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16 llengües

Showing Revision 22 created 08/12/2020 by Pallavi Goel.

  1. UNE SÉRIE NETFLIX ORIGINALE
  2. [Musique douce]

  3. Et action!

  4. C'est énorme!
  5. C'est épatant!
  6. J'oublie qu'ils sont pas réels.
  7. Ce que nous faisons ici, en fait,
    c'est créer un film historique.
  8. 90% de mon expérience
    cinématographique ici
  9. est comme ça.
  10. Créer une série
    qui se déroule à Williamsburg,
  11. mais qui est tournée à Berlin,
    ça m'embrouille les idées.
  12. Je pense que c'est très bien
    d'avoir une série en Yiddish.
  13. Nous travaillons peut-être dans une langue
    que personne comprend
  14. Ou avec des costumes et
    une culture que personne comprend
  15. Mais l'essentiel de ce qui se passe,
    tout le monde le comprend.
  16. C'est une très belle et unique histoire
  17. qui montre tous les deux côtés.
  18. Je ne pense pas qu'il s'agit
    de l'existence du Dieu dans l'histoire.
  19. Il s'agit plutôt... de notre
    droit à nous exprimer.
  20. Et les gens comme moi
    n'ont jamais eu cette opportunité.
  21. Nous n'étions jamais
    représentés dans les histoires
  22. présentes dans la culture populaire.
  23. Donc, nous ne savions pas
    créer nos propres histoires.
  24. Je pense que c'est la première série
    à dépeindre correctement
  25. la communauté hassidique.
  26. Ce sont de vrais gens,
    avec des expériences universelles...
  27. ...où on peut se reconnaître.
  28. Quand la communauté regarde la série,
    et quand quelqu'un comme moi la regarde,
  29. on voit que cette fille vit
    exactement comme elle
  30. et si elle a osé suivre ses rêves
  31. pourquoi pas cette fille.
  32. Dans les coulisses de Orthodox
  33. Quand j'ai rencontré Anna et Alexa,
    et que nous sommes devenues amies
  34. j'ai compris que si jamais
    quelqu'un peut vraiment comprendre
  35. de quoi parle cette histoire
  36. et de la mettre en oeuvre
  37. de manière à ce qu'elle ait
    un impact culturel positif
  38. ce sont ces femmes là.
  39. Après rencontrer Deborah,
    j'ai lu son roman
  40. et je l'ai trouvé incroyable
  41. tellement que je l'ai lu d'un trait.
  42. Et puis, elle m'a demandé:
  43. "Pourquoi pas adapter mon roman
    en série TV?"
  44. Depuis un moment, Anna et moi
    nous avons voulu faire une série
  45. où il est possible de travailler
    sur tous les sujets dont nous discutons,
  46. en particulier, être juif en Allemagne.
  47. Pour moi, l'histoire parle
    d'une jeune femme
  48. qui est à la recherche de soi
  49. et de sa communauté dans le monde.
  50. Esther est une fille de 19 ans
  51. qui est née et qui a grandit
    à Williamsburg, Brooklyn
  52. dans la communauté Satmar.
  53. N'oublie pas, Esty.
    Il prend la parole en premier.
  54. Elle grandit dans un
    quartier très religieux.
  55. Elle se libère d'un mariage
    arrangé malheureux
  56. et s'enfuit vers Berlin.
  57. Elle vit une histoire
    unique et romantique.
  58. Nous avons trouvé ça différent
    que quelqu'un quitte
  59. une communauté tellement fermée
    de Williamsburg, Brooklyn, New York,
  60. et qu'il se retrouve ici
    par choix.
  61. Depuis un très jeune âge, elle se
    sent tuujours différente des autres.
  62. On lui dit qu'elle est différente,
  63. parce qu'elle a toujours été
    très curieuse,
  64. et qu'elle a cette 'chutzpah' en elle,
    on peut dire.
  65. Les Satmars sont une
    communauté juive hassidique,
  66. originaire de la ville de
    Satu Mare en Hongrie.
  67. Ils sont les descendants de ceux
    qui ont survécu le holocauste
  68. et sont venus à New York
    à la fin de la guerre.
  69. En quelques sortes,
    ça leur rend différents
  70. des autres communautés hassidiques
  71. parce qu'ils ont développés
    leurs principes après la guerre,
  72. et pas avant.
  73. La communauté est fondée par
    des gens qui affrontent
  74. des traumatismes les plus énormes
    qu'on peut imaginer.
