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l'Enfant d'Internet : l'histoire de Aaron Swartz

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    Il existe des lois injustes.
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    Est-ce que nous devons nous contenter d'y obéir, ou devons-nous tenter de les modifier en y obéissant jusqu'à ce que nous ayons réussi à les changer
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    Ou devons-nous les transgresser d'abord en premier ?
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    Un des co-fondateurs du site Reddit a été trouvé mort.
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    Il était certainement un prodige, bien qu'il ne se soit jamais considéré comme tel.
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    Il n'était absolument pas excité
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    par le fait de démarrer des entreprises et faire de l'argent.
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    Il y a un sentiment profond de perte à Highland Park
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    la ville de Aaron Swartz
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    ce jour où ceux qui l'aimaient disent adieu à l'une des plus brillantes lumières de l'internet.
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    Les activistes de la liberté, de l'open access et des ordinateurs pleurent sa perte.
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    "Un intellect étonnant", si vous parliez à ceux qui le connaissaient.
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    Il a été tué par le gouvernement.
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    et le MIT a trahi tous ses principes de base.
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    Ils voulaient faire un exemple avec lui.
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    Les gouvernements ont un désir insatiable de contrôler.
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    Il faisait face potentiellement à 35 ans de prison et une amende de un million de dollars.
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    Soulevant des questions de zèle en matière de poursuites, et je dirais même une faute.
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    Avez-vous examiné cette question précise et en avez-vous tiré des conclusions ?
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    En grandissant, vous savez, j'ai lentement eu ce cheminement de réaliser
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    que toutes les choses autour de moi, dont les gens me disaient
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    qu'elles étaient la manière naturelle d'être des choses, la manière dont les choses devaient être
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    Elles n'étaient pas naturelles du tout, certaines choses pouvaient être changées
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    et plus important, il y avait des choses qui étaient fausses et devaient changer.
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    Et une fois que j'ai réalisé cela, il n'y avait plus moyen de revenir en arrière.
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    L'enfant d'Internet
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    Bienvenue à l'heure du conte.
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    Le titre du livre est "Paddington à la foire".
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    Bien, il est né à Highland Park et a grandi ici.
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    Aaron venait d'une famille de trois frères, tous extrêmement brillants.
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    Oh, la boîte est en train de basculer...
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    Donc nous étions tous, vous savez, pas les enfants les plus disciplinés.
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    Vous savez, trois garçons courant partout tout le temps et faisant des bêtises.
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    Hey, non, non, non !
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    - Aaron !
    - Quoi ?
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    Mais j'ai fini par réaliser que Aaron avait appris comment apprendre à un âge très jeune.
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    "Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, sept, huit, neuf, dix"
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    - Toc, toc !
    - Qui est-là ?
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    - Aaron
    - Aaron qui ?
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    - Aaron Funnyman.
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    Il savait ce qu'il voulait, et il voulait toujours le faire.
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    Il accomplissait toujours ce qu'il désirait.
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    Sa curiosité était sans bornes.
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    "Voici une petite image de ce que sont les planètes."
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    "Et chaque planète a un symbole.Le symbole de Mercure, le symbole de Vénus, le symbole de la Terre, le symbole de Mars, le symbole de Jupiter".
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    Un jour il dit à Susan : "qu'est-ce que c'est que ce divertissement familial gratuit au centre-ville de Highland Park ?"
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    "Divertissement familial gratuit au centre-ville de Highland Park"
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    ?
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    Elle lui demande : de quoi tu parles ?
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    Il dit : Regarde, ça dit ici sur le frigo "Divertissement gratuit au centre-ville de Highland Park".
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    Elle fut sidérée de voir qu'il savait lire.
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    Ça s'appelle "My Family Seder"
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    La nuit de Seder est différentes de toutes les autres nuits.
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    Je me souviens d'une fois, nous étions à la bibliothèque de l'Université de Chicago.
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    J'ai retiré un livre du rayon, qui datait de quelque chose comme 1900.
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    Je lui ai montré, et j'ai dit : tu sais, c'est un endroit extraordinaire.
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    Nous étions des enfants curieux, mais Aaron aimait vraiment apprendre et enseigner.
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    Et ce que nous allons apprendre est l'alphabet à l'envers.
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    Z, Y, X, W, V, U, T...
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    Je me souviens quand il rentra de son premier cours d'algèbre.
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    Il était genre : Noah, laisse-moi t'apprendre l'algèbre !
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    Et moi : qu'est-ce que l'algèbre ?
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    Et il était tout le temps comme cela.
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    Maintenant pressons ce bouton clic, là ! Maintenant ça donne ça !
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    Maintenant c'est rose !
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    Quand il avait deux ou trois ans, Bon l'initia aux ordinateurs,
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    alors il a juste décollé, comme un fou, sur eux.
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    (babillage)
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    Nous avions tous des ordinateurs, mais Aaron accrochait vraiment avec eux, avec l'Internet.
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    - Tu travailles sur l'ordinateur ?
    - Naann...
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    - Comment...Maman, pourquoi est-ce que rien ne fonctionne ?
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    Il commença à programmer à un âge très jeune.
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    Je me souviens que le premier programme écrit avec lui était en Basic, et était un jeu assez simple autour de Star Wars.
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    Il s'est assis avec moi dans le sous-sol, où l'ordinateur était,
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    pendant des heures, programmant ce jeu.
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    Le problème que j'avais avec lui est qu'il n'y avait rien que je voulais faire.
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    Et avec lui, il y avait toujours quelque chose à faire, toujours quelque chose que la programmation pouvait résoudre.
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    Aaron a toujours vu la programmation comme une sorte de magie.
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    Vous pouvez accomplir ces choses que les humains normaux ne peuvent pas faire.
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    Aaron fit un distributeur de billets en utilisant un Macintosh et une boîte en carton ondulé.
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    Une année pour Halloween, je ne savais pas ce que je voulais être,
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    et il pensa que ce serait vraiment cool, si je me déguisais comme son nouvel ordinateur favori,
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    qui était alors le premier iMac.
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    Je veux dire, il détestait se déguiser pour Halloween mais il adorait convaincre d'autres personnes
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    de s'habiller dans ces choses qu'il voulait voir.
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    Hôte Aaron, arrêtez ! Les gars, allez, regardez la caméra !
