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Showing Revision 10 created 02/28/2017 by eric vautier.

  1. À l'âge de six ans,
  2. j'ai reçu mes cadeaux.
  3. Ma maîtresse de maternelle
    avait eu cette idée géniale.
  4. Elle voulait que
    nous recevions des cadeaux
  5. tout en apprenant la vertu
    de se complimenter les uns les autres.
  6. Elle nous a tous fait venir au tableau.
  7. Elle nous avait acheté des cadeaux
    qu'elle avait empilés dans un coin.
  8. Et elle a dit :
  9. « Et si vous vous
    complimentiez les uns les autres ?
  10. Lorsque vous entendez votre nom,
  11. prenez votre cadeau
    et allez vous asseoir. »
  12. Une merveilleuse idée,
    n'est-ce pas ?
  13. Comment cela aurait-il
    pu tourner mal ?
  14. (Rires)

  15. Eh bien, au début nous étions 40

  16. et à chaque fois que j'entendais un nom,
  17. j'acclamais chaleureusement.
  18. Puis nous n'étions plus que 20,
  19. puis 10,
  20. puis 5...
  21. et enfin il en resta trois.
  22. J'étais l'un d'eux.
  23. Et les compliments avaient cessé.
  24. À ce stade, j'étais en larmes.
  25. Et la maîtresse était paniquée.
  26. Elle a dit : « Personne ne peut
    complimenter ces personnes ? »
  27. (Rires)

  28. « Personne ? D'accord, prenez
    vos cadeaux et allez vous asseoir.

  29. Tenez-vous bien l'année prochaine,
  30. quelqu'un vous dira
    quelque chose de gentil. »
  31. (Rires)

  32. Vu comment je vous raconte
    cet événement,

  33. vous avez deviné que
    je m'en souviens très bien.
  34. (Rires)

  35. J'ignore qui s'est senti
    le plus mal ce jour-là.

  36. Était-ce moi ou la maîtresse ?
  37. Elle a dû réaliser qu'elle avait
    transformé un exercice de coopération
  38. en une humiliation publique
    pour trois enfants de 6 ans.
  39. Et sans l'humour.
  40. Vous savez, quand quelqu'un
    se fait humilier à la télé,
  41. c'est drôle.
  42. Il n'y avait rien de drôle ce jour-là.
  43. C'est donc une version de moi-même

  44. et je préférerais mourir que
    de me retrouver dans cette situation --
  45. d'être rejeté en public à nouveau.
  46. C'est une version.
  47. Avançons maintenant de 8 ans.
  48. Bill Gates est venu dans ma ville natale,
  49. Pékin, en Chine --
  50. pour faire un discours
  51. et j'ai compris son message.
  52. Je suis tombé amoureux de ce gars.
  53. Je me suis dit : « Je sais
    ce que je veux faire maintenant. »
  54. Cette nuit-là, j'ai écrit
    une lettre à ma famille
  55. leur disant : « Avant mes 25 ans,
  56. j'aurai fondé la plus grande
    entreprise du monde
  57. et cette entreprise achètera Microsoft. »
  58. (Rires)

  59. Je voulais absolument conquérir le monde,

  60. le dominer.
  61. Je n'ai pas inventé cela,
    j'ai vraiment écrit cette lettre.
  62. Et la voici --
  63. (Rires)

  64. Vous n'avez pas besoin de la lire --

  65. (Rires)

  66. C'est très mal écrit, cependant
    j'ai surligné quelques mots-clés.

  67. Vous voyez l'idée.
  68. (Rires)

  69. Donc...

  70. C'était une autre version de moi,
  71. qui voulait conquérir le monde.
  72. Deux ans plus tard,

  73. lorsque l'on m'a donné la chance
    d'aller aux États-Unis,
  74. j'ai sauté sur l'occasion,
  75. c'est bien là où vit Bill Gates, non ?
  76. (Rires)