  75. Pour la première génération,
  76. je dirais même pour les
    deux premières générations,
  77. ce traumatisme a beaucoup influencé
  78. les structures idéologiques
    de cette communauté.
  79. Les Satmars sont uniques aussi parce que
    leur langue maternelle est le Yiddish.
  80. Je pense qu'on peut leur attribuer
    dans une certaine mesure,
  81. la survie de Yiddish.
  82. -Mais pourquoi Berlin?
  83. -Penses-y !
    -Quoi?
  84. -Sa folle de mère vit à Berlin!
  85. Il était important pour nous
    que l'histoire du protagoniste
  86. soit différente de la vraie vie de
    Deborah Feldman.
  87. Cela parce qu'elle est jeune,
    c'est un personnage public,
  88. c'est un intellectuel,
    et nous voulions que
  89. la vie d'Esther à Berlin soit différente
    de la vie actuelle de Deborah.
  90. Les flash-back sont donc,
    dans un sens, basés sur le livre,
  91. mais l'histoire dans la série
    est totalement fictive.
  92. RACONTER CORRECTEMENT LES DÉTIALS
  93. Il faut aller au-delà des clichés,
  94. de notre vue sur ce que serait
    la vie dans une telle communauté.
  95. C'était important pour nous de réussir
    non seulement la présentation,
  96. les vêtements, les rituels et tout
  97. mais dépeindre le monde
    de ces personnages
  98. d'une manière authentique,
  99. mais aussi amplifiée,
    parce que c'est la télévision.
  100. Je pense qu'en général
  101. quand on montre des
    communautés différentes
  102. et surtout celles en marge de la société
  103. il faut montrer correctement
    tous les détails.
  104. Nous savions qu'il était très important
    d'avoir dans l'équipe,
  105. pas seulement des comédiens, mais aussi
    des gens devant et derrière le caméra
  106. qui appartiennent à cette communauté.
  107. Donc, l'une des premières personnes
    que nous avons embauchées était Eli Rosen,
  108. acteur, traducteur et un sorte de
    spécialiste de la langue Yiddish.
  109. Eli Rosen était comme un guide.
  110. Il était notre guide spirituel.
  111. Il traduisait non seulement les scripts,
  112. il aidait les comédiens
    à travailler leur yiddish,
  113. il nous aidait à comprendre
    les détails culturels,
  114. et il a joué le rabbin.
  115. Quand j'ai eu l'occasion
  116. d'assurer que la série était typique
  117. et qu'elle était authentique...
  118. je...l'ai saisie.
  119. Si je devais réaliser des scènes basés
  120. dans ce monde ultra-orthodoxe,
  121. sans son aide, je serais perdue.
  122. Nous avons fait deux voyages
    de reconnaissance à New York,
  123. avec l'équipe entière
  124. pas seulement pour regarder, observer
    et toucher, tout ce que nous avons vu,
  125. mais nous avons aussi eu la possibilité
    de rencontrer les gens qui vivent toujours
  126. dans ces communautés.
  127. On a offert aux chefs de départements
    autant d'accès que possible.
  128. Pendant ces voyages, nous cherchions
    bien sûr, des impressions,
  129. à sentir l'ambiance,
  130. à tout simplement regarder,
    et absorber les choses.
  131. Notre recherche était en quelque
    sorte visuelle.
  132. Nous avons regardé autour de nous,
    nous avons pris plein de photos.
  133. Nous essayons d'absorber ce monde
  134. par les impressions visuelles
    que nous avons eues.
  135. Lorsqu'on nous a fait visiter New York,
  136. nous avons fait un tour de Williamsburg
  137. avec une femme ex-satmar,
    qui a grandi là,
  138. qui a eu son premier enfant là,
    et qui était mariée là.
  139. Elle nous a guidé pas à pas
    à travers Williamsburg.
  140. Elle nous a expliqué les traditions
    derrière la façade des bâtiments.
  141. Silke prenait beaucoup de notes
    pour son monde
  142. et moi, j'en prenais pour les
    personnages que j'allais développer.
  143. Nous avons tourné d'abord le passé,
    les scènes de Williamsburg,
  144. et puis nous sommes passés à Berlin.
  145. Et donc, tout à coup,
    les choses étaient si différentes.
  146. C'était le passage du yiddish à l'anglais,
  147. le changement soudain de costumes,
    du maquillage et de coiffure...
