69:58 - 69:59
    On attend la confirmation. On l'aura.
  • 70:02 - 70:04
    Quelque chose vous dérange ?
  • 70:04 - 70:06
    C'est surprenant, c'est tout.
  • 70:07 - 70:10
    Oui. Pour tout le monde.
  • 70:16 - 70:18
    Ben. J'ai oublié
    de vous demander quelque chose.
  • 70:19 - 70:22
    Phil Saviano a envoyé de l'information
    au Globe il y a quelques années.
  • 70:22 - 70:24
    Sauriez-vous à qui ?
  • 70:24 - 70:26
    Non, pourquoi ?
  • 70:26 - 70:29
    Je me demandais
    si vous aviez écarté des pistes à l'époque.
  • 70:29 - 70:32
    Saviano était une épave, il y a cinq ans, Mike.
  • 70:32 - 70:33
    On n'a rien écarté.
  • 70:33 - 70:35
    Cette histoire avait besoin de Spotlight.
  • 70:36 - 70:38
    Je suis d'accord. Je ne fais que vérifier.
  • 70:41 - 70:43
    - Bonne nuit.
    - Bonne nuit.
  • 70:48 - 70:50
    - C'est incroyable.
    - Quand avez-vous reçu ça ?
  • 70:50 - 70:52
    Macleish l'a envoyée par courriel ce matin.
  • 70:53 - 70:55
    Il a réglé la cause de 45 prêtres.
  • 70:56 - 70:58
    Où en sommes-nous avec Law ?
  • 70:58 - 71:00
    On a une preuve qu'il était au courant ?
  • 71:00 - 71:02
    On travaille toujours Garabedian.
    Mais rien de concret.
  • 71:02 - 71:05
    Je repense à notre conversation
    de l'autre soir
  • 71:05 - 71:07
    au sujet de Law
    qui implorait le pouvoir de Dieu
  • 71:07 - 71:10
    quand on a parlé de Porter.
  • 71:10 - 71:12
    C'était du Law tout craché.
  • 71:12 - 71:14
    J'ai vérifié les coupures,
  • 71:14 - 71:17
    et Porter n'est même pas
    dans le diocèse de Boston.
  • 71:18 - 71:22
    Il vient de Fall River.
    Pourquoi cette réaction ?
  • 71:24 - 71:25
    Law devait être au courant.
  • 71:26 - 71:28
    C'est pourquoi il a eu cette réaction.
  • 71:28 - 71:29
    Il savait qu'il y en avait d'autres.
  • 71:33 - 71:35
    Je pense que c'est plus gros que ça.
  • 71:36 - 71:38
    Plus que 50 prêtres ?
  • 71:38 - 71:40
    Si ça vient d'en haut, oui.
  • 71:41 - 71:44
    Les chiffres montrent que des membres
    âgés du clergé étaient impliqués.
  • 71:44 - 71:45
    Les chiffres ne font que montrer.
  • 71:46 - 71:49
    Si on écrit une histoire
    avec 50 prêtres pédophiles à Boston...
  • 71:49 - 71:50
    Mike !
  • 71:50 - 71:53
    On revivra la querelle
    que vous avez eue avec Porter,
  • 71:53 - 71:56
    qui a fait beaucoup de bruit,
    mais qui n'a rien changé.
  • 72:00 - 72:03
    On doit se concentrer sur l'institution,
    par sur les prêtres.
  • 72:04 - 72:05
    Pratique et politique.
  • 72:06 - 72:07
    Montrez-moi
    que l'Église a manipulé le système
  • 72:08 - 72:09
    afin que ces hommes ne soient pas accusés.
  • 72:09 - 72:13
    Montrez-moi qu'ils ont constamment placé
    les mêmes prêtres dans d'autres paroisses.
  • 72:13 - 72:17
    Montrez-moi que c'était systématique,
    que ça venait d'en haut.
  • 72:19 - 72:21
    On dirait qu'on va s'attaquer à Law.
  • 72:25 - 72:27
    On va s'attaquer au système.
  • 72:30 - 72:33
    Dresse une liste des victimes.
    Essaie de les rejoindre.
  • 72:33 - 72:35
    Emmène Matt si tu as besoin d'aide.
  • 72:35 - 72:36
    - Bien.
    - Quand vas-tu à Springfield ?
  • 72:37 - 72:39
    - L'audience est lundi.
    - D'accord.
  • 72:39 - 72:41
    Robby, tu as une seconde ?
  • 72:41 - 72:42
    Oui.
  • 72:43 - 72:47
    L'un des centres de traitement est
    tout près de chez moi.
  • 72:49 - 72:51
    Nos voisins ont des enfants.
  • 72:51 - 72:55
    Je sais que notre travail est confidentiel,
    mais je sens...
  • 72:56 - 72:57
    Je devrais le leur dire.
  • 73:01 - 73:02
    On leur dira bientôt.
  • 73:04 - 73:05
    Tu en es sûr ?
  • 73:06 - 73:07
    - Oui.
    - D'accord.
  • 73:11 - 73:13
    Bonjour. Je suis Sacha Pfeiffer,
    du Boston Globe.
  • 73:13 - 73:16
    Je cherche un homme
    du nom de Matthew Walsh.
  • 73:17 - 73:19
    Non, il n'est pas là.
  • 73:23 - 73:25
    Oui. D'accord.
  • 73:32 - 73:33
    - Bonjour.
    - Bonjour.
  • 73:33 - 73:35
    - Sacha Pfeiffer du Boston Globe.
    - Que voulez-vous ?
  • 73:36 - 73:37
    J'aimerais parler
    à Thomas Kennedy.
  • 73:37 - 73:40
    - Il n'habite plus ici.
    - Savez-vous où il vit ?
  • 73:40 - 73:41
    Monsieur, j'aimerais lui poser...
  • 73:44 - 73:45
    Sacha Pfeiffer, Boston Globe.
  • 73:45 - 73:48
    - Oui, bonjour.
    - Bonjour. Merci.
  • 73:49 - 73:52
    - Vous rappelez-vous autre chose ?
    - Non.
  • 73:52 - 73:56
    Non. J'ai une cousine à Quincy qui l'a vu
    dans la rue quelques années plus tard.
  • 73:57 - 73:58
    L'évêque est venu à la maison.
  • 73:58 - 74:00
    Il a dit que ce ne s'était jamais produit,
  • 74:00 - 74:02
    donc de ne pas engager de poursuites.
  • 74:02 - 74:04
    Qu'a fait votre mère ?
  • 74:04 - 74:05
    Ma mère ?
  • 74:07 - 74:08
    Elle a sorti des biscuits.
  • 74:13 - 74:15
    On nous forçait à garder le silence.
  • 74:15 - 74:18
    - Vous parlez de l'Église ?
    - Oui, l'Église.
  • 74:18 - 74:20
    Mais pas seulement l'Église.
  • 74:20 - 74:23
    Mes amis aussi,
  • 74:23 - 74:24
    les autres paroissiens.
  • 74:24 - 74:29
    Ceux que j'ai soignés avaient
    un développement psychosexuel retardé,
  • 74:29 - 74:31
    à un plan affectif
    d'un garçon de 12 ou 13 ans.
  • 74:31 - 74:33
    Bon sang.
  • 74:33 - 74:36
    Le chef était au courant. Tout le monde.
    Personne ne veut arrêter un prêtre.
  • 74:38 - 74:39
    Et le procureur ?
  • 74:40 - 74:42
    Je ne devrais pas parler de ça.
  • 74:42 - 74:44
    Au contraire, vous devriez.
  • 74:44 - 74:47
    Connaissez-vous le père Hurley
    ou le père Gale ?
  • 74:47 - 74:48
    Oui.
  • 74:49 - 74:51
    - Je vais vous donner une raclée.
    - Pardon.
  • 74:51 - 74:52
    Laissez-nous tranquilles !
  • 74:52 - 74:53
    Vous m'entendez ?
  • 75:02 - 75:04
    Bonjour. Je cherche Ronald Paquin.
  • 75:04 - 75:05
    Oui ?
  • 75:06 - 75:09
    - Vous êtes le père Paquin ?
    - C'est exact.
  • 75:10 - 75:13
    - Sacha Pfeiffer du Boston Globe.
    - Oui.
  • 75:13 - 75:14
    J'aurais quelques questions.
  • 75:15 - 75:16
    Je vous écoute, ma chère.
  • 75:17 - 75:19
    Au sujet des hommes
    que vous avez connus garçons
  • 75:19 - 75:21
    à la paroisse St-Jean-Baptiste
    à Haverhill.
  • 75:23 - 75:25
    Vous les auriez agressés sexuellement ?
  • 75:27 - 75:31
    Oui, j'ai fait des choses,
    mais je n'ai jamais eu de plaisir.