  77. C'était le début de mon aventure
    en tant qu'entrepreneur.

  78. Ensuite, 14 ans plus tard,
  79. j'avais 30 ans.
  80. Non, je n'avais pas bâti cette entreprise.
  81. Je n'avais même pas commencé.
  82. J'étais un directeur marketing
    pour une entreprise du Fortune 500.
  83. Et je me sentais coincé.
  84. Je stagnais.
  85. Pourquoi cela ?
  86. Où était le garçon de 14 ans
    qui avait écrit cette lettre ?
  87. Ce n'est pas faute d'avoir essayé.
  88. C'est parce qu'à chaque fois
    que j'avais une nouvelle idée,
  89. que je voulais essayer
    quelque chose de nouveau,
  90. même au travail --
  91. je voulais faire une proposition,
  92. je voulais m'exprimer en public,
    dans un groupe --
  93. je ressentais ce conflit perpétuel
  94. entre le garçon de 14 ans
    et celui de 6 ans.
  95. Le premier voulait conquérir le monde,
  96. changer les choses.
  97. Le second avait peur du refus.
  98. Et à chaque fois,
    c'est l'enfant de 6 ans qui gagnait.
  99. Et cette peur a même continué
    après que j'ai lancé ma propre entreprise.

  100. J'ai créé ma société à l'âge de 30 ans --
  101. si vous voulez être Bill Gates,
  102. mieux vaut s'y mettre
    rapidement, n'est-ce pas ?
  103. Quand j'étais un entrepreneur,
  104. on m'a offert une opportunité
    d'investissement.
  105. Puis on me l'a refusée.
  106. Et ce refus m'a blessé.
  107. Cela m'a tant blessé
    que j'ai pensé tout arrêté.
  108. Mais je me suis dit :
  109. « Bill Gates aurait-il abandonné
    après un simple refus d'investissement ? »
  110. Quel bon entrepreneur
    se découragerait si vite ?
  111. Absolument aucun.
  112. C'est alors que j'ai compris.
  113. Je peux fonder une meilleure entreprise,
  114. une meilleure équipe
    ou créer un meilleur produit,
  115. mais une chose est sûre :
    je dois être un meilleur dirigeant.
  116. Je dois devenir
    une meilleure personne.
  117. Je ne peux plus laisser un enfant
    de 6 ans contrôler ma vie.
  118. Je dois le remettre à sa place.
  119. Je suis donc allé en ligne
    pour chercher de l'aide.

  120. Google était mon ami.
  121. (Rires)

  122. J'ai tapé : « Comment
    surmonter la peur du refus ? »

  123. J'ai trouvé un tas
    d'articles de psychologie
  124. expliquant d'où venaient
    la peur et la douleur.
  125. Ensuite, j'ai trouvé des articles
    encourageants disant :
  126. « Ne le prenez pas personnellement,
    soyez au dessus de ça ! »
  127. Qui n'a pas déjà essayé cela ?
  128. (Rires)

  129. Mais pourquoi avais-je
    encore tellement peur ?

  130. Puis, j'ai trouvé ce site, par hasard,
  131. nommé : « rejectiontherapy.com ».
  132. (Rires)

  133. « Rejection therapy » est un jeu
    inventé par un entrepreneur canadien.

  134. Il s'appelle Jason Comely.
  135. Pour faire simple, il s'agit de
    s'exposer au refus pendant 30 jours.
  136. Chaque jour, on fait face à un refus
  137. et à la fin, on se libère
    progressivement de cette douleur.
  138. J'ai adoré cette idée.
  139. (Rires)

  140. J'ai dit : « Vous savez quoi ?
    Je vais essayer.

  141. Je vais m'exposer au refus
    pendant 100 jours. »
  142. Je trouverai mes propres idées de refus
  143. et j'en ferai un blog vidéo.
  144. Alors, voilà ce que j'ai fait.

  145. Voici ce à quoi ressemblait mon blog.
  146. Jour 1...
  147. (Rires)

  148. Emprunter 100 dollars à un inconnu.

  149. Alors je me suis rendu
    sur mon lieu de travail.
  150. Je suis descendu,
  151. j'ai vu ce grand type
    assis à un bureau.

  152. Il ressemblait à un vigile.
  153. Donc je me suis approché de lui.
  154. Et j'avançais vers lui,
  155. c'était la plus longue marche de ma vie.
  156. Mes cheveux se dressaient sur ma tête.
  157. J'étais en sueur
    et mon cœur battait la chamade.
  158. Une fois arrivé, j'ai dit :
  159. « Monsieur, puis-je
    vous emprunter 100 dollars ? »
  160. (Rires)

  161. Il m'a regardé et a répondu : « Non ! »

  162. « Pourquoi ? »
  163. Et j'ai simplement dit : « Non ? Désolé ».