  148. Il y a tant de coiffure différentes:
    chauve...ça...
  149. ...la perruque...
    Esty a tant de différents visages.
  150. J'avais discuté avec Deborah Feldman,
  151. avant le lancement du projet,
    sur son expérience personnelle
  152. du passage entre les habits modestes
    de sa communauté Satmar
  153. et les habits occidentaux.
  154. Elle m'a dit qu'il lui a fallu
    beaucoup de temps et que c'était lent.
  155. Elle se poussait à vivre l'expérience
    de mettre un t-shirt,
  156. d'exposer son bras, sa peau.
  157. Ça lui a pris beaucoup de temps.
  158. Donc, je voulais montrer ça.
  159. Je voulais présenter l'expérience
    de Deborah à travers Esther.
  160. C'était très difficile de produire
  161. une série qui était, en quelques sortes,
    un film d'époque
  162. qui se déroulait dans le
    monde d'aujourd'hui.
  163. Créer des costumes pour cela
    a constitué un énorme défi.
  164. Tout comme les plateaux de tournage
    basés dans deux mondes,
  165. il y avait des costumes
    de deux mondes différents.
  166. En plus, nous avons un
    caractère qui décrit un arc,
  167. en ce qui concerne ses
    personnalités et ses vêtements.
  168. Notre chef décorateur
  169. savait dans quels endroits
    nous allions tourner,
  170. et il a créé les plateaux de tournage
    sur mesure, ici,
  171. pour les synchroniser
    avec les endroits là.
  172. C'était difficile de tourner dehors
    parce que
  173. nous avons tourné la plupart
    des parties de New York ici à Berlin.
  174. -Pourquoi Allemagne?
  175. Dans mes autres films avant ceci,
  176. nous tournions à l'extérieur,
  177. mais maintenant, nous tournons
    tous à l'intérieur.
  178. Donc, c'est une toute nouvelle
    expérience pour moi aussi.
  179. Wolfgang est un caméraman incroyable.
  180. Il a tourné l'un des documentaires
    les plus incroyables!
  181. Il peut travailler sous
    la lumière naturelle.
  182. Il peut travailler spontanément.
  183. Pour rigoler, nous l'avons surnommé
    le stabilisateur portable.
  184. Il sait bien combiner
    différentes lumières.
  185. Parce que nous essayions de créer
    les intérieurs des plateaux de tournages
  186. à l'image de vrais extérieurs,
  187. gérer la lumière
    était très délicat.

  188. Wolfgang s'y connaissait bien en lumière.
  189. Quand je vois des scènes
    en postproduction,
  190. je pense qu'il est difficile de dire
  191. si ça a été tourné dedans, dehors,
    à New York ou à Berlin.
  192. -Elle n'est pas ici?
  193. La distribution
  194. Shira Haas a du talent!
    Quel visage!
  195. Il lui faut bouger une seule
    partie de son visage
  196. et elle peut vous faire
    pleurer ou rire.
  197. Shira est une actrice
    vraiment extraordinaire.
  198. Quel talent! Tellement douée!
    Quelle bonne travailleuse!
  199. C'était un pur bonheur!
  200. Chaque jour, c'était un pur bonheur
    de travailler avec Shira.
  201. Ce que je trouve beau chez Esty,
    c'est qu'elle essaie vraiment beaucoup,
  202. même si on lui a toujours dit
    qu'elle est différente,
  203. et qu'elle le ressentie,
  204. elle essaie vraiment beaucoup
    de rentrer dans la moule. Vraiment!
  205. Elle veut connaître le bonheur
    et le sentiment d'appartenance.
  206. Nous avons quatre personnages
    principaux.
  207. Esther est le personnage principal,
  208. mais les autres personnages clés
    sont tous Satmar
  209. qui souffrent tous d'être en même temps
    dedans et dehors.
  210. Elle a été exclue de la communauté
    ou elle l'a quittée il y a 15 ans.
  211. C'est ce rôle qui a attiré mon attention.
  212. Nous n'avions jamais vu Amit Rahav
    interpéter un autre rôle ailleurs.
  213. Nous l'avons vu seulement dans l'audition.
  214. Nous étions tous très impressionnés
    par lui aussi.
  215. Il est étonnant dans chaque scène.
    Il est doué.
  216. Je le trouve très naïve et innocent.
  217. Ce n'est pas une faiblesse.
  218. C'est sa vérité, c'est la seule
    vérité qu'il connait.
  219. -C'est ici quelque part.
