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← Déverrouiller l'ADN : Le Centre de Génomique Comparative

Comment le Centre de Génomique Comparative (CCG) démêle les secrets de l'ADN, nous aidant à comprendre la biologie de l'évolution et son potentiel impact dans de nouvelles applications médicales.

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Showing Revision 6 created 03/05/2020 by Cesslator.

  1. ♪ (musique) ♪
  2. Ce qui m'a probablement le plus attiré,
  3. c'est de répondre à ces questions
    longtemps restée en suspend
  4. et que je me posais depuis l'enfance.
  5. La biologie de l'évolution nous aide
    à comprendre la nature qui nous entoure.
  6. Avant toute chose, je m'intéresse
    aux questions de l'évolution.
  7. Je m'intéresse beaucoup à la biodiversité
    que nous voyons sur Terre.
  8. De l'identification des espèces
    aux grandes questions de l'évolution,
  9. tout peut être abordé avec l'ADN,
  10. et le CCG fournit toutes
    les ressources nécessaires.
  11. Donc si quelqu'un récupère des oiseaux,
    des reptiles ou autres, dehors,
  12. ils les ramènent au labo
    et en extrait l'ADN.
  13. Ils purifient l'ADN en le séparant
    de tout le matériel cellulaire,
  14. et on a de l'ADN pur.
  15. Une fois qu'on a de l'ADN pur,
    on peut faire toutes sortes de choses.
  16. On peut séquencer un gène
    pour divers organismes,
  17. puis les comparer les uns aux autres
    et construire une histoire évolutive
  18. ou un "arbre généalogique"
    des gènes et des espèces.
  19. Ces 30 dernières années,
  20. le principal dispositif de séquençage,
    c'est le séquençage de Sanger.
  21. Avec cette méthode, on regarde
    une section du génome à la fois.
  22. Avec les méthodes nouvelle génération,
  23. les données qu'on peut obtenir
    augmentent fortement,
  24. parce qu'on peut faire
    beaucoup de séquençage en parallèle.
  25. Ici, on a la machine de séquençage MiSeq
  26. et on peut produire 25 millions
    de séquences en une lecture.
  27. Plus récemment, le séquençage
    de 3ème génération est arrivé.
  28. Ici, on a un dispositif MinION
    d'Oxford Nanopore Technologies.
  29. En lisant ces signaux électriques,
    on est capable de lire l'ADN.
  30. Ça tient dans ma poche. C'est génial.
  31. (Rires)
  32. Matt Van Dam travaille actuellement
    avec cette technologie sur des charançons
  33. pour essayer de comprendre
    l'histoire évolutive des charançons.
  34. Les charançons sont une famille
    particulière de coléoptères.
  35. Un des problèmes de
    l'assemblage du génome,
  36. c'est qu'on a tous
    ces petits bouts d'information.
  37. Et parfois, les assembler comme il faut
    s'avère extrêmement compliqué.
  38. Le Nanopore s'en sort plutôt bien
    pour ces lectures plus longues.
  39. On a un groupe, ici à l'Académie,
    qui séquence
  40. le génome complet du
    poisson-ange pygmée.
  41. Et ça inclut tous les chromosomes,
  42. toutes les mitochondries,
    et tout le reste.
  43. C'est un travail très excitant.
  44. Lauren essaye de déterminer les gènes
    qui sont actifs ou activés
  45. et quels types de combinaisons
    peuvent être produits avec ces gènes
  46. s'ils sont activités ou pas.
  47. Un des trucs les plus fous,
  48. c'est qu'on a caractérisé
    qu'1% des venins de scorpions.
  49. Un même scorpion peut avoir
  50. 150 types de venin uniques
    dans sa glande à venin.
  51. Et ce, parce qu'il a des gènes pour créer
    tous ces différents venins,
  52. et ces venins sont
    hautement spécifiques.
  53. Il y a une recherche active
    sur l'usage de venin de scorpion
  54. pour traiter le cancer, l'arthrite,
    et de multiples scléroses.
  55. Donc elle utilise ce qu'on appelle
    " l'ARN-Seq " ou la transcriptomique,
  56. et ce qu'on fait c'est
    qu'on séquence toutes les protéines.
  57. C'est une façon d'éviter
    de séquencer tout le génome
  58. et de se focaliser uniquement sur l'ARN
    qui produit les protéines.
  59. Je suis impliqué dans le projet hippocampe
    depuis des années.
  60. On essayait de comprendre
    ce groupe très complexe.
  61. Apparemment, ils ont évolué
    très vite et vers différentes formes,
  62. donc on a des hippocampes,
    des vipères de mer, des dragons de mer,
  63. tous ces poissons aux formes folles,
    et nul ne connait vraiment leurs relations
  64. parce qu'ils ont évolué et
    divergé très rapidement
  65. et dans une très courte période.
  66. On utilise une nouvelle technologie
    appelée "éléments ultra-conservés",
  67. ce sont des morceaux de génome
  68. qui sont restés inchangés
    durant des centaines de millions d'années,
  69. donc on peut reconstituer ces branches.
  70. Nous exposons beaucoup d'amphibiens
    donc quand on en ramène,
  71. on doit s'assurer de ne pas propager
    de champignon chytride
  72. parmi les autres amphibiens.
  73. Si on contaminait les autres,
  74. ils mourraient probablement tous.
  75. On créé essentiellement ces sondes,
    qui sont des portions d'ADN
  76. qui correspondent aux marqueurs uniques
    du champignon chytride.
  77. Si la sonde correspond,
    on sait qu'il a ce champignon
  78. S'il n'y a pas de concordance, on sait
    qu'il n'y a pas d'infection fongique.
  79. Je pense que le rôle du CCG
    est d'aider chaque scientifique
  80. à répondre aux questions qu'il se pose,
    et il y a très peu de questions
  81. qu'on peut aborder
    sans données génétiques.
  82. On a toute ces informations
    accumulées pendant des décennies
  83. par des scientifiques et des naturalistes,
    et ils les déposent dans notre collection
  84. avec de très bonnes
    données écologiques associées.
  85. Il est très important qu'on puisse aussi
    délivrer ce savoir.
  86. ♪ (musique) ♪