  164. Je me suis retourné
    et me suis enfui en courant.
  165. (Rires)

  166. J'avais tellement honte.

  167. Mais comme que je m'étais filmé,
  168. cette nuit-là, je me voyais
    au moment du refus,
  169. j'ai vu à quel point j'étais terrifié.
  170. Je ressemblais à ce gamin
    dans « Sixième sens ».
  171. J'avais vu des morts.
  172. (Rires)

  173. Mais ensuite j'ai vu ce type

  174. et il n'avait pas l'air effrayant.
  175. C'était un type sympa, joufflu,
  176. et il m'a même demandé : « Pourquoi ? »
  177. En fait, il m'a demandé de m'expliquer.
  178. J'aurais pu dire un tas de choses.
  179. J'aurais pu expliquer,
    j'aurais pu négocier.
  180. Je n'ai rien fait de tout cela.
  181. Je n'ai fait que m'enfuir.
  182. Je me suis dit : « Wahou,
    c'est un microcosme de ma vie. »
  183. À chaque fois que je ressens
    le refus le plus infime,
  184. je m'enfuis aussi vite que possible.
  185. Et vous savez quoi ?
  186. Le lendemain, quoi qu'il arrive,
  187. je n'allais pas m'enfuir.
  188. Je resterai.
  189. Jour 2 : demander un burger gratuit.

  190. (Rires)

  191. Je me suis rendu dans un fast-food.

  192. J'ai terminé mon déjeuner,
    je suis allé à la caisse et j'ai dit :
  193. « Bonjour, puis-je
    avoir un burger gratuit ? »
  194. (Rires)

  195. Il avait l'air perdu :
    « Comment ça, un burger gratuit ? »

  196. (Rires)

  197. J'ai dit : « Comme quand on remplit
    votre boisson, mais avec un burger. »

  198. Il a dit : « Désolé,
    ça ne marche pas avec les burgers. »
  199. (Rires)

  200. Et quand ce refus est survenu,
    j'aurais pu m'enfuir, mais je suis resté.

  201. J'ai dit : « Écoutez, j'adore vos burgers,
  202. j'adore votre restaurant
  203. et si vous m'offrez un burger,
  204. je vous aimerai encore plus. »
  205. (Rires)

  206. Et il a dit : « D'accord,
    j'en parlerai à mon manager,

  207. et peut-être qu'on le fera,
    mais pas aujourd'hui, désolé. »
  208. Puis, je suis parti.
  209. Et, au fait,
  210. je doute qu'ils aient instauré ce concept.
  211. (Rires)

  212. Je crois que rien n'a changé.

  213. Mais le sentiment de terreur
    que j'avais ressenti la première fois
  214. avait disparu,
  215. parce que j'étais resté --
  216. parce que je ne m'étais pas enfui.
  217. Je me suis dit :
    « Génial, j'avance déjà.
  218. C'est super. »
  219. Et ensuite jour 3 : les donuts olympiques.

  220. C'est le jour où ma vie a été bouleversée.
  221. Je suis allé chez Krispy Kreme.
  222. C'est une chaîne de donuts
  223. surtout implantée
    dans le sud-est des États-Unis.
  224. Je suis sûr qu'il y en a ici aussi.
  225. Je suis entré,
  226. j'ai dit : « Avez-vous des donuts
    en forme d'anneaux olympiques ?
  227. En gros, vous imbriquez
    cinq donuts ensemble... »
  228. Il y a peu de chances
    qu'ils acceptent, n'est-ce pas ?
  229. La vendeuse de donuts m'a pris au sérieux.
  230. (Rires)

  231. Elle a pris une feuille de papier

  232. et a fait un schéma
    des couleurs et des anneaux,
  233. se demandant : « Comment peut-on faire ? »
  234. Et 15 minutes plus tard,
  235. elle est revenue avec une boîte
    d'anneaux olympiques.
  236. J'étais tellement ému.
  237. Je n'arrivais pas à y croire.
  238. Et cette vidéo compte
    plus de 5 millions de vues sur YouTube.
  239. Le monde entier n'y croyait pas non plus.
  240. (Rires)

  241. Grâce à cela, j'étais dans les journaux,

  242. des émissions de télé, partout.
  243. Et je suis devenu célèbre.
  244. Beaucoup de gens m'ont envoyé des e-mails
  245. disant :
    « Ce que vous faites est génial. »
  246. Mais en réalité, la célébrité,
    ça ne me faisait pas grand-chose.
  247. Ce que je voulais, c'était apprendre
  248. et changer.
  249. J'ai donc transformé le reste
    de mes 100 jours de refus
  250. en ce terrain de jeu --
  251. en ce projet de recherche.
  252. Je voulais voir
    ce que je pouvais en tirer.
  253. Et j'en ai tiré énormément de choses.