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    Spiderman regarde la caméra
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    Il fit ce site web appelé The Info, où les gens pouvaient juste apporter de l'information/
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    Je suis sûr que quelqu'un là-bas sait tout sur l'or, l'effeuillage or.
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    Pourquoi n'écrivent-ils pas à propos de ça sur ce site ? Et là d'autres personnes peuvent venir plus tard
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    et lire cette information, et l'éditer s'ils pensent qu'elle est mauvaise.
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    Pas trop éloigné de Wikipédia, non ?
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    Et c'était avant que Wikipédia commence, et ça a été par un gars de 12 ans,
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    Dans sa chambre, de lui-même, tournant sur son petit serveur, utilisant une technologie un peu ancienne.
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    Une des réponses des enseignants fut, genre : C'est une très mauvaise idée, vous ne pouvez pas laisser n'importe qui rédiger l'encyclopédie.
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    La raison pour laquelle nous avons des chercheurs est qu'ils écrivent ces livres pour nous.
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    Moi et mon autre frère allions, genre : Oh vous savez, Wikipédia est cool, mais nous avons eu ça à la maison genre il y a cinq ans.
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    Le site d'Aaron gagna un concours scolaire
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    lancé par la société de conception de sites Web basé à Cambridge, ArsDigita.
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    Nous sommes tous allés à Cambridge pour la ... quand il a remporté le prix de l'art centro
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    et nous n'avions aucune idée de ce que Aaron faisait.
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    Il était évident que le prix était vraiment important.
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    Aaron s'est vite impliqué avec les communautés de programmation en ligne,
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    puis dans le processus d'élaboration d'un nouvel outil pour le web.
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    Il s'amena en me disant, genre : Ben, il y a ce truc vraiment incroyable sur lequel je travaille.
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    Tu dois en entendre parler !
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    " Yeah, c'est quoi ?"
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    "C'est un truc appelé RSS."
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    Et il m'explique ce qu'est RSS, genre...genre pourquoi est-ce utile, Aaron ?
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    Est-ce qu'un seul site l'utilise, genre pourquoi est-ce que je devrais l'utiliser ?
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    Il y a cette maling liste pour les gens qui travaillent sur RSS, et XML d'une manière plus générale.
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    Et il y avait une personne nommée Aaron Swartz qui montrait un grand esprit de compétition, et très intelligente,
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    et qui avait beaucoup d'idées, mais ne venait jamais aux meetings IRL
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    Et il ne venait jamais aux meetings, et ils disaient
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    Tu sais, quand est-ce que tu vas venir à ces meetings IRL?
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    Et il dit : vous savez, je ne pense pas que ma mère me laissera. J'ai... Je viens juste d'avoir 14 ans.
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    Et donc leur première réaction a été, bien, vous savez, cette personne, ce collègue avec lequel ils travaillaient depuis toutes ces années...
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    avait 13 ans pendant qu'ils travaillaient ensemble, et n'avait que 14 ans maintenant.
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    Et leur seconde réaction était : Seigneur, nous voulons vraiment le rencontrer, vous savez. C'est extraordinaire !
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    Il a fait partie du comité qui a esquissé RSS.
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    Ce qu'il faisait été d'aider à construire la plomberie de l'hypertexte moderne.
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    La partie sur laquelle il travaillait, RSS, était un outil que vous pouvez utiliser pour obtenir des résumés
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    de choses qui vont se retrouver sur d'autres pages web.
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    Plus communément, vous pouvez utiliser cela pour un blog.Vous pourriez avoir 10 ou 20 blogs que vous voulez lire.
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    Vous utilisez leurs flux RSS, ces résumés de ce qui se passe sur ces autres pages
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    pour créer une liste unifiée de ce qui se passe ailleurs.
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    Aaron était vraiment jeune, mais il comprenait la technologie et il voyait qu'elle était imparfaite
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    et il cherchait des moyens d'aider à la rendre meilleure.
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    Alors sa mère a commencé à le mettre dans des avions à Chicago, nous le récupérions à San Francisco.
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    Nous l'avons présenté à des personnes intéressantes pour discuter avec elles, et nous nous sommes étonnés de ses horribles habitudes alimentaires.
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    Il ne mangeait que de la nourriture blanche, comme du riz à la vapeur, pas de riz frit parce que ce n'était pas assez blanc
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    et du pain blanc, et ainsi de suite...
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    Et vous vous étonnez de la qualité du débat qui émerge de ceci,
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    de ce qui semble être la bouche d'un jeune garçon.
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    Et vous pensiez, voici un gamin qui ira loin s'il ne meurt pas du scorbut.
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    Aaron, tu es en haut !
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    Je pense que la différence est que maintenant vous ne pouvez pas faire des compagnies type point-com
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    Vous ne pouvez pas avoir des compagnies qui se contentent de vendre de la nourriture pour chien via l'Internet, ou via les smartphones.
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    Mais il y a encore beaucoup d'innovation en cours.
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    Dites-vous que peut-être que si vous ne voyez pas l'innovation, peut-être que votre tête est dans le sable.
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    Il était là-dessus, comme un nerd de base, genre
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    "Je suis plus intelligent que toi, et parce que je suis plus intelligent je suis meilleur que toi,
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    et je peux te dire quoi faire".
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    C'est une de ses facettes, genre, lui étant un peu comme un crétin.
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    Donc vous mettez ensemble tous ces ordinateurs et maintenant ils résolvent de gros problèmes
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    comme chercher des extra-terrestres et essayer de guérir le cancer.
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    Je l'ai rencontré la première fois sur IRC, ou Internet Relay Chat.
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    Il ne faisait pas qu'écrire du code, il parvenait aussi à intéresser les gens pour qu'ils résolvent les problèmes qu'il avait.
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    C'était un connecteur.
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    Le mouvement de la culture libre, il avait beaucoup de cette énergie.
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    Je pense que Aaron essayait de faire que le monde fonctionne.Il essayait de le réparer.
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    Il avait une forte personnalité, qui peut de temps à autre prendre la mouche.
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    Il n'était pas toujours très à l'aise dans le monde
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    et le monde n'était pas toujours très à l'aise avec lui.
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    Aaron est allé au lycée et il a mal vécu l'école, à en être malade.
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    Il n'aimait pas l'école, il n'aimait aucun de ses cours, il n'aimait pas les professeurs.