  • 75:33 - 75:37
    Mais vous admettez avoir agressé
    des garçons à St-Jean-Baptiste ?
  • 75:38 - 75:42
    Oui, mais comme je l'ai dit,
    je n'en ai ressenti aucun plaisir.
  • 75:42 - 75:44
    C'est important de bien le comprendre.
  • 75:45 - 75:46
    Oui.
  • 75:47 - 75:50
    Pouvez-vous me dire où et quand
    vous avez fait des choses avec eux ?
  • 75:52 - 75:55
    Que ce soit clair,
    je n'ai jamais violé personne.
  • 75:57 - 75:59
    Il y a une différence. Je le sais très bien.
  • 75:59 - 76:02
    - Comment le savez-vous ?
    - J'ai déjà été violé.
  • 76:05 - 76:08
    - Pardon, qui vous a violé ?
    - Ronnie, à qui parles-tu ?
  • 76:08 - 76:09
    - Ça va, Jane.
    - Qui vous a violé ?
  • 76:09 - 76:10
    Qui êtes-vous ?
  • 76:11 - 76:13
    Sacha Pfeiffer, du Globe.
  • 76:13 - 76:15
    - Partez d'ici.
    - Je peux parler en mon nom.
  • 76:15 - 76:17
    - À l'intérieur, Ronnie.
    - M...
  • 76:17 - 76:19
    - À l'intérieur, Ronald.
    - Pardon.
  • 76:19 - 76:21
    - Pardon, qui êtes-vous ?
    - Sa sœur,
  • 76:21 - 76:23
    - et ne revenez pas.
    - Mme Paquin...
  • 76:31 - 76:35
    - J'arriverai en premier au bout de la rue !
    - J'ai gagné l'autre fois !
  • 76:35 - 76:37
    - Non, tu as triché !
    - C'est toi !
  • 76:43 - 76:48
    Pourriez-vous clarifier
    la position du Globe, M. Albano ?
  • 76:48 - 76:49
    Oui, madame la Juge Sweeney.
  • 76:53 - 76:56
    Pour rendre ces documents publics,
  • 76:56 - 76:58
    nous nous basons
    sur le premier amendement.
  • 76:59 - 77:01
    Nous avons aussi
    plusieurs autres arguments pertinents.
  • 77:01 - 77:04
    Après tout, madame la Juge,
    c'était une ordonnance discrétionnaire.
  • 77:04 - 77:07
    Oui, ça a été fait à la discrétion du juge.
  • 77:07 - 77:10
    - Salut, Mike.
    - Salut, Joe.
  • 77:10 - 77:13
    Que fait un journaliste de Spotlight
    à Springfield ?
  • 77:15 - 77:18
    Votre Albano nage à contre-courant.
  • 77:18 - 77:20
    Vous avez une chance de gagner ?
  • 77:20 - 77:22
    Tu veux mes commentaires pour le Herald ?
  • 77:24 - 77:26
    "Le journaliste du Globe n'a pas commenté,
  • 77:27 - 77:30
    "mais il ne semblait pas très encouragé."
  • 77:31 - 77:33
    Il n'a même pas essayé de le cacher.
  • 77:33 - 77:36
    Il avait une façon étrange
    de rationaliser tout ça.
  • 77:36 - 77:38
    Comme si c'était normal
    de s'amuser avec des petits garçons.
  • 77:39 - 77:42
    J'aimerais y retourner.
    Je pense qu'il nous parlera.
  • 77:43 - 77:44
    On ira.
  • 77:44 - 77:46
    Mais pas tout de suite.
  • 77:46 - 77:49
    Pour l'instant,
    je veux qu'on se concentre sur les victimes.
  • 77:49 - 77:51
    Sacha, où ont-ils envoyé
    le père Talbot déjà ?
  • 77:52 - 77:53
    N'était-ce pas à Cheverus ?
  • 77:54 - 77:57
    - Cheverus, c'est bien ça.
    - Le père Talbot de B.C. High ?
  • 77:58 - 77:59
    Tu le connais ?
  • 78:00 - 78:02
    Oui, il y était en même temps que moi.
  • 78:02 - 78:06
    - On a une victime ?
    - Oui, il vit à Providence.
  • 78:08 - 78:09
    RÉV. JAMES F. TALBOT - B.C. HIGH '72 - '80
    TRANSFÉRÉ À CHEVERUS
  • 78:10 - 78:11
    VICTIME - KEVIN FUSCO ?
    VIT À PROVIDENCE, RHODE ISLAND
  • 78:11 - 78:12
    Ces documents n'ont rien de personnel.
  • 78:12 - 78:14
    Ils relatent comment le cardinal...
  • 78:14 - 78:15
    Dites "le diocèse."
  • 78:17 - 78:18
    Pardon ?
  • 78:18 - 78:21
    Vous n'avez pas à étiqueter le cardinal
    sur tout, M. Albano.
  • 78:21 - 78:23
    Dites "le diocèse."
  • 78:24 - 78:26
    Madame la Juge,
    le Globe n'est pas une partie dans l'affaire,
  • 78:26 - 78:27
    ils veulent vendre
    des journaux.
  • 78:27 - 78:30
    Si M. Garabedian n'avait pas sali
    la bonne réputation du cardinal,
  • 78:31 - 78:33
    on ne serait pas ici.
  • 78:33 - 78:35
    Madame la Juge, je m'oppose au mot "sali".
  • 78:35 - 78:38
    - C'est noté, M. Garabedian.
    - Merci, madame la Juge.
  • 78:38 - 78:40
    - Autre chose, M. Rogers ?
    - Non, madame la Juge.
  • 78:40 - 78:42
    M. Albano, veuillez continuer.
  • 78:42 - 78:43
    Le Globe croit avoir...
  • 78:46 - 78:48
    Bonjour, Mitch, comment allez-vous ?
  • 78:48 - 78:49
    Je vais bien.
  • 78:50 - 78:52
    C'est un dur, ce Wilson Rogers.
  • 78:53 - 78:54
    C'est un prétentieux.
  • 78:54 - 78:56
    Et il est négligé.
  • 78:56 - 78:58
    Il n'a pas l'air négligé.
  • 78:58 - 79:00
    Vous ignorez la moitié de la réalité.
  • 79:01 - 79:03
    Quelle est-elle ?
  • 79:05 - 79:07
    Dites-le-moi, Mitch.
  • 79:09 - 79:11
    - Entre nous ?
    - Entre nous, oui.
  • 79:14 - 79:17
    Il y a trois ans, un ancien prêtre m'a appelé.
  • 79:17 - 79:18
    Anthony Benzevich.
  • 79:18 - 79:21
    Il était à Blessed Sacrament en 1962
  • 79:21 - 79:23
    et il a vu Geoghan emmené
  • 79:24 - 79:26
    de petits garçons dans le dortoir.
  • 79:26 - 79:29
    Il est consterné. Il en parle à l'évêque.
  • 79:30 - 79:32
    L'évêque le menace de l'envoyer
  • 79:33 - 79:34
    en Amérique du Sud.
  • 79:34 - 79:36
    - Seigneur.
    - Oui.
  • 79:36 - 79:37
    Trente-cinq ans plus tard,
  • 79:37 - 79:41
    Benzevich apprend qu'on accuse Geoghan
    d'avoir agressé des centaines d'enfants.
  • 79:41 - 79:43
    Alors, il se sent coupable. Il m'appelle.
  • 79:44 - 79:46
    Vous avez le témoignage d'un prêtre disant
  • 79:46 - 79:48
    avoir parlé à ses supérieurs
    de Geoghan en 62 ?
  • 79:49 - 79:50
    Non.
  • 79:50 - 79:53
    Car quand j'ai demandé à Benzevich
    de faire une déposition,
  • 79:53 - 79:54
    il est venu avec un avocat.
  • 79:55 - 79:57
    - Wilson Rogers.
    - Exact.
  • 79:57 - 80:00
    Et soudain, le père Benzevich
    a la mémoire embrumée.
  • 80:00 - 80:02
    Il ne se souvient de rien. Il est inutile.
  • 80:02 - 80:05
    Je retourne donc travailler, j'oublie tout ça.
    Peu importe.
  • 80:05 - 80:07
    Il y a environ un an, je trouve un article
  • 80:07 - 80:10
    sur un prêtre qui a mis en garde
    l'Église contre Geoghan.
  • 80:11 - 80:13
    - Benzevich a parlé à la presse ?
    - Oui.
  • 80:13 - 80:15
    Un journal local, le Patriot Ledger.
    Personne ne l'a lu.
  • 80:16 - 80:17
    J'ai donc une déposition de Benzevich.
  • 80:17 - 80:21
    Je présente une requête
    pour déposer Benzevich une deuxième fois.
  • 80:21 - 80:24
    Et Wilson Rogers, ce maudit fendant,
  • 80:25 - 80:27
    présente une requête
    qui s'oppose à ma requête.