  254. J'ai découvert tant de secrets.
  255. Par exemple, j'ai découvert
    que si je ne m'enfuyais pas,
  256. lorsqu'on me disait non,
  257. je pouvais transformer
    un « non » en « oui »,
  258. et le mot magique, c'est « pourquoi ».
  259. Un jour, je suis entré chez un inconnu
    en tenant une fleur en main,

  260. j'ai frappé à la porte et dit :
  261. « Puis-je planter cette fleur
    dans votre jardin ? »
  262. (Rires)

  263. Et il a dit : « Non. »

  264. Mais avant qu'il ne parte, j'ai dit :
  265. « Puis-je savoir pourquoi ? »
  266. Et il a dit : « J'ai un chien
  267. qui déterre tout
    ce que je plante dans mon jardin.
  268. Je ne veux pas gâcher votre fleur.
  269. Si vous voulez faire ça,
    traversez la rue, demandez à Connie.
  270. Elle adore les fleurs. »
  271. C'est ce que j'ai fait.
  272. J'ai traversé la rue et frappé
    à la porte de Connie.
  273. Et elle était ravie de ma visite.
  274. (Rires)

  275. Une demi-heure plus tard,

  276. il y avait cette fleur
    dans le jardin de Connie.
  277. Elle doit avoir
    meilleure allure maintenant.
  278. (Rires)

  279. Mais si j'étais parti
    après le premier refus,

  280. j'aurais pensé :
  281. « C'est parce que ce type
    ne m'a pas fait confiance,
  282. c'est parce que j'avais l'air fou,
  283. parce que je n'étais pas
    bien habillé... »
  284. Ce n'était rien de tout ça.
  285. C'était parce que mon offre
    ne correspondait pas à ce qu'il voulait.
  286. Mais il avait assez confiance
    pour me recommander,
  287. pour utiliser un terme commercial.
  288. J'avais converti une recommandation.
  289. Puis un jour --

  290. j'ai aussi compris que je pouvais
    dire certaines choses
  291. pour maximiser mes chances
    d'obtenir un « oui ».
  292. Par exemple, un jour,
    je suis allé chez Starbucks
  293. et j'ai demandé au manager :
    « Pourrais-je être un hôte Starbucks ? »
  294. Il a demandé :
    « Qu'est-ce qu'un hôte Starbucks ? »
  295. J'ai dit : « Vous savez, comme
    les agents d'accueil chez Walmart ?
  296. Vous savez, ces gens qui vous saluent
    quand vous entrez,
  297. et vérifient que
    vous ne volez rien, en gros ?
  298. Je voudrais offrir une expérience Walmart
    aux clients de Starbucks. »
  299. (Rires)

  300. Euh, je ne suis pas certain
    que ce soit une bonne chose, en fait...

  301. En réalité, je suis presque sûr
    que c'est une mauvaise idée.
  302. Et il a dit : « Oh... » --
  303. C'est lui, sur la photo,
    il s'appelle Eric --
  304. et il a dit : « Je ne suis pas sûr. »
  305. « Pas certain. »
  306. Puis je lui ai demandé :
    « C'est bizarre ? »
  307. Il a dit : « Ouais, mec,
    c'est vraiment bizarre. »
  308. Mais aussitôt après avoir dit ça,
    son comportement avait changé.
  309. Comme s'il avait mis
    tous ses doutes sur la table.
  310. Et il a dit : « Tu peux essayer,
  311. ne sois pas trop bizarre. »
  312. (Rires)

  313. Et pendant l'heure qui a suivi,
    j'étais un hôte Starbucks.

  314. Je saluais chaque client qui entrait
  315. et lui souhaitais de bonnes fêtes.
  316. Je ne connais pas votre plan de carrière,
    mais ne soyez pas un hôte d'accueil.
  317. (Rires)