  • 11:28 - 11:30
    Aaron savait vraiment comment trouver une information.
  • 11:30 - 11:35
    Il était genre "Je n'ai pas besoin d'aller voir cet enseignant pour apprendre la géométrie.
  • 11:35 - 11:37
    Je peux simplement lire le livre de géométrie.
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    Et je n'ai pas besoin d'aller chez cet enseignant pour apprendre leur version de l'histoire Américaine,
  • 11:41 - 11:45
    puisque j'ai genre 3 synthèses historiques ici, je peux simplement les lire.
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    Et d'ailleurs cela ne m'intéresse pas, je suis intéressé par le web".
  • 11:49 - 11:53
    J'étais très frustré avec l'école, je pensais que les enseignants ne savaient pas de quoi ils parlaient.
  • 11:53 - 11:57
    Ils dominaient et contrôlaient, les devoirs à la maison étaient une sorte de honte
  • 11:57 - 12:01
    et ce n'était finalement qu'un moyen de les occuper en les faisant gratter du papier.
  • 12:01 - 12:05
    Et, vous savez, j'ai commencé à lire des livres sur l'histoire de l'éducation
  • 12:05 - 12:08
    et comment ce système éducatif s'est développé.
  • 12:08 - 12:11
    Et, vous savez, les alternatives à ce système et les façons dont on pouvait apprendre de manière effective
  • 12:11 - 12:15
    par opposition au système qui impose de recracher ce qu'un professeur a dit.
  • 12:15 - 12:19
    Et cela m'a conduit à m'interroger sur plusieurs choses. Une fois que je m'étais interrogé sur l'école dans laquelle j'étais,
  • 12:19 - 12:24
    je me suis interrogé sur l'entreprise qui avait construit l'école, les métiers pour lesquels l'école formait les gens,
  • 12:24 - 12:28
    je me suis interrogé sur le gouvernement qui avait mis en place toute cette structure.
  • 12:28 - 12:32
    Une des choses qui le passionnait le plus, particulièrement à cette époque, c'était le copyright.
  • 12:32 - 12:38
    Le copyright a toujours été une sorte de fardeau (?) pour les éditeurs et les lecteurs,
  • 12:38 - 12:43
    mais ce n'était pas un fardeau excessif, c'était un dispositif raisonnable,
  • 12:44 - 12:47
    permettant de s'assurer que les gens soient payés.
  • 12:47 - 12:53
    Ce à quoi la génération d'Aaron a été confronté, c'est la collision entre ce système antique du copyright
  • 12:53 - 12:57
    et cette incroyable nouveauté que nous essayions de construire, Internet le web.
  • 12:57 - 13:00
    Ces choses entrèrent en collision, et ce que nous avons obtenu était le chaos.
  • 13:02 - 13:06
    Il a alors rencontré Lawrence Lessig, professeur à Harvard
  • 13:06 - 13:09
    qui, à l'époque, contestait la loi sur le copyright au niveau de la Cour Suprême.
  • 13:09 - 13:13
    Le jeune Aaron Swartz s'est alors envolé pour Washington pour écouter les auditions de la Cour Suprême.
  • 13:13 - 13:18
    Je suis Aaron Swartz et je suis ici pour écouter le débat, pour voir les documents du débat.
  • 13:18 - 13:23
    Pourquoi avoir fait le trajet jusqu'ici depuis Chicago pour voir ce débat ?
  • 13:23 - 13:26
    C'est une question plus difficile.
  • 13:29 - 13:34
    Je ne sais pas, c'est très excitant de voir la Cour Suprême,
  • 13:34 - 13:37
    particulièrement dans un cas si prestigieux.
  • 13:43 - 13:47
    Lessig allait aussi de l'avant avec une nouvelle manière de définir le copyright sur Internet.
  • 13:47 - 13:49
    Cela s'appelait les Creative Commons.
  • 13:49 - 13:54
    L'idée de base des Creative Commons est d'offrir la possibilité aux gens, aux créateurs,
  • 13:54 - 13:59
    une solution simple d'associer à leurs créations les libertés d'utilisation qu'ils souhaitent.
  • 13:59 - 14:05
    Donc si le copyright est le monde du "Tous droits réservés", on est là dans le modèle du "Certains droits réservés".
  • 14:05 - 14:09
    Je veux une solution simple de vous dire : voici ce que vous pouvez faire avec mon travail,
  • 14:09 - 14:14
    même s'il existe certaines situations pour lesquelles vous aurez besoin de ma permission.
  • 14:14 - 14:17
    Et le rôle d'Aaron était la partie informatique.
  • 14:17 - 14:21
    Comme : comment construire ces licences pour qu'elles soient simples et compréhensibles
  • 14:21 - 14:24
    et exprimées de façon à ce que les machines puissent les traiter.
  • 14:24 - 14:30
    Et les gens disaient : pourquoi est-ce ce gamin jeune de 15 ans qui écrit les spécifications des Creative Commons ?
  • 14:30 - 14:32
    Ne pensez-vous pas que c'est une énorme erreur ?
  • 14:32 - 14:36
    Et ils répondaient : la plus grosse erreur que nous pourrions faire, c'est de ne pas écouter ce gamin.
  • 14:36 - 14:40
    Il est à peine assez grand pour que sa tête dépasse derrière le pupitre.
  • 14:40 - 14:43
    Et c'était un podium mobile, c'était donc un peu embarassant,
  • 14:43 - 14:46
    car lorsqu'il ouvrait son écran, personne ne pouvait plus voir sa tête.
  • 14:47 - 14:51
    Lorsque vous arrivez sur notre site web, et que vous allez sur "Choisir une licence",
  • 14:51 - 14:57
    il vous propose une liste d'options, vous explique ce que cela signifie, et vous avez trois questions simples :
  • 14:58 - 15:00
    Voulez-vous que l'œuvre soit attribuée à son auteur ?
  • 15:00 - 15:03
    Voulez-vous permettre un usage commercial de votre travail ?
  • 15:04 - 15:06
    Souhaitez-vous autoriser les modifications sur votre travail ?
  • 15:06 - 15:12
    J'ai été frappée, complètement sidérée que ces adultes le regardent comme un des leurs.