  • 80:28 - 80:29
    Et c'est là que je le coince.
  • 80:31 - 80:32
    Comment ?
  • 80:32 - 80:34
    Rogers s'oppose à ma requête,
  • 80:34 - 80:36
    alors je dois prouver pourquoi
    j'ai le droit de déposer
  • 80:37 - 80:38
    le père Benzevich une deuxième fois.
  • 80:39 - 80:41
    Mais cette fois,
    j'ai le droit de fournir des preuves.
  • 80:42 - 80:43
    Vous me suivez ?
  • 80:44 - 80:45
    - Les documents scellés ?
    - Oui.
  • 80:45 - 80:49
    Je peux soumettre les documents scellés
    que j'ai découverts, M. Rezendes,
  • 80:49 - 80:52
    ceux-là mêmes que votre journal sollicite.
  • 80:53 - 80:54
    Vous déconnez ?
  • 80:55 - 80:56
    Quoi ? Non, je ne déconne pas.
  • 80:57 - 81:01
    Alors, je prends les 14 maudits dossiers
    que je joins à ma requête.
  • 81:01 - 81:03
    Ils prouvent tout. Tout.
  • 81:03 - 81:05
    Sur l'Église, les évêques et Law.
  • 81:06 - 81:07
    Et c'est public ?
  • 81:08 - 81:10
    Car votre requête
    qui s'oppose à la requête de Rogers
  • 81:10 - 81:12
    - est publique.
    - Oui, exactement.
  • 81:12 - 81:13
    Là, vous attirez l'attention.
  • 81:14 - 81:16
    Je pourrais entrer au palais de justice
  • 81:16 - 81:17
    et obtenir les documents ?
  • 81:17 - 81:20
    Vous ne pouvez pas,
    car les documents n'y sont pas.
  • 81:21 - 81:22
    Vous dites qu'ils sont publics.
  • 81:22 - 81:25
    Je sais, mais on est à Boston,
  • 81:26 - 81:29
    et l'Église ne veut pas
    qu'ils soient retrouvés.
  • 81:29 - 81:31
    Alors, ils ne sont pas là.
  • 81:33 - 81:35
    Êtes-vous en train de me dire
    que l'Église catholique
  • 81:35 - 81:38
    a retiré des documents juridiques
    du palais de justice ?
  • 81:38 - 81:41
    Écoutez, je ne suis pas fou ni paranoïaque.
  • 81:41 - 81:42
    J'ai du métier.
  • 81:43 - 81:45
    Vérifiez le registre de la Cour. Vous verrez.
  • 81:46 - 81:47
    Ils contrôlent tout.
  • 81:50 - 81:51
    Tout.
  • 81:53 - 81:55
    Je dois y retourner.
  • 81:59 - 82:01
    Ils ont les maudits documents.
  • 82:16 - 82:19
    Registre numéro 49, c'est l'affaire Geoghan.
  • 82:19 - 82:21
    - On ferme dans dix minutes.
    - Dix ? Très bien.
  • 82:51 - 82:53
    Rév. James F. Talbot, S.J.
    Religion, Latin, Anglais.
  • 82:53 - 82:54
    Modérateur de la Confrérie des nouveaux.
  • 82:59 - 83:01
    - Robby.
    - Salut, c'est moi.
  • 83:01 - 83:02
    - Salut.
    - Tu n'en reviendras pas.
  • 83:03 - 83:06
    Garabedian m'a donné un tuyau.
    Certains documents scellés sont publics.
  • 83:07 - 83:08
    Ils sont dans sa requête.
  • 83:08 - 83:11
    Ce sont les meilleurs.
    On n'a pas à attendre après Sweeney.
  • 83:12 - 83:14
    - On peut les avoir ?
    - Oui, mais ils ne sont pas ici.
  • 83:14 - 83:15
    J'ai parlé à Albano.
  • 83:15 - 83:17
    On n'a qu'à présenter une requête,
  • 83:17 - 83:20
    et Sweeney demandera à Mitch
    de redéposer les documents.
  • 83:20 - 83:22
    Et tu penses que ces documents sont...
  • 83:22 - 83:25
    Il dit qu'on a besoin que de ces 14 dossiers,
    c'est énorme.
  • 83:25 - 83:29
    D'accord. J'appelle Ben. Bon travail.
  • 83:45 - 83:49
    ... si c'était un accident ou intentionnel.
  • 83:49 - 83:52
    Des dégâts importants ont été faits
    à cet immeuble.
  • 83:54 - 83:56
    Que s'est-il passé ?
  • 83:56 - 84:00
    Ils disent que c'est un avion à hélices,
    mais ce n'est pas ça.
  • 84:04 - 84:06
    Dites à Linda
    de faire venir tous les journalistes.
  • 84:08 - 84:10
    Prions pour les victimes,
  • 84:10 - 84:12
    prions pour les blessés...
  • 84:12 - 84:13
    CARDINAL BERNARD LAW
    CATHÉDRALE DE LA SAINTE CROIX
  • 84:13 - 84:16
    ... et prions pour les survivants.
  • 84:17 - 84:20
    Prions aussi pour la nation.
  • 84:21 - 84:27
    Que notre réponse soit le reflet
    des meilleurs idéaux de notre nation.
  • 84:28 - 84:31
    Et encore plus,
    le reflet de l'enseignement de Dieu.
  • 84:32 - 84:36
    Pas seulement tel que vu
    dans le christianisme et le judaïsme,
  • 84:36 - 84:38
    mais aussi dans l'islam.
  • 84:38 - 84:41
    - Pas mal. Qui est sur place ?
    - Paulson.
  • 84:41 - 84:43
    Je veux lui parler à son retour.
  • 84:43 - 84:45
    Rezendes s'est-il rendu en Floride ?
  • 84:45 - 84:48
    L'aéroport de Providence est rouvert.
    Il est en route.
  • 84:48 - 84:50
    Ben, il me faut plus de monde à Massport.
  • 84:50 - 84:52
    Je vais te donner trois de mes gars.
  • 84:52 - 84:54
    - Robby, mets ton équipe sur ça.
    - D'accord.
  • 84:54 - 84:57
    - Mets tout le reste en veilleuse.
    - Compris.
  • 84:57 - 84:58
    Pourquoi Mike va en Floride ?
  • 84:58 - 85:00
    L'école de pilotage où ils ont appris à voler.
  • 85:01 - 85:04
    J'ai des entrevues prévues
    avec les victimes cette semaine.
  • 85:04 - 85:05
    On doit les annuler.
  • 85:06 - 85:07
    - Ce sera dur.
    - Je sais.
  • 85:07 - 85:09
    C'est fou. Je venais de dire à ma femme
  • 85:09 - 85:11
    qu'on allait couvrir
    la plus grosse histoire de la planète.
  • 85:11 - 85:12
    Boston Globe.
  • 85:12 - 85:14
    Boston Globe. Un moment, je vous prie.
  • 85:15 - 85:17
    Si vous avez un tuyau,
    je vous transfère à Métro.
  • 85:19 - 85:20
    Mitchell Garabedian.
  • 85:20 - 85:22
    Mitch, ici Mike, j'ai à vous parler.
  • 85:22 - 85:23
    Je n'ai pas le temps, M. Rezendes.
  • 85:24 - 85:26
    Rapidement,
    avez-vous redéposé les dossiers ?
  • 85:26 - 85:28
    Je viens d'avoir l'ordre. Ça prend du temps.
  • 85:28 - 85:30
    Pouvez-vous attendre un peu ?
  • 85:30 - 85:31
    - Attendre ?
    - Je vais en Floride.
  • 85:32 - 85:33
    Une fois redéposé, ce sera public.
  • 85:33 - 85:35
    Les autres journaux pourront
    se les approprier.
  • 85:35 - 85:39
    Ce n'est pas mon problème.
    J'ai reçu un ordre judiciaire.
  • 85:39 - 85:41
    Je vous ai dit que l'Église me surveille.
  • 85:41 - 85:44
    S'il vous plaît, Mitch.
    Juste quelques semaines.
  • 85:45 - 85:47
    Je ne peux rien vous promettre. Au revoir.
  • 85:47 - 85:50
    Mitch ? Mitch ! Merde !
  • 85:52 - 85:53
    Merde.
  • 85:58 - 86:00
    ARLINGTON
    TOUS LES TRAINS
  • 86:02 - 86:05
    Je comprends, personne ne veut entendre
    parler de prêtres pédophiles.
  • 86:05 - 86:06
    Surtout en ce moment.
  • 86:06 - 86:09
    Vous avez dit à des gens
    de revivre des expériences douloureuses,
  • 86:09 - 86:10
    et vous disparaissez.
  • 86:11 - 86:12
    Vous savez pourquoi
    on a remis l'histoire.
  • 86:12 - 86:14
    Six semaines se sont écoulées
    depuis le 11 septembre.