  318. C'était vraiment ennuyeux.

  319. Mais j'ai réussi parce que
    j'avais demandé : « C'est bizarre ? »
  320. J'ai mentionné le doute qui le traversait.
  321. Et en posant cette question,
    j'ai signifié que je n'étais pas bizarre.
  322. Cela voulait dire qu'en réalité,
    nous pensions de la même façon,
  323. voyant cela comme une chose bizarre.
  324. Et encore, et encore,
  325. j'ai compris que si je mentionnais
    les doutes que les gens pouvaient avoir
  326. avant de poser ma question,
  327. je gagnais leur confiance.
  328. J'avais plus de chances qu'on me dise oui.
  329. Et j'ai ensuite compris
    que je pouvais réaliser mes rêves...

  330. simplement en demandant.
  331. Vous savez, je suis issu
    de quatre générations d'enseignants
  332. et ma grand-mère m'a toujours dit :
  333. « Jia, tu peux faire tout ce que tu veux,
  334. mais ce serait génial
    si tu devenais enseignant. »
  335. (Rires)

  336. Je voulais être entrepreneur,
    donc cela n'est pas arrivé.

  337. Mais j'ai toujours rêvé
    d'enseigner quelque chose.
  338. Je me suis donc dit :
    « Et si je demandais
  339. à enseigner un cours à la fac ? »
  340. Je vivais à Austin à l'époque,
  341. je suis allé à l'Université
    du Texas à Austin,
  342. j'ai demandé à des profs :
    « Puis-je donner un cours ? »
  343. Cela n'a rien donné
    les premières fois.
  344. Mais je ne me suis pas enfui.
    J'ai continué à essayer --
  345. et à ma troisième tentative,
    le professeur était très impressionné.
  346. Il a dit : « Personne n'a
    jamais fait ça avant. »
  347. Et j'étais venu préparé
    avec des présentations et mon cours.
  348. Il a dit : « Je peux en faire
    quelque chose.
  349. Et si vous reveniez dans deux mois ?
    Je vous intégrerai au programme. »
  350. Et deux mois plus tard,
    je donnais un cours.
  351. C'est moi ici -- on ne voit pas bien,
    c'est une mauvaise photo.

  352. Vous savez, parfois même
    on vous refus la lumière...
  353. (Rires)

  354. Après avoir donné ce cours,
    j'en suis sorti en larmes.

  355. car je me suis dit
  356. que je pouvais réaliser mon rêve
    simplement en demandant.
  357. Je pensais que je devais
    accomplir toutes ces choses --
  358. être un grand entrepreneur,
    ou obtenir un doctorat pour enseigner --
  359. mais non, j'ai juste demandé
  360. et j'ai pu enseigner.
  361. Et sur cette photo que
    vous ne pouvez pas bien voir,

  362. j'ai cité Martin Luther King.
  363. Pourquoi ? Car ma recherche m'a montré
    que ceux qui avaient changé le monde,
  364. la façon dont nous vivons et pensons,
  365. sont ceux qui ont d'abord fait face
    à des refus, souvent violents.
  366. Des personnes comme
    Martin Luther King,
  367. comme Mahatma Gandhi, Nelson Mandela
  368. ou même Jésus-Christ.
  369. Ils n'ont pas laissé
    ces refus les définir.
  370. Ce qui les a définis, ce sont
    leurs propres réactions face à ces refus.
  371. Ils ont accepté le refus.
  372. Et nous n'avons pas à être ces personnes
    pour comprendre le refus.

  373. Dans mon cas,
  374. le refus était ma malédiction,
  375. ma bête noire.
  376. Cela m'a dérangé toute ma vie,
    parce que je m'enfuyais.
  377. Puis j'ai commencé à l'accepter.
  378. J'en ai fait le cadeau le plus
    précieux que j'aie jamais reçu.
  379. J'ai pu montrer aux gens comment
    transformer chaque refus en opportunité.
  380. Je m'appuie sur mon blog, mon discours,
  381. le livre que je viens de publier.
  382. Je crée même une technologie
    qui aide à surmonter la peur du refus.
  383. Quand vous faites face
    au refus dans la vie,

  384. quand vous faites face à un obstacle
  385. ou un échec,
  386. étudiez vos options.
  387. Ne fuyez pas.
  388. Si vous les acceptez,
    tout simplement,
  389. ils peuvent aussi devenir vos cadeaux.
  390. Merci.

  391. (Applaudissements)