  • 15:12 - 15:16
    Et Aaron se tenait debout face à cette assemblée et commençait à parler
  • 15:16 - 15:20
    de cette plateforme qu'il avait créée pour les Creative Commons.
  • 15:20 - 15:23
    Et ils l'écoutaient tous ...
  • 15:23 - 15:29
    J'étais assise au fond, me disant : ce n'est qu'un gamin, pourquoi l'écoutent-ils ?
  • 15:29 - 15:30
    Mais ils l'écoutaient ...
  • 15:30 - 15:33
    En fait, je crois bien que je ne comprenais pas vraiment.
  • 15:33 - 15:37
    Bien que les critiques aient dit que cela ne faisait pas grand chose pour s'assurer que les artistes soient payés pour leur travail,
  • 15:37 - 15:41
    le succès des Creative Commons a été énorme.
  • 15:41 - 15:47
    À l'heure actuelle, rien que sur Flickr, plus de 200 millions de personnes utilisent une des licences Creative Commons.
  • 15:47 - 15:57
    Il a contribué par ses compétences techniques, mais pour lui ce n'était pas que de la technique.
  • 15:58 - 16:01
    Aaron a souvent écrit de manière candide dans son blog personnel :
  • 16:01 - 16:06
    Je réfléchis profondément, et j'aimerais que les autres fassent de même.
  • 16:07 - 16:11
    Je travaille pour des idées et j'apprends au contact des autres. Je n'aime pas exclure les gens.
  • 16:11 - 16:16
    Je suis perfectionniste, ???
  • 16:16 - 16:20
    À part pour l'éducation et les divertissements, je ne veux pas perdre mon temps
  • 16:20 - 16:22
    sur des choses qui n'auront pas d'impact.
  • 16:22 - 16:26
    J'essaie d'être ami avec tout le monde, mais je déteste que l'on ne me prenne pas au sérieux.
  • 16:26 - 16:32
    Je ne suis pas rancunier, ce n'est pas productif, mais j'apprends de ces expériences.
  • 16:32 - 16:35
    Je veux rendre le monde meilleur.
  • 16:41 - 16:46
    En 2004, Swartz quitte Highland Park et s'inscrit à l'université de Stanford.
  • 16:46 - 16:52
    Il avait des problèmes de santé, et nous faisions tous attention à ce qu'il prenne ses médicaments.
  • 16:52 - 16:56
    Il avait été hospitalisé et devrait prendre chaque jour un cocktail de pilules.
  • 16:57 - 17:01
    Une de ces pilules étaient un stéroïde qui a limité sa croissance,
  • 17:01 - 17:05
    et le faisait se sentir différent des autres étudiants.
  • 17:05 - 17:08
    Aaron, je pense, est arrivé à Stanford prêt à suivre des études
  • 17:08 - 17:13
    et s'est finalement retrouvé dans un programme de "daby-sitting" à destination de lycéens surdoués,
  • 17:13 - 17:21
    qui sont destinés à devenir, après quatre ans, de grands entrepreneurs et faire partie des "1%"
  • 17:21 - 17:26
    et je pense que ça le rendait fou.
  • 17:26 - 17:29
    En 2005, après seulement un an à l'université,
  • 17:29 - 17:36
    Swartz s'est vu proposer un poste dans un incubateur de start-ups du nom de Y Combinator, dirigé par Paul Graham.
  • 17:36 - 17:40
    C'était du genre : Hé, j'ai cette idée pour un site web !
  • 17:40 - 17:43
    Et Paul Graham a trouvé ça intéressant et a répondu : Yeah, bien sûr !
  • 17:43 - 17:47
    Tout à coupe, il a quitté la fac et a emménagé dans cet appartement ...
  • 17:47 - 17:50
    C'était donc l'appartement d'Aaron quand il est arrivé ici.
  • 17:50 - 17:55
    Je me souviens de mon père m'expliquant les difficultés à trouver une location,
  • 17:55 - 17:59
    parce qu'Aaron n'avait pas de carte de crédit et venait de quitter la fac.
  • 17:59 - 18:05
    aaron habitait dans ce qui est maintenant le salon, quelques posters subsistent de l'époque où il habitait ici.
  • 18:05 - 18:10
    Et la bibliothèque ... Il y a plus de livres, mais beaucoup appartenaient à Aaron.
  • 18:12 - 18:18
    Le site qu'Aaron avait créé chez Y Combinator s'appelait Infogami, un outil pour créer des sites web.
  • 18:18 - 18:21
    Mais infogami n'a pas réussi à trouver son public, et Swartz a finalement
  • 18:21 - 18:25
    fusionné sa société avec un autre projet d'Y Combinator qui avait besoin d'aide.
  • 18:25 - 18:30
    C'était un projet dirigé par Steve Huffman et Alexis Ohanian qui s'appelait Reddit.
  • 18:30 - 18:34
    On en était là : on partait de rien. Pas d'utilisateurs, pas d'argent, pas de code,
  • 18:34 - 18:38
    et on devenait de jour en jour un site web extrêmement populaire.
  • 18:38 - 18:40
    Et ça n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter,
  • 18:40 - 18:44
    nous avions d'abord 1000 utilisateurs, puis 10 000, puis 200 000 et ainsi de suite. C'était juste incroyable !
  • 18:44 - 18:50
    Reddit est devenu énorme, et c'est en quelque sorte un lieu de rendez-vous geek sur le web.
  • 18:53 - 19:01
    Il y plein de blagues, d'œuvres d'art, et finalement plein de gens qui se regroupent sur le site
  • 19:01 - 19:08
    et ont fait de ce site celui qu'ils visitent chaque matin pour avoir des nouvelles.
  • 19:08 - 19:12
    Reddit a été proche du chaos par moment,
  • 19:12 - 19:19
    d'un côté c'est un site où les gens discutent de l'actualité, de technologie et de politique,
  • 19:19 - 19:25
    et de l'autre, il y a tout un tas de contenus Not Safe For Word (NSFW, pas sûr pour le travail), de contenus offensants,
  • 19:25 - 19:30
    certains sub-reddits sont un espace accueillant pour les trolls
  • 19:30 - 19:34
    et de ce point de vue, Reddit a été l'objet de controverses.
  • 19:34 - 19:37
    Finalement, Reddit est en équilibre au bord du chaos.