  • 86:14 - 86:16
    Je m'en rends compte, et on va y revenir.
  • 86:17 - 86:18
    Quand ?
  • 86:19 - 86:21
    Vous nous refaites le même coup.
  • 86:21 - 86:22
    - Non.
    - Vous nous abandonnez.
  • 86:22 - 86:25
    - Non.
    - Je devrais en parler au Herald.
  • 86:26 - 86:28
    Très bien, Phil, allez-y.
  • 86:29 - 86:32
    Ça annulera tout le travail qu'on a fait,
    mais je ne vous empêche pas.
  • 86:34 - 86:37
    Écoutez-moi. Je suis ici parce que
    ça a de l'importance pour moi.
  • 86:39 - 86:41
    On ne s'enfuit pas.
  • 86:42 - 86:44
    On va raconter cette histoire comme il le faut.
  • 86:44 - 86:46
    Tout ce qu'on demande,
    c'est un peu plus de temps.
  • 86:50 - 86:51
    Pourquoi se donner la peine
    de demander ?
  • 86:53 - 86:54
    Vous allez faire ce que vous voulez.
  • 86:56 - 86:57
    Comme toujours.
  • 86:58 - 86:59
    Phil.
  • 87:00 - 87:01
    Phil.
  • 87:07 - 87:09
    - Salut.
    - Comment est South Beach ?
  • 87:10 - 87:12
    Boynton Beach. C'est très différent.
  • 87:13 - 87:14
    Quoi de neuf ?
  • 87:14 - 87:16
    Mitch Garabedian m'a appelé aujourd'hui.
  • 87:16 - 87:19
    - Pourquoi toi ?
    - Il savait que tu allais crier.
  • 87:19 - 87:20
    Il a redéposé les documents.
  • 87:20 - 87:21
    Quoi ?
  • 87:22 - 87:24
    Les documents sont publics maintenant.
  • 87:24 - 87:25
    Il faut y aller avant les autres.
  • 87:25 - 87:26
    Je sais. Je sais.
  • 87:26 - 87:29
    Termine ce que tu es en train de faire
    et prends le premier avion.
  • 87:29 - 87:32
    Tout de suite,
    je serai au palais de justice demain.
  • 87:32 - 87:34
    - Appelle-moi quand tu arriveras.
    - D'accord.
  • 87:36 - 87:39
    J'aimerais dire à Phil Saviano
    qu'on reprend l'affaire.
  • 87:39 - 87:41
    Bonne idée.
  • 87:41 - 87:44
    Va manger avec Hansi.
    Ça ne se reproduira pas de sitôt.
  • 87:50 - 87:53
    Après avoir rencontré Macleish,
    j'ai fouillé dans les coupures,
  • 87:54 - 87:56
    j'ai eu un peu de temps la semaine dernière.
  • 87:56 - 87:59
    J'ai trouvé ça.
  • 88:00 - 88:02
    Ça remonte à 1993.
  • 88:03 - 88:06
    L'avocat des victimes de Porter affirme
    que 20 autres prêtres sont accusés
  • 88:06 - 88:07
    Les victimes ont demandé
    d'alerter le diocèse
  • 88:12 - 88:13
    C'est tout ?
  • 88:15 - 88:17
    Oui, c'est tout.
  • 88:20 - 88:21
    Bonne nuit.
  • 88:22 - 88:24
    Bonne nuit.
  • 89:03 - 89:05
    Je devais être quelques années après toi ?
  • 89:06 - 89:08
    Non, plus que ça. Crois-moi.
  • 89:10 - 89:13
    Après B.C. High, je suis allé à Providence
  • 89:13 - 89:14
    et joué au hockey pour les Friars.
  • 89:15 - 89:17
    Tu devais avoir beaucoup de talent.
  • 89:18 - 89:20
    Non. J'ai joué sur le banc à l'université.
  • 89:20 - 89:22
    Mais j'aimais la ville.
  • 89:22 - 89:24
    On vient d'avoir
    un troisième enfant.
  • 89:24 - 89:26
    Et je lis toujours le Globe.
  • 89:26 - 89:29
    C'est bon à savoir.
  • 89:30 - 89:34
    Écoute, Kevin, c'est pour ça que je suis ici.
  • 89:35 - 89:39
    Je dois te poser des questions
    sur le père Talbot ?
  • 89:47 - 89:48
    Comment l'as-tu su ?
  • 89:50 - 89:51
    Eh bien...
  • 89:52 - 89:54
    Ça n'a pas d'importance.
  • 89:59 - 90:02
    Ma femme n'est même pas au courant.
  • 90:04 - 90:05
    Excusez-moi.
  • 90:10 - 90:12
    Hé ! Hé ! Je dois entrer.
  • 90:12 - 90:14
    - C'est fermé.
    - Allez. Cinq minutes.
  • 90:14 - 90:17
    - Désolé, c'est fermé.
    - Allez. Cinq minutes.
  • 90:17 - 90:20
    COMTÉ DE SUFFOLK
    ARCHIVES
  • 90:25 - 90:26
    Bonjour.
  • 90:32 - 90:33
    Voilà.
  • 90:37 - 90:38
    - C'est l'affaire Geoghan ?
    - Oui.
  • 90:39 - 90:41
    - Ces dossiers sont scellés.
    - Non.
  • 90:41 - 90:44
    C'est une requête publique.
    Ces dossiers sont publics.
  • 90:44 - 90:45
    Je travaille pour le Globe.
  • 90:46 - 90:47
    Tant mieux pour vous.
  • 90:49 - 90:52
    - Votre superviseur est là ?
    - Pas aujourd'hui.
  • 90:52 - 90:54
    Un juge, alors ?
  • 90:54 - 90:56
    Un juge doit pouvoir régler ce genre de truc.
  • 90:57 - 90:58
    Sixième étage.
  • 91:05 - 91:08
    Nous comprenons les allégations
    contre le père Talbot.
  • 91:08 - 91:11
    Je ne saisis pas
    ce que vous attendez du président Kemeza.
  • 91:12 - 91:14
    Talbot a enseigné ici
    bien avant l'arrivée de Bill.
  • 91:15 - 91:19
    Bien sûr. On aimerait savoir
    s'il est possible que le président,
  • 91:19 - 91:22
    la faculté, le conseil,
    que tous ignoraient ce qui se passait.
  • 91:22 - 91:26
    J'ai terminé mes études en 1979
    et j'ignorais tout de cette histoire.
  • 91:27 - 91:29
    Si vous suggérez
    que les pères Gibbons et Callahan
  • 91:29 - 91:30
    ont pu faire...
  • 91:30 - 91:32
    Gibbons et Callahan...
  • 91:32 - 91:34
    Ils dirigeaient comme dans la marine.
  • 91:35 - 91:36
    Tu crois qu'ils l'ignoraient ?
  • 91:37 - 91:39
    C'est un grand bâtiment, Robby. Tu le sais.
  • 91:40 - 91:43
    On parle de sept présumées victimes
  • 91:43 - 91:44
    sur, quoi, huit ans.
  • 91:45 - 91:48
    On dit qu'on est au courant pour sept.
  • 91:48 - 91:50
    C'est ridicule.
  • 91:50 - 91:52
    Votre journal cherche une histoire.
    On ne peut...
  • 91:53 - 91:57
    Jack. Jack. Si j'avais été président
    à cette époque, j'aurais été au courant.
  • 91:57 - 91:59
    Bill, ce n'est peut-être pas pertinent.
  • 91:59 - 92:02
    Pourquoi auraient-ils transféré Talbot
    à Cheverus ?
  • 92:03 - 92:05
    Ils voulaient qu'il quitte la ville.
  • 92:07 - 92:10
    Les remarques de Bill sont
    bien intentionnées,
  • 92:10 - 92:14
    mais gardons ça entre nous
    jusqu'à ce qu'on soit d'accord.
  • 92:17 - 92:19
    On est ici pour se mettre d'accord ?
  • 92:20 - 92:22
    Non, parce que tu es un ancien
    élève important
  • 92:22 - 92:23
    et un ami.
  • 92:23 - 92:27
    Exactement, et on sait que tu as à cœur
    cette école autant que nous.
  • 92:29 - 92:30
    As-tu fait du sport ici, Jack ?
  • 92:31 - 92:33
    Oui. Le football. Pourquoi ?
  • 92:34 - 92:35
    J'ai fait de l'athlétisme.
  • 92:35 - 92:39
    Je suis allé à Providence hier
    pour parler à une victime du père Talbot.
  • 92:40 - 92:41
    Il a joué au hockey ici.
  • 92:41 - 92:46
    C'est l'un des meilleurs.
    Il est marié, a des enfants, un bon travail.
  • 92:48 - 92:52
    Ça faisait à peine dix minutes qu'on discutait
  • 92:52 - 92:53
    quand il a craqué.