  220. - Le voilà!
  221. - Là, à côté de l'arbre tombé.
  222. Avec Jeff Wilbusch, il s'est passé
    une chose étonnante.
  223. Notre directeur de casting allemand a dit:
  224. "Nous avons un comédien allemand,
    qui parle yiddish."
  225. C'était la fin de la journée,
  226. et Alexa et moi, nous étions
    dans le bureau, très fatiguées.
  227. Et ce type est venu et
    nous lui disons:
  228. "Voilà, en gros, de quoi parle la série."
  229. Il nous dit:
    "C'est mon histoire."
  230. Nous lui répondons: "Pardon?"
    et il nous explique:
  231. "Je suis de la communauté satmar.
  232. Yiddish est ma langue maternelle.
  233. Voilà mon histoire."
  234. Je trouve le rôle de Moishe tragique.
  235. Il a beaucoup de problèmes.
  236. Des problèmes personnels,
    qu'il doit résoudre.
  237. Il est hanté par ces problèmes.
  238. C'est aussi un chasseur.
  239. Donc, il est venu pour ramener Esther.
  240. - Dis moi. Où est Esty?
  241. - Où est Esty, téléphone?
  242. - T'es fou, Yanky.
  243. UN MARIAGE SATMAR
  244. Pour nous, le défi de tourner
    un mariage satmar ici à Berlin
  245. a commencé avec la recherche
    d'assez de figurants
  246. avec des barbes assez longues,
  247. et nous étions prêts à faire
    la coiffure et le maquillage.
  248. On s'en moque du fait que
    les hommes ont utilisé
  249. plus de maquillage et coiffure
    que les femmes.
  250. - Ma barbe est bien poussée maintenant.
    Je pouvais pas la couper.
  251. C'est un rituel culturel très complexe.
  252. Nous voulions bien le présenter.
    Il y a beaucoup de détails.
  253. Je positionne tout le monde
    dans l'ordre de genre et d'âge,
  254. ainsi que leur relation imaginaires
    aux mariés.
  255. Donc, il y existe un système.
  256. C'est un magnifique spectacle.
  257. C'est un moment d'immense bonheur
    pour la famille.
  258. Mais ils ne montrent pas leur joie
    de la même manière
  259. que d'autres communautés.
  260. J'ai payé pour tout.
  261. Donc, tout doit bien se passer.
  262. Je fais attention à comment
    tout le monde se comporte.
  263. Je m'amuse mais pas trop.
  264. Il était important de recréer les
    justes tons le jour de mariage
  265. Nous avions en plus une centaine
    d'extras, de costumes.
  266. Le premier défi,
  267. et le plus grand défi,
  268. était de tout tourner en deux jours.
    [Elle rit.]
  269. C'était notre grand moment de Hollywood.
  270. Il faisait très chaud quand
    nous tournions.
  271. Malheureusement, les acteurs
    et les figurants,
  272. ils avaient tous mis beaucoup
    de costumes,
  273. coiffure et maquillage,
  274. et il faisait 37 degrés.
  275. C'est comme ça tous les jours ici.
    C'est normal!
  276. - J'en ai l'habitude.
    -Parce que c'est lui le roi.
  277. Il fait chaud dedans!
  278. Il fait trop chaud.
  279. Ne m'y envoyez pas
    encore, s'il vous plaît!
  280. Nous avons eu un très talentueuses
    costumière, Justine Seymour.
  281. Elle a travaillé dans le monde entier.
  282. Elle est très souple.
  283. Le travail a été difficile parce que
    certains vêtements n'ont pas été
  284. disponible en vente ici, donc
    elles les a achetés à Williamsburg.
  285. Ils portent des chapeaux de fourrure
    qui s'appellent le shtreimel.
  286. Ils coutaient très chers.
    Plus de 1000 euros chacun.
  287. Chaque chapeau contient
    la fourrure de six visons,
  288. ce qui nous paraît inutile.
    Il nous en fallait beaucoup.
  289. Une compagnie de théâtre à Hamburg
    les a faits en fausse fourrure.
  290. Donc, aucun vison n'a été blessé
    pendant la réalisation de cette série TV.
  291. Là, je mets du spray et
    je peigne le shtreimel,
  292. pour rendre la fourrure plus plate,
    réaliste et brillante.
  293. Nous avons du les faire
    sur mesure pour chaque comédien.
  294. Même pour les figurants.
  295. Il y a une tente remplie là bas
    remplie des shtreimels.
  296. C'est notre tente de shtreimels.
  297. Jens, le chef du département
    de coiffure et de maquillage,
  298. a pu créer les papillotes de manière
    que j'ai jamais vu à l'écran.
  299. Les meilleures papillotes que
    je n'ai jamais vues.
  300. C'est intéressant.
  301. Hier, nous nous en rigolions beaucoup,
  302. quand il y avait 150 Hassids dehors
    dans la rue. C'était drôle.
  303. On a dit: "Regarde,
    les juifs sont de retour à Berlin"
  304. [Musique instrumentale.]
  305. Nous parlons toujours de
    présenter la vie réelle dans les films.
  306. Il n'y rien de plus réel que la diversité.
  307. Il suffit de marcher dans la rue
    pour la trouver.
  308. Pour la partie de Berlin,
    nous voulions donner
  309. beaucoup de vivacité
    et de légèreté
  310. à l'architecture qu'on avait choisie.
  311. Nous nous sommes rendus
    à Berlin-Ouest.
  312. De petits endroits
    et une certaine architecture
  313. créés dans les années 70 et 80.
  314. Je cherchait un décor bien espacé,
  315. qui avait plus de rythme.
  316. Silke a trouvé un incroyable endroit,
    juste à côté de la philharmonie de Berlin.
  317. Personne n'y avait jamais tourné,
    c'était l'endroit parfait.
  318. C'était l'académie de musique,
    créée dans les années 60.
  319. Il était sensé être une structure
  320. plus légère, ouverte, d'après-guerre,
  321. qui parlait de la communication,
  322. qui parlait de la basse hiérarchie.
  323. Le tout se reflétant dans l'architecture.
  324. Nous avons créé notre propre
    académie de musique, où
  325. des juifs et des musulmans
    jouaient de la musique ensemble.
  326. C'est aussi un étrange paradoxe
    post-colonial.
  327. Pourquoi les gens du Moyen-Orient
  328. jouent-il de la musique allemande?
  329. C'est un rapprochement insolite
    de deux mondes inattendus.
  330. Cela fait partie de l'esprit de ce
    projet, dans tous ses aspects.
  331. L'idée de cette académie c'est que
  332. de différents musiciens doués,
    de partout dans le monde,
  333. viennent ensemble pour pratiquer
    leur propres instruments.
  334. [Musique instrumentale]
  335. La télévision rend ambitieux.
  336. Nous voulions montrer une version
    de Berlin qui était pleine de musique,
  337. qui unissait la musique du passé
    et les jeunes du futur,
  338. dans ce contexte impressionnant.
  339. Il y a une sorte de retour en arrière
    dans l'histoire dans cette série.
  340. Il y a un personnage juif qui
  341. pour échapper aux contraintes
    de sa propre vie
  342. retourne à la source
  343. du traumatisme de sa communauté.
  344. - Tu vois cette villa là?
  345. - La conférence de 1942 où les Nazis
    ont décidé de tuer des juifs
  346. - dans des camps de concentration,
    a eu lieu dans cette villa là.
  347. - Et vous vous baignez dans ce lac?
  348. - Eh bien, un lac n'est
    rien de plus qu'un lac.
  349. Bien sûr, lui voir faire face
  350. à notre monde,
  351. nous fait réfléchir aussi sur
    notre propre monde.
  352. Tourner une série TV en yiddish,
  353. à Berlin,
  354. qui, ironiquement, a une nouvelle
    sorte de diaspora,
  355. avec ses jeunes juifs israéliens
    et américains qui reviennent à Berlin,
  356. c'est un mouvement, et pas seulement
    l'histoire d'une seule personne.
  357. C'est parfait. Il est logique
  358. que ce soit ici que nous
    redécouvrions cette langue
  359. en dehors d'un contexte religieux.
  360. Il y a de l'art en yiddish.
  361. Il du théâtre en yiddish.
  362. Mais une vraie série Netflix
    en yiddish?
  363. Et bien, c'est incroyable!
  364. Berlin ne cache pas du tout
    ses traumatismes.
  365. C'est ce qui rend la ville si grossière
    et intéressante.
  366. Et quand Etsy arrive dans la ville,
    elle fait la même chose:
  367. elle y ajoute des couches.
  368. C'était très important pour nous,
    de boucler la boucle,
  369. comme on dit en allemand:
    "den Kreis schliessen".
  370. [Musique instrumentale]