  • 19:37 - 19:41
    Reddit attire l'attention du géant de l'édition Condé Nast,
  • 19:41 - 19:43
    qui fait une offre pour acheter l'entreprise.
  • 19:43 - 19:47
    Un montant conséquent d'argent, assez conséquent pour que mon père ait à se poser des questions
  • 19:47 - 19:51
    du type : "Comment puis-je stocker tout cet argent ?"
  • 19:51 - 19:54
    - beaucoup d'argent comme ...
    - beaucoup d'argent.
  • 19:54 - 20:00
    Probablement plus d'un million de dollars, mais en fait je ne sais pas.
  • 20:00 - 20:03
    - et quel âge a-t-il à cette époque ?
    - 19, 20...
  • 20:05 - 20:11
    C'était dans cet appartement, ils étaient assis sur les ancêtres de ces canapés
  • 20:11 - 20:15
    à hacker Reddit, et quand ils ont vendu Reddit
  • 20:15 - 20:19
    ils ont organisé une grande fête, et se sont tous envolés pour la Californie le lendemain
  • 20:19 - 20:20
    et m'ont laissé les clés.
  • 20:24 - 20:27
    En fait c'était marrant, il venait juste de vendre sa start-up alors nous pensions tous
  • 20:27 - 20:31
    qu'il était le plus riche
  • 20:31 - 20:34
    mais il nous dit : "Oh non, je vais prendre cette petite pièce grand comme une boîte à chaussure, c'est tout ce dont j'ai besoin".
  • 20:34 - 20:36
    C'était à peine plus grand qu'un placard.
  • 20:36 - 20:42
    L'imaginer, dépensant son argent dans des objets futiles, paraissait tellement peu plausible.
  • 20:43 - 20:48
    Il l'expliquait comme cela : "j'aime vivre dans des appartements donc je ne vais pas dépenser d'argent pour un nouvel espace, je ne vais pas acheter un château.
  • 20:48 - 20:50
    Et j'aime porter des jeans et un tee-shirt,
  • 20:50 - 20:52
    donc je ne vais pas dépenser plus d'argent dans des vêtements.
  • 20:52 - 20:54
    En fait ce n'est pas un problème !"
  • 20:54 - 20:56
    Ce qui est un enjeu pour Swartz est la manière dont le trafic est géré sur Internet.
  • 20:58 - 21:01
    Et ce qui commande notre attention.
  • 21:01 - 21:04
    Dans l'ancien système de radiodiffusion, vous êtes fondamentalement limité par la disponibilité
  • 21:04 - 21:09
    des fréquences. Vous ne pouvez envoyer que 10 chaînes télé sur les ondes.
  • 21:09 - 21:11
    Ou même avec le cable, vous aviez 500 chaînes.
  • 21:11 - 21:16
    Sur Internet, tout le monde peut avoir sa chaîne. Chacun peut créer un blog, ou une page Myspace.
  • 21:16 - 21:18
    Chacun a la possibilité de s'exprimer.
  • 21:18 - 21:21
    Ce que l'on voit désormais ne dépend pas de qui a accès aux fréquences,
  • 21:21 - 21:25
    cela dépend de qui contrôle la manière dont on peut trouver les gens.
  • 21:25 - 21:29
    Vous savez, le pouvoir commence à se concentrer sur des sites comme Google, qui sont des sortes de guide qui vous indiquent
  • 21:29 - 21:31
    où vous souhaitez aller sur le web.
  • 21:31 - 21:34
    Les gens qui vous fournissent vos sources d'information.
  • 21:34 - 21:38
    Donc ce n'est pas certaines personnes ont le droit de parler, maintenant tout le monde a
  • 21:38 - 21:41
    le droit de parler. La question est de savoir qui est entendu.
  • 21:45 - 21:50
    Après ses débuts à San Francisco chez Condé Nast, il est venu au bureau
  • 21:50 - 21:54
    et ils ont voulu lui donner un ordinateur avec un système clé en main.
  • 21:54 - 21:57
    Et ils lui ont dit qu'il ne pourraient pas installer de nouveaux logiciels sur son ordinateur.
  • 21:57 - 21:59
    Ce qui est scandaleux pour un développeur.
  • 21:59 - 22:02
    Dès le premier jour il se plaignait de tous ces trucs.
  • 22:05 - 22:11
    "Murs gris, bureaux gris, bruits gris. Dès le premier jour je savais que ce ne serait pas possible.
  • 22:11 - 22:15
    À l'heure du déjeuner, je me suis littéralement enfermé aux toilettes et j'ai commencé à pleurer.
  • 22:15 - 22:18
    Je ne peux pas imaginer rester sain d'esprit avec ce bourdonnement à mes oreilles toute la journée.
  • 22:18 - 22:22
    Et encore moins mener un travail à son terme.
  • 22:22 - 22:24
    Personne d'autres ne semblait concrétiser quoi que ce soit d'ailleurs.
  • 22:24 - 22:28
    Il y a toujours quelqu'un qui débarque dans le bureau, pour traîner, discuter ou nous proposer de jouer
  • 22:28 - 22:30
    au nouveau jeu vidéo que Wired était en train de tester."
  • 22:33 - 22:38
    Il avait vraiment des aspirations différentes, orientées politiquement.
  • 22:38 - 22:42
    Et ce n'est pas vraiment dans le culture de la Silicon Valley
  • 22:42 - 22:45
    qui oriente les activités techniques pour atteindre des objectifs politiques.
  • 22:48 - 22:51
    Aaron détestait travaillait pour une entreprise.
  • 22:51 - 22:53
    Ils détestaient tous travailler pour Condé Nast, mais Aaron est le seul qui ne prenait pas sur lui.
  • 22:53 - 22:56
    et Aaron a fini par se faire licencier.
  • 22:56 - 22:58
    En ne se rendant plus au bureau.
  • 23:01 - 23:05
    C'était fait pour être une vraie rupture.
    À la fois Alexis Ohanian et Steve Huffman
  • 23:05 - 23:08
    refusèrent d'être interviewés pour ce film.
  • 23:09 - 23:16
    Il rejetait le monde des affaires. Une des choses vraiment importantes à se rappeler
  • 23:16 - 23:23
    à propos de ce choix d'Aaron de quitter la culture start-up est qu'il laissait aussi derrière lui
  • 23:23 - 23:31
    les choses qui l'avaient rendu connu et apprécié.