  • 92:54 - 92:56
    Il ne pouvait pas s'arrêter de pleurer.
  • 92:57 - 93:00
    Il n'a jamais compris pourquoi
    le père Talbot l'avait choisi.
  • 93:03 - 93:05
    Le père Talbot était instructeur
    de l'équipe de hockey.
  • 93:07 - 93:09
    Alors,
  • 93:10 - 93:11
    je pense qu'on a été chanceux.
  • 93:13 - 93:14
    Toi et moi.
  • 93:21 - 93:24
    - Jack Dunn travaille pour l'école ?
    - Il est R.P. pour le Boston College.
  • 93:24 - 93:26
    Ils l'appellent au besoin.
  • 93:26 - 93:28
    Et Pete Conley ? Pourquoi était-il là ?
  • 93:28 - 93:29
    Bonne question.
  • 93:29 - 93:33
    Pete est un ancien important, mais c'est
    à Bill que j'ai demandé une rencontre.
  • 93:33 - 93:35
    Je n'ai jamais mentionné personne d'autre.
  • 93:36 - 93:38
    On dirait que tout le monde est
    déjà au courant.
  • 93:39 - 93:40
    Oui.
  • 93:40 - 93:42
    Sauf nous. Et on travaille juste à côté.
  • 93:46 - 93:47
    - Juge Volterra ?
    - Oui.
  • 93:48 - 93:50
    Bonjour, Mike Rezendes du Boston Globe.
  • 93:50 - 93:53
    J'ai de la difficulté à accéder
    à des dossiers publics
  • 93:53 - 93:54
    dans la salle des archives.
  • 93:54 - 93:56
    Je pourrais vous dire un mot ?
  • 93:56 - 93:58
    - D'accord.
    - Merci.
  • 94:01 - 94:02
    Merci beaucoup.
  • 94:03 - 94:07
    Les pièces justificatives
    que vous demandez, M. Rezendes,
  • 94:08 - 94:09
    sont dans des dossiers délicats.
  • 94:10 - 94:13
    Sans vouloir vous manquer de respect,
    là n'est pas la question.
  • 94:13 - 94:15
    Ce sont des dossiers publics.
  • 94:16 - 94:18
    Peut-être bien, mais dites-moi,
  • 94:18 - 94:22
    où est la responsabilité éditoriale
    de publier des dossiers de cette nature ?
  • 94:23 - 94:27
    Où est la responsabilité éditoriale
    de ne pas les publier ?
  • 94:28 - 94:29
    COUR SUPÉRIEURE
    1999
  • 94:37 - 94:39
    Vous ne pouvez pas les sortir.
    Il faut faire des copies.
  • 94:39 - 94:41
    Je vais à la photocopieuse.
  • 94:41 - 94:43
    Elle ferme à 16 h.
  • 94:48 - 94:49
    Je vais vous donner
  • 94:51 - 94:53
    83 dollars pour utiliser la vôtre.
  • 94:59 - 95:00
    Hé ! Taxi !
  • 95:01 - 95:04
    Hé !
  • 95:07 - 95:10
    Amenez-moi au Boston Globe
    sur le boulevard Morrissey.
  • 95:10 - 95:13
    Ne prenez pas la 93,
    mais l'avenue Dorchester.
  • 95:15 - 95:17
    Robby, c'est incroyable !
  • 95:17 - 95:20
    Law savait pour Geoghan depuis des années,
    sans aucun doute.
  • 95:20 - 95:23
    Une femme appelée Margaret Gallant
    a envoyé une lettre à Law.
  • 95:23 - 95:26
    Elle vivait à Jamaica Plan dans les années 80
    quand Geoghan était là.
  • 95:26 - 95:27
    Écoute ça :
  • 95:27 - 95:30
    "Notre famille croit profondément en l'Église,
  • 95:30 - 95:32
    "notre désir est de protéger
    le sacrement de l'ordre,
  • 95:33 - 95:37
    "même au milieu de notre agonie face
    aux sept garçons de notre famille
  • 95:37 - 95:38
    "qui ont été violentés."
  • 95:38 - 95:40
    Sept, Robby. Sept garçons.
  • 95:41 - 95:43
    "On nous a suggéré de garder le silence.
  • 95:44 - 95:47
    "Nous n'avons pas questionné l'autorité
    de l'Église il y a deux ans,
  • 95:47 - 95:50
    "mais vu que le père Geoghan est
    encore dans sa paroisse..."
  • 95:50 - 95:53
    Elle a envoyé ça à Law, et il n'a rien fait.
  • 95:54 - 95:57
    J'en ai une autre pour Law, la même année.
    Écoute bien :
  • 95:57 - 96:00
    "Un mot sur l'affectation récente
    du père Geoghan
  • 96:00 - 96:03
    "en tant qu'associé à Ste-Julia, Weston.
  • 96:03 - 96:07
    "Le père Geoghan a été impliqué dans des
    actes homosexuels avec de jeunes garçons.
  • 96:07 - 96:10
    "Je comprends que son récent départ
    de St-Brendan
  • 96:10 - 96:12
    "puisse être en lien avec ce problème.
  • 96:12 - 96:15
    "Le travail du père Geoghan devrait peut-être
    se limiter au week-end
  • 96:15 - 96:17
    "tout en suivant une sorte de thérapie.
  • 96:17 - 96:20
    "Je vous suis reconnaissant
    de votre souci constant.
  • 96:20 - 96:22
    "Bien à vous dans le Seigneur,
  • 96:22 - 96:25
    "Monseigneur John M. D'Arcy,
    évêque auxiliaire de Boston.
  • 96:25 - 96:27
    "7 décembre, 1984."
  • 96:27 - 96:29
    Un évêque auxiliaire a écrit ça ?
  • 96:29 - 96:30
    C'est incroyable.
  • 96:30 - 96:33
    Il a rompu les rangs.
    Quand Gallant a-t-elle écrit sa lettre ?
  • 96:33 - 96:35
    - En 1984.
    - Et Law l'a ignorée.
  • 96:36 - 96:38
    Comment peut-on ignorer une telle lettre ?
  • 96:38 - 96:39
    On les a.
  • 96:39 - 96:42
    On ne peut pas voir ça d'une autre façon.
    C'est la preuve.
  • 96:42 - 96:44
    Oui. Ce l'est.
  • 96:45 - 96:46
    C'est du bon travail.
  • 96:47 - 96:48
    On montre ça à Ben ?
  • 96:50 - 96:52
    Non. Pas tout de suite.
  • 96:53 - 96:56
    Pourquoi pas ? On a Law. Ça y est.
  • 96:56 - 96:59
    Non, on a Law qui couvre un prêtre.
    Il en reste 90 autres.
  • 97:00 - 97:01
    On sortira cette histoire quand on l'aura,
  • 97:02 - 97:03
    mais on doit sortir ça.
  • 97:03 - 97:05
    Non, je ne veux pas aller trop vite, Mike.
  • 97:05 - 97:06
    On n'a pas le choix, Robby.
  • 97:07 - 97:08
    Si on n'imprime pas ça,
  • 97:08 - 97:11
    quelqu'un d'autre trouvera ces lettres,
    bâclera l'histoire.
  • 97:11 - 97:14
    Joe Quimby du Herald était
    au palais de justice.
  • 97:14 - 97:17
    On écrit une autre histoire
    et on surveille le Herald.
  • 97:17 - 97:18
    Surveiller le Herald ?
  • 97:18 - 97:21
    S'ils font du mauvais travail,
    l'Église enterra l'affaire.
  • 97:21 - 97:23
    - On doit le faire tout de suite.
    - Mike.
  • 97:23 - 97:25
    Quoi ? Pourquoi on hésite ?
  • 97:25 - 97:28
    Baron nous a dit d'attaquer Law.
    Voici Law.
  • 97:28 - 97:30
    Baron nous a dit d'attaquer le système.
  • 97:30 - 97:31
    Il nous faut toute l'ampleur.
  • 97:31 - 97:34
    C'est la seule chose qui va y mettre un terme.
  • 97:34 - 97:35
    Montrons ça à Ben, laissons-le décider.
  • 97:36 - 97:37
    On ira voir Ben quand je le déciderai.
  • 97:37 - 97:40
    C'est le moment, Robby.
    C'est le moment !
  • 97:41 - 97:45
    Ils le savaient et ils n'ont rien fait.
    C'était des enfants !
  • 97:46 - 97:48
    Ça aurait pu être toi !
    Ça aurait pu être moi !
  • 97:48 - 97:50
    Ça aurait pu être l'un de nous !
  • 97:51 - 97:53
    On doit arrêter ces salauds !
  • 97:53 - 97:56
    On doit montrer au monde
    que personne ne peut s'en tirer impunément !
  • 97:56 - 97:59
    Ni un prêtre,
    ni un cardinal ni même un pape !