    Il prenait le risque de décevoir ses fans.
  • 23:31 - 23:34
    Il est arrivé là où il devait aller, et eut la lucidité
  • 23:34 - 23:43
    de réaliser qu'il avait gravi cette montagne de merde pour arracher
  • 23:43 - 23:46
    la seule rose et découvrir qu'il avait perdu l'odorat.
  • 23:46 - 23:50
    Et plutôt que de s'asseoir en affirmant que ce n'était pas si grave que ça le semblait,
  • 23:50 - 23:54
    il chercha la rose dans chaque instant.
  • 23:54 - 23:57
    Il redescendit. Ce qui est plutôt cool.
  • 23:58 - 24:02
    Aaron voyait toujours la programmation comme de la magie.
  • 24:02 - 24:07
    Vous pouvez accomplir ces choses que les humains ne peuvent pas faire, quand vous êtes capables de programmer.
  • 24:07 - 24:13
    Donc, si vous avez des pouvoirs magiques, les utilisez-vous pour faire le bien, ou des montagnes d'argent ?
  • 24:15 - 24:18
    Swartz était inspiré par un des visionnaires qu'il avait rencontré étant gamin.
  • 24:18 - 24:22
    L'homme qui a inventé le World Wide Web, Tim Berners-Lee.
  • 24:22 - 24:26
    Dans les années 1990, Berners-Lee était assis
  • 24:26 - 24:29
    sur l'une des inventions les plus lucratives du 20ème siècle.
  • 24:29 - 24:35
    Mais au lieu de profiter de l'invention du World Wide Web, il l'offrit gratuitement.
  • 24:36 - 24:40
    C'est la seule raison pour laquelle le Web existe existe aujourd'hui.
  • 24:41 - 24:45
    Aaron est de manière certaine profondément influencé par Tim.
  • 24:45 - 24:51
    Tim est un génie du premier internet, qui n'a aucun goût du gain.
  • 24:51 - 24:56
    Il n'est absolument pas intéressé par la manière dont il pourrait se faire des milliards de dollars.
  • 24:56 - 24:58
    Les gens disaient, ah, il y a de l'argent à se faire là,
  • 24:58 - 25:01
    là où il y aurait plein de petits webs.
  • 25:01 - 25:02
    Au lieu d'un seul gros web.
  • 25:02 - 25:05
    Or un petit web, toutes sortes de webs, ça ne fonctionne pas,
  • 25:05 - 25:07
    parce que vous ne pouvez pas suivre les liens de l'un à l'autre.
  • 25:10 - 25:14
    Il faut avoir une masse critique, la planète entière en fait,
  • 25:14 - 25:17
    donc ça ne va pas marcher tant que la planète entière n'a pas été acceptée à bord.
  • 25:24 - 25:28
    Je ressens profondément qu'il n'est pas suffisant de se contenter de vivre dans le monde tel qu'il est,
  • 25:29 - 25:35
    de se contenter de ce que vous avez, et de suivre les choses que les adultes vous disent de faire,
  • 25:35 - 25:39
    et que vos parents vous disent de faire, et de ce que la société vous dit de faire. Je pense que vous devriez toujours vous interroger sur tout ça.
  • 25:39 - 25:43
    J'ai cette attitude très scientifique, que tout ce que vous avez appris n'est que provisoire,
  • 25:43 - 25:49
    Vous savez, c'est toujours ouvert à la rétractation ou à la réfutation ou à l'interrogation. Et je pense que la même chose s'applique à la société.
  • 25:49 - 25:53
    Une fois que j'ai réalisé qu'il y avait des problèmes très concrets, fondamentaux,
  • 25:53 - 25:59
    sur lesquels je pouvais intervenir, je n'ai plus vu de moyens d'oublier ça, je n'ai plus eu le choix.
  • 26:03 - 26:05
    Nous avons commencé à passer beaucoup de temps
  • 26:05 - 26:07
    juste comme des amis.
  • 26:09 - 26:12
    Nous parlions des heures, la nuit/
  • 26:14 - 26:18
    J'aurai dû comprendre qu'il flirtait avec moi. Je pense que quelque part,
  • 26:18 - 26:24
    je pensais que c'était une mauvaise idée, et que je faisais comme si cela n'arrivait pas.
  • 26:25 - 26:29
    Et mon mariage s'effondrait, et j'étais vraiment sans nulle part où aller.
  • 26:29 - 26:33
    Nous sommes devenus colocataires.Et j'ai amené ma fille.
  • 26:34 - 26:37
    Nous avons déménagé et décoré la maison, et c'était vraiment reposant.
  • 26:37 - 26:41
    Ma vie n'avait pas été reposante depuis longtemps, et la sienne non plus.
  • 26:47 - 26:54
    Nous avons été très proche dès le début de notre relation amoureuse.
  • 26:54 - 26:58
    Nous...Nous étions juste en contact permanent.
  • 26:58 - 27:02
    Mais nous étions tous les deux des personnalités dfficiles.
  • 27:04 - 27:11
    Dans une conversation très "Ally McBeal" il avoua qu'il avait une chanson préférée, et je lui ai demandé de la jouer pour moi.
  • 27:12 - 27:17
    C'est Extraordinary Machine, de Fiona Apple.
  • 27:17 - 27:24
    Je pense que c'était ce sentiment d'être un peu déchiré qu'on trouve dans la chanson.
  • 27:25 - 27:28
    Et toute cette espérance aussi.
  • 27:28 - 27:34
    ♪ À pieds c'est une lente escalade. Mais je suis habitué
    à être dans des situations inconfortables donc je ne peux m'arrêter...
  • 27:34 - 27:37
    changeant tout le temps ♪
  • 27:37 - 27:44
    De diverses manières, Aaron était incroyablement optimiste à propos de la vie. Même quand il ne le sentait pas,
  • 27:44 - 27:47
    il pouvait être incroyablement optimiste.
  • 27:47 - 27:50
    ♪ Extraordinary machine ♪
  • 27:53 - 27:58
    - Qu'est-ce que tu fais ?
    (Quinn) - Flickr a de la vidéo maintenant.
  • 28:00 - 28:02
    Swartz utilisa son énergie dans une série de nouveaux
  • 28:02 - 28:05
    projets concernant l'accès à l'information publique.
  • 28:05 - 28:08
    Y compris un site de responsabilisation appelé Watchdog.net
  • 28:08 - 28:11
    Et un projet appelé The Open Library
  • 28:11 - 28:15
    Donc le projet Open Library est un site web que vous pouvez visiter à openlibrary.org
  • 28:15 - 28:20
    Et l'idée est d'en faire un gigantesque wiki, un site web éditable avec une page par livre.
  • 28:20 - 28:24
    Donc pour chaque livre jamais publié nous voulons avoir une page web qui combine
  • 28:24 - 28:30
    toutes les informations des éditeurs, des marchands de livre, des bibliothèques, des libraires, des lecteurs
  • 28:30 - 28:35
    dans un seul site. Et nous voulons vous donner les liens vers où vous pouvez l'acheter, l'emprunter, le consulter.
  • 28:35 - 28:40
    J'aime les bibliothèques.Je suis le genre de personne qui découvre une nouvelle ville et cherche immédiatement la bibliothèque.
  • 28:40 - 28:44
    C'est le rêve derrière Open Library, construire un site web dans lequel vous pouvez sauter
  • 28:44 - 28:49
    de livre en livre, de personne à auteur, de sujet à idée. Aller à travers cet arbre immense
  • 28:49 - 28:54
    du savoir qui a été empaqueté et perdu dans les grandes bibliothèques physiques. On a du mal à trouver ce qu'on cherche,
  • 28:54 - 28:59
    ce n'est pas vraiment accessible en ligne. C'est très important parce que les livres sont notre héritage culturel.
  • 28:59 - 29:01
    Les livres sont l'endroit où les gens écrivent les choses.
  • 29:01 - 29:06
    Et voir tout cela englouti par une seule entreprise est un peu effrayant.
  • 29:07 - 29:11
    Comment pouvez-vous ouvrir un accès public au domaine public ?
  • 29:11 - 29:15
    Il peut paraître évident que vous avez un accès public au domaine public,
  • 29:15 - 29:21
    mais dans les faits, ce n'est pas vrai. Le domaine public devrait être libre pour tous.Mais il est souvent verrouillé.
  • 29:21 - 29:27
    Il y a souvent des gardes. C'est comme avoir un parc national avec un fossé autour
  • 29:27 - 29:33
    et des fusils et des tourelles, dans le cas où quelqu'un tenterait de profiter du domaine public.
  • 29:33 - 29:39
    Une des choses qui intéressait particulièrement Aaron était d'apporter un accès public au domaine public.
  • 29:39 - 29:43
    C'était une de ces choses qui lui ont apportées tant d'ennuis.
  • 29:46 - 29:53
    J'ai essayé d'accéder aux enregistrements de la Cour Fédéral aux États-Unis.
  • 29:54 - 29:59
    Ce que j'ai découvert était un système déroutant, appelé Pacer.
  • 30:00 - 30:03
    Pour Public Access to Court Electronic Records (Accès Public aux Enregistrements Électroniques de la Cour)
  • 30:03 - 30:07
    J'ai commencé à chercher sur Google, et c'est là que je suis tombé sur Carl Malamud.
  • 30:09 - 30:15
    L'accès aux documents juridiques aux États-Unis est un marché de 10 milliards de dollars par an.
  • 30:15 - 30:23
    Pacer est simplement une abomination incroyable des services du gouvernement. Cela coûte 10 cents la page,
  • 30:23 - 30:27
    C'est la chose la plus absurde que vous ayez jamais vue.Vous ne pouvez pas chercher dedans, vous ne pouvez rien marquer.
  • 30:27 - 30:32
    Vous devez utiliser une carte de crédit, et ce sont des enregistrements publics.
  • 30:32 - 30:37
    Les cours de districts américaines sont très importantes, c'est la source première de nos législations.
  • 30:37 - 30:44
    Jugements de droits civils, jugements sur les brevets, toutes sortes d'affaires. Les journalistes, les étudiants, les citoyens et les avocats
  • 30:44 - 30:49
    ont tous besoin de Pacer et il les combat à chaque étape du chemin.
  • 30:49 - 30:54
    Les personnes démunies ne peuvent pas accéder à la Loi comme celles qui ont une carte de crédit American Express Gold.
  • 30:55 - 30:57
    C'est un impôt sur l'accès à la justice.
  • 30:58 - 31:05
    La loi est le fondement opérationnel de notre démocratie et vous avez besoin de payer pour y accéder ?
  • 31:05 - 31:07
    Vous savez, ce n'est pas de la démocratie, cela.
  • 31:07 - 31:12
    Ils se font 120 millions de dollars par an avec le système Pacer
  • 31:12 - 31:18
    et, si l'on en croit leurs propres écrits, cela ne coûte rien. En fait, c'est illégal.
  • 31:19 - 31:26
    La loi e-gouvernement de 2002 dit que les tribunaux ne peuvent imposer des frais qu'à hauteur du strict nécessaire
  • 31:26 - 31:30
    pour rembourser les frais induits par Pacer.
  • 31:35 - 31:40
    En tant que fondateur de Public.Resource.Org, Malamud voulait protester contre les coûts de Pacer.
  • 31:40 - 31:43
    Il lança un programme appelé The Pacer Recycling Project,
  • 31:43 - 31:48
    où les gens pouvaient charger les documents issus de Pacer qu'ils avaient déjà payés
  • 31:48 - 31:51
    sur une base de données gratuite pour que d'autres personnes puissent les utiliser.
  • 31:51 - 31:55
    Les gens de Pacer subissaient beaucoup de pressions du Congrès et d'autres à propos de l'accès public
  • 31:55 - 32:01
    et donc ils construisirent un système dans 17 bibliothèques au travers du pays en offrant un accès gratuit à Pacer.
  • 32:02 - 32:08
    Vous savez, il n'y a une bibliothèque que tous les 22 000 miles carrés, je crois, ce n'était donc pas vraiment pratique.
  • 32:08 - 32:12
    J'ai encouragé les volontaires à rejoindre le "tribunal de la clef USB"
  • 32:13 - 32:17
    et à télécharger des documents depuis les bibliothèques qui offraient cet accès gratuit à Pacer, sur le site web du The Pacer Recycling Project
  • 32:17 - 32:21
    Les gens ont commencé à utiliser des clefs USB dans ces bibliothèques et à télécharger des paquets de documents
  • 32:21 - 32:25
    Et ils me les envoyaient... Je veux dire, c'était juste une blague.