  • 98:02 - 98:03
    Tu as fini ?
  • 98:04 - 98:07
    Oui. C'est de la merde.
  • 98:37 - 98:38
    Ça va ?
  • 98:48 - 98:49
    Salut, Hansi.
  • 98:50 - 98:52
    Grosse journée au travail, Mike ?
  • 98:57 - 98:58
    - Tiens.
    - Merci.
  • 98:59 - 99:03
    J'ignore pourquoi je me suis emporté.
    Je pense que Robby a tort.
  • 99:03 - 99:05
    Tu sais, tu es...
  • 99:05 - 99:07
    Cette histoire t'importe.
    Comme nous tous.
  • 99:09 - 99:10
    Oui, j'imagine.
  • 99:14 - 99:16
    J'ai arrêté d'aller à l'église
    avec ma grand-mère.
  • 99:18 - 99:20
    C'était trop dur.
  • 99:20 - 99:24
    J'étais assise là
    et je me suis mise à penser à Joe Crowley
  • 99:25 - 99:26
    ou à un autre et je...
  • 99:27 - 99:28
    Je me suis mise en colère.
  • 99:30 - 99:32
    Lui as-tu dit pourquoi ?
  • 99:33 - 99:35
    Elle va à l'église trois fois par semaine, Mike.
  • 99:40 - 99:42
    Ça me fait chier.
  • 99:44 - 99:45
    Tu sais,
  • 99:47 - 99:50
    j'aimais beaucoup aller à l'église
    quand j'étais petit.
  • 99:52 - 99:53
    Pourquoi as-tu arrêté ?
  • 99:53 - 99:55
    Raisons courantes.
  • 99:56 - 99:59
    Mais le plus étrange,
  • 100:02 - 100:03
    je pensais...
  • 100:04 - 100:07
    Je pensais qu'un jour
  • 100:09 - 100:11
    j'y retournerais.
  • 100:13 - 100:15
    Je m'accrochais à cette idée.
  • 100:17 - 100:20
    J'ai lu ces lettres, et...
  • 100:21 - 100:25
    Quelque chose a cédé en moi.
  • 100:26 - 100:28
    - C'est un sentiment merdique.
    - Oui.
  • 100:30 - 100:32
    C'est un sentiment merdique.
  • 100:35 - 100:37
    La journée a été longue.
  • 100:37 - 100:40
    - Salut, Pete.
    - Désolé de l'allonger.
  • 100:40 - 100:41
    Brian.
  • 100:42 - 100:44
    Quelqu'un a-t-il déjà refusé
    de boire avec toi, Pete ?
  • 100:46 - 100:49
    Bien sûr.
    Le truc, c'est de continuer à le demander.
  • 100:50 - 100:52
    - À Boston.
    - À Boston.
  • 100:55 - 100:58
    Tu es ici pour le cardinal ?
  • 100:58 - 101:00
    Non, non, non. Je n'oserais pas...
  • 101:01 - 101:03
    Je n'oserais pas parler pour le cardinal. Non.
  • 101:05 - 101:09
    Beaucoup de gens te respectent ici, Robby,
  • 101:09 - 101:11
    pour le travail que tu fais.
  • 101:11 - 101:13
    C'est bon à savoir.
  • 101:13 - 101:15
    C'est parce que tu aimes cette ville.
  • 101:15 - 101:17
    C'est pourquoi tu fais ce que tu fais.
  • 101:18 - 101:23
    Mais les gens ont besoin de l'Église,
    plus que jamais.
  • 101:23 - 101:25
    Ça se sent.
  • 101:26 - 101:27
    Et le cardinal...
  • 101:29 - 101:31
    Le cardinal n'est peut-être pas parfait,
  • 101:32 - 101:35
    mais ne rejetons pas tous ses bons gestes
    à cause de quelques mauvais.
  • 101:37 - 101:39
    Je t'en parle,
  • 101:39 - 101:43
    car je sais que c'est l'idée de Baron.
  • 101:43 - 101:45
    Je dois te dire, honnêtement,
  • 101:45 - 101:48
    il n'a pas d'attachement à cette ville
    comme nous.
  • 101:48 - 101:50
    Comment le pourrait-il ?
  • 101:57 - 102:00
    - C'est ainsi que ça se passe ?
    - Quoi ça ?
  • 102:00 - 102:02
    Un gars se penche sur un gars,
  • 102:02 - 102:05
    et soudain toute la ville regarde ailleurs.
  • 102:07 - 102:10
    Robby. Écoute,
  • 102:12 - 102:15
    Marty Baron tente de faire sa marque.
  • 102:15 - 102:17
    Il sera là quelques années
    et il poursuivra sa route.
  • 102:17 - 102:20
    Comme il l'a fait à New York et à Miami.
  • 102:22 - 102:24
    Et toi, où iras-tu ?
  • 102:29 - 102:31
    Bonne nuit, Robby. Brian.
  • 102:32 - 102:35
    - Pete.
    - Oui ?
  • 102:37 - 102:41
    Quand on sortira l'histoire,
    j'aurai besoin d'un commentaire du cardinal.
  • 102:43 - 102:46
    On se reparle plus tard. Bonne nuit, Robby.
  • 102:46 - 102:47
    Bonne nuit, Pete.
  • 102:58 - 102:59
    Robby.
  • 103:01 - 103:02
    Quoi ?
  • 103:03 - 103:05
    C'est pas vrai. Quand ?
  • 103:07 - 103:09
    D'accord. Oui.
  • 103:12 - 103:13
    Hé !
  • 103:14 - 103:15
    Que se passe-t-il ?
  • 103:16 - 103:18
    Sweeney a plaidé en notre faveur.
  • 103:19 - 103:21
    Elle a ordonné de desceller les documents.
  • 103:22 - 103:23
    Seigneur !
  • 103:27 - 103:29
    L'Église a déjà interjeté appel,
  • 103:29 - 103:32
    mais la décision judiciaire est généralement
    maintenue dans ces cas.
  • 103:33 - 103:35
    Quand aurons-nous les documents ?
  • 103:36 - 103:39
    Cohen en a pour quelques semaines,
    puis il y aura la rédaction.
  • 103:40 - 103:43
    Je dirais qu'ils sortiront pour la mi-janvier.
  • 103:44 - 103:45
    - D'accord.
    - Bien.
  • 103:45 - 103:46
    - Merci, Jon.
    - De rien.
  • 103:47 - 103:48
    - Bon travail.
    - Merci.
  • 103:48 - 103:50
    Métro devrait écrire quelque chose, Marty.
  • 103:51 - 103:52
    On ne peut pas.
  • 103:53 - 103:55
    Pourquoi ? C'est une victoire importante
    du premier amendement.
  • 103:56 - 103:58
    Sans parler qu'une juge irlandaise catholique
  • 103:58 - 103:59
    a statué contre l'Église.
  • 103:59 - 104:01
    C'est tout un précédent.
  • 104:02 - 104:04
    Le Herald ne doit pas fouiller dans ça.
  • 104:05 - 104:06
    Pourquoi ?
  • 104:08 - 104:10
    Tu vas devoir sortir, Peter.
  • 104:10 - 104:12
    Je ne sortirai pas.
  • 104:20 - 104:21
    Peter.
  • 104:36 - 104:38
    - Quand avez-vous...
    - Il y a quelques semaines.
  • 104:38 - 104:39
    Quelques semaines ?
  • 104:40 - 104:41
    - Oui.
    - Tu nous le dis aujourd'hui ?
  • 104:41 - 104:43
    Ce sont des preuves substantielles.
  • 104:44 - 104:46
    Ça montre clairement
    que Law a été négligent.
  • 104:47 - 104:50
    Il me faut plus de temps.
    Je veux continuer à creuser.
  • 104:50 - 104:51
    Pourquoi ? C'est toute une histoire.
  • 104:52 - 104:53
    Ce n'est pas toute l'histoire.
  • 104:53 - 104:54
    Merde. Le compte à rebours est commencé.
  • 104:55 - 104:56
    Si on va contre la décision
    de Sweeney,
  • 104:56 - 104:58
    d'autres trouveront ces lettres
    et bousilleront l'histoire.
  • 104:58 - 104:59
    Je suis d'accord.
  • 105:00 - 105:03
    Si on publie juste ces lettres,
    Law s'excuse et dit que c'est le seul cas.
  • 105:03 - 105:04
    Il peut tout camoufler.
  • 105:04 - 105:07
    Comment ? Ça démontre qu'il savait
    et qu'il n'a pas réagi.
  • 105:07 - 105:10
    J'ai près de 70 histoires de prêtres.
  • 105:11 - 105:13
    On démasque ça, avec ces lettres,
  • 105:14 - 105:16
    et on a la preuve que Law n'est qu'un pion.
  • 105:17 - 105:19
    C'est tout le système.
  • 105:20 - 105:22
    Vous pouvez confirmer l'identité
    de ces prêtres ?
  • 105:23 - 105:25
    Sur certains. Je peux en avoir plus.
  • 105:25 - 105:28
    Trop risqué.
    Si on ne peut pas tous les coincer,
  • 105:28 - 105:29
    l'Église va nous défaire.
  • 105:31 - 105:33
    J'ai peut-être quelqu'un
    dans l'équipe adverse.
  • 105:34 - 105:36
    Quelqu'un au sein de l'Église ?
  • 105:36 - 105:38
    Oui, un avocat.
  • 105:38 - 105:40
    Parlera-t-il officiellement ?
  • 105:40 - 105:43
    Vaste expérience.
    Mais c'est une source solide.
  • 105:46 - 105:48
    Rezendes a besoin de temps pour l'écrire.
  • 105:49 - 105:51
    On ne sortira pas ça pour Noël,
    pas après le 11 septembre.
  • 105:53 - 105:55
    On pourrait le sortir après le Nouvel An,
  • 105:55 - 105:57
    avant qu'ils libèrent le reste des documents.
  • 106:01 - 106:02
    D'accord.
  • 106:03 - 106:06
    Dites à Canellos
    d'enterrer la décision dans Métro.
  • 106:08 - 106:09
    Vous avez six semaines.
  • 106:10 - 106:11
    Merci.
  • 106:12 - 106:14
    Dis à Mike
    que je veux une ébauche avant Noël.
  • 106:14 - 106:16
    Il nous faut aussi une réponse du diocèse.
  • 106:16 - 106:18
    John Walsh est toujours le R.P.
    pour le cardinal ?
  • 106:19 - 106:22
    C'est une nouvelle, Donna Morrisey.
    Elle est de la télé. Elle est jeune.
  • 106:22 - 106:23
    Bien, obtiens une déclaration.
  • 106:23 - 106:25
    Il nous faut un mot de Law
    pour paraître impartial.
  • 106:25 - 106:27
    Robby, la prochaine fois,
    mets-moi au parfum.
  • 106:27 - 106:28
    D'accord.
  • 106:31 - 106:33
    RAPPORT SPÉCIAL - SPOTLIGHT, ARTICLE 1
    LETTRES DE GEOGHAN
  • 106:33 - 106:34
    Presque toujours,
    ses victimes étaient de jeunes écoliers.
  • 106:34 - 106:35
    L'un d'eux n'avait que 4 ans.
  • 106:45 - 106:46
    Il te reste 21 jours
    et 4 heures avant l'échéance
  • 106:48 - 106:49
    les représentants de l'Église
    ne lui ont jamais dit pourquoi
  • 107:07 - 107:08
    Il te reste 8 jours et 2 heures avant l'échéance
  • 107:10 - 107:11
    Trois ans plus tard,
    Geoghan était toujours
  • 107:15 - 107:18
    Où en sommes-nous avec ta source ?
    C'est le moment. Ben
  • 107:52 - 107:54
    Robby. Quelle belle surprise !
  • 107:55 - 107:56
    Entre.
  • 108:03 - 108:05
    Chéri, regarde qui j'ai trouvé dehors.
  • 108:09 - 108:10
    Karen, tu peux nous laisser ?
  • 108:12 - 108:13
    Bien sûr.
  • 108:14 - 108:15
    Content de te voir, Karen.
  • 108:18 - 108:19
    Qu'y a-t-il ?
  • 108:35 - 108:36
    Je manque de temps, Jim.
  • 108:37 - 108:40
    On a des histoires camouflées sur 70 prêtres,
  • 108:41 - 108:45
    mais le patron ne les publiera pas
    tant que je n'ai pas confirmation de ta part.
  • 108:47 - 108:49
    As-tu perdu la tête ?
  • 108:49 - 108:51
    Voyons. C'est notre ville, Jimmy.
  • 108:52 - 108:55
    Tout le monde savait qu'il se passait
    quelque chose et personne n'a réagi.
  • 108:57 - 108:58
    On doit y mettre un terme.
  • 108:58 - 109:00
    Ne me dis pas ce que je dois faire.
  • 109:01 - 109:04
    J'ai défendu ces salauds,
    mais c'est mon travail, Robby.
  • 109:04 - 109:06
    Je faisais mon travail !
  • 109:07 - 109:08
    Oui.
  • 109:09 - 109:11
    Toi et tous les autres.
  • 109:20 - 109:21
    Sors de chez moi.
  • 109:32 - 109:33
    Hé !
  • 109:35 - 109:38
    Tu viens chez moi
    me jeter cette merde à la figure !
  • 109:39 - 109:40
    Tu avais raison, Robby.
  • 109:41 - 109:43
    On savait qu'il se passait quelque chose.
  • 109:44 - 109:46
    Alors, où étais-tu ?
  • 109:47 - 109:48
    Pourquoi as-tu attendu si longtemps ?
  • 109:55 - 109:57
    Je l'ignore, Jim.
  • 110:02 - 110:03
    Donne-moi la liste.
  • 110:59 - 111:01
    On met ça sous presse dans six heures.
  • 111:01 - 111:04
    Donna Morrisey devait nous appeler
    avec une déclaration de Law.
  • 111:04 - 111:06
    - Je le pensais.
    - Quand lui as-tu parlé ?
  • 111:06 - 111:08
    D'accord, Larry.
  • 111:08 - 111:10
    Oui, c'est bon à savoir.
  • 111:11 - 111:12
    - Merci, Pete.
    - Quelque chose ?
  • 111:13 - 111:16
    Selon Conley,
    Donna Morrisey aurait dû appeler.
  • 111:16 - 111:18
    Rasky a dit la même chose.
  • 111:18 - 111:20
    C'est ridicule.
    Ils devraient prendre les devants.
  • 111:20 - 111:22
    Ils seraient idiots de ne pas le faire.
  • 111:22 - 111:25
    J'aimerais voir leur visage
    quand ils liront ça.
  • 111:26 - 111:28
    Dimanche, c'est la fête de l'Épiphanie.
  • 111:28 - 111:30
    Ça tombe bien.
  • 111:36 - 111:37
    Mike Rezendes.
  • 111:39 - 111:41
    Bonjour, Donna. Merci d'appeler.
  • 111:41 - 111:44
    J'aurais quelques questions,
    si vous avez une minute.
  • 111:46 - 111:47
    Quoi ?
  • 111:49 - 111:51
    - Quoi ?
    - Un autre adjectif.
  • 111:53 - 111:55
    - Quelque chose ?
    - Law a rejeté notre demande.
  • 111:55 - 111:56
    Seigneur.
  • 111:56 - 111:59
    Je viens de parler à Donna Morrisey.
    Elle a dit :
  • 111:59 - 112:02
    "On ne veut même pas savoir
    quelles sont les questions."
  • 112:02 - 112:04
    - Elle a dit ça ?
    - Oui.
  • 112:04 - 112:05
    Ça ira comme ça.
  • 112:05 - 112:07
    "L'Église n'était pas intéressée
  • 112:07 - 112:10
    "à connaître les questions
    que le Globe voulait lui poser."
  • 112:11 - 112:14
    Placez ça avant la tourne.
    Autre chose ?
  • 112:14 - 112:17
    Matt veut mettre les lettres en ligne
    à la disposition des lecteurs.
  • 112:18 - 112:20
    On mettra l'adresse U.R.L. au bas de l'article.
  • 112:20 - 112:22
    - C'est assez simple.
    - D'accord.
  • 112:22 - 112:24
    Le numéro de Spotlight est
    au bas de l'histoire
  • 112:24 - 112:25
    afin que les gens nous appellent.
  • 112:25 - 112:27
    C'est une ligne directe.
  • 112:27 - 112:29
    Matt et moi viendrons tôt
    pour prendre les appels.
  • 112:29 - 112:31
    Ce qui m'inquiète,
    c'est les appels à la réception.
  • 112:32 - 112:35
    Après l'affaire Porter, les lignes
    n'ont pas dérougi pendant des semaines.
  • 112:35 - 112:37
    - Un vrai problème.
    - On a eu des piqueteurs.
  • 112:37 - 112:38
    Beaucoup de piqueteurs.
  • 112:38 - 112:41
    Je parlerai à Richard
    de la sécurité et des téléphones.
  • 112:41 - 112:43
    Comment avance le suivi des témoignages ?
  • 112:44 - 112:47
    On a compilé
    de nombreux témoignages sur 70 prêtres.
  • 112:48 - 112:49
    Les 70 ?
  • 112:50 - 112:52
    Grâce à la confirmation
    de la source de Robby, on est prêts.
  • 112:52 - 112:53
    Un brouillon est pour bientôt.
  • 112:54 - 112:57
    Robby, on pourrait revoir votre source ?
  • 113:00 - 113:01
    Ce serait difficile.
  • 113:01 - 113:04
    Mais ça ne le dérange pas
    de défendre des dizaines de prêtres sales.
  • 113:05 - 113:07
    - C'est un salaud.
    - Il est avocat, il fait son travail.
  • 113:07 - 113:10
    - Il défend l'Église.
    - Il savait et n'a rien fait.
  • 113:10 - 113:12
    Il aurait pu parler il y a longtemps.
    Peut-être même sauver des vies.
  • 113:12 - 113:14
    Qu'en est-il de nous ?
  • 113:15 - 113:16
    Qu'est-ce que tu veux dire ?
  • 113:17 - 113:20
    On avait tous les morceaux.
    Pourquoi ne pas avoir agi avant ?
  • 113:20 - 113:21
    On ne les avait pas tous.
  • 113:21 - 113:24
    On avait Saviano, on avait Barrett,
    on avait Geoghan.
  • 113:25 - 113:26
    Les annuaires étaient au sous-sol.
  • 113:26 - 113:27
    On les a, maintenant.
  • 113:28 - 113:30
    Robby, cette histoire avait besoin
    de Spotlight.
  • 113:30 - 113:33
    Mike, Spotlight existe depuis 1970.
  • 113:33 - 113:36
    Et alors ?
    On n'en connaissait pas toute l'ampleur.
  • 113:36 - 113:38
    Robby, ça a commencé
    par un maudit prêtre.
  • 113:41 - 113:44
    Macleish nous a déjà envoyé
    une lettre sur 20 prêtres.
  • 113:44 - 113:46
    Sacha a trouvé la coupure.
  • 113:47 - 113:48
    Tu te fous de moi ? 20 prêtres ?
  • 113:49 - 113:50
    Quand ?
  • 113:51 - 113:54
    Juste après l'affaire Porter.
    En décembre 1993.
  • 113:54 - 113:56
    On a glissé l'histoire dans Métro.
    Aucun suivi.
  • 113:58 - 113:59
    C'était toi.
  • 114:01 - 114:02
    Tu étais à Métro.
  • 114:03 - 114:05
    Oui. C'était moi.
  • 114:06 - 114:09
    Je venais de commencer.
    Je ne m'en souviens pas du tout.
  • 114:10 - 114:12
    Mais oui...
  • 114:17 - 114:19
    Puis-je dire quelque chose ?
  • 114:21 - 114:22
    C'est parfois facile d'oublier
  • 114:22 - 114:25
    qu'on passe la plupart de notre temps
    à tâtonner dans le noir.
  • 114:26 - 114:31
    Soudain, une lumière s'allume
    et on doit assumer une part du blâme.
  • 114:33 - 114:35
    Je ne peux rien dire sur ce qui s'est passé
    avant mon arrivée,
  • 114:37 - 114:40
    mais vous avez tous fait ici
    de l'excellent travail,
  • 114:40 - 114:43
    qui je crois aura un impact immédiat
  • 114:44 - 114:47
    et considérable sur nos lecteurs.
  • 114:48 - 114:51
    Pour moi, on fait ce boulot
    pour ce genre d'histoires.
  • 114:52 - 114:55
    Cela étant dit,
    le cardinal Law et la communauté catholique
  • 114:55 - 114:58
    vont réagir fortement.
  • 114:59 - 115:01
    Alors, si vous avez besoin d'un congé,
  • 115:02 - 115:03
    vous l'avez mérité.
  • 115:05 - 115:07
    Mais j'aurai besoin de vous ici lundi matin,
  • 115:08 - 115:11
    concentrés et prêts à faire votre travail.
  • 115:19 - 115:20
    Vous partez ?
  • 115:21 - 115:22
    Oui.
  • 115:28 - 115:30
    Je viens de recevoir un appel du cardinal.
  • 115:31 - 115:32
    Vraiment. Pourquoi ?
  • 115:33 - 115:35
    Il voulait me dire en personne
    qu'il ne voulait pas commenter.
  • 115:36 - 115:41
    Il voulait que je fasse preuve
    de la même courtoisie.
  • 115:41 - 115:44
    Ce type, quel culot !
    Que lui avez-vous dit ?
  • 115:44 - 115:48
    Qu'il faisait une erreur,
    et qu'on allait publier l'histoire.
  • 115:48 - 115:50
    Comptez là-dessus.
  • 116:15 - 116:16
    Sacha, je peux avoir un verre d'eau ?
  • 116:18 - 116:20
    Oui. Bien sûr, Nana.
  • 116:31 - 116:33
    Je peux le garder ?
  • 116:34 - 116:35
    Bien sûr.
  • 116:36 - 116:38
    J'ai pensé vous en remettre un en premier.
  • 116:38 - 116:39
    Merci de me l'avoir apporté.
  • 116:42 - 116:45
    J'ai des clients à rencontrer.
  • 117:03 - 117:05
    Les deux enfants ont été agressés.
  • 117:05 - 117:07
    Jamaica Plain. Il y a deux semaines.
  • 117:09 - 117:13
    Continuez votre travail, M. Rezendes.
  • 117:15 - 117:17
    - Salut.
    - Salut.
  • 117:17 - 117:19
    - Comment allez-vous, les enfants ?
    - Bien.
  • 117:20 - 117:21
    Parfait.
  • 117:22 - 117:23
    The Boston Globe
    QUOTIDIEN - DIMANCHE
  • 117:45 - 117:48
    Boston Sunday Globe - Spotlight
    L'Église protégeait des agresseurs
  • 118:08 - 118:10
    - Salut.
    - Bonjour.
  • 118:10 - 118:11
    Comment as-tu dormi ?
  • 118:12 - 118:14
    Pas très bien. Et toi ?
  • 118:14 - 118:16
    Je dors mal depuis des mois.
  • 118:18 - 118:20
    Merci. J'ai commencé à écrire.
  • 118:21 - 118:23
    - À écrire ?
    - Oui, je travaille sur un livre.
  • 118:23 - 118:25
    Ça me permet de penser à autre chose.
  • 118:25 - 118:26
    Quelle sorte de livre ?
  • 118:26 - 118:27
    D'horreur.
  • 118:35 - 118:36
    Spotlight.
  • 118:37 - 118:41
    Oui, bien sûr.
    Je peux avoir votre nom ?
  • 118:58 - 118:59
    Tu sais
    qu'on est dimanche, pas vrai ?
  • 118:59 - 119:01
    Je n'ai pas pu avoir un départ.
  • 119:04 - 119:06
    - Pas de piqueteurs.
    - Non.
  • 119:06 - 119:08
    Ils sont encore à l'église.
  • 119:11 - 119:12
    Salut, Linda.
  • 119:12 - 119:13
    C'est calme, n'est-ce pas ?
  • 119:13 - 119:17
    Des heures supplémentaires faciles.
    Le téléphone n'a pas sonné.
  • 119:17 - 119:19
    Marty a envoyé deux des miens à Spotlight.
  • 119:23 - 119:25
    - Formidable article, les gars.
    - Merci.
  • 119:26 - 119:27
    Spotlight ?
  • 119:50 - 119:52
    D'accord. Faites-le venir.
  • 119:52 - 119:53
    Spotlight, je vous écoute.
  • 119:53 - 119:55
    Les téléphones sonnent
    depuis ce matin.
  • 119:58 - 119:59
    - Mike, tu peux prendre ça ?
    - Oui.
  • 120:01 - 120:03
    Presque toutes des victimes, Robby.
  • 120:05 - 120:07
    Désolé de vous faire attendre.
  • 120:10 - 120:11
    C'est dur d'en parler, je sais...
  • 120:11 - 120:13
    Oui, vous pouvez me joindre ici...
  • 120:14 - 120:15
    Ici Spotlight.
  • 120:31 - 120:32
    Spotlight.
  • 120:38 - 120:39
    Au cours de l'année 2002,
  • 120:39 - 120:43
    l'équipe Spotlight a publié près
    de 600 témoignages au sujet du scandale.
  • 120:45 - 120:46
    249 prêtres et frères ont été
    publiquement accusés
  • 120:46 - 120:48
    d'agression sexuelle
    à l'intérieur du diocèse de Boston.
  • 120:48 - 120:53
    Le nombre de survivants à Boston
    est estimé à plus de 1 000.
  • 120:55 - 120:58
    En décembre 2002, le cardinal Law
    a démissionné du diocèse de Boston.
  • 120:58 - 121:00
    Il a été réaffecté à la
    Basilica di Santa Maria Maggiore de Rome,
  • 121:00 - 121:03
    l'une des églises catholiques romaines
    les mieux placées au monde.
  • 121:05 - 121:09
    D'importants scandales d'agressions ont été
    découverts dans les endroits suivants :
Title:
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Video Language:
English
Duration:
01:23

French subtitles

Incomplete

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