  • 32:25 - 32:30
    En fait, quand vous cliquiez sur le site du tribunal de la clef USB, il y avait un extrait du Magicien d'Oz,
  • 32:30 - 32:32
    vous savez, le chat qui chante, et un clip vidéo apparaissait :
  • 32:32 - 32:35
    ♪ Nous représentons la guilde des sucettes. ♪
  • 32:35 - 32:40
    Et j'ai eu ces appels téléphoniques de Steve Shultz et Aaron, disant :
  • 32:40 - 32:43
    Gee, nous voudrions rejoindre le tribunal de la clef USB.
  • 32:44 - 32:47
    À ce moment-là, j'ai rencontré Aaron à une conférence.
  • 32:47 - 32:51
    C'est quelque chose qui doit vraiment être une collaboration entre un grand nombre de personnes différentes.
  • 32:51 - 32:54
    Donc je l'ai approché et j'ai dit :
  • 32:54 - 32:58
    Hey, je pense à une intervention sur le problème Pacer.
  • 33:00 - 33:05
    Schultz avait déjà développé un programme qui pouvait automatiquement télécharger des documents sur Pacer
  • 33:05 - 33:06
    à partir des bibliothèques.
  • 33:06 - 33:08
    Swartz a voulu jeter un oeil.
  • 33:09 - 33:13
    Je lui ai donc montré le code et je ne savais pas ce qui arriverait ensuite,
  • 33:13 - 33:18
    et ce qui est arrivé est que, au cours des quelques heures suivantes de la conférence,
  • 33:18 - 33:24
    il est resté assis dans un coin, améliorant mon code, recrutant un de ses amis
  • 33:24 - 33:32
    qui vivait près d'une de ces bibliothèques afin qu'il se rende à la bibliothèque pour commencer à tester son code amélioré,
  • 33:32 - 33:39
    au point que les gens dans les tribunaux ont réalisé que quelque chose n'allait pas comme prévu.
  • 33:39 - 33:43
    Et les données ont commencé à arriver, arriver, arriver,
  • 33:43 - 33:48
    et rapidement nous en sommes arrivés à 760 Go de documents Pacer, près de 20 millions de pages.
  • 33:49 - 33:52
    En utilisant les informations des bibliothèques d'accès gratuit,
  • 33:52 - 33:58
    Swartz effectuait des téléchargements parallèles massifs du système Pacer.
  • 33:58 - 34:04
    Il a été capable de récupérer près de 2,7 millions de documents issus de la Cour Fédérale, près de 20 millions de pages de textes.
  • 34:05 - 34:10
    Bon, je reconnais que 20 millions de pages est peut-être plus que ce que qu'attendaient les gens
  • 34:10 - 34:15
    qui avaient lancé le programme pilote d'accès à Pacer, mais surprendre un bureaucrate n'est pas illégal.
  • 34:15 - 34:21
    Aaron et Carl décidèrent d'aller parler au New York Times de ce qui était arrivé.
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    Ils ont aussi attirés l'attention du FBI, qui a commencé à surveiller la maison des parents de Swartz dans l'Illinois.
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    J'ai reçu un tweet de sa mère, disant "Appelle-moi !"
  • 34:31 - 34:34
    Je me suis demandé, qu'est-ce qu'il se passe là-bas ?
  • 34:34 - 34:40
    Et finalement, j'ai Aaron et vous savez, la mère d'Aaron était genre "Oh mon Dieu, le FBI, le FBI, le FBI !'
  • 34:40 - 34:47
    Un agent du FBI est passé sur notre allée devant la maison, essayant de voir si Aaron était dans sa chambre.
  • 34:47 - 34:53
    Je me souviens d'avoir été à la maison ce jour-là, me demandant pourquoi cette voiture montait sur notre allée,
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    puis reculait. C'est bizarre !
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    5 ans plus tard, quand j'ai lu ce rapport du FBI, je me suis dit Oh mon Dieu, c'était un agent du FBI, sur mon allée.
  • 35:05 - 35:09
    Il était terrifié.Il était totalement terrifié.
  • 35:10 - 35:15
    Il fut encore plus terrifié quand le FBI l'appela au téléphone,
  • 35:15 - 35:19
    et tenta de le convaincre de venir discuter dans un café sans avocat.
  • 35:20 - 35:24
    Il m'a raconté, il est rentré à la maison et s'est couché sur le lit et, vous savez, s'est mis à trembler.
  • 35:25 - 35:30
    Le téléchargement a fait apparaître des violations massives d'intimité dans les documents des tribunaux.
  • 35:30 - 35:34
    Finalement, les tribunaux ont été forcés de changer leurs politiques
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    Et le FBI a clos ses investigations en abandonnant toute charge.
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    Comment pouvez-vous vous considérer comme un homme de loi
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    et penser qu'il y a quoi que ce soit dans ce monde de mal
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    à rendre la loi publique ?
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    Aaron était prêt à prendre des risques
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    Pour des causes en lesquelles il croyait.
  • 36:17 - 36:21
    J'étais au Congrès et je l'ai invité à venir aux réunions internes pour un moment
  • 36:21 - 36:25
    de manière à ce qu'il puisse découvrir les processus de la politique.
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    Il découvrait une communauté, des compétences et d'une certain manière,
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    comment faire de la politique activement.
  • 36:31 - 36:36
    Il semble ridicule que des mineurs doivent meurtrir leur corps
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    couverts de sueur et sachant que s'ils arrêtent
  • 36:39 - 36:42
    ils ne seront pas capables de mettre de la nourriture sur la table le soir
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    quand je fais de plus en plus d'argent
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    en restant assis à regarder la télévision.
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    Mais apparemment le monde est ridicule.
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    Donc j'ai co-fondé le groupe appelé Progressive Change Campaign Committee
  • 36:53 - 36:57
    et ce que nous essayons de faire est d'organiser, au travers d'Internet, des gens
  • 36:57 - 36:59
    qui se préoccupent de politique progressive et de bouger le pays
  • 36:59 - 37:00
    dans une direction plus progressiste
Title:
l'Enfant d'Internet : l'histoire de Aaron Swartz
Description:

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Video Language:
English
Duration:
01:45